DANGEN Entertainment et LABS Works lancent Lovish le 5 février 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series, Switch 2, PlayStation 4, Switch et PC via Steam. Cette aventure action à défilement latéral rétro signée Matt Kap et LABS Works tord les codes du récit héroïque classique en plaçant l’insécurité sentimentale au cœur de la motivation du protagoniste.
Sir Solomon et les Saviors of Light quittent le château Cornélius pour arracher la princesse Tsuna des griffes du sinistre Devil Lord. Seulement voilà, le chevalier rumine une angoisse paralysante : et si, une fois libérée, la princesse tombait amoureuse de l’un de ses compagnons plutôt que de lui ? Aveuglé par cette jalousie anticipée, Solomon prend la décision que prendrait quiconque dans son état : il largue ses amis et s’aventure seul dans le château du Devil Lord, jurant de conquérir le cœur de Tsuna par ses propres moyens.
Cette prémisse absurde lance une aventure pièce par pièce où Solomon tranche des monstres, collecte des objets et cherche la sortie à travers plus de cinquante niveaux compacts. Chaque salle propose des objectifs multiples combinant combat, plateformes et puzzles, maintenant les joueurs constamment sur le qui-vive. Les performances peuvent être comparées via les meilleurs temps de clear de chaque pièce, alimentant une compétition amicale entre joueurs cherchant à établir leur suprématie.
La véritable folie éclate entre les niveaux. Après avoir nettoyé une salle, des scènes d’événements aléatoires déclenchent littéralement n’importe quoi : découverte d’objets, combats RPG surgis de nulle part, ou même la destruction pure et simple du monde. Cette imprévisibilité totale avec des centaines d’issues possibles garantit qu’aucune partie ne se ressemble, transformant chaque transition en roulette russe narrative où l’absurdité règne en maître.
Le système de progression repose sur la collecte d’une variété d’objets améliorant les capacités de Solomon ou étendant le jeu de manières « significatives et insignifiantes » selon les propres termes des développeurs. Cette distinction humoristique suggère que certains upgrades modifient substantiellement le gameplay tandis que d’autres n’existent que pour l’absurdité pure. Les pennies, monnaie interne du jeu, se dépensent dans une boutique où aucune microtransaction ne vient polluer l’économie, les créateurs insistant lourdement sur ce point pour rassurer les joueurs.
Le casting rassemble plus de cent personnages dont certains ont été conçus par Ryusuke Mita, artiste manga mondialement reconnu pour Dragon Half. Cette collaboration apporte une crédibilité artistique inattendue à un projet délibérément déjanté, croisant expertise mangaka et sensibilité indie occidentale. Des personnages invités inattendus s’invitent également dans l’aventure, bien que leur identité reste secrète pour préserver la surprise.
Matt Kap, compositeur ayant œuvré sur Castle in the Darkness et Astalon: Tears of the Earth, signe une bande-son excitante de plus de vingt pistes. Sa familiarité avec les productions rétro garantit une identité sonore cohérente avec l’esthétique 8-bit tout en évitant les pièges de la nostalgie vide. Chaque morceau accompagne l’action frénétique sans jamais tomber dans le pastiche paresseux.
Le pixel art magnifique a été entièrement créé par des artistes humains. Les développeurs insistent sur ce point avec une pointe d’ironie contemporaine : « Même l’IA du jeu est dessinée par une personne humaine ! » Cette pique humoristique contre l’invasion de l’intelligence artificielle dans la création vidéoludique affirme clairement les valeurs artisanales du studio. Chaque sprite, arrière-plan et animation témoigne d’un travail manuel minutieux célébrant le savoir-faire traditionnel du pixel art.
Au-delà de la campagne principale, Lovish cache des mini-jeux secrets et bonus mystérieux. Les créateurs prétendent offrir « plus de secrets que jamais auparavant », tout en admettant immédiatement que cette affirmation ne signifie pas grand-chose puisqu’il s’agit du premier jeu de cette série. Cette autodérision constante traverse l’ensemble de la communication, établissant un ton complice avec les joueurs dans le délire assumé.
La rejouabilité découle de l’intersection entre objectifs multiples par niveau, événements aléatoires imprévisibles, collection d’objets et optimisation des temps. Chaque run peut radicalement différer du précédent selon les items trouvés, les événements déclenchés et les chemins empruntés. Cette structure roguelike légère évite l’écueil de la répétitivité souvent fatale aux jeux à niveaux courts.
L’esprit rétro ne se limite pas aux graphismes 8-bit. La structure même rappelle les aventures compactes de l’ère NES où chaque écran constituait un micro-défi autonome avant la transition vers le suivant. Cette philosophie design old-school conjuguée à une narration volontairement absurde crée une expérience hybride mariageant authenticité nostalgique et humour postmoderne.
Lovish sortira le 5 février 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series, Switch 2, PlayStation 4, Switch et PC via Steam.





