Paw Patrol, la Pat’Patrouille – le film À la rescousse d’Adventure City (Nintendo Switch) – Le test

Retrouvez Ryder et la Pat’Patrouille dans une nouvelle aventure tirée du film proposé dans nos salles obscures depuis cet été. Dans « À la rescousse d’Adventure City », sorti le 13 août 2021 sur consoles, vous pourrez y incarner ces chiots courageux et les aider à accomplir, une fois de plus une nouvelle mission ! Monsieur Hellinger a encore fait des siennes en s’emparant de la ville. Chase, Stella, Marcus et leur nouvelle amie Liberty vont devoir mettre la main à « la patte » pour rendre Adventure City à leurs habitants.

Il y a comme un os dans le potage

À l’instar du film, les espagnols de Drakhar Studio nous proposent d’incarner Chase et sa bande de copains canidés sous la forme d’un jeu d’action/aventure. C’est ainsi que vous devrez, au gré de votre avancée dans les rues d’Adventure City, réparer les bêtises commises par Monsieur le Maire, lors du lancement de son feu d’artifice. Comme à l’accoutumée, après ces brèves explications, vous voilà lancés dans le premier niveau du jeu. Dans chacun d’entre eux, une équipe de deux chiots vous sera attribuée. Leur spécificité sera mise à profit pour pouvoir remplir chacune des missions données.

La maniabilité tout comme la difficulté ont le mérite d’être simples, sans doute pensées pour les plus petites mains de gamers en herbe. La touche B sera la plus utilisée. Elle permettra d’effectuer un saut. Quant au stick, il servira à guider votre chiot et les différentes actions à entreprendre lors des phases de mini-jeux. À tout moment, vous pourrez changer de personnage dans votre équipe grâce au bouton Y. Quant à la touche X, elle permettra de déclencher l’action particulière liée à l’un de vos deux aventuriers. Vous pourrez remarquer un écusson à la couleur du canidé concerné.

Dans les scènes particulières comme l’extinction d’un immeuble en feu, le tutoriel redondant sera là pour rappeler à nos têtes blondes ne sachant à peine lire pour certaines, sur quelle touche appuyée pour effectuer l’action demandée. De plus, tout au long de votre périple, des flèches vous guideront sans cesse pour vous indiquer le bon chemin. Cela pourrait paraître logique pour la catégorie d’âge visée. Cependant, l’aspect répétitif et insistant du système d’aide tout au long du jeu fait plutôt office de mépris envers nos jeunes joueurs. Il ne faut pas oublier qu’ils intègrent de plus en plus vite les informations que nous leur donnons, surtout lorsqu’il s’agit de leurs centres d’intérêt !

Allô ? La SPA ?

Ce manque de bonne intention ne s’arrête pas là. Les temps de chargement sont excessivement longs, encore plus quand il son vécus par des enfants qui de nature sont plutôt impatients à cet âge. La traduction, quand à elle n’est simplement pas effectuée tout le temps. Il ne sera pas rare de voir quelques anglicismes se mélanger avec la langue de Molière… Dommage pour les repères de la série.

Nous ressentons les mêmes engagements avortés dans les mécaniques de jeu. Récolter des os et des insignes constituera votre seul et unique but tout au long des huit étapes que vous aurez à passer. Certes, votre parcours sera parsemé de niveaux bonus et autres mini-jeux. Toutefois, ils s’avéreront, insuffisants et surtout répétitifs. Une course poursuite façon « jeu pour smartphone » en mode runner est en soi une idée intéressante mais pas quand elle est bâclée. Votre engin, en fonction de votre chiot sera la seule différence notable dans cette proposition. Il aurait été appréciable de travailler plus en profondeur le level design et proposer un tant soit peu de mystères à découvrir, des cachettes secrètes à trouver. L’obtention d’objets spéciaux auraient pu booster les compétences de la Pat’Patrouille. Un exemple parmi tant d’autres idées que nous aurions aimé découvrir.

Les six cents os ainsi que les trois insignes à récupérer dans les huit coins de la ville vous permettront de débloquer des mini-jeux pour y jouer seul ou en coopération, des images d’éléments, des personnages du jeu et leurs engins. L’intérêt, une fois de plus est discutable lorsque l’on voit la quantité et la qualité des contenus à débloquer. Il ne sera pas possible, comme c’est le cas dans Lego City par exemple, de les utiliser dans le mode histoire à votre guise. Seuls les jeux bonus seront affectés par ces items récupérés. Temps de chargement compris, la durée de vie sera donc courte. Il est difficile de penser que ce titre dispose d’une bonne rejouabilité. Nous avons vraiment l’impression que ce qui fait l’amour que portent nos enfants à ces petites bêtes a été délaissé. Le jeu est mou, répétitif et vide d’intérêt.

 

La technique à la rescousse ? Attention les secousses !

De ce côté, ce n’est pas mieux non plus. Tels des chiots enfermés en cage, l’animation est étriquée, parfois saccadée. Le jeu rame, parfois beaucoup et injustement, surtout lorsque l’on constate la qualité graphique du titre. Les décors sont vides, les textures pauvres. Ici aussi la répétitivité des éléments fait que parfois nous nous demandons si l’on n’a pas refait le même niveau.

Pat’Patrouille – le film À La Rescousse d’Adventure City souffre également d’une latence impressionnante dans sa maniabilité. Lorsque vous appuyez sur la touche de saut, on ne peut pas dire que votre chiot réponde au doigt et à l’œil. Pour masquer cette déconvenue, les développeurs ont créé une sorte de champ magnétique autour de votre héros afin de pouvoir récupérer les os environnants simplement en passant à proximité.

Quant à la bande son, après avoir analysé et mis en exergue tant de défauts, elle passe presque inaperçue… Les musiques sont certes répétitives…, vous vous en doutiez, mais ne sont pas inaudibles. Pour ce qui est des bruitages, il en fallait alors nous avons la sensation qu’ils ont été repiqués d’une base en libre accès de dernière catégorie. Déconcertant.

Le film ne fut pas la sortie cinématographique de l’année mais il avait au moins le mérite de respecter et de sublimer l’œuvre originale tant sur le plan de l’animation que du dessin. Dans le jeu, la modélisation de l’équipe de Ryder n’est pas en reste. Vos enfants arriveront sans aucun doute à les reconnaître mais nous vous conseillons de ne pas trop vous approcher de l’écran au risque de faire jouer votre imagination et de voir parfois, d’autres créatures…

 

Conclusion
Le jeu Pat’Patrouille – le film À La Rescousse d’Adventure City souffre du syndrome malheureusement non isolé des titres à licence. Le studio de développement espagnol n’a pas été au fond des choses. Cela se ressent sur tous les plans. Ainsi, la réalisation, la technique, la direction artistique ne sont pas à la hauteur des yeux émerveillés de nos bambins lorsqu’on leur évoque Ryder et ses amis. Profiter du succès de ces chiens trop mignons et en bâcler son adaptation est un peu comme nous prendre pour des buses. Au prix proposé au moment où ce test a été réalisé, nous vous suggérons de vous tourner vers d’autres jeux, tous aussi accessibles mais bien plus plaisants. Pour cela, nous vous invitons à parcourir nos différents tests. À bon entendeur, non d’un chien !
Points positifs
  • L’univers Pat’Patrouille.
  • Certaines musiques sympathiques.
  • La difficulté accessible aux plus jeunes.
Points négatifs
  • Un jeu bâclé sur beaucoup de points.
  • Une trop grosse latence de la maniabilité.
  • La durée de vie.
  • Répétitif, c’est rien de le dire.
4
Décevant
Graphismes - 3
Musiques - 6
Gameplay - 4
Durée de vie - 4
Fun - 3
Ecrit par
Papa et gamer! Si si, c'est possible! Le JV est maintenant inscrit dans notre culture. Alors, faites comme nous. Jouez, partagez et soyez curieux! Un petit jeu indépendant?

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