Super Bomberman Collection est une compilation d’action et de party-game sortie le 05 février 2026. Il sera disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch 2 au prix de 19,99 €.
Le jeu est développé par le studio tokyoïte Konami Digital Entertainment, éditeur majeur de l’industrie vidéoludique mondiale et garant historique de la licence depuis l’intégration des équipes de Hudson Soft. Connu pour gérer des franchises légendaires et pour sa capacité à porter ses classiques sur les consoles modernes, il a entretenu la flamme de la série avec Super Bomberman R en 2017 et Super Bomberman R 2 en 2023, l’opus précédant cette collection.
10 ans d’évolution de gameplay dans une collection Bomberman
Cette collection propose sept jeux. Nous allons d’abord résumer les principes de base de Bomberman, puis nous aborderons les spécificités de chaque titre. Dans chaque opus, vous pouvez poser une ou plusieurs bombes qui explosent sur une zone donnée. Vous récupérerez des bonus offrant diverses capacités à votre personnage et à vos bombes, tout en évitant celles des adversaires ou les monstres aux patterns prédéfinis.
Pour débusquer ces bonus, il faut détruire des blocs destructibles répartis entre des blocs incassables. Vous retrouverez généralement deux modes de jeu : le mode Histoire, où vous affrontez des monstres, des bombermans spéciaux et des boss, et le mode Multijoueur. Ce dernier mise sur la tactique pour bloquer vos adversaires et prendre l’avantage sur vos amis. Les cartes varient en taille et certaines proposent des conditions spéciales qui affecteront votre personnage ou vos bombes.
Bomberman I :
C’est le seul jeu de la collection à ne pas posséder de mode multijoueur. Le mode Histoire y est très rudimentaire : vous parcourez de grands niveaux où les ennemis rôdent un peu partout entourés de blocs gris et d’un sol vert.
Le rythme du jeu est assez lent. Si vous parvenez à accumuler suffisamment de bonus, vous devenez difficile à vaincre. Heureusement, vous conservez les bonus que vous avez durement accumulés. C’est d’autant plus précieux qu’il n’y en a qu’un seul par niveau, caché parmi des dizaines et des dizaines de blocs. Le jeu propose huit types d’ennemis, chacun possédant son propre comportement. Il est essentiel de bien mémoriser leurs patterns pour maximiser votre score tout en restant en vie.
Dans chaque stage, vous trouverez un seul et unique bonus aux utilités variées :
- Pouvoirs de base : augmentation de la zone d’impact, capacité de poser plus de bombes et patins pour se déplacer plus vite. Ils sont disponibles dans tous les jeux Bomberman.
- Pouvoirs spécifiques : la télécommande pour déclencher l’explosion à distance et quand vous le souhaitez, le passe-mur pour traverser les blocs destructibles, le passe-bombe pour marcher sur vos propres bombes, le passe-flamme pour devenir insensible aux explosions et le point d’interrogation pour l’immunité face aux ennemis.
Il existe également des objets secrets servant uniquement à augmenter votre score. Ces derniers se débloquent en remplissant certaines conditions spécifiques : à vous de les découvrir !
Petite précision : il y a de nombreux power-ups et, si nous ne les mentionnons pas à nouveau, cela signifie qu’ils n’ont pas changé et qu’ils sont toujours présents dans le jeu.
Bomberman II
Le principe reste le même pour le mode histoire, mais le bestiaire s’enrichit en passant de 8 à 16 types d’ennemis. Les décors sont également plus variés, délaissant le classique sol vert et les blocs gris pour des environnements plus uniques. Le jeu se divise en 6 zones de 8 niveaux chacune ; la taille des cartes augmente progressivement, même si l’objectif reste de briser des blocs et d’éliminer tous les adversaires.
Il subsiste deux types d’objets bonus secrets : l’icône Bomberman, qui ouvre l’accès au niveau bonus, et l’icône Dollar, rapportant entre 100 et 6 400 points. Concernant les power-ups, le seul changement notable est le remplacement du passe-flamme par les protections Fire Suit A (dure 15 secondes) et Fire Suit B (dure 30 secondes).
Le stage bonus permet d’augmenter son score en éliminant des balloms (des ballons avec des yeux) et de gagner des vies en rattrapant les Bombermans qui traversent l’écran. Alors que dans le premier épisode, ces secrets étaient uniques et difficiles à débusquer, ils se trouvent ici comme n’importe quel autre objet, à la différence que l’accès au niveau bonus n’apparaît que dans le sixième stage de chaque monde.
Bien que le scénario soit minimaliste, il est plus développé que dans le premier opus. Vous êtes accusé d’un vol commis par un autre Bomberman et, au fil des niveaux, vous suivez la progression du héros qui tente de rattraper le véritable coupable.
Le mode multijoueur fait son apparition, divisé en deux variantes : le mode VS (1 contre 1) et le mode bataille (jusqu’à 3 joueurs). Contrairement aux épisodes suivants, il n’y a pas encore de mode à 4 joueurs. En mode VS, vous débutez avec deux bombes et une puissance de trois cases, tandis qu’en mode Bataille, vous commencez avec une seule bombe et deux de puissance. Les seuls bonus disponibles dans ces modes sont ceux augmentant le nombre et la portée des bombes.
Super Bomberman 1
Nous passons à la génération de consoles suivante : c’est plus coloré, plus détaillé et le contenu est plus généreux. Une fois encore, l’histoire s’étoffe un peu sans pour autant faire trop de vagues. Un tournoi de robots de combat est organisé par le malfaisant Karat Diamond et son acolyte le Dr. Mook. Ils en profitent pour créer un faux Bomberman qu’ils envoient kidnapper le vrai héros afin de s’emparer de ses capacités de combat. Bomberman Noir tente d’intervenir mais échoue, perdant son château et se faisant capturer à son tour. Après avoir réussi à s’enfuir, il prévient le vrai Bomberman et ils s’allient pour protéger Peace Town de l’attaque de Diamond.
Le mode Histoire conserve les bases (éliminer les ennemis, collecter des bonus), mais introduit des boss à la fin de chaque zone. Le jeu propose 6 mondes divisés en 8 niveaux ; le dernier stage de chaque monde se conclue par un affrontement contre un boss occupant presque un quart de l’écran, doté de patterns uniques. L’autre grande nouveauté est la possibilité de parcourir l’aventure à deux, ce qui brise la monotonie. Les déplacements sont plus fluides, les ennemis moins imprévisibles et les décors magnifiés. L’ajout de boss rend les combats bien plus mémorables que l’enchaînement de vagues d’ennemis classiques. Si vous mourez, vous conservez vos bonus de capacité (nombre de bombes, puissance d’explosion et vitesse). En revanche, toutes les capacités spéciales vous sont retirées. Il faudra les récupérer à nouveau pour vous permettre de pousser et frapper les bombes etc…
- Pouvoirs spécifiques au mode Histoire : L’immunité aux bombes est assurée par le gilet « Armure Indestructible ». Les « Super Bombes », elles, traversent les blocs destructibles pour en briser plusieurs d’un coup. L’objet horloge réinitialise le chronomètre du niveau, tandis que l’extincteur offre le maximum de vies (9) en plus de booster le score. L’objet mystère offre désormais un bonus aléatoire, et les objets de score (bilboquet, pomme, etc.) augmentent vos points.
- Pouvoirs disponibles en Solo et Multijoueur : Le gant de boxe permet de frapper vos bombes pour les projeter quelques cases plus loin. Le bonus explosion Maximum porte immédiatement la portée de vos flammes à son apogée. Le coup de pied permet de pousser les bombes jusqu’à ce qu’elles rencontrent un mur ou un ennemi. Enfin, les crânes infligent divers malus (ralentissement, pose de bombes incontrôlée, etc.), ajoutant du piment aux affrontements. Tous les objets, comme le passe-muraille, le passe-bombe et tous les autres, sont disponibles mais très rares.
Le mode multijoueur permet désormais de s’affronter jusqu’à quatre joueurs. Grande nouveauté : il est enfin possible d’ajouter des ordinateurs pour combler les places vides ! Ces derniers sont idiots et peu importe la difficulté, ils font des choix douteux, se tuent ou ne réagissent pas suffisamment, mais peuvent faire des mouvement surprenants.
Vous pouvez choisir parmi 12 arènes différentes. Si certaines sont classiques, d’autres proposent des mécaniques uniques, comme les téléporteurs qui vous projettent d’un bout à l’autre du plateau. C’est le premier jeu de la série à introduire la Mort Subite : lorsqu’il ne reste qu’une minute, des blocs indestructibles tombent du ciel pour réduire la zone de combat. Si un bloc vous touche, vous mourez instantanément. Cette zone réduite force l’affrontement et, si le chrono tombe à zéro, tout le monde périt, entraînant une égalité. Cela crée un chaos total qui préfigure déjà l’ambiance survoltée des épisodes les plus récents.
Super Bomberman 2
L’histoire est extrêmement simple, comme à chaque fois, mais c’est sûrement la moins détaillée de tous les jeux Bomberman. Les cinq Dastardly Bombers (aussi nommés méchants Bombers) descendent sur Terre en affirmant qu’une race alien leur a ordonné de venir dominer la planète. Ils en profitent pour capturer Bomberman Blanc et le jeter dans la prison de Magnet Bomber, mais il parvient à s’en évader. Maintenant, vous devez les vaincre pour protéger le monde.
Super Bomberman 1 et 2 sont similaires sur pas mal de points, mais il y a beaucoup d’amélioration. Les niveaux ne sont plus de simples environnements thématiques, comme l’éternel « niveau de la forêt », mais de véritables lieux cohérents, tel qu’un château fortifié que l’on doit infiltrer. Le level design gagne en profondeur avec des boutons à activer et des mécaniques placées partout pour vous aider ou vous barrer la route. Cela rend l’aventure plus complexe et moins monotone ; en contrepartie, le mode deux joueurs disparaît. Désormais, il est possible de cumuler plusieurs power-ups au sein d’un même niveau. Malgré ce changement important, vous gardez toujours vos améliorations de bombes même si vous perdez une vie, ce qui baisse grandement la difficulté du jeu.
Les boss sont toujours présents, mais les affrontements se déroulent désormais en deux phases. D’abord, vous affrontez un Bomberman adverse qui utilise des bombes spéciales ; il faut le toucher plusieurs fois avant qu’il ne prenne la fuite. Une fois que vous le rattrapez, il réapparaît aux commandes d’un robot géant qu’il faudra vaincre à nouveau, comme dans le premier Super Bomberman.
Qui dit nouveau jeu, dit nouveaux power-ups, mais aussi la disparition de certains objets :
Pouvoirs spécifiques au mode Histoire : L’armure Indestructible disparaît et aucun équivalent ne vient la remplacer. Parmi les objets de bonus de score, il ne reste désormais que les pommes et les glaces. Enfin, les objets horloge et extincteur ont également été supprimés de cet épisode.
Pouvoirs disponibles en Histoire et Multijoueur : Le gant de force permet de ramasser la bombe que vous venez de poser ; elle n’explosera pas dans vos mains et vous pourrez la lancer sur les ennemis jusqu’à trois cases plus loin. La bombe de puissance permet à la première bombe posée d’exploser à sa portée maximale. Le cœur fonctionne comme avant (meurt en deux coups au lieu d’un), mais il est désormais utilisable en solo comme en multijoueur. Enfin, les getas ralentissent le joueur d’un cran, tandis que les gants de boxe ont été supprimés de cet épisode.
Pouvoirs uniquement disponibles en multijoueur : Les bombes visqueuses (aussi nommées rebonds) poussées ou lancées rebondissent indéfiniment contre les blocs jusqu’à leur explosion.
Le mode multijoueur propose 12 cartes, dont deux dissimulées par un mot de passe. Côté personnalisation, vous pouvez choisir parmi 15 couleurs de Bomberman différentes en appuyant sur R lors de la sélection du nombre de joueurs.
La mort subite évolue : elle s’active désormais à 38 secondes de la fin. Ce mode « moderne » est disponible en entrant le code 5656 dans le menu « Password », les blocs indestructibles ne s’arrêteront plus avant d’avoir rempli toute l’arène, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul survivant ! Enfin, l’option « G-Bomber » (Golden Bomber) fait son apparition : le gagnant d’un set devient doré et lance une roulette pour obtenir un bonus ou un malus pour la partie suivante. Vous pouvez maintenant faire des équipes au lieu de massacrer tout le monde.
Super Bomberman 3
Il est intéressant de noter que l’intrigue fait directement suite à celle de Super Bomberman 2. Une fois les Dastardly Bombers vaincus et éparpillés sur Terre, un vaisseau récupère leurs restes pour le compte du professeur Bagura. Ce dernier, futur antagoniste récurrent de la saga, les ramène à la vie et les déploie sur les cinq planètes de la Bomber Nebula. Chaque Méchant Bomber dérobe et démonte la puce mère de chaque planète, dispersant les fragments aux quatre vents pour désactiver l’ensemble du réseau. C’est à Bomberman Blanc et Noir d’aller rétablir les réseaux des différentes planètes pour empêcher les envies de conquêtes du monde du professeur Bagura. Il y a un mot de passe (6514 au lancement de normal game) pour rendre le mode histoire difficile, ce qui aura pour effet d’augmenter les points de vie des ennemis et de devoir utiliser plus de bombes pour les éliminer.
Si Super Bomberman 2 se distinguait du reste de la lignée « Super », ce troisième opus renoue avec des éléments disparus tout en introduisant une mécanique culte : les Louies. Le mode Histoire redevient jouable à deux, un retour bienvenu qui sera maintenu dans le reste de la collection. Les environnements retrouvent des niveaux forêt, volcan et autres rendant le tout bien moins organique. La progression change également : au lieu de vider la zone, il faut détruire des lampes rouges pour débloquer la suite. Dans les précédents opus, les niveaux devenaient plus grands en avançant dans l’aventure. Maintenant, ils sont divisés en sections dans lesquelles il faudra détruire les lampes rouges pour ouvrir la porte amenant à la prochaine partie.
Chaque monde comporte 4 niveaux et un boss, avec la possibilité de rejouer les stages réussis pour « s’équiper » en power-ups.
Par ailleurs, les boss ne possèdent plus deux phases, à l’exception du boss final. Bien qu’ils n’aient qu’une phase unique, leurs déplacements sont plus complexes et dynamiques, contrastant avec le côté plus lent des épisodes précédents. Enfin, les Louies apportent des capacités uniques :
Pouvoirs disponibles en Histoire et Multijoueur : Chaque Louie possède sa spécialité : le vert fonce, le rose saute les obstacles, le bleu projette les bombes, le jaune pousse les blocs et le marron pose des lignes de bombes. Ces montures s’obtiennent de façon aléatoire en ramassant un œuf parmi les cinq espèces disponibles. Le cœur est toujours disponible en mode mulitjoueur, mais obtenable uniquement en mode Soccer bomb.
Pouvoirs disponibles en Histoire : L’armure indestructible et l’horloge font leur retour. Leur fonctionnement reste d’ailleurs identique aux épisodes précédents.
Véritable pilier de la licence, le mode multijoueur passe à la vitesse supérieure en autorisant désormais jusqu’à cinq joueurs simultanés. L’épisode inaugure la mécanique du « Bad Bomber » : le joueur éliminé est placé dans un vaisseau en périphérie de l’arène. Il peut alors balancer des bombes sur ses adversaires pour tenter de se venger, bien que la cadence de tir soit limitée à une bombe sur le terrain. Ces unités restent en jeu jusqu’à l’activation de la mort subite (à une minute restante), moment où elles doivent se retirer pour laisser les survivants en découdre. En mode « chacun pour soi », une nouvelle option nommée Soccer Bomb permet au vainqueur de remporter un avantage (ou un inconvénient) pour le round suivant. Le joueur doit alors choisir l’un des objets après que les Louies les ont mélangés lors d’un mini-jeu de football. Pour votre choix de bomber, ils seront tous inspirés par des pays et le Bomberman classique, d’autant plus que les couleurs ne sont plus changeables et dépendront de votre numéro en tant que joueur.
Super Bomberman 4
Le scénario marque le retour du Professeur Bagura dont seul le cerveau a survécu. Ce dernier invoque les redoutables Bomber Kings et leur chef, Great Bomber, pour expédier Bomberman Noir et Blanc ainsi que toute leur équipe (ils sont 10) à travers le temps. Pour déjouer ses plans, nos héros doivent parcourir diverses périodes historiques et vaincre des créatures colossales. La progression revient à ses classiques : vous devez tuer tous les monstres de la carte pendant six niveaux, puis un duel contre l’un des « Kings » a lieu au septième stage de chaque monde, suivi d’un boss de fin de zone. Vous noterez toutefois une régression surprenante : après le dynamisme du troisième opus, les boss retrouvent ici une certaine lenteur, rendant les combats moins intenses, mais pas moins coriaces à vaincre.
A partir de cet épisode, les différences sont relativement légères vu qu’il garde tout ce qui a fait Super Bomberman 3. Les louis se changent en montures biologiques ou mécaniques ayant chacun une capacité qui leur est propre. Un nouveau changement étrange fait aussi son apparition : lorsque vous vous trouvez sur le bord d’un niveau sans mur, votre personnage joue une animation d’équilibre. Non seulement un adversaire peut vous pousser pour vous faire tomber, mais si vous ne réagissez pas en appuyant sur la flèche de la direction opposée, vous tombez et vous mourez. Heureusement, la plupart des niveaux ont des murs, car déclencher cette animation est un peu trop facile, ce qui devient vite énervant.
Pouvoirs disponibles en Histoire : Les objets de score sont de retour avec un gâteau, des frites, une glace, de la gelée, une crêpe, un sushi, un corn dog et une boule de samurai (des takoyakis).
Pouvoirs disponibles en Histoire et Multijoueur : Le bonus Cosplay permet de se transformer en Kotetsu ou en Honey, deux personnages exclusifs à cet épisode. Cet objet agit comme un cœur ; cependant, vous ne pouvez plus utiliser de power-up, à l’exception du Bomb Kick, jusqu’à ce que vous retrouviez votre état normal. Le Bomber Push, lui, permet de pousser les autres joueurs pour les piéger. Vous pourrez noter aussi le retour du gant de boxe pour projeter les bombes ou repousser un adversaire. La combinaison ignifugée, l’armure indestructible et les super bombes sont maintenant disponibles en multijoueur. Ils sont rares à obtenir mais vous pouvez les mettre en grande quantité grâce au mode de jeu Bombermania.
Les montures sont divisées en deux catégories, possédant chacune des capacités spéciales :
Montures biologiques :
- Triceradops : La première bombe devient une bombe perçante
- Angora : Passe à travers les murs destructibles
- Swim : Fonce en ligne droite
- Haguhagu : Détruit tous les blocs destructibles sur son passage
- Crazy Balloon : Passe à travers les bombes
- Bobo : La première bombe est une bombe à plein puissance
Montures mécaniques :
- Dogun Jr. : Pousse les bombes
- Ponpon : Permet de frapper les bombes et ennemis
- Daruman : Augmente la vitesse de déplacement au maximum
- Pakkunga : Permet de poser plusieurs bombes à la fois devant soi
- Bomb Tank : Baisse la vitesse des ennemis touchés par ses balles collantes
- Gamefurai : Balance un puissant missile se propageant sur neuf cases avant de s’autodétruire, ce qui rendra le joueur momentanément invincible
- Dancing Clown : Paralyse momentanément les ennemis touchés par ses tirs
Le multijoueur s’enrichit encore avec deux nouveaux modes. Envolé le Soccer Bomb, place au Dash Bomber ! Dans cette « course » de karts en solo, vous foncez pour récupérer un bonus ou un malus pour le prochain set. Le mode Championnat vous propose d’affronter les cinq méchants Bombers dans une série de duels, seul ou en coopération, bien que la récompense finale soit symbolique en vous félicitant ou pas selon votre performance. Enfin, le mode Bombermania offre une personnalisation poussée : vous déterminez la quantité de bonus (jusqu’à 60) et pouvez augmenter la résistance des joueurs, une option parfaite pour équilibrer les parties entre experts et néophytes.
Contrairement aux épisodes précédents, les Bombers « internationaux » disparaissent au profit de Bomberman et de ses nouveaux rivaux : les Bomber Kings, menés par le redoutable Great Bomber. Grande nouveauté de cet opus : chacun de ces personnages (sauf les Bombermans basiques) dispose d’une capacité spéciale unique, activable en maintenant le bouton B enfoncé tout en choisissant une direction.
Super Bomberman 5
L’équipe Hudson range le Professeur Bagura pour introduire un méchant inédit, Terrorin. Alors que la paix règne sur la planète Bomber, ce nouvel ennemi prend d’assaut la prison galactique pour recruter les Fiendish Bombers. Contre leur liberté, ils jurent allégeance à Terrorin, qui s’empresse de retourner Honey et Kotetsu contre leurs amis grâce à un lavage de cerveau. Alertés, Bomberman Blanc et Noir enfourchent leurs Louies pour mettre fin aux ambitions démesurées de cette sinistre alliance. C’est étrange de créer un nouveau méchant, alors que les niveaux et musiques sont tous des hommages au précédent épisode de la série.
Ultime volet de la pentalogie sur Super Nintendo, Super Bomberman 5 ne marque pas pour autant la fin de la licence. Cet épisode signe le grand retour des Louies, délaissés dans le 4 au profit de monstres moins mémorables. Ces montures bénéficient d’ailleurs d’un soin particulier : chaque espèce possède désormais un design unique et non plus une simple variation de couleur. Pensé comme un hommage, le mode histoire revisite les mondes iconiques de la série. Avec son contenu généreux (personnages, bonus, et 13 arènes de combat incluant trois stages secrets), il s’impose comme l’épisode le plus complet de l’ère 16-bits. Comme d’habitude, vous aurez les mots de passe qui débloqueront diverses choses, comme la difficulté 4 pour les ordinateurs et surtout le boss rush. La possibilité d’accéder à ce dernier est déjà là mais la différence ici est que vous pourrez obtenir des bonus au cours des combats plutôt que le boss rush implémenté au cours duquel vous commencez et finissez avec les power-up en votre possession selon la difficulté choisie.
Dans le mode Aventure, vous êtes lâché dans un niveau où vous devez éliminer tous les monstres. Comme ils fonctionnent de la même manière que dans les épisodes précédents, certains ont des mécaniques spéciales qui peuvent surprendre si vous n’y avez pas joué. Une fois le niveau terminé, vous avez le choix entre plusieurs faisceaux de lumière : le doré mène à un nouveau niveau tandis que le bleu indique un niveau déjà fait. Vous affronterez jusqu’à cinq boss (incluant le boss final), mais comme il y en a neuf au total, vous en manquerez plusieurs si vous ne visez pas les 100 %. Étonnamment, il y a deux fins disponibles : la mauvaise et la bonne. Il est parfois difficile de savoir précisément ce qui détermine la fin obtenue, mais il n’est pas si compliqué de décrocher la bonne.
Pouvoirs disponibles en Histoire :
Pouvoirs disponibles en Histoire et Multijoueur : Le pouvoir Cosplay disparaît, bien que Honey et Kotetsu soient toujours présents. Les bombes visqueuses et de puissance disparaissent également au profit de deux nouveaux types : la bombe mine, qui reste invisible jusqu’à ce qu’un joueur marche dessus (on peut l’esquiver avec de bons réflexes), et la bombe chercheuse, très difficile à semer car elle poursuit la cible la plus proche. La télécommande, autrefois réservée au mode solo, arrive enfin en multijoueur. À noter que le passe-bombe et le passe-muraille ne peuvent plus être cumulés.
Les Louies font leur grand retour, limités à sept types :
- Gyarooi (Jaune) : pousse les blocs destructibles.
- Hanerooi (Rose) : saute par-dessus les blocs.
- Kerooi (Bleu) : donne des coups de pied dans les bombes.
- Magicarooi (Violet) : pose toutes les bombes du joueur d’un coup.
- Marooi (Vert) : fonce à toute allure dans la direction choisie.
- Nagurooi (Rouge) : frappe les bombes et paralyse les joueurs en les cognant.
- Warooi : un Louie sans capacité, exclusif à l’IA en mode histoire.
Le mode multijoueur est, comme d’habitude, le point fort du jeu, avec quelques ajouts et modifications. Le mini-jeu de l’épisode précédent est remplacé par le Bowling Bomber, un jeu de bowling ultra-simplifié : plus vous dégommez de quilles, plus le bonus est important. Le mode Bad Bomber permet toujours de se venger, mais avec l’option « Super », éliminer un adversaire vous permet de revenir en jeu pour tenter de gagner la partie.
Un nouveau mode nommé Config Battle Mode, proche du Bombermania, permet de personnaliser l’équipement de départ et l’apparence de chaque joueur avec un nombre de points limité. Vous pouvez ainsi choisir votre couleur préférée et commencer avec une puissance de cinq, trois bombes et le gant de boxe, par exemple. Enfin, un système de mots de passe permet de charger des personnages aux statistiques maximales ou un personnage secret, bien que l’acolyte cause des bugs visuels ou fasse planter le jeu en mode bataille libre (jouez en mode équipe pour éviter ça).
En conclusion, la saga a souvent jonglé avec différentes mécaniques avant de les synthétiser dans cet ultime volet sur Super Nintendo. Si les titres actuels reprennent l’essentiel de ces fonctionnalités, les épisodes rétro gardent un charme indéniable. Entre arènes exclusives et modes oubliés, chaque opus possède ce « petit plus » capable de faire vibrer le cœur des fans de la première heure.
Ça reste beau, mais tous ne sont pas égaux
Le premier Bomberman sur NES accuse aujourd’hui son âge : ses graphismes sont datés et ses décors restent désespérément statiques. Bomberman II marque toutefois un vrai progrès en offrant enfin une identité visuelle à chaque niveau, ainsi que des modèles plus détaillés pour le héros et ses ennemis. Sur Super Nintendo, les deux premiers volets de la saga Super sont une réussite esthétique : riches en détails et en jeux d’ombres, ils arborent un rendu en ‘fausse 3D’ très lisse, presque métallique.
Pourtant, du troisième au cinquième opus, la direction artistique change radicalement. Les développeurs ont délaissé les effets de volume pour revenir à une 2D pure, plus colorée et épurée. C’est un choix qui s’avère payant : alors que le gameplay se dynamise avec des mécaniques toujours plus folles, cette nouvelle esthétique rend le chaos ambiant bien plus lisible à l’écran.
Côté animations, les premiers opus sur NES restaient très fonctionnels, presque rigides. C’est avec la série des Super Bomberman que le jeu prend véritablement vie. Les personnages gagnent en expressivité : ils ne se contentent plus de marcher, ils réagissent. On voit apparaître des animations d’attente (idle), des poses de victoire jubilatoires et des mimiques de défaite amusantes.
L’identité des jeux Super Bomberman est atteint avec l’arrivée des montures (les Louies) dans les derniers épisodes. Ces créatures ne sont pas de simples ‘skins’ : elles deviennent des personnages à part entière. Chaque type de monture possède sa propre gestuelle pour qu’on puisse les identifier au premier coup d’œil, comme le saut du Louie bleu ou la charge du jaune. Cette attention aux détails rend les actions plus agréables et chaque monture unique, là où les premiers Bomberman n’étaient que des clones de couleurs différentes.
Et ça fait bim bam boum
La force de la musique dans les Super Bomberman, c’est qu’elle reste en tête pendant des heures. C’est une série qui a réussi à créer des thèmes ultra dynamiques et joyeux qui collent parfaitement à l’action. Que l’on soit en train de courir partout ou de coincer un pote dans un coin, la mélodie booste l’adrénaline sans jamais devenir agaçante. C’est le genre de bande-son qui donne instantanément la « pêche ». Elle a tout de même pris un coup de vieux, mais reste très écoutable.
Côté bruitages, ce sont des sons iconiques, comme celui de l’explosion, qui ont défini un standard pendant la période SNES. Le petit « clic » quand vous posez une bombe est super satisfaisant et donne du poids à l’action. Tout est fait pour que vous compreniez l’action à l’oreille : le son d’un bonus ou l’alarme du « Hurry Up » qui met un coup de stress immédiat. Vous remarquerez d’ailleurs que, bien que la musique évolue, elle reste dans la même lignée et parvient à maintenir cette identité dans toute la série des Super Bomberman.
Plein d’histoires courtes et un multijoueur qui ne se termine jamais
Le mode Histoire ne doit pas être vu comme une simple ligne droite, mais plutôt comme un entraînement pour le multijoueur. C’est là qu’on apprend à maîtriser les trajectoires, à anticiper les réactions en chaîne et à tester les nouveaux bonus. Dans les derniers volets, la durée de vie gagne en profondeur grâce aux chemins alternatifs : vous pouvez effectuer un réel 100 % qui débloquera de nouvelles options sur votre sauvegarde. Malgré tout, le contenu solo reste assez maigre ; on le finit une fois et on n’y retouche que rarement.
En comparaison, la force du multijoueur est d’être virtuellement infinie, car elle repose sur le chaos, les alliances et les traîtrises. Même si l’on a l’impression d’en avoir fait le tour, chaque arène apporte une règle qui force à improviser. C’est le « party-game » parfait : les règles s’expliquent en trois secondes, mais les stratégies peuvent devenir complexes. La véritable durée de vie se mesure à l’envie de s’affronter entre amis. Sept jeux à compléter en solo ou en coop avec des multijoueurs possédant chacun leurs points forts, cela reste tout à fait correct.
Les ajouts de la collection
Dans un marché saturé de compilations similaires, ce titre peine à sortir du lot. Si les standards sont respectés (sauvegardes rapides, rembobinage, Boss Rush, galeries et soundtest), l’ensemble manque d’éclat. Heureusement, une idée sort du lot : l’affichage des boîtes originales et de leurs manuels en 3D, une attention qui ravira les plus nostalgiques.
Hélas, le reste du contenu des « bonus » déçoit. La galerie d’images est loin d’être palpitante et, de manière assez inexplicable, les épisodes Bomberman I et II font figure de parents pauvres : aucun modèle 3D de la cartouche, pas de manuel ni de descriptif de power-ups et pas de boss rush. Malgré qu’ils soient en bonus, cette absence de finition par rapport aux autres titres de la collection est difficilement justifiable.
Ce Boss Rush se démarque de ceux d’autres compilations en proposant plusieurs modes de difficulté, même pour les titres qui n’en possédaient pas à l’origine. Vous pourrez ainsi choisir votre « niveau de souffrance » entre Facile, Normal et Nightmare. La différence réside principalement dans la résistance des boss et dans l’attribution des power-ups. Pour faire simple, le mode Facile vous octroie presque tous les bonus au maximum avec un grand nombre de vies, tandis qu’en Nightmare, vous aurez le strict minimum avec une seule vie pour réussir.
Comme vous l’avez déjà dit, la galerie et le soundtest ne proposent rien d’extravagant, à part des images et les musiques des jeux Super Bomberman. Pour ces dernières, vous pourrez toutefois créer votre propre playlist.
Les menus ont au moins l’avantage d’être dynamiques et agréables à parcourir, ce qui est un petit point en plus. Le plus important reste que vous puissiez accéder à la série Super Bomberman à petit prix, avec notamment le 4 et le 5 en anglais, ce qui est déjà pas mal.
Conclusion
Cette collection Super Bomberman est une véritable capsule temporelle qui vous permet de redécouvrir l'âge d'or de la série dans son intégralité. Si vous regrettez un manque de bonus substantiels, il y a quand même de quoi faire. Le véritable trésor réside dans ce pixel art vibrant et ces animations si expressives qui donnent une âme à des personnages pourtant si simples.<br /> <br /> Surtout, c’est par son superbe mode multijoueur , à l'ambiance amicale rythmée par le bruit des explosions, que cette compilation gagne ses galons. Elle vous offre la possibilité de lancer une petite partie entre amis sans devoir être un maître absolu pour vous amuser. Le seul regret est de ne pas pouvoir en profiter en ligne. <br /> Enfin, cela vous permet de conserver ces vieux jeux pour y jouer à tout moment, sans devoir débourser une fortune.
LES PLUS
- La série Super Bomberman dans son intégralité
- Pouvoir déballer la boîte avec son manuel est très satisfaisant
- Le jeu vous offre la possibilité de consulter les manuels originaux de chaque épisode, un détail très appréciable
- Le mode multijoueur de chaque jeu est superbe
- La musique est dynamique, avec une ambiance toujours joyeuse
- Le mode multijoueur peut durer très longtemps pour ceux qui le souhaitent
- Vous pouvez jouer à deux au mode histoire
- Les graphismes de certains jeux affichent un super pixel art
- Les animations des personnages leur donnent beaucoup de vie, malgré leur peu de substance scénaristique
LES MOINS
- Les graphismes de certains titres piquent un peu les yeux aujourd'hui
- Bomberman I et II n'ont droit à rien, à part le fait d'être jouables
- Le soundtest et la galerie d'images n'ont rien d'exceptionnel
- Bien que le mode Histoire soit plaisant, sa brièveté et sa répétitivité pourraient vous lasser assez rapidement
















