Legends of Amberland: The Forgotten Crown (Nintendo Town) – Le test

Vite, Marty, à la DeLorean, nous sommes tombés en 1990 ! Comment je le sais ? Regarde ce jeu vidéo : Legends of Amberland the Forgotten Crown. Tout nous rappelle la fin des années 80, le début des années 90 : les graphismes, les déplacements, la carte, les musiques. Finalement, restons un peu. C’était le bon temps, on passait des heures à explorer des maps immenses et à faire grimper les stats de nos personnages à grand renfort de combats et de mini-quêtes. On vivait des aventures épiques avec trois bouts de pixels…

Il y a fort longtemps, dans un lointain royaume, un souverain a besoin d’aide

De Dungeon Master en 1987 à Legend of Grimrock en 2012, le jeu de rôle de type dungeon crawler au tour par tour en déplacement case par case a subsisté, et a su s’adapter aux évolutions techniques des différentes machines de jeu. Et pourtant, Legends of Amberland : the Forgotten Crown semble avoir été exhumé d’un passé lointain pour titiller la fibre nostalgique (nostalgeek) des vieux joueurs en mal d’aventures lentes, mais oniriques.

L’histoire de Legends of Amberland : the Forgotten Crown a été vue et revue, un royaume, une couronne perdue, des aventuriers, mais ce n’est pas le plus important. Ici ce qui compte, c’est d’améliorer nos personnages, de les faire évoluer et grimper en niveaux, mais aussi de parcourir le vaste monde d’Amberland et de le débarrasser des monstres qui rôdent. Chaque combat victorieux rapporte de l’or et de l’expérience que l’on s’empressera d’aller dépenser dans des tavernes. On pourra y améliorer notre équipement, se reposer, trouver des maîtres qui nous permettront de progresser.

Et la vaillante communauté alla par les chemins, alla par les sentiers

Le début du jeu permet de choisir entre une équipe prédéfinie ou une équipe à monter soi-même en sélectionnant sept héros qui pourront être humain, elfe, demi-elfe ou nain. Ensuite, pour chaque race, on peut choisir une sous-race, ainsi notre nain pourra être des montagnes ou des collines, notre elfe pourra être un elfe noir ou un elfe des forêts…

Enfin, chaque héros se verra attribuer une classe : guerrier, paladin, barde, magicien, soigneur, champion, troubadour, tueur de trolls, forgeron de combat, chevalier mage ou sage. Pour finir, il faudra distribuer des points d’expérience entre nos différents attributs : force, endurance, dextérité, sagesse et volonté. Une fois la fiche de chaque personnage établie, on pourra partir à l’aventure.

Ça fait très longtemps qu’on n’avait pas vu ça : se retrouver face à un écran de jeux découpé en plusieurs cases avec une case principale pour la scène du jeu et l’action en cours, un bloc de cases avec des flèches pour se déplacer, une case avec une minimap et un bandeau contenant notre équipe de sept héros avec leurs jauges de vie et de mana, et un bloc de cases pour les actions possibles : combat, sort, inventaire, fuite. Nos personnages se répartissent en plusieurs rangs, avec les trois places centrales réservées aux costauds en première ligne, ceux qui prendront des coups et qui en donneront, et sur les flancs, deux personnages à gauche et deux à droite, plus spécialisés dans la magie, dans les sorts et dans les soins, qui serviront de support à nos gros durs.

Défourailler des orcs, des gobelins, des dragons

La musique du jeu est très agréable, elle accompagne le jeu tranquillement sans être trop agressive ou trop présente et surtout elle change quand on entre dans des grottes ou des donjons pour accompagner nos héros. Les graphismes rendent hommage aux jeux de la fin des années 80. En mode portable, c’est très pixelisé, mais ça passe, par contre sur un téléviseur, c’est atroce pour les yeux. On s’y habitue pourtant, et le charme du jeu opère, on ne voit pas le temps passer et on progresse lentement, mais sûrement dans l’aventure. Bien sûr les déplacements case par case sont assez fastidieux, tout comme la gestion de nos héros et de leurs équipements, mais on a toujours envie de continuer encore un peu plus loin pour accomplir les quêtes que les personnages rencontrés n’hésitent pas à nous confier.

Legends of Amberland : the Forgotten Crown est une relecture extrêmement fidèle des jeux qui se faisaient il y a près de trente ans. Avec quatre niveaux de difficulté, chacun pourra choisir sa façon de finir l’aventure. Les plus pressés prendront la difficulté la plus faible et arriveront au bout de l’aventure en une dizaine d’heures. Les plus aventureux choisiront le mode difficile ou dément, et là, la difficulté sera au rendez-vous. Petite particularité que l’on retrouve dans le jeu, c’est dans la fiche de personnage, outre les points de vie et les points de mana, on a aussi l’encombrement qui correspond à ce que le personnage peut porter.

Enfin, il faut savoir que si nos sept membres d’équipe meurent, c’est le game over, et on obtient quelques statistiques de jeux avec le nombre de mouvements effectués, le nombre de monstres vaincus, le nombre de quêtes réalisées, la quantité d’or récoltée et la quantité d’expérience obtenue. Et on repartira à l’aventure avec une nouvelle équipe prête à tout pour la gloire et l’or.

Conclusion
Avec Legends of Amberland : the forgotten Crown, on se retrouve comme à la fin des années 80 avec un jeu sur lequel on peut passer de longues heures à fouiller grottes et donjons. Le souci est que si on avait le temps à l’époque à cause du peu de sorties de nouveaux jeux chaque mois, on a aujourd’hui beaucoup moins de temps à consacrer à un jeu comme ça. Les nostalgiques purs et durs seront ravis de retrouver une part de leur enfance, les joueurs plus jeunes auront du mal à se faire à toutes les contraintes inhérentes à ce genre de jeu.
Points positifs
  • Une vraie madeleine de Proust
  • Une histoire sympa à suivre
  • De nombreuses mini-quêtes
  • Une musique agréable
  • Une difficulté bien dosée
Points négatifs
  • Des graphismes ultras pixélisés
  • Un genre de jeu passé de mode
  • Une certaine lenteur dans l’action
6
Correct
Graphismes - 5
Son - 7
Jouabilité - 5
Durée de vie - 7
Fun - 6
Ecrit par
Fan de Big N depuis la Gameboy, j'ai débuté les JV sur Atari ST. Bref, je suis un vieux joueur, mais j'aime les nouveautés autant que les jeux rétros (sauf le mauvais pixel-art)

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