De tout temps, le phare (quand il n’est pas breton) a servi à prévenir et guider les êtres humains dans la bonne direction, mais que se passerait-il si en plus il prenait la couleur de l’espoir ?
Lumière verte
The Green Light est la seconde réalisation du développeur indépendant Waleedzo à qui l’on doit déjà The Black Within (inédit sur les consoles de Nintendo). Travaillant seul (il a bénéficié ici d’un petit coup de bouche pour les voix), ce nouveau titre propose une fois encore une expérience de type « horreur psychologique » à la première personne.
Cette nouvelle histoire, qui n’a aucun lien avec The Black Within, nous propose d’incarner Fred, un artiste un peu rêveur qui se retrouve coincé dans un travail de bureau sans avenir. Il déteste son job et encore plus son patron, l’odieux Rafael. Mais tout change une nuit, alors que tout le monde est rentré et que Fred est encore au taf. Voilà qu’il tombe sur une radio qui lui propose une échappatoire, à condition de suivre la lumière verte d’un phare au loin… Dégouté par la vie qu’il mène et n’ayant finalement pas grand-chose à perdre, Fred se lance dans un voyage qui s’avérera loin d’être aussi tranquille qu’il l’espérait.
Marcher dans l’obscurité, en quête de vérité
The Green Light est plus un simulateur de marche avec une ambiance étrange et parfois un chouïa oppressante, qu’un véritable titre « d’horreur » au sens terrifiant du terme. On se retrouve donc dans la peau de Fred en vue à la première personne et il nous est possible de marcher et d’observer dans toutes les directions, mais aussi d’interagir avec certains éléments du décor.
Ainsi, on se retrouve à suivre des objectifs bien précis (actionner un interrupteur, trouver un objet spécifique) pour lancer une scène scriptée et progresser dans l’histoire. Il arrivera par moment que l’on soit amené à résoudre des énigmes qui s’avèreront assez simples à comprendre, du moment que l’on voit bien le curseur apparaitre sur les objets avec lesquels il est possible d’interagir. La plupart du temps, il sera question d’observer le décor pour deviner un mot de passe, ou encore trouver le bon ordre pour actionner des vannes, sachant qu’elles sont numérotées de 1 à 3. Franchement, c’est loin d’être irréalisable et la plus grosse difficulté provient souvent du curseur d’action, qui a du mal à se rendre visible quand les objets sont un peu trop petits. Dans l’ensemble, la part belle est faite à la progression et à l’histoire même si au final, cette dernière apportera plus de questions que de véritables réponses… On se dit que c’est peut-être voulu afin que chacun puisse y aller de sa propre idée…
Des vertes et des pas mûres
Techniquement, on ne peut pas dire que le jeu étonne par ses graphismes. Même si l’ensemble reste assez propre et qu’il y a quelques effets de lumières sympathiques, certaines textures et modèles ne sont pas folichons pour autant. Il faut tout de même souligner que d’un point de vue sonore, il y a un bel effort, notamment pour nous mettre dans l’ambiance. Les doublages des personnages en VO sont plutôt bien interprétés et contribuent à nous immerger dans l’histoire. On regrettera par contre que l’ensemble des textes ne soit pas traduit en français. Néanmoins, un niveau de base dans la langue de Shakespeare est suffisant pour comprendre l’histoire et les objectifs à atteindre. Attention cependant car il y a un léger décalage entre l’affichage des sous-titres et la voix des personnages. On gardera à l’esprit que le développeur a tout fait tout seul, même s’il a pu compter sur des comédiens pour le doublage et qu’il a tenté de proposer 4 environnements différents au fil de la courte progression du jeu.
C’est un peu là que le bât blesse. Le jeu est très court (1h/1h30 maximum) et une fois l’histoire terminée, rien ne vous rendra enclin à relancer une partie. Pire, on reste même un peu sur notre faim quant au dénouement assez abrupt. Quelques passages peuvent faire sursauter alors que d’autres tombent totalement à l’eau car trop prévisibles. Au final, on passe un moment correct, mais les amateurs du genre trouveront sans doute mieux pour s’occuper. Dommage, car on sent une envie de proposer quelque chose, mais le résultat final parait un peu trop brouillon.
The Green Light est disponible au prix de 4,99 euros sur l’eShop.
Conclusion
The Green Light part d’un postulat intéressant. Malheureusement, il se perd dans une histoire qui finit par devenir trop cryptique pour le joueur. La faute à une durée de vie un peu trop faiblarde qui ne permet pas d’étayer plus les propos. On note quand même le travail fait sur l’ambiance globale du titre et on soulignera également qu’il est proposé à un tarif assez faible. Pour autant, nous ne sommes pas forcément enclins à vous recommander de franchir le pas…
LES PLUS
- L’ambiance sonore plutôt réussie
- La qualité des voix (en VO)
- Certains jumpscares réussis
LES MOINS
- Uniquement en VO
- Une histoire assez cryptique
- Trop court !
- Parfois compliqué de « cliquer » au bon endroit










