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Froggy Hates Snow (Nintendo Switch) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
15 mai 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 10 mins
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Froggy Hates Snow
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Froggy Hates Snow ne porte pas seulement un titre espiègle : c’est le manifeste d’un petit amphibien jeté malgré lui dans un enfer blanc. Développé en solo par Crying Brick, un studio dont la patte mêle une apparente douceur à des systèmes impitoyables, le jeu s’impose comme un roguelite de survie qui refuse les cases toutes faites. On y incarne une grenouille emmitouflée dans une écharpe, avec pour seul viatique une pelle, une bulle chauffante et un tempérament buté. Le décor est posé : il va falloir creuser, résister au froid, et s’extraire de ce désert glacé qui semble ne jamais vouloir s’arrêter.

Survivre, mais pas seulement

Froggy Hates Snow

Crying Brick signe ici une œuvre profondément personnelle. Il ne s’agit pas d’une grosse production, mais d’un titre forgé avec une obsession du détail, où chaque bribe de neige répond à une logique physique. Le studio joue la carte du minimalisme apparent pour mieux dissimuler une richesse mécanique qui se dévoile lentement, à la manière des galeries que l’on fore sous la poudreuse. Le choix d’un animal mignon et vulnérable comme protagoniste n’a rien d’anodin : il installe une tension entre fragilité et ténacité, et donne au jeu son ton si singulier.

Le but immédiat consiste à localiser une porte de sortie dissimulée quelque part dans la neige, puis à réunir assez de clés enfouies pour l’ouvrir et quitter le niveau. Mais cette quête principale est systématiquement enrobée d’objectifs secondaires : nettoyer un pourcentage du manteau neigeux, dénicher des coffres scellés, explorer des zones d’anomalies ou triompher d’un boss lorsque les vagues d’ennemis sont actives. On n’est jamais réduit à une seule ligne droite.

L’histoire, volontairement ténue, se raconte par l’environnement et par l’entêtement même de Froggy. On devine derrière le paysage des civilisations enfouies – architectures nippones, débris spatiaux – qui glissent un soupçon de mystère archéologique sans jamais basculer dans le scénario bavard. Ce que le jeu raconte, c’est surtout l’épreuve intérieure : celle d’un être que tout prédispose à périr de froid et qui s’obstine à creuser.

La neige comme terrain de jeu

Le grand geste du jeu, c’est le creusage. Chaque parcelle de neige est destructible et réagit avec une physique cohérente. On trace ses propres chemins, on déblaie des couloirs, on s’enfonce dans des alvéoles créées de toute pièce. Ce n’est pas un bête déplacement sur une carte : c’est la carte elle-même qu’on redessine à la force de la pelle, du chalumeau ou des explosifs qu’on débloquera plus tard. La neige devient alors couverture tactique, barrière de fortune ou piège mortel selon la manière dont on l’apprivoise.

La jauge de chaleur est la seconde colonne vertébrale. Froggy étant ectotherme, chaque sortie loin d’une source de chaleur raccourcit son espérance de survie. Au départ, on ne s’aventure que de quelques mètres avant de s’empresser de regagner la bulle centrale. Très vite, des feux disséminés et des améliorations de résistance thermique viennent alléger cette pression, mais le froid ne devient jamais un détail : il façonne le rythme, en vous forçant à choisir entre un repli prudent et une prospection téméraire.

Les ressources extraites – pièces d’or, gemmes bleues, équipements temporaires – s’investissent soit dans la même partie (amélioration du sac à dos, de la puissance d’attaque, de la vitesse d’excavation), soit entre les runs pour des enrichissements permanents. C’est le cœur de la boucle roguelite : on progresse en deux temps, avec des monnaies séparées, ce qui pousse à varier les prises de risque.

Deux philosophies de jeu

Froggy Hates Snow

Le titre propose deux modes qu’on active d’un simple clic avant le lancement : le mode classique avec ses dix vagues d’ennemis et un boss, et le mode paisible, qui évacue toute agressivité. La première option parle aux amateurs de tension ; la seconde transforme l’expérience en un jeu de fouille méditatif où seul le froid peut nuire. On peut en outre régler la difficulté sur trois niveaux, ce qui permet d’ajuster la morsure du challenge.

Dans le mode hostile, des créatures d’obsidienne aux comportements bien distincts émergent des congères. Certaines patrouillent, d’autres fondent sur le bruit. Le combat, volontairement posé, s’articule autour d’une esquive en roulade et d’attaques qu’on peut confier à un ciblage automatique ou à une visée manuelle. Les arènes se creusent dans la neige même, et le placement devient plus important que la dextérité pure. Pour autant, les sensations pèchent parfois : la rigidité de la grenouille et quelques approximations de collision rendent les échanges moins fluides qu’on ne l’espérerait. Les vagues obligent à rester enfermé dans un cercle jusqu’à l’élimination totale des ennemis, un parti pris qui peut frustrer quand on se retrouve blessé avec peu d’options de soin.

Le rythme lent de Froggy Hates Snow s’assume, mais il peut dérouter. Les premiers instants, on avance avec une lourdeur calculée et le creusage demande une certaine patience. Une fois les améliorations déverrouillées – pelle plus rapide, skis, chariot – la mobilité se fluidifie et le personnage gagne en agilité, rendant l’exploration presque grisante. Les commandes, simples en surface, cachent quelques rigidités dans les tunnels étroits : il arrive que la grenouille accroche maladroitement un mur de neige ou que la roublardise de l’esquive ne suffise pas à éviter un projectile mal signalé. Une période d’adaptation est donc nécessaire, mais passé ce cap, la logique interne du déplacement finit par convaincre.

Paysage sonore

Le style 2D coloré, presque conté, contraste brutalement avec la dureté des mécaniques. Les animations de Froggy et de ses acolytes (manchots, chouettes, taupes) sont mignonnes à souhait, ce qui confère au jeu une identité immédiate. Les décors enneigés cachent des détails charmants : une lanterne qui vacille, un temple japonais émergeant des flocons, les reflets métalliques d’un satellite abandonné… Tout cela reste lisible même en mode portable sur Switch, et l’interface épurée ne sacrifie jamais la clarté. Ce n’est pas une démonstration technique, mais un univers cohérent qui respire la patte artisanale de son créateur.

Côté audio, la sobriété domine. Les bruitages renforcent le côté tactile du creusage : la neige qui s’effrite, le souffle coupant du vent, l’impact mat d’une pelle contre la glace. Les musiques se font discrètes, presque hypnotiques, et ne cherchent pas à tyranniser l’oreille. Quelques sons plus stressants ponctuent l’arrivée des ennemis ou les pics de froid, mais l’ensemble reste cohérent avec la double ambition du jeu : être à la fois une source de danger et un cocon contemplatif.

Chaque run dure entre vingt minutes et une heure selon les objectifs qu’on se fixe, mais la boucle de progression permanente allonge l’expérience sur plusieurs dizaines d’heures. Six grenouilles aux caractéristiques variées se débloquent en dépensant des gemmes bleues, chacune apportant une amorce de gameplay différente : santé de départ, puissance d’excavation, capacité thermique. Les niveaux ne se ressemblent qu’en surface ; leur configuration change, les défis secondaires se renouvellent, et l’ordre d’acquisition des améliorations lors d’une même partie dessine à chaque fois un profil de survivant distinct.

Ceux qui souhaitent tout accomplir trouveront de quoi s’occuper longuement, d’autant que les zones d’anomalies – ces espaces optionnels aux récompenses plantureuses – exigent souvent plusieurs passages pour être maîtrisées. Les sous-quêtes (sculpter la neige jusqu’à un certain seuil, découvrir des coffres spéciaux) se chargent elles-mêmes de repousser l’horizon sans lasser. La répétition du micro-cycle « creuser, ramasser, améliorer » peut guetter les profils les moins patients, mais le dosage des progrès et la constante sensation d’élargir son rayon d’action contrebalancent cette monotonie potentielle.

Il serait malhonnête d’ignorer les quelques accrocs. Les combats, sans être accessoires, manquent de tranchant : la hitbox des ennemis, la lenteur des attaques et l’impossibilité de se soigner facilement en pleine vague engendrent des moments d’inconfort. La mort en mode classique renvoie au tout début du niveau, y compris la phase de collecte, ce qui peut allonger artificiellement certaines tentatives. Enfin, l’équilibrage des améliorations n’est pas toujours égalitaire : certaines progressions sont si puissantes qu’elles rendent les autres presque fades, ce qui donne par moments l’impression d’un arbre de compétences bancal.

Conclusion

6.5 /10

Froggy Hates Snow est un OVNI sincère, qui greffe une rigueur de survivaliste sur une tendresse d’illustrateur jeunesse. Il ne ressemble à aucun autre roguelite, précisément parce qu’il refuse de faire de l’action sa seule grammaire. La neige n’y est pas un décor, mais un matériau à sculpter, un cache-misère et un adversaire, ce qui donne au moindre coup de pelle une véritable portée stratégique. La possibilité de désactiver les combats en fait une œuvre étonnamment inclusive, sans jamais lui retirer son âme. Certes, la raideur de la grenouille et quelques déséquilibres peuvent freiner l’enthousiasme, mais l’originalité de la proposition et l’addiction qu’elle distille finissent par emporter l’adhésion. Froggy déteste la neige ; nous, on a franchement adoré s’y perdre.

LES PLUS

  • Mécanique de creusage tactile
  • Jauge de froid omniprésente, qui donne du poids à chaque décision
  • Ennemis aux comportements variés
  • Mode Paisible, qui retire les combats et propose une expérience contemplative sans rien casser de l’identité du jeu
  • Compagnons animaux (manchot, taupe, chouette) qui apportent utilité et personnalité
  • Améliorations permanentes qui modifient sensiblement la mobilité et l’exploration
  • Personnages à débloquer avec des statistiques de départ différentes
  • Nombreuses options de difficulté et de gameplay
  • Sous-quêtes et défis optionnels qui allongent la durée de vie
  • Sentiment constant d’élargir son rayon d’action

LES MOINS

  • Début de partie lent, le temps que les premières améliorations s’activent
  • Déplacements parfois raides dans les tunnels étroits, quelques accrocs de réactivité
  • Lisibilité du combat réduite quand plusieurs effets et la neige se superposent
  • Équilibrage inégal des améliorations
  • Combats patauds, visée et esquive manquant de tranchant
  • Détection des coups et roulade pas toujours fiables
  • Soins très limités
  • Mode sans ennemis trop permissif, la survie au froid étant peu punitive
  • Répétitivité ressentie par les profils les moins patients
  • Uniquement en anglais

Détail de la note

  • Bande-son 0
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Durée de vie 0
  • Accessibilité 0
  • Contrôles 0
6.5
Froggy Hates Snow
Date de sortie : 07/05/2026
eShop

Note finale

6.5
  • Bande-son 0
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Durée de vie 0
  • Accessibilité 0
  • Contrôles 0

LES PLUS

  • Mécanique de creusage tactile
  • Jauge de froid omniprésente, qui donne du poids à chaque décision
  • Ennemis aux comportements variés
  • Mode Paisible, qui retire les combats et propose une expérience contemplative sans rien casser de l’identité du jeu
  • Compagnons animaux (manchot, taupe, chouette) qui apportent utilité et personnalité
  • Améliorations permanentes qui modifient sensiblement la mobilité et l’exploration
  • Personnages à débloquer avec des statistiques de départ différentes
  • Nombreuses options de difficulté et de gameplay
  • Sous-quêtes et défis optionnels qui allongent la durée de vie
  • Sentiment constant d’élargir son rayon d’action

LES MOINS

  • Début de partie lent, le temps que les premières améliorations s’activent
  • Déplacements parfois raides dans les tunnels étroits, quelques accrocs de réactivité
  • Lisibilité du combat réduite quand plusieurs effets et la neige se superposent
  • Équilibrage inégal des améliorations
  • Combats patauds, visée et esquive manquant de tranchant
  • Détection des coups et roulade pas toujours fiables
  • Soins très limités
  • Mode sans ennemis trop permissif, la survie au froid étant peu punitive
  • Répétitivité ressentie par les profils les moins patients
  • Uniquement en anglais

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