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Kynseed (Nintendo Switch) – Le test

LarryL par LarryL
15 août 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 17 mins
4
Kynseed
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Nous le disions en introduction du test de Moonlight Peaks, mais passer après le monument Stardew Valley doit être l’un des défis les plus éreintants pour un développeur indépendant. Comment se démarquer d’un titre aussi complet, créatif et qui continue de s’enrichir année après année ? Nous avons reçu Kynseed, un nouveau jeu de simulation de vie agricole développé par d’anciens développeurs de Fable, disponible depuis le 4 août 2026 au prix de vingt-cinq euros sur l’eShop. Sans gâcher la surprise du test, nous tenons peut-être là l’un des premiers titres capables de se démarquer du remarquable jeu de ConcernedApe.

Avant de commencer le test, nous tenons à préciser que le jeu ne propose aucune traduction française. Un niveau courant en anglais est nécessaire pour jouer à Kynseed.

Enfin un jeu de simulation de vie qui se démarque de Stardew Valley !

KynseedKynseed est un jeu immense, compact, et surtout très difficile d’accès. Si vous êtes habitués aux jeux de simulation de vie, vous avez probablement l’habitude d’un gameplay facile à prendre en main, domptable dès les premières minutes. Kynseed n’est pas de ce bois-là : le titre est exigeant, nécessite d’apprendre de lourdes mécaniques de jeu et un investissement assez important pour s’amuser dessus. Si vous ne vous sentez pas prêts à franchir ce pas, tournez les talons, le jeu n’est certainement pas fait pour vous.

Kynseed est un jeu de simulation de vie agricole. Nous incarnons un enfant dans un monde fantastique (très moyenâgeux), qui, après un drame, devient orphelin avec sa sœur. Nous sommes recueillis par notre oncle qui va nous expliquer, le temps d’un très long tutoriel (huit à dix heures), les bases de la vie, et par conséquent, les bases du jeu.

Nous sommes donc un personnage qui va devoir à la fois gagner de l’argent, trouver l’amour (et des amitiés) tout en avançant dans l’histoire. Les activités sont nombreuses : niveau agriculture, les mécaniques sont très simples : nous achetons des graines, nous les plantons dans la terre, nous les arrosons (ou bien attendons que la pluie fasse son travail) et nous les récoltons.

Nous pouvons aussi avoir des animaux pour récupérer du lait, de la viande ou des œufs. Chaque animal a ses propres goûts et nous pouvons leur offrir les aliments de notre choix pour améliorer leur humeur.

Nous pouvons explorer l’immense carte pour récolter des ressources comme des fleurs, des fruits, du bois, des minerais, mais aussi des poissons. La pêche est par ailleurs très simpliste et nous amène à lancer notre ligne, l’agiter un peu pour ferrer le poisson avant de remonter notre prise.

Toutes ces ressources peuvent être transformées : la nourriture peut devenir de bons petits plats, les minerais des outils et des armes, alors que les plantes servent à fabriquer des médicaments. Ces transformations nous amènent à réaliser plusieurs mini-jeux.

Nous pouvons par exemple broyer les ingrédients pour en faire de la poudre médicinale, la cuire pour créer une potion ou encore la mélanger avec une mixture marron pour avoir du baume. Chaque ingrédient a ses caractéristiques, et il faut réussir à créer le médicament parfait qui répond à tous les besoins tout en ne provoquant pas d’effets secondaires.

Une expérience complète, bien exécutée, avec de nombreuses mécaniques

La cuisine comme la ferronnerie se réalisent aussi avec des mini-jeux. En fonction de notre réussite à ces derniers, de la qualité des ingrédients mais aussi de nos statistiques (nous en parlons après !), nous allons avoir des produits plus ou moins qualitatifs qui rapporteront plus ou moins d’argent.

Ce sont ces produits que nous pouvons vendre pour gagner de l’argent (nous pouvons aussi vendre les ressources non transformées). Cependant, chaque boutique ne peut acheter qu’une certaine somme par jour (50 pièces au début), et nous sommes limités par cette méthode.

Douze à quinze heures après le début du jeu, nous pourrons acheter ces mêmes boutiques pour vendre nous-mêmes nos produits, ce qui nous amène de nouvelles mécaniques. Chez le forgeron, nous devrons répondre aux commandes des clients qui voudront par exemple une pelle en zinc ou un seau en cuivre. Dans la boutique généraliste, certains malins voudront négocier le prix affiché et nous devrons appuyer au bon moment pour réussir à le faire payer plus cher.

À partir de là, l’argent vient à flots (toute proportion gardée) et nous devrons gérer la demande de plus en plus forte pour que notre boutique garde sa réputation intacte. Plus une boutique fait des ventes et augmente sa réputation, plus nous débloquons des points de talent à ajouter à cette dernière pour l’améliorer.

Nous parlions des statistiques, et c’est peut-être l’un des points les plus importants de Kynseed, même s’il ne se vérifie qu’après vingt heures de jeu : en fonction des réponses données au questionnaire du début du jeu, notre personnage va avoir des points dans de nombreuses statistiques.

Ces statistiques ont une importance cruciale : certaines permettront par exemple de mieux négocier les prix en boutique alors que d’autres nous donnent de la force en combat. Malheureusement, il n’est presque pas possible d’améliorer ces statistiques une fois fixées.

En revanche, Kynseed repose sur le concept de descendance : notre personnage est mortel et une fois décédé, nous reprenons la suite du jeu avec notre enfant. Cet enfant aura une combinaison de nos statistiques et de celles de notre partenaire, ce qui nous permet, à terme, d’avoir un personnage de plus en plus talentueux. Le jeu se renouvelle avec des habitants qui peuvent avoir des enfants qui vont eux-mêmes grandir, se marier, avoir des enfants, mourir, etc.

Les relations amicales et amoureuses jouent un rôle-clé dans l’aventure : pour se marier et avoir des enfants, bien sûr, mais aussi pour avancer dans l’histoire principale. Le jeu a de nombreux bâtiments à reconstruire, comme des ponts, dont certains mènent vers de nouvelles zones. Cependant, pour réparer les bâtiments, outre des ressources, il nous faut des amis volontaires capables de nous aider (et qui possèdent les statistiques nécessaires).

Il y a toujours quelque chose à faire à Kynseed

KynseedPour augmenter la barre d’amitié, il faut offrir des cadeaux et accomplir les quêtes du panneau d’affichage. Attention cependant, les habitants ont des préférences, et certains pourraient détester qu’on leur offre les belles carottes de notre potager.

Kynseed devient alors rythmé par de nombreuses tâches, entre la gestion de nos boutiques et de nos animaux, l’exploration de la carte, l’avancée de nos relations amicales et amoureuses, nos quêtes pour l’histoire principale, les évènements saisonniers, les combats, la réparation des bâtiments et bien sûr la pêche.

Les combats se déroulent par ailleurs comme dans un A-RPG : nous avons une barre d’endurance, des épées (craftées par nos soins), un bouclier, et nous devons gérer notre endurance pour frapper les ennemis tout en esquivant leurs coups. Les ressources obtenues servent pour les potions.

Nous allons conclure cet éventail des mécaniques (incomplet car le jeu est vraiment massif) par les talents. Plus nous utilisons un de nos outils (épée comprise), plus nous augmentons en niveau. Les niveaux permettent d’acquérir des talents, comme pour la mine, où nous récoltons de plus en plus de minerais en augmentant notre niveau.

Nous gagnons aussi des talents en donnant des ressources à certains personnages. Par exemple, en donnant à Twig (un homme-lapin très Alice au Pays des Merveilles) certains poissons, nous pourrons débloquer par exemple un talent qui nous permet de pêcher un poisson rien qu’en lui lançant l’hameçon sur son ombre.

Kynseed est un excellent jeu, peut-être l’un des meilleurs Stardew Valley-like du marché. Le titre ne cherche pas à copier son illustre aîné : il apporte sa propre proposition, singulière et réussie.

Il y a tellement d’activités que le temps défile vite : nous voulons tout faire, nous voulons gérer notre boutique, nous voulons miner pour forger quelques outils à mettre en vente, nous voulons récolter des fleurs pour créer des médicaments, et nous voulons bien sûr avancer dans l’histoire principale pour voir où celle-ci nous mène.

Les mini-jeux sont à la fois simples et complexes : il faut du temps pour les dompter, mais une fois maîtrisés, ils deviennent évidents sans être trop faciles. Il y a à la fois un vrai plaisir à forger une épée parfaite ou à créer un médicament qui soigne les brûlures d’estomac.

Les développeurs savent parler aux joueurs et ils récompensent en permanence notre investissement à l’aide des « challenges » que nous réalisons en avançant dans le jeu. Une pioche 5 étoiles réalisée ? Cadeau. Un nouvel ami ? Cadeau. Quinze coquelicots récoltés ? Cadeau.

Avec les talents, la renommée (qui se débloque après dix – quinze heures de jeu), les boutiques (qui nous rapportent de l’argent en continu), les relations amicales, les nombreuses quêtes annexes et donc les challenges, nous avons une impression permanente d’avancée qui nous maintient dans une illusion de maîtrise très agréable.

Un jeu dur d’accès et qui se mérite

Les mécaniques sont nombreuses, et le jeu a toujours quelque chose de nouveau à nous apprendre, même après de longues heures de jeu. Nous avons apprécié toutes ces nouveautés qui apparaissent encore et encore.

Cependant, comme nous le mentionnions au début du test, Kynseed est un jeu qui va tester votre patience et votre volonté. Le tutoriel est long, fastidieux, et les mécaniques sont parfois très dures à cerner.

Il a fallu par exemple lire quatre fois en long et en large (et plus de vingt minutes) le dossier sur les potions pour comprendre comment les préparer. Pour les combats, même si le tutoriel est clair, ce sont une trentaine de combats nécessaires pour assimiler le fonctionnement de chaque bouton sans se tromper. Il faut donc être prêt à « souffrir » pour pleinement apprécier Kynseed, ce qui est en même temps antinomique avec le jeu de simulation de vie agricole.

De plus, le titre n’est pas traduit en français… sur Nintendo Switch. Les joueurs de notre console sont obligés de parler couramment anglais, car le vocabulaire utilisé est parfois complexe, comme pour Twig qui utilise parfois du vieil anglais. Il est vraiment frustrant de voir qu’un jeu traduit sur PC n’a pas eu le droit au même traitement de faveur sur Nintendo Switch.

Le jeu a aussi quelques défauts qui peuvent freiner les ardeurs de certains joueurs : déjà, l’histoire n’est pas exceptionnelle. Si la trame principale est intéressante, la plupart des récits sur les personnages sont un peu mous. La mécanique de descendance nous amène par ailleurs plus à nous intéresser aux statistiques de notre partenaire qu’à sa personnalité.

Si vous cherchez des histoires amères comme celles de Shane dans Stardew Valley ou un univers aussi dense que Sun Haven, vous risquez d’être déçus. La force de Kynseed ne réside pas dans sa narration.

Le fait de ne pas être obligé de dormir est déroutant. Ce n’est pas un défaut à proprement parler, mais les développeurs nous présentent un long tutoriel avec extinction des feux obligatoire, ce qui crée un réel décalage avec la phase adulte où le sommeil est facultatif.

Les quêtes annexes sont très peu variées, et même si cela ne nous dérange pas trop, certains joueurs pourraient trouver à juste titre que ces dernières ne sont pas assez travaillées, créant une certaine lassitude chez le joueur.

Les déplacements, même avec la téléportation et la présence d’une monture, peuvent sembler lourds. Là encore, même si manette en main, nous avons senti cette lourdeur sans être dérangés par celle-ci, de nombreux joueurs pourraient en avoir marre. Il faut connaître la carte pour trouver facilement les points de téléportation, et c’est encore un effort que le joueur pourrait refuser de faire.

Où est la traduction française ?

KynseedCeux qui espèrent un jeu de simulation agricole poussé vont être déçus. L’agriculture est très simple, les possibilités en termes de graines sont limitées, et ceux qui aiment avoir des rangées de légumes à perte de vue ne vont pas trouver ce qu’ils recherchent.

Finalement, la navigation dans les équipements est mal conçue. Nous avons droit à trois outils en main (sur une dizaine), et il faut jongler dans nos poches pour équiper l’outil nécessaire. Ce système est fastidieux comparé aux autres titres qui proposent des poches extensibles à moduler en fonction de nos envies.

Malgré tout, si vous dépassez ces défauts et que vos attentes vidéoludiques ne sont pas trop ciblées, vous trouverez en Kynseed une pépite unique, certes exigeante, mais surtout capable de vous amuser pendant de nombreuses dizaines d’heures.

C’est peut-être le meilleur compliment que nous puissions donner à un jeu, mais nous allons continuer à jouer encore et encore à Kynseed après l’écriture de ce test, juste pour le plaisir d’avancer avec notre petite famille et d’améliorer nos boutiques.

Le prix de vingt-cinq euros est par ailleurs parfaitement justifié pour le titre : en termes de contenu, vous en aurez pour vingt à trente heures pour atteindre la fin de l’histoire principale, en fonction de votre rythme. La durée de vie est cependant bien plus grande avec toutes les choses « annexes » que propose Kynseed.

Nous n’avons pas apprécié la patte graphique. Même si celle-ci est singulière, qu’elle se lit parfaitement, que les décors sont cohérents et bien construits, que le monde (immense) est intéressant à explorer, nous avons été dérangés par ce côté médiéval-fantastique et les traits grossiers des personnages.

Nous avons malgré tout conscience que ce n’est qu’un avis subjectif et que les graphismes sont conséquents, bien travaillés et pourraient séduire de nombreux joueurs. Peu de jeux de ce genre sont capables de proposer un monde aussi singulier que bien construit.

La bande-son est réussie. Même si aucune piste musicale ne restera dans notre panthéon personnel du jeu vidéo (où figurent notamment Hades I et II ou Spiritfarer), nous avons apprécié de nombreuses chansons du jeu et nous nous sommes même surpris à chantonner certains passages musicaux ! Les pistes musicales sont variées et qualitatives.

Nous vous joignons une vidéo de quarante minutes enregistrée lors de notre découverte de l’aventure.

Conclusion

7.3 /10

Kynseed est une pépite rare qui doit se mériter. Avec ses mécaniques complexes à rebours des autres simulations de vie, nous avons un jeu complet, addictif, qui se renouvelle régulièrement, et qui nous donne l’impression permanente de progression. La durée de vie est conséquente, les musiques variées et entraînantes, et le titre s’impose vraiment comme une référence du genre, réussissant avec brio à s’écarter de la copie de Stardew Valley tout en imposant sa propre personnalité. Cette singularité a pourtant un coût pour le joueur qui va devoir s’accrocher pendant les longues heures de tutoriel. Plus généralement, le titre est peu accessible, avec une traduction française sur Steam aux abonnés absents sur Nintendo Switch. Notons aussi que le jeu pourrait frustrer ceux qui recherchent des personnages bien écrits ainsi que ceux qui veulent une simulation agricole poussée.

LES PLUS

  • Un jeu de simulation de vie avec sa propre identité
  • Des mécaniques variées et bien exécutées
  • Des idées intelligentes parfaitement exploitées
  • Le concept de descendance
  • Il y a toujours quelque chose à faire
  • Une durée de vie immense
  • Un plaisir manette en main
  • Des musiques agréables
  • Une carte imposante avec des décors bien construits

LES MOINS

  • Aucune traduction française alors qu’elle est disponible sur Steam
  • Une prise en main difficile
  • Pour les amoureux de la vie agricole, pas assez de gestion fermière
  • Pour les amoureux de tranche de vie, pas assez de récits travaillés
  • Le design des personnages (et la direction artistique) est cohérent mais pas très beau (à nos yeux)
  • Les quêtes annexes sont répétitives
  • Une navigation dans les menus fastidieuse

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Direction Artistique 0
  • Bande-son 0
  • Contenu / Prix 0
  • Accessibilité 0

Comments 4

  1. Arnaud Acces says:
    3 semaines ago

    bonjour merci pour ce super test ! concernant les sous titres français sur switch , jai discuté avec les dev sur X , ils souhaitent les intégrer dès que possible . en effet pour le moment la traduction sur pc n’est pas jugée satisfaisante. ca va arriver c est super !

    Répondre
    • LarryL says:
      3 semaines ago

      Bonjour Arnaud, merci de cette information !

      En tant que testeur, je suis prêt à modifier mon test dès que la traduction française sera disponible, et maintenant que je suis aussi joueur de Kynseed, j’ai hâte de pouvoir y jouer en français ! Même si mon niveau en anglais est plutôt bon, il y a certains passages loin d’être évidents.

      Belle journée à toi !

      Répondre
  2. Charlie Edwards says:
    3 semaines ago

    Hi. Thank you for the cool review!
    Did you know you can use the radial menu to quickly equip tools, and that you don’t even need to equip the axe or pickaxe as they are used automatically?
    Cheers!

    Répondre
    • LarryL says:
      3 semaines ago

      Hi, Charlie and thank you for this message!

      No, we can’t. It’s a little annoying to switch out items. However, some tools are used automatically, like the axe and the pickaxe.
      But whether I’m teleporting, using the magic lamp or the fishing rod, navigating through the menus is a slow and annoying process.

      Have a great day!

      Répondre

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7.3
Kynseed
Date de sortie : 04/08/2026
eShop

Note finale

7.3
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Direction Artistique 0
  • Bande-son 0
  • Contenu / Prix 0
  • Accessibilité 0

LES PLUS

  • Un jeu de simulation de vie avec sa propre identité
  • Des mécaniques variées et bien exécutées
  • Des idées intelligentes parfaitement exploitées
  • Le concept de descendance
  • Il y a toujours quelque chose à faire
  • Une durée de vie immense
  • Un plaisir manette en main
  • Des musiques agréables
  • Une carte imposante avec des décors bien construits

LES MOINS

  • Aucune traduction française alors qu’elle est disponible sur Steam
  • Une prise en main difficile
  • Pour les amoureux de la vie agricole, pas assez de gestion fermière
  • Pour les amoureux de tranche de vie, pas assez de récits travaillés
  • Le design des personnages (et la direction artistique) est cohérent mais pas très beau (à nos yeux)
  • Les quêtes annexes sont répétitives
  • Une navigation dans les menus fastidieuse

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