jeudi 22 octobre 2026
Nintendo-Town.fr
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des Sorties
    • Anciennes sorties
  • Jeux
No Result
View All Result
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des Sorties
    • Anciennes sorties
  • Jeux
No Result
View All Result
Nintendo-Town.fr

Hell is Us (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
21 octobre 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 9 mins
0
Hell is Us, Blood West, Clive Barker’s Hellraiser: Revival et UN:Me classifiés pour Nintendo Switch 2
Partager sur Facebook

Hell is Us débarque sur Nintendo Switch 2 un an après sa sortie initiale sur PS5, Xbox Series et PC. Le jeu de Rogue Factor et Nacon tente une approche radicale : supprimer la mini-carte, les marqueurs d’objectifs et les flèches jaunes pour forcer le joueur à observer, écouter et se perdre. Une philosophie ambitieuse qui divise, surtout quand la technique suit difficilement.

Un contexte de guerre et de surnaturel

Hell is Us (5)

Rogue Factor est un studio montréalais dirigé par Jonathan Jacques-Belletête, ancien directeur artistique de Deus Ex: Human Revolution. Avec Hell is Us, le studio propose un jeu d’action-aventure à la troisième personne dans un pays fictif, Hadéa, déchiré par une guerre civile entre deux factions : les Palomistes et les Sabiniens. Le protagoniste, Rémi, revient dans ce pays isolé pour retrouver ses parents qui l’en ont fait sortir enfant. Sa quête le plonge dans un conflit auquel s’ajoute une calamité surnaturelle : des créatures appelées Hollow Walkers, insensibles aux armes modernes.

L’histoire se dévoile progressivement, principalement à travers les dialogues, les documents trouvés sur le terrain et l’observation de l’environnement. Le jeu ne raconte pas tout de front. Il laisse le joueur assembler les morceaux. Certains passages marquent par leur brutalité, notamment ceux liés aux atrocités commises par les humains eux-mêmes. La guerre fait plus peur que les monstres. Le titre fait référence à l’enfer, mais l’enfer ici, c’est souvent l’homme.

Une exploration sans filet

La grande particularité de Hell is Us est son système de navigation. Pas de carte détaillée avec position en temps réel. Pas de marqueur indiquant où aller. Pas de boussole magique qui pointe vers l’objectif. Le jeu donne des indications sous forme de dialogues, de notes ou de descriptions et c’est au joueur de retenir, de comprendre et de retrouver son chemin.

Rémi dispose d’une boussole pour s’orienter selon les points cardinaux. On trouve aussi des cartes et des documents en chemin. Le journal du jeu garde une trace des informations importantes liées aux enquêtes. Mais jamais le titre ne donne le point exact où se rendre. Il faut lire les panneaux, repérer les bâtiments, mémoriser les points de repère.

Cette approche fonctionne par moments de manière brillante. Retrouver un lieu grâce à un indice entendu une heure plus tôt procure une satisfaction rare. Résoudre une énigme grâce à un objet ramassé dans une zone complètement différente donne l’impression d’avoir vraiment mérité sa progression. Le jeu fait confiance à l’intelligence du joueur.

Mais cette liberté a un revers. Il arrive qu’on ne sache plus du tout où aller. Le jeu ne vient pas sauver le joueur perdu. Il faut relire ses notes, se rappeler une conversation, repartir fouiller. Dans les donjons, les entrées se ressemblent et on oublie vite par où on est arrivé. Les points de repère disparaissent parfois à cause de la distance d’affichage limitée, ce qui complique l’orientation. Résultat : on tourne en rond pendant vingt minutes et la frustration remplace la satisfaction.

Des combats classiques mais limités

Hell is Us (1)

Face aux créatures, Hell is Us adopte un système de combat plus traditionnel. Attaques légères et lourdes, esquive, gestion de l’endurance. L’influence des jeux FromSoftware est visible mais le titre reste plus accessible : la difficulté est réglable et le jeu ne cherche pas à faire souffrir pour le plaisir. Rémi manie des épées, des haches et des lances, épaulé par KAPI, un drone capable de détourner l’attention des ennemis. Bien utilisé, ce drone change la donne face à plusieurs adversaires.

Le système d’amélioration des armes apporte un peu de variété. On peut infuser différentes propriétés aux armes, comme la peur, ce qui modifie leur comportement en combat. Expérimenter avec l’équipement reste plaisant pendant les premières heures.

Cependant, les combats constituent la partie la moins convaincante du jeu. Le bestiaire manque de variété. Les affrontements deviennent répétitifs. Les outils à disposition offrent plus d’options que la plupart des ennemis n’en exigent, si bien qu’on peut souvent s’en sortir avec les mêmes tactiques. La mise à jour ajoute dix nouveaux Hollow Walkers, ce qui était nécessaire vu la durée de vie, mais cela ne transforme pas l’expérience en profondeur. L’exploration et la résolution d’énigmes restent les vraies raisons de continuer.

Une technique en demi-teinte

Hell is Us (3)

Hell is Us tourne sous Unreal Engine 5 et un tel moteur sur Switch 2 n’a rien d’évident. Le portage s’en sort de manière honorable sur certains points, moins sur d’autres.

La direction artistique reste préservée. Les environnements sombres, les éclairages inquiétants, la brume qui enveloppe les décors… tout cela fonctionne toujours. L’ambiance de Hadéa – ses villages abandonnés, ses installations militaires, ses paysages marqués par les combats – garde son identité. Le contraste entre le réalisme brutal de la guerre et le design étrange, presque abstrait, des Hollow Walkers donne au jeu sa personnalité visuelle.

Mais des concessions sont visibles. La résolution et les détails géométriques ont été revus à la baisse. Certains objets paraissent moins convaincants de près. Les environnements extérieurs, avec leurs couleurs ternes, se ressemblent parfois. Les intérieurs et les scènes avec un éclairage plus marqué laissent une meilleure impression.

Le jeu vise environ 30 images par seconde. Le framerate est globalement stable en mode portable mais connaît des chutes en mode TV, surtout dans les zones chargées. L’apparition tardive des éléments du décor (pop-in) est fréquente et nuit à l’exploration. Un point de repère peut disparaître puis réapparaître après plusieurs minutes, ce qui complique l’orientation dans un jeu qui repose justement sur l’observation.

Des bugs ont été signalés. Certains joueurs ont rencontré des problèmes d’interaction, comme Rémi qui tente de grimper une échelle sans y parvenir, ou des plantages complets renvoyant à l’écran d’accueil de la Switch 2. Un problème de chargement lié à certaines zones a été signalé sur les premières versions, avec un risque de blocage de la sauvegarde. Le correctif 1.2.0 est annoncé comme résolvant ce souci. Il est donc conseillé de vérifier la mise à jour installée avant de commencer l’aventure.

Une durée de vie conséquente

Hell is Us (6)

Hell is Us se joue sur plusieurs dizaines d’heures. L’exploration, les quêtes optionnelles, les énigmes et les combats remplissent facilement une trentaine d’heures pour une première run. Les quêtes secondaires demandent encore plus d’attention que la quête principale : elles obligent à recouper des informations, à se souvenir de détails, à revenir sur ses pas. Le journal devient un outil indispensable. Les joueurs qui apprécient une approche méthodique et investigative en auront pour leur argent. Ceux qui cherchent une expérience rapide et guidée seront probablement frustrés.

La bande-son accompagne bien l’atmosphère pesante du jeu. Les musiques discrètes laissent place aux bruits d’ambiance : le vent dans les ruines, les craquements des bâtiments abandonnés, les cris lointains. Les dialogues sont nombreux et participent à la compréhension de l’univers. Leur densité peut parfois rendre les conversations fastidieuses, surtout quand le décor a déjà transmis les mêmes informations. Le doublage reste correct sans être marquant.

Le jeu alterne beaucoup de phases calmes où l’on avance, observe, lit des documents et cherche des indices. Il ne réclame pas en permanence des réflexes éclair. Le mode portable se prête donc bien à cette aventure. Prendre le temps de consulter son journal, réfléchir aux indices et revenir sur ses pas fonctionne naturellement sur un écran nomade. Seule limite : l’écran plus petit rend certains détails du décor plus difficiles à repérer. Dans un jeu qui demande justement d’observer, cela peut poser problème. Il faut prévoir 23,7 Go d’espace libre.

Conclusion

7.3 /10

Hell is Us reste une proposition à part dans le paysage du jeu d'action-aventure. Son refus des cartes et des marqueurs, sa confiance dans l'intelligence du joueur, son ambiance de guerre civile marquée par le surnaturel : tout cela lui donne une identité forte. Le portage Switch 2 préserve l'essentiel de cette expérience. La direction artistique reste convaincante, le framerate est globalement stable en portable et le format nomade se prête bien aux phases d'enquête et d'observation.Mais tout n'est pas parfait. Les combats manquent de variété. Les allers-retours peuvent devenir fatigants. L'absence totale de guidage risque de décourager les joueurs habitués aux aventures qui indiquent constamment la marche à suivre. Les concessions techniques et les problèmes de stabilité entachent l'expérience, surtout en mode TV. Il faut vérifier la présence du correctif approprié avant de se lancer.Si l'on apprécie les jeux qui laissent découvrir leurs secrets par soi-même, Hell is Us mérite clairement le détour sur Switch 2. Son univers mystérieux, son atmosphère pesante et son approche de l'exploration lui permettent de se démarquer. Une aventure qui demande de la patience, de l'attention et un bon sens de l'orientation. Ou, à défaut, une certaine capacité à assumer de s'être perdu.

LES PLUS

  • Une exploration sans GPS qui change tout
  • Une ambiance de guerre civile très forte
  • Un portage qui garde l'identité du jeu
  • Le format portable adapté aux phases d'enquête

LES MOINS

  • Des combats moins intéressants que l'exploration
  • Un bestiaire encore limité malgré la mise à jour
  • Des moments de frustration sans indication

Détail de la note

  • Optimisation 0
  • Durée de vie 0
  • Contrôles 0
  • Histoire 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Gameplay 0
  • Accessibilité 0

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

7.3
Hell is Us
Date de sortie : 08/10/2026

Note finale

7.3
  • Optimisation 0
  • Durée de vie 0
  • Contrôles 0
  • Histoire 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Gameplay 0
  • Accessibilité 0

LES PLUS

  • Une exploration sans GPS qui change tout
  • Une ambiance de guerre civile très forte
  • Un portage qui garde l'identité du jeu
  • Le format portable adapté aux phases d'enquête

LES MOINS

  • Des combats moins intéressants que l'exploration
  • Un bestiaire encore limité malgré la mise à jour
  • Des moments de frustration sans indication

Derniers tests

The Last Cat in the Universe (Nintendo Switch) – Le test

Horripilant (Nintendo Switch) – Le test

Hell is Us, Blood West, Clive Barker’s Hellraiser: Revival et UN:Me classifiés pour Nintendo Switch 2

Hell is Us (Nintendo Switch 2) – Le test

ONE PIECE: Grand Gourmet

ONE PIECE: Grand Gourmet (Nintendo Switch) – Le test

Nintendo Switch Sports Resort

Nintendo Switch Sports Resort (Nintendo Switch 2) – Le test

Venez sur notre Discord


Soutenez Nintendo-Town sur Tipeee
Nintendo-Town.fr

© 2023 Nintendo-Town

Naviguer sur le site

  • L’équipe
  • Contact
  • Politique de confidentialité

Nous suivre

No Result
View All Result
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des sorties
  • Anciennes sorties
  • Jeux

© 2023 Nintendo-Town