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RUSHING BEAT X: Return of Brawl Brothers (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
22 mars 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 10 mins
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RUSHING BEAT X: Return of Brawl Brothers
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On va être honnêtes : quand on a appris qu’un nouveau Rushing Beat pointait le bout de son nez, on n’a pas tout de suite sauté au plafond. Dans les années 90, on avait joué à Rival Turf! et Brawl Brothers sur Super Nintendo, non pas parce que c’étaient les meilleurs beat ’em up de l’époque – ce n’était clairement pas le cas – mais parce qu’ils étaient là, qu’ils proposaient une énergie un peu débrouillarde que les grosses licences n’avaient pas toujours. Streets of Rage et Final Fight récoltaient tous les lauriers. Les jeux Rushing Beat, eux, faisaient le job sans se prendre la tête.

Alors quand Rushing Beat X: Return Of Brawl Brothers débarque plus de trente ans après, on s’attendait à un petit revival sympa, un peu nostalgique, peut-être un brin poussiéreux. On n’espérait certainement pas à ce que ce soit aussi bon. Et pourtant.

Rushing Beat X: Return of the Brawl Brothers NS2

Un retour inattendu qui mérite qu’on s’y attarde

RUSHING BEAT X: Return of Brawl Brothers (0)

C’est l’éditeur Clear River Games qui porte le projet, mais le développement a été confié à City Connection, un studio japonais qu’on connaît surtout pour son travail sur des rééditions et des remasters de classiques. Ceux qui ont suivi leurs travaux récents se souviennent peut-être de WiZmans World Re;Try, un titre qui partage justement cette philosophie : une prise en main immédiate mais des mécaniques qui se creusent quand on prend le temps d’explorer. City Connection n’a pas cherché à réinventer la roue, mais à comprendre ce qui faisait le sel de la série originale pour le transposer dans un cadre moderne. Pari réussi, en grande partie.

L’action se déroule dans Neo-Cisco, une ville qui a pris cher. Un virus, le Zeekus, a transformé les rues en zone de non-droit, et c’est à nous qu’on confie la mission de remettre de l’ordre. Six personnages sont disponibles dès le départ, dont les vétérans Rick Norton et Douglas Bild, aux côtés de quatre nouveaux venus. Chacun a sa propre motivation, mais le but reste simple : remonter la filière, tabasser quiconque se met en travers du chemin, et découvrir qui tire les ficelles.

Ce qui rend l’approche intéressante, c’est que Rushing Beat X marque la première fois que l’histoire de la série est racontée correctement en anglais. Les versions occidentales originales, qu’on avait sous les noms de Rival Turf! et Brawl Brothers, narraient en fait des récits complètement différents de leurs homologues japonais. Ici, on reprend les trames originales et on les tisse ensemble pour la première fois en dehors du Japon. Pour ceux qui avaient joué aux versions SNES à l’époque, ça apporte un vrai contexte supplémentaire. Pour les nouveaux venus, ça reste une mise en place efficace pour justifier des heures de baston dans les rues.

L’aventure se découpe en neuf stages, et on traverse ce qu’on attend d’un bon beat ’em up : des gangs de rue qui laissent peu à peu place à des ninjas, des robots, puis des choses encore plus étranges. L’histoire ne s’éternise jamais, elle fait son travail et laisse la place au gameplay.

Un gameplay qui prend son temps

Si on devait résumer Rushing Beat X en une phrase, ce serait celle-ci : en surface, ça ressemble à un beat ’em up classique, mais en dessous, il y a beaucoup plus de choses qu’on ne le croit.

La prise en main est immédiate. Le système d’auto-combo permet à n’importe qui de s’amuser en maintenant simplement le bouton d’attaque enfoncé. On n’a pas besoin de lire un manuel pour enchaîner les coups et se sentir puissant. C’est une excellente porte d’entrée.

Mais la profondeur arrive vite. Une fois qu’on est à l’aise, on découvre que les attaques au sol, aériennes et en course s’articulent différemment et interagissent entre elles. On peut annuler la plupart des actions avec un dash ou un saut, ce qui ouvre des possibilités d’enchaînements que le genre n’offre pas toujours. Les projections directionnelles permettent de choisir où envoyer un ennemi, et les balancer dans le décor détruit des éléments du niveau, révélant parfois des objets qu’on aurait autrement manqués. C’est un petit détail qui donne envie d’explorer chaque stage un peu plus minutieusement.

La jauge de rage se remplit au fur et à mesure qu’on inflige et qu’on encaisse des dégâts. Une fois pleine, on déclenche le Beat Rush, une attaque spéciale dévastatrice. Savoir quand l’utiliser devient une vraie décision tactique, surtout dans les moments où l’écran est envahi d’ennemis.

Le système de contre demande un véritable apprentissage. Quand les ennemis arrivent de toutes parts et que l’écran devient un capharnaüm organisé, trouver la bonne fenêtre pour contrer n’est pas toujours évident. Mais quand ça fonctionne, ça renverse complètement le cours du combat.

Les six personnages ont des différences suffisamment marquées pour qu’on ait envie de tous les essayer. Aucun ne se joue exactement de la même façon, et c’est un vrai point fort pour la rejouabilité.

Le système d’inventaire apporte une petite couche de réflexion bienvenue. On peut transporter et conserver des armes – épées, couteaux, pistolets, lance-roquettes – plutôt que d’être obligé de les utiliser immédiatement. On peut aussi garder des items de soin pour les moments où la situation tourne mal. Ça ne complexifie pas le jeu, mais ça empêche qu’on tombe dans une routine trop automatique.

Une version Switch 2 (heureusement) propre

RUSHING BEAT X: Return of Brawl Brothers (2)

Sur Nintendo Switch 2, la performance est stable. Dans un genre où l’écran se remplit régulièrement d’ennemis et d’effets, c’est un point crucial. Les commandes répondent parfaitement, et on sent que le jeu a été pensé pour une prise en main à la fois classique et précise. Les combos s’enchaînent sans latence gênante, les dashs et les sauts s’enclenchent au bon moment, et même le système de contre, qui demande un timing assez strict, reste jouable sans avoir l’impression de se battre contre les contrôles. Sur ce point, City Connection a fait du bon travail.

Côté musique, on est dans ce qu’on attend d’un beat ’em up qui se respecte : des thèmes entraînants, un peu électroniques, avec des moments plus atmosphériques quand il le faut. Ça ne révolutionne pas le genre, mais ça colle parfaitement à l’ambiance urbaine et déjantée du jeu. Les bruitages sont percutants. Chaque impact a du poids, chaque ennemi qui s’effondre fait le bruit qu’on attend, et les voix des personnages – bien que limitées à des interjections – ajoutent un petit côté arcade qui fait sourire. On est sur une production solide, sans fioritures inutiles.

Visuellement, Rushing Beat X est un jeu d’écarts. Parfois magnifique, parfois un peu inégal. Le design des personnages a une vraie personnalité, et leurs animations donnent une identité à chaque combattant avant même qu’on ait lancé le premier coup. On sent la connexion avec les sprites SNES d’origine, mais retravaillée pour le matériel moderne.

L’interface utilisateur est une excellente surprise. Elle a cette touche un peu flashy, inspirée du style Persona 5 dans ses meilleurs moments – des polices percutantes, des effets de texte qui apparaissent quand on enchaîne les coups, une mise en scène qui donne du swag à l’action. Ça compense en partie les moments où les décors sont moins inspirés.

Là où ça pèche surtout, c’est sur les environnements. Certains stages sont magnifiquement construits, avec une réelle sens de l’atmosphère – un quartier sous néons, par exemple, a une vraie présence et on a envie de s’y attarder. D’autres, en revanche, semblent moins léchés, comme si les ressources avaient manqué en cours de route. Le passage d’un niveau soigné à un niveau un peu vide se remarque et c’est dommage.

Le jeu propose neuf stages, ce qui correspond à une durée de vie d’environ deux à trois heures pour une première run, selon le niveau de difficulté choisi. C’est dans la moyenne du genre. Le mode Free Play permet de rejouer les niveaux déjà complétés avec des objectifs de score. C’est sympa pour ceux qui veulent optimiser leurs performances, mais ce n’est pas ce qu’on appelle un contenu extensif. La coopération est présente, comme il se doit, et c’est clairement la meilleure façon de profiter du jeu. Deux joueurs qui maîtrisent les mécaniques peuvent enchaîner des combos vraiment spectaculaires.

Conclusion

6.6 /10

Rushing Beat X: Return Of Brawl Brothers n'est pas un jeu parfait. Mais il a une âme et assume ses influences tout en cherchant à aller un peu plus loin que le simple exercice de style nostalgique. City Connection a réussi le pari délicat de ressusciter une série qui n'avait jamais vraiment eu sa place dans le panthéon des beat 'em up, et de prouver qu'elle méritait mieux que l'oubli. Ceux qui cherchent un beat 'em up technique, avec des mécaniques qui se creusent et une personnalité décalée, seront aux anges. Quant aux joueurs qui attendent une production ultra-léchée avec un contenu pléthorique, eux risquent bien de rester sur leur faim. Mais dans un paysage du jeu vidéo où les revivals nostalgiques se comptent par dizaines, Rushing Beat X a le mérite de ne pas ressembler aux autres.

LES PLUS

  • Système de combat plus technique qu'il n'y paraît
  • Personnalité décalée et assumée, héritée des épisodes SNES
  • Scénario japonais enfin traduit et cohérent
  • Auto-combo pour l'accessibilité, profondeur pour les experts

LES MOINS

  • Qualité visuelle inégale entre les stages
  • Absence de mode versus, dommage vu la richesse du gameplay
  • Certains niveaux trop longs, d'autres trop courts
  • Contenu post-game limité

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0

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RUSHING BEAT X: Return of Brawl Brothers
Date de sortie : 19/03/2026

Note finale

6.6
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0

LES PLUS

  • Système de combat plus technique qu'il n'y paraît
  • Personnalité décalée et assumée, héritée des épisodes SNES
  • Scénario japonais enfin traduit et cohérent
  • Auto-combo pour l'accessibilité, profondeur pour les experts

LES MOINS

  • Qualité visuelle inégale entre les stages
  • Absence de mode versus, dommage vu la richesse du gameplay
  • Certains niveaux trop longs, d'autres trop courts
  • Contenu post-game limité

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