Barry the Bunny (Nintendo Switch) – Le test

Difficile de sortir du lot pour les jeux de plateforme 2D, nombreux sur Nintendo Switch. Voyons si l’indépendant Barry the Bunny, porté simultanément depuis Steam sur Ps4, Xbox et l’eshop Switch au prix de 4€99, parvient à se démarquer de ses concurrents.

Lapin à la rescousse

Barry the Bunny met en scène un lapin adepte de la construction de ponts, ce qui tombe bien puisque l’infâme gang des Salopettes a décidé d’abattre les passerelles indispensables à nos amis lapinous pour rejoindre leurs logis respectifs. Un pitch simple et direct qu’illustre une courte cinématique, après quoi nous prenons immédiatement possession de notre boule de poils, et ne tardons pas à déjà virevolter dans tous les sens.

Première chose à noter, le jeu se prend très facilement en main, mobilisant seulement deux touches : « B » pour sauter et « Y » pour lancer des marteaux. Sans surprise, la croix directionnelle ou le joystick servent au déplacement de notre joyeux compère, qui n’a qu’un but, élémentaire : récolter au sein de chaque niveau les trois bûches nécessaires à la réparation d’une passerelle, afin que chacun puisse rentrer chez soi. D’autres items à collecter consciencieusement, conformément au genre, parsèment notre chemin : les carottes, qui nous octroient aléatoirement un bonus de protection dès le 100ème légume ramassé, les marteaux destinés à casser les dents des ennemis croisés en route – à stocker sans modération donc, pour ne jamais tomber à court -, mais aussi des pièces d’armure, casque, gants et lunettes, correspondant à trois paliers de défense. Tout un arsenal qui ne sera pas de trop face à la faune locale, de même que le tir chargé qui permet de projeter plus loin nos marteaux.

Le gang des Salopettes

Au fil des niveaux, les ennemis se font en effet de plus en plus nombreux et redoutables. Aux petits hérissons des premiers stages, se joignent ainsi de nouveaux invités : entre abeilles, serpents, crabes, chauves-souris, poissons et autres joyeusetés, la fête bat rapidement son plein ! Point d’orgue de chacun des quatre mondes que compte le titre, le traditionnel boss de fin de chapitre qu’il nous faut affronter, du moins fuir le plus vite possible tout en évitant les obstacles : le gros balourd lancé à notre poursuite finira par tomber de lui-même dans un trou tandis qu’haletant, nous arrivons au bout du niveau.

Une histoire de difficulté

Dit comme ça, le jeu semble facile. Pourtant, il n’en n’est rien, celui-ci s’obstinant à vouloir nous tuer de mille et une façons. Ennemis, pics au fond d’un trou, pics au plafond, tirs de flèches droit devant à partir de mécanismes, blocs de TNT et nitro… La moindre erreur nous renverra, impitoyable, au début du niveau. Nous conservons, heureusement, ceux des rondins tant convoités que nous avons déjà dénichés, ce qui d’ailleurs exige que nous fassions preuve de plus en plus de dextérité à mesure que nous progressons dans le jeu. Les amateurs de speed run sauront en outre apprécier le timer mis à notre disposition, qui permet de chronométrer en temps réel notre parcours.

A relever enfin, les graphismes plutôt sympathiques et accrocheurs, dont la 2D en mode 8 bits rappelle instantanément le premier Mario Bros, à l’image du gameplay dépouillé mais efficace. À raison d’une piste par monde (soit quatre au total) la musique pour sa part, reste agréable en dépit, forcément, d’une certaine monotonie.

Conclusion
Barry the Bunny, avec son esthétique 8 bits, s'avère finalement assez rafraîchissant dans un catalogue quasi-saturé de jeux de plateforme 2D. Les seuls hics, mineurs : la musique, un brin répétitive, et ses abords trop enfantins. La simplicité, l'efficacité de la maniabilité et la difficulté croissante concourent à nous épargner toute frustration, de même que le paramétrage de la difficulté ("facile" et "normale"). Aucun game over non plus à l'horizon : le nombre d'essais, infini, dépend uniquement de la patience du joueur, assuré dans tous les cas de passer un bon moment.
Points positifs
  • Gameplay simple et intuitif
  • Graphismes rétro et colorés
  • Difficulté croissante
  • Durée de vie convenable par rapport au prix d’achat, de deux à quatre heures suivant son niveau
  • Une centaine de niveaux
  • Musique agréable…
Points négatifs
  • … mais très répétitive
  • Jeu trop enfantin de prime abord
7.5
Bon
Graphismes - 8
Gameplay - 8
Bande-son - 6
Durée de vie - 8
Ecrit par
Joueur depuis 30 ans, passionné de comics et autres joyeusetés de la sphère geek. C'est avec plaisir que je partage cette passion dévorante qui aura commencer avec un simple plombier moustachu tout fait de pixels.

1 commentaire

  1. pour ce qui on reconnu , c est le 3 eme jeu de l editeur , avec le meme moteur graphique , presque du copie colle

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