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Underling Uprising (Nintendo Switch) – Le test

Hadratoze par Hadratoze
12 mai 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 15 mins
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Underling Uprising
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Underling Uprising est un titre de combat urbain de type « beat’em up » à l’esthétique cartoon qui débarque sur les plateformes numériques pour redonner ses lettres de noblesse au genre. Le jeu est développé par le studio canadien Dummy Dojo et l’éditeur espagnol Abylight Studios. Il sort le 14 mai sur l’eShop pour le prix de 14,99 €, il est à la base d’une campagne Kickstarter d’avril 2022 qui a atteint son financement de 15 000 $.

Dummy Dojo est un studio indépendant basé à Vancouver, au Canada, composé d’un groupe d’amis de longue date dont la mission est de créer des jeux d’action au feeling arcade. La philosophie du studio repose sur une animation « fait main » et un système de combat dynamique, où le sens du détail et l’humour est omniprésent.

Basé à Barcelone, en Espagne, Abylight Studios s’est forgé une solide réputation internationale depuis sa création en 2004. Fort de plus de 20 ans d’expérience, il a su évoluer de studio de développement technique à acteur majeur de l’édition indépendante, reconnu pour la qualité exceptionnelle de ses portages (notamment celui de Hyper Light Drifter sur Switch) et ses succès récents comme One Military Camp ou Citadelum. Pour Underling Uprising, ils apportent leur rigueur et leur vision stratégique afin de propulser cette pépite de l’action sur le devant de la scène mondiale.

Une histoire ? Pas vraiment, c’est plus une blague

Underling Uprising

Vous incarnez des êtres génétiquement modifiés, nés des expérimentations d’un scientifique. Libérés par la maladresse d’un robot de ménage — l’acolyte du savant — vos personnages prennent conscience de leur sort ayant tous changés et décident de prendre la fuite. S’agissant d’un beat’em up, vous pourriez pardonner une intrigue secondaire, mais le titre s’encombre ici de dialogues interminables. Vous espériez de la profondeur en contrepartie ? Vous n’obtiendrez que du remplissage et des « blagues Carambar » qui s’étirent inutilement. Heureusement, vous pouvez passer ces séquences qui ne servent qu’à meubler des justifications de « pourquoi on est là ? » et du « ouais on est amis et on est là pour toi ». D’autant plus que vous ferez face à des répliques qui n’ont ni queue ni tête, la faute à une traduction française moins travaillée. Vous pourriez certes tenter de basculer le jeu en anglais pour essayer de mieux suivre, mais ne vous donnez pas cette peine : l’effort n’en vaut absolument pas la chandelle au vu de la qualité globale de l’écriture.

Côté environnements, les décors pullulent de PNJ. Pourtant, là où dans un Castle Crashers ou un River City, ils nous permettaient une interaction ou une visite de boutique, ils ne font ici office que de simple papier peint, certes rigolo, mais désespérément inerte. D’ailleurs une grande partie des PNJ et des ennemis ne sont là que pour représenter les backers du jeu et l’équipe de développement.

Ça se tabasse à l’ancienne

Vous pouvez choisir parmi quatre personnages, plus un cinquième à débloquer. Chacun dispose de ses propres forces et faiblesses — à la manière d’un Streets of Rage — ce qui permet de varier les plaisirs plutôt que de proposer des héros génériques. Côté palette de coups, vous pourrez frapper, cogner un ennemi au sol, saisir vos adversaires, courir, bloquer ou déclencher une attaque dévastatrice. Le système de combo est plutôt intéressant : votre coup final change selon que vous ayez porté un, deux, trois ou quatre coups légers au préalable.

Le jeu vous propose plusieurs personnages aux styles distincts. Lola & Rose forment un duo équilibré, rapide et facile à prendre en main avec un « Kamé Hamé Ha » puissant et efficace. À l’opposé, Angel mise sur sa force et sa « super armure » pour encaisser les coups, mais sa lenteur extrême finit par étirer les combats inutilement, même son coup spécial est long. Deckster, lui, privilégie la mobilité avec son double saut et ses tactiques de fuite, bien qu’il soit extrêmement fragile. Enfin, Boogie (une créature de morve) est sans doute votre meilleur choix pour l’aventure. Il vous permet de porter des coups à mi-distance, évitant ainsi de vous exposer inutilement. Vous pouvez également planer pour frapper vos ennemis sans vous compliquer la tâche, ou encore placer des bombes pour infliger des dégâts de zone. Son coup spécial est particulièrement efficace : vous invoquez une créature de morve autonome qui cogne sans relâche jusqu’à exploser. Cela vous offre une opportunité idéale pour profiter de la situation et enchaîner vos propres combos pendant que l’ennemi est occupé. Malheureusement, si les styles divergent, l’intérêt ne suit pas : certains personnages, comme Angel, ne tirent aucun avantage réel de leurs capacités, d’autant que la courbe de progression n’offre que peu de possibilités. Il est clairement possible de s’améliorer, mais c’est pas d’une réelle profondeur.

C’est sur le terrain du pur gameplay que le bât blesse. Vous ferez face à un saut si fulgurant que si vous ne frappez pas à l’instant précis, vous vous retrouverez déjà au sol (sauf pour Boogie). La rigidité domine : l’absence de bouton d’esquive et des animations de frappe qui vous clouent sur place vous exposent à des punitions injustes. Le système de garde est, lui aussi, décevant : dès que vous encaissez un choc, votre défense se brise, vous obligeant à réappuyer immédiatement, et si plusieurs ennemis vous frappent à la fois, vous prenez forcément le coup. Une fois au sol, il arrive souvent de subir un nouveau coup dès la relevée. Selon la situation, cet enchaînement peut durer un moment et s’avère particulièrement frustrant.

Bien que vous croisiez une quinzaine d’ennemis visuellement variés, possédant chacun leurs propres coups, vous réaliserez vite qu’ils partagent tous les trois mêmes comportements : celui qui fonce, celui qui fuit et celui qui erre au hasard. Les pièges de zone (serpents, chutes de flammes, etc.) tentent de briser la monotonie, mais ils vous font revivre inlassablement la même situation. Chaque monde se contente d’un seul piège thématique, rendant la progression ultra-prévisible ou frustrante : vous enchaînez des vagues d’ennemis, évitez le piège local, affrontez un mi-boss, pour finir sur le boss de fin de zone. Ce cycle immuable finit par transformer la découverte de chaque nouvel environnement en une simple routine. Vous noterez toutefois quelques tentatives de diversification avec des phases spéciales où vous prenez les commandes d’un véhicule, d’un monstre ou d’autres éléments originaux. Malheureusement, ces parenthèses rafraîchissantes sont bien trop rares : elles n’interviennent que trois ou quatre fois sur l’ensemble de l’aventure et elles sont sympas sans être des incontournables.

Vous pouvez ramasser des armes, elles sont un peu fun mais pas très variées. Les armes que vous ramassez sont limitées à des actions basiques. Qu’il s’agisse de tirer, de lancer ou de frapper, chaque arme ne peut remplir qu’un seul de ces rôles et elles ne peuvent être utilisées que cinq fois maximum. Vous devrez vous armer de patience pour dénicher des montures originales, comme un lion, qui offrent un réel moment de plaisir. Hélas, l’expérience est de courte durée : ces montures sont extrêmement rares et ne sont présentes que dans un seul tableau. La même chose s’applique sur les armes, elles ne « survivent » pas à la transition d’une zone à l’autre : même si vous tenez votre objet préféré, il disparaîtra systématiquement lors du passage à l’écran suivant.

Censés être le point d’orgue de chaque monde, les boss sont une véritable déception. Précédés d’un dialogue, ils représentent sans doute le maillon faible de la difficulté. Entre leurs mouvements prévisibles et une fâcheuse tendance à bugger ou à frapper dans le vide, les vaincre est une simple formalité. Ils sont si peu menaçants qu’aucun d’entre eux n’a réussi à nous faire perdre une seule fois.

La boucle est bouclée

Underling Uprising

L’ambiance sonore du titre souffle le chaud et le froid : si elle s’avère sympathique par instants, elle retombe bien trop souvent dans une monotonie décevante. Si la musique du menu principal est une franche réussite — dynamique et vraiment agréable — vous déchanterez vite une fois en jeu. Les thèmes de chaque niveau, bien qu’efficaces au premier abord, souffrent de boucles extrêmement courtes qui les rendent rapidement lassants.

Le pire reste les phases de dialogue : une seule et même mélodie tourne en boucle sans jamais s’adapter à l’action, persistant même lorsque vous changez de lieu lors des cinématiques.

Heureusement, le bruitage des coups donnés et reçus relève un peu le niveau. Ces effets sonores sont corrects et apportent le punch nécessaire à vos actions, même si l’ensemble ne brille pas par son originalité. C’est sans doute l’un des rares aspects sonores qui ne vous fera pas défaut, sans pour autant être une franche réussite.

C’est beau, très beau, mais ça bouge bizarrement

Visuellement, le jeu est indéniablement joli, s’inspirant très clairement — et de l’aveu même des développeurs — d’un style dessin animé de leur enfance. C’est beau, les décors sont plutôt réussis et fourmillent de détails rigolos. Pourtant, comme mentionné précédemment, aucun ne permet d’interagir, et ce, malgré des indications visuelles qui vous invitent explicitement à vous y diriger.

Si les animations possèdent un certain charme cartoon et exagéré. Le problème réside dans leur dysfonctionnement aléatoire : elles se bloquent ou ne s’activent tout simplement pas. Vous pourrez ainsi vous retrouver face à un boss qui, censé être « énervé », reste stoïquement face à un mur sans bouger un muscle, pendant que vos protagonistes continuent de s’adresser à lui comme si de rien n’était. Ce genre de soucis arrive malheureusement assez souvent, ils empiètent même sur vos attaques ou les boss eux-mêmes dont nous parlerons dans un paragraphe sur les bugs.

3 heures et des bonus qui manquent d’intérêt

Underling Uprising

Comme la plupart des beat’em all, Underling Uprising est relativement court. L’aventure principale se boucle en environ 3 heures, bien que le jeu propose trois niveaux de difficulté pour prolonger l’expérience. Ce n’est qu’une fois le générique de fin passé que vous débloquerez le contenu supplémentaire : sélection de niveaux, boss rush, survie et un mode combat. Si ces intitulés parlent d’eux-mêmes, ils souffrent tous du même manque de profondeur technique déjà évoqué.

Le mode Survie et le Boss Rush se contentent de vous opposer à des vagues d’ennemis ou de boss pour le meilleur score, mais l’absence de classement en ligne limite grandement l’intérêt. Plus aberrant encore, le mode entraînement — qui sert logiquement à tester vos combos — peut faire crasher le jeu si l’adversaire parvient à vous tuer avec toutes vos vies (oui vous pouvez mourir dans l’entraînement). Un personnage caché est disponible : il vous suffit de terminer le jeu avec les quatre héros de base pour le débloquer. Les plus curieux l’auront d’ailleurs déjà aperçu sur l’image de présentation du mode Survie.

À 14,99 €, le titre propose certes 6 à 7 heures de contenu si vous explorez tout, mais entre la répétitivité et les bugs, le compte n’y est pas vraiment.

Des bugs très casse-pieds

Au-delà des soucis déjà évoqués, vous ferez face à de nombreux problèmes techniques particulièrement agaçants. En plein combat, vos combos peuvent s’interrompre sans raison, ou pire : votre personnage peut sortir de l’écran et devenir incontrôlable pendant que les ennemis vous passent à tabac. Les attaques spéciales sont, elles aussi, totalement imprévisibles. Parfois l’animation se lance à moitié, parfois elle s’active mais n’inflige aucun dégât, et ce, même si vous n’avez reçu aucun coup au préalable. Cette incohérence est frustrante, que faire ? Surtout dans des moments où pour vous sauver la peau, vous redouterez de lancer votre attaque spéciale.

Nous avons précédemment évoqué les capacités de Boogie, mais il s’avère malheureusement être le personnage le plus buggé du casting. Son attaque spéciale illustre parfaitement ce manque de soin : bien que l’animation se déclenche, votre invocation de morve refuse souvent de s’activer. C’est d’autant plus frustrant que c’est lui qui subit le plus fréquemment ces interruptions d’attaques inexpliquées, rendant son utilisation aussi gratifiante qu’aléatoire.

Le bestiaire n’est pas en reste. Vous verrez certains ennemis mourir normalement, puis d’autre disparaître instantanément au lieu de rester au sol comme prévu. Plus étrange encore : les chauves-souris qui tirent des lasers ne peuvent pas vous toucher même en étant en plein milieu, alors que leurs congénères qui vous mordent fonctionnent.

Le manque de finition atteint son paroxysme lors des affrontements contre les boss (surtout le boss final). Vous les verrez parfois déclencher des animations étranges ou, plus ridicule encore, courir sans s’arrêter face à un mur. Cela vous laisse tout le loisir de les tabasser sans qu’ils ne puissent réagir, transformant un combat épique en une formalité grotesque. Vous retrouverez ici le même souci que pour vos propres attaques spéciales : les animations des boss ne se lancent pas toujours correctement, brisant l’enjeu et la satisfaction de la victoire.

Face à tant de dysfonctionnements qui gâchent l’expérience, le plaisir de jeu s’évapore rapidement, laissant place à la frustration.

Conclusion

3.5 /10

Underling Uprising s'avère bien trop rigide à de nombreux niveaux : vous vous sentez constamment limité, que ce soit par le gameplay ou par les bugs. S'il est intrinsèquement répétitif, l'ambiance générale n'aide malheureusement pas à briser la monotonie. Il ressemble à un énième beat'em all sans réelle valeur ajoutée, alors qu'il s'agissait d'une nouvelle franchise issue des espoirs d'un Kickstarter. Au final, vous aurez davantage l'impression de jouer à un prototype qu'à un jeu fini. Le titre possède tout de même des qualités, notamment ses graphismes et sa volonté — certes maladroite — de complexifier l'expérience pour la rendre variée. Le jeu reste drôle, non pas par son histoire, mais par tout ce qu'il dégage à travers son character design original et ses décors.C’est un véritable dommage : si l’expérience n’était pas autant gâchée par ses innombrables défauts, le titre aurait pu être un jeu agréable. En l’état, il s'avère bien trop souvent frustrant pour être pleinement apprécié.

LES PLUS

  • Thème du menu principal excellent et très dynamique
  • Direction artistique superbe, tant pour les décors que pour les personnages
  • Phases de gameplay alternatif plutôt réussies et plaisantes

LES MOINS

  • Boucles musicales beaucoup trop courtes et répétitives
  • Narration sans intérêt : ni drôle, ni touchante malgré ses efforts
  • La complexité n'est qu'une façade pour un gameplay qui manque d'une réelle profondeur
  • La variété présente ne suffit pas à sauver l'aventure de la monotonie ni à la rendre unique
  • Les animations ont tendance à faire n'importe quoi, ça gâche leur beauté
  • Omniprésence de bugs qui gâchent constamment l'expérience de jeu

Détail de la note

  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Performance 0
3.6
Underling Uprising
Date de sortie : 14/05/2026
eShop

Note finale

3.5
  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Performance 0

LES PLUS

  • Thème du menu principal excellent et très dynamique
  • Direction artistique superbe, tant pour les décors que pour les personnages
  • Phases de gameplay alternatif plutôt réussies et plaisantes

LES MOINS

  • Boucles musicales beaucoup trop courtes et répétitives
  • Narration sans intérêt : ni drôle, ni touchante malgré ses efforts
  • La complexité n'est qu'une façade pour un gameplay qui manque d'une réelle profondeur
  • La variété présente ne suffit pas à sauver l'aventure de la monotonie ni à la rendre unique
  • Les animations ont tendance à faire n'importe quoi, ça gâche leur beauté
  • Omniprésence de bugs qui gâchent constamment l'expérience de jeu

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