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The Last Case of John Morley (Nintendo Switch) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
29 mars 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 9 mins
0
The Last Case of John Morley
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Il est des nuits où l’on aimerait ne jamais avoir ouvert cette porte. The Last Case of John Morley débute dans une forêt obscure, John fuyant une présence oppressante, avant qu’un jump scare vicieux ne nous propulse dans la réalité : notre détective est à l’hôpital, réduit à l’état d’épave après sa dernière enquête. C’est depuis ce lit d’hôpital que l’on va prendre les commandes de ce personnage cabossé, prêt à se lancer dans ce qui pourrait bien être sa dernière affaire.

L’enquête crépusculaire d’un détective au bord du gouffre

The Last Case of John Morley (0)

Développé par Indigo Studios, un petit studio indépendant espagnol d’une dizaine de personnes, The Last Case of John Morley s’inscrit dans la lignée des aventures narratives à petit budget mais grande ambition. On sent derrière ce projet une équipe qui connaît et aime les codes du polar old-school, et qui tente, avec les moyens du bord, de livrer une expérience immersive centrée sur le mystère et l’atmosphère.

À peine sorti de l’hôpital, John Morley regagne son bureau pour découvrir que sa secrétaire a déserté, faute de salaire depuis trois mois. C’est dans ce contexte morose qu’une dame d’un certain âge, Lady Margaret Fordside, fait son apparition. Sa demande ? Rouvrir l’enquête sur le meurtre de sa fille, Elody Fordside, survenu vingt ans plus tôt. La police a classé l’affaire en évoquant un cambriolage qui a mal tourné, mais la mère est convaincue que l’investigation a été bâclée.

Le manoir familial, resté figé dans le temps depuis le drame, devient notre terrain de jeu principal. Une promesse alléchante : un lieu figé depuis deux décennies, des secrets enfouis, et un détective au bout du rouleau prêt à se brûler les ailes une dernière fois. L’enquête nous mènera également dans un asile abandonné, ajoutant une dimension psychologique troublante à cette affaire déjà complexe.

Une enquête sur des rails

The Last Case of John Morley (1)

Concrètement, que fait-on dans The Last Case of John Morley ? On explore. En vue subjective, on arpente les pièces sombres du manoir et les couloirs décrépits de l’asile, à la recherche d’indices. La progression est résolument linéaire : des portes verrouillées nous barrent la route, et il nous faudra trouver des codes ou des clés pour poursuivre notre avancée.

La particularité de John Morley réside dans sa capacité à « revivre » le passé. En examinant certains objets mis en évidence par une lueur verdâtre, le détective déclenche des flashbacks qui reconstituent les événements d’il y a vingt ans. Ces scènes, représentées par des silhouettes fantomatiques figées dans des poses narratives, permettent de comprendre ce qui s’est joué dans ces murs. Le problème ? C’est John qui fait tout le travail de déduction à notre place. On se contente d’activer les souvenirs et d’écouter le personnage nous expliquer ce qu’il se passe. Ceux qui espéraient un véritable jeu de déduction façon Sherlock Holmes en seront pour leurs frais.

Le jeu parsème son aventure de quelques énigmes qui viennent diversifier l’expérience. On déverrouille des cadenas à combinaison, on active des leviers dans un ordre précis, on oriente des bustes en pierre pour ouvrir des passages secrets. L’ambiance « escape game » de certains de ces puzzles est plutôt bienvenue, même si leur difficulté reste très accessible. Un petit détail m’a toutefois fait tiquer : tous les cadenas arborent un barillet à cinq chiffres, sauf un qui n’en a que quatre sur le même modèle, donnant l’impression malheureuse d’une coquille de modélisation plutôt que d’un choix de design intentionnel.

Guidage excessif et liberté confisquée

The Last Case of John Morley (2)

Là où le bât blesse vraiment, c’est dans la manière dont le jeu nous prend constamment par la main. Si l’on tente de quitter une pièce sans avoir examiné tous les éléments essentiels, John nous rappelle à l’ordre vocalement. Dans l’asile, certaines portes se verrouillent automatiquement derrière nous et ne se déverrouillent qu’une fois que nous avons fait le tour complet de la zone. Cette approche brise l’immersion et transforme ce qui aurait pu être une enquête en simple liste de tâches à cocher. On a parfois l’impression de survoler l’aventure sans jamais vraiment s’y investir intellectuellement.

Le journal d’enquête, censé centraliser les informations importantes et les personnages rencontrés, souffre d’une ergonomie mal pensée. Lorsqu’on débloque un élément qui n’a aucun lien avec les informations déjà en notre possession, il devient impossible de le sélectionner. On se retrouve à devoir mémoriser certaines informations ou, comme j’ai fini par le faire, à photographier l’écran avec son téléphone pour ne pas perdre le fil des combinaisons.

Sans rien révéler, disons que The Last Case of John Morley réserve quelques surprises. Si l’enquête est globalement prévisible — les amateurs du genre devineront probablement la vérité avant le dénouement final —, le jeu parvient à maintenir l’intérêt grâce à une construction narrative cohérente et une montée en tension progressive. Le twist final, bien que perfectible dans son exécution, apporte une recontextualisation intéressante de toute l’aventure et m’a laissé avec ce petit sourire en coin propre aux bonnes histoires.

Une ambiance de polar poussiéreux

The Last Case of John Morley (3)

Les modèles de personnages sont inégaux : John Morley (dont on ne verra jamais le reflet dans un miroir) bénéficie d’une modélisation correcte, mais les personnages secondaires, Lady Margaret en tête, souffrent d’animations faciales rigides et d’une synchro labiale approximative. Certains éléments de décor, notamment des textures et affiches, ont été générés par IA, selon les informations communiquées par les développeurs — un détail qui pourra refroidir certains joueurs sensibles à la question.

Visuellement, The Last Case of John Morley joue la carte de l’atmosphère plutôt que de la performance technique. Les environnements sont globalement bien modélisés et dégagent cette sensation de décrépitude propre aux lieux abandonnés depuis vingt ans. Le manoir conserve une certaine élégance désuète, tandis que l’asile mise sur le délabrement et l’abandon.

Le problème principal, c’est l’obscurité. Le jeu est extrêmement sombre, parfois trop, au point qu’on distingue mal certains détails pourtant importants. On nous fournit heureusement une lanterne assez rapidement, même si son faisceau peine à véritablement éclairer les zones les plus sombres. Ironie du sort, on perd cet éclairage en arrivant à l’asile, qui se trouve être mieux éclairé.

Les contrôles sont classiques pour un jeu d’exploration en vue subjective, mais un détail m’a particulièrement exaspéré : pour courir, il faut maintenir le bouton de course enfoncé en permanence. Là où la plupart des jeux permettent de passer en mode « course » en appuyant une fois sur le joystick, ici il faut le tenir. Heureusement, le bouton R1 offre une alternative moins fatigante, mais on ne peut s’empêcher de regretter l’absence d’une option « toujours courir » qui aurait grandement amélioré le confort.

Comptez entre 2h45 et 3h pour boucler l’aventure. C’est court, indéniablement, mais c’est aussi un format qui évite l’écueil du remplissage artificiel. L’enquête avance à un rythme soutenu, sans temps mort, et on referme le dossier avant que la lassitude ne s’installe. Ceux qui cherchent une expérience longue et dense passeront leur chemin, mais la durée proposée me semble parfaitement adaptée au format « polar à dévorer en une soirée ».

Voir sur l’eShop Nintendo

Conclusion

4.8 /10

The Last Case of John Morley est un jeu qui assume ses ambitions modestes et ses moyens limités. Il propose une enquête courte mais immersive, portée par une excellente ambiance sonore et une direction artistique globalement convaincante. Les amateurs de polars old-school et d'expériences narratives trouveront ici de quoi passer une agréable soirée.<br /> <br /> Mais force est de constater que le titre souffre de nombreux défauts qui empêchent d'atteindre l'excellence. Le guidage excessif bride la liberté d'investigation, les contrôles manquent de confort, et certaines incohérences techniques (cadenas au design incohérent, synchro labiale approximative, présence d'assets IA) trahissent un manque de finition.<br /> <br /> On joue donc davantage à un walking simulator qu'à un véritable jeu de détective. Ce n'est pas rédhibitoire en soi, à condition d'être conscient du genre d'expérience proposée. Si vous cherchez un jeu où vos talents de déduction seront mis à l'épreuve, passez votre chemin. Si en revanche vous voulez vivre une histoire bien menée dans une ambiance soignée, sans avoir à trop vous fatiguer les méninges, The Last Case of John Morley mérite qu'on lui accorde une soirée.<br /> <br /> The Last Case of John Morley ne réinvente pas le genre du jeu d'enquête, mais il parvient à offrir une expérience narrative cohérente et atmosphérique. Un petit OVNI imparfait mais attachant, à découvrir pour son ambiance et son intrigue, en fermant les yeux sur ses nombreux défauts de finition.

LES PLUS

  • Une ambiance sonore oppressante et parfaitement dosée
  • Une enquête au rythme soutenu
  • Des énigmes plaisantes dans l'esprit escape game
  • Une durée de vie idéale pour une expérience d'une soirée

LES MOINS

  • Un guidage excessif qui bride toute liberté d'investigation
  • Une absence totale de déduction laissée au joueur
  • Des problèmes de finition récurrents
  • Des doublages secondaires inégaux
  • Une maniabilité perfectible avec l'absence d'option "toujours courir"
  • L'utilisation d'assets IA qui pourra en rebuter certains
  • Pas superbe sur Switch

Détail de la note

  • Histoire 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Performance 0
  • Optimisation 0
  • Rejouabilité 0
  • Gameplay 0
  • Direction Artistique 0

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The Last Case of John Morley
Date de sortie : 05/03/2026
eShop

Note finale

4.8
  • Histoire 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Performance 0
  • Optimisation 0
  • Rejouabilité 0
  • Gameplay 0
  • Direction Artistique 0

LES PLUS

  • Une ambiance sonore oppressante et parfaitement dosée
  • Une enquête au rythme soutenu
  • Des énigmes plaisantes dans l'esprit escape game
  • Une durée de vie idéale pour une expérience d'une soirée

LES MOINS

  • Un guidage excessif qui bride toute liberté d'investigation
  • Une absence totale de déduction laissée au joueur
  • Des problèmes de finition récurrents
  • Des doublages secondaires inégaux
  • Une maniabilité perfectible avec l'absence d'option "toujours courir"
  • L'utilisation d'assets IA qui pourra en rebuter certains
  • Pas superbe sur Switch

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