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Backrooms Level X (Nintendo Switch) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
20 avril 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 10 mins
0
Backrooms Level X
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On referme doucement la porte du monde réel pour pénétrer dans un univers où la moquette jaune sale s’étend à perte de vue, où les néons crépitent sans jamais s’éteindre, et où chaque couloir ressemble étrangement au précédent. Bienvenue dans Backrooms Level X, énième déclinaison vidéoludique du phénomène creepypasta qui hante les insomniaques depuis des années. Mais attention : ici, on ne vient pas pour chasser des monstres ou collectionner des munitions. On vient pour errer, pour douter de ses propres repères, et espérer ne pas croiser le regard d’une ombre un peu trop longiligne au bout du corridor.

La Nintendo Switch accueille-t-elle dignement cette expérience d’horreur liminale ? On a arpenté ses couloirs malsains, fui ses créatures mal dégrossies et scruté chaque pixel de son image vacillante. Verdict après une petite heure de jeu — oui, vous avez bien lu.

Plongée oppressante ou simple couloir sans issue ?

Backrooms Level X (0)

Le jeu a été développé par un seul homme, José Manuel Conesa Hernandez, et édité par Firenut Games. Déjà disponible sur Steam depuis environ un an, Backrooms Level X débarque enfin sur consoles, et particulièrement sur la petite hybride de Nintendo. On sent derrière ce projet une volonté sincère de rendre hommage au lore des Backrooms, cette mythologie née sur internet autour d’images d’ambiance étranges et de niveaux aux règles absurdes. Le développeur n’a d’ailleurs pas hésité à glisser un clin d’œil personnel — l’un de ses propres jeux apparaît discrètement dans une pièce, amusante surprise pour les plus attentifs.

Mais si la passion est palpable, les moyens, eux, restent clairement ceux d’un projet indépendant, parfois même amateur. On ne va pas se mentir : on est très loin du polish d’un Silent Hill ou même d’un Outlast.

L’argument de départ tient en quelques lignes. On incarne un employé d’une corporation — un centre de recherche un peu flou, une sorte de laboratoire scientifique — dont la mission consiste à explorer le mystérieux « Level X » des Backrooms. Pourquoi ? Pour évaluer le potentiel commercial de cet endroit. Oui, vous avez bien lu : l’idée serait éventuellement d’y construire un hôtel ou un complexe de vacances. L’absurdité capitaliste du propos ajoute une couche de malaise bienvenue.

Bien évidemment, les choses tournent mal dès les premières minutes. L’entrée dans cette dimension parallèle se transforme en piège, et on se retrouve seul, sans équipement digne de ce nom, à errer dans un labyrinthe vivant. L’histoire, il faut bien l’avouer, disparaît aussi vite qu’elle est apparue. Le centre de recherche et la justification corporate sont rapidement oubliés. On ne cherche plus à comprendre pourquoi on est là. On veut juste sortir. Vivant.

Certains passages semblent esquisser une narration plus profonde — des apparitions, des murmures, des pièces étranges — mais rien n’est vraiment exploité. On reste sur sa faim, comme si le jeu avait peur d’en dire trop ou ne savait pas quoi faire de son propre postulat.

Marcher, fuir, recommencer

Ne nous leurrons pas : Backrooms Level X est un walking simulator avant tout, agrémenté de quelques séquences de survie minimalistes. Il n’y a ni combat, ni crafting, ni inventaire à gérer. On ne ramasse rien. On ne fabrique rien. On avance.

Les mécaniques se résument à :

  • Explorer des couloirs aux architectures tortueuses et répétitives,
  • Mémoriser (ou tenter de) les embranchements pour ne pas tourner en rond,
  • Fuir les créatures lorsqu’elles apparaissent, dans des séquences de cache-cache classiques,
  • Résoudre occasionnellement de petits puzzles à boutons dans les rares sections où les couloirs se déplacent d’eux-mêmes.

Le jeu propose une poignée de niveaux, chacun inspiré d’un univers visuel différent. On commence dans le fameux espace jaune aux murs tapissés et à la moquette déprimante, puis on visite une piscine immense aux carrelages humides, un complexe d’appartements, des zones très sombres nécessitant une lampe torche, et même un niveau « fournitures » qui se transforme en course contre-la-montre.

Ces changements de décor sont bienvenus car ils évitent la lassitude. Mais le cœur du gameplay reste extrêmement limité. On marche. On se perd. On se fait surprendre. On meurt. On recommence du dernier checkpoint (les sauvegardes automatiques sont heureusement bien placées).

L’un des problèmes majeurs réside dans l’intelligence artificielle des ennemis. Celle-ci est franchement injuste à certains moments : les créatures semblent parfois nous voir à travers les murs, transformant certaines séquences d’infiltration en véritables loteries. On n’a pas l’impression d’être intelligent face au danger. On a l’impression d’être chanceux — ou pas.

La lourdeur au bout des doigts

Backrooms Level X (2)

Sur Nintendo Switch, la prise en main est correcte sans être agréable. Les sticks permettent de se déplacer et d’orienter la caméra, et la course est disponible — un luxe qu’on n’a pas toujours dans ce genre. Mais les mouvements manquent de souplesse. Tourner sur soi-même est lent, presque pataud. On rêve d’une touche pour faire un demi-tour rapide, surtout quand on entend un grognement dans son dos.

La gestion de la lampe torche dans les niveaux sombres est un autre point d’achoppement : le jeu ne rappelle jamais clairement quelle touche l’active, laissant les joueurs novices tâtonner pendant de longues secondes. Un petit défaut de pédagogie qui aurait pu être évité.

Heureusement, le framerate tient la route. Pas de chutes notables, pas de clipping inquiétant. La Switch gère correctement le titre, même si on sent que le moteur graphique n’a rien de flamboyant.

Visuellement, Backrooms Level X assume pleinement son statut de jeu indépendant. Les textures sont simples, parfois pauvres, et les environnements se répètent beaucoup — mais c’est en partie le principe des Backrooms. L’architecture rectiligne, les éclairages artificiels, les couleurs criardes : tout est pensé pour créer un sentiment d’étrangeté plus que de beauté.

Quelques effets sont plutôt réussis, comme le brouillard dans le niveau de la piscine. À l’inverse, certaines textures ratent complètement leur cible : la fameuse « mare de sang » ressemble davantage à de la barbe à papa rose qu’à un liquide macabre. L’intention était probablement bonne, le résultat est malheureusement risible.

Les créatures, quant à elles, oscillent entre le vaguement inquiétant et le franchement raté. Les jump scares utilisent des PNG de qualité médiocre — l’équivalent visuel d’un mauvais film d’horreur diffusé sur YouTube en 2010. Cela peut effrayer un enfant. Un adulte aguerri aux jeux d’horreur haussera plutôt les sourcils.

La bonne nouvelle : sur Nintendo Switch, tout est stable. Pas de crash, pas de bug majeur. Ce n’est pas beau, mais ça tourne.

Entre immersion et confusion

L’audio est crucial dans un jeu d’horreur. Ici, on est partagé. D’un côté, l’ambiance sonore générale est plutôt réussie : le bourdonnement incessant des néons, les craquements lointains, les silences pesants. Au casque, l’immersion fonctionne vraiment pendant les premières minutes.

Mais les problèmes apparaissent dès qu’il s’agit de directionnalité. Un bruit de pas semble venir de la droite ? La créature est en fait à gauche. Un grognement retentit juste derrière un mur ? Le monstre est en réalité trois couloirs plus loin. Cette imprécision casse la tension et rend les phases de fuite plus confuses que terrifiantes.

Les doublages sont rares et sans intérêt. On entend quelques voix, quelques murmures, rien qui ne reste en mémoire. Dommage, car un bon sound design aurait pu sauver une partie du manque d’intensité visuelle.

C’est ici que le bât blesse sérieusement. Backrooms Level X se termine en moins de deux heures. Une première run bien menée peut même boucler le jeu en une petite heure. Une fois les crédits affichés, il n’y a aucune raison de revenir : pas de collectibles, pas de secrets à dénicher, pas de fin alternative, aucun mode supplémentaire.

On peut éventuellement relancer le jeu pour montrer l’expérience à un ami, ou pour vérifier qu’on n’a rien raté — mais on n’a rien raté. La brièveté du titre participe à l’impression de traverser une démo plus qu’un jeu complet. Certains diront que c’est volontaire, que l’horreur liminale repose sur la brièveté. On répondra qu’à ce prix (15€), on est en droit d’attendre un peu plus de substance.

Conclusion

3.6 /10

Backrooms Level X n'est pas un mauvais jeu. Il a le mérite d'exister, la sincérité d'un développeur passionné, et quelques moments où l'ambiance opère vraiment. Mais il souffre de trop de lacunes pour être recommandé au grand public, et surtout pour justifier son prix face à la concurrence.<br /> <br /> Si on veut une expérience de backrooms sérieuse, immersive et bien construite, Dreamcore (ou même Go Home Annie) font largement mieux. Backrooms Level X ressemble davantage à un brouillon sympathique qu'à un titre abouti — une porte entrebâillée sur un univers fascinant, mais qu'on referme aussitôt faute de contenu.

LES PLUS

  • Ambiance sonore globalement prenante, surtout au casque
  • Stabilité technique sur Nintendo Switch
  • Sauvegardes automatiques bien placées
  • Un petit clin d'œil sympa à d'autres jeux du développeur

LES MOINS

  • Narration quasi inexistante
  • Gameplay extrêmement limité
  • Intelligence artificielle injuste
  • Direction du son peu fiable
  • Jump scares au mieux moyens, au pire risibles
  • Contrôles lourds, absence de demi-tour rapide
  • Durée de vie ridiculement courte
  • Aucune rejouabilité

Détail de la note

  • Durée de vie 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Maniabilité 0
  • Graphismes 0
  • Rejouabilité 0
  • Histoire 0
  • Optimisation 0

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Backrooms Level X
Date de sortie : 19/02/2026

Note finale

3.6
  • Durée de vie 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Maniabilité 0
  • Graphismes 0
  • Rejouabilité 0
  • Histoire 0
  • Optimisation 0

LES PLUS

  • Ambiance sonore globalement prenante, surtout au casque
  • Stabilité technique sur Nintendo Switch
  • Sauvegardes automatiques bien placées
  • Un petit clin d'œil sympa à d'autres jeux du développeur

LES MOINS

  • Narration quasi inexistante
  • Gameplay extrêmement limité
  • Intelligence artificielle injuste
  • Direction du son peu fiable
  • Jump scares au mieux moyens, au pire risibles
  • Contrôles lourds, absence de demi-tour rapide
  • Durée de vie ridiculement courte
  • Aucune rejouabilité

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