Cast of the Seven Godsends (Nintendo Switch) – Le test

C’est début Mai 2018 que Raven Travel Studios a ressorti un ghouls and ghost like de ses cartons sur Nintendo Switch. Enfilons notre armure et partons explorer ensemble, les terres du royaume de Dareca.

Pour la petite histoire, le royaume de Dareca sera bientôt sous l’emprise de l’empereur Zaraaima qui tue le roi Kandar et kidnappe son enfant. Les plans du gros vilain se déroulaient sans accrocs mais c’était sans compter sur les sept dieux qui ressuscitèrent Kandar…. Bref vous incarnez un roi ressuscité et partez tout casser pour vous venger et retrouver votre progéniture !

Au démarrage du jeu, un beau menu sur toile de fond arcade s’offre à nous. Outre le fait de lancer une nouvelle partie ou de charger une sauvegarde, il est possible d’afficher une image en guise de tuto de commandes, accéder à la page des trophées et enfin les options assez bien fournies. Ici vous pourrez sélectionner la langue (dont le Français), activer le scanlines, la difficulté, les niveaux sonores et la résolution (1080p ou 720p).

Lorsqu’une nouvelle partie est lancée, une cinématique défile pour expliquer le scénario et ensuite votre personnage est représenté sur une map. Le temps que le stage se charge et nous voici en vue 2D de côté pour un jeu que nous aurions nommé, à l’époque où il aurait dû sortir, « plateforme-action-arcade » mais que nous qualifierons désormais de  « Run & Gun » (ou Blade pour être plus précis).

Côté prise en main c’est assez simple. Bouton « A » pour tirer des projectiles (des dagues au départ) et bouton « B » pour sauter. Cela se joue aussi bien en manette Pro qu’aux Joy-cons. Dès les premiers pas, les erreurs font mal. Faites-vous toucher deux fois et c’est la fin des haricots !! Mais il sera toujours possible d’invoquer un esprit lorsque vous vous retrouverez à un impact de la mort. La plupart du stuff de combat est des armes de lancer aux fonctionnalités différentes et pour les bourrins, il existe une épée.

Artistiquement parlant, le jeu est magnifique surtout pour ceux qui sont tombés amoureux de l’époque 16 bit. L’intégralité des levels et ennemis ont été dessinés à la main et le rendu est tout simplement sublime. Côté bande son, nous sommes dans les thèmes des années 90 mais rien de bien transcendant.

Pour parvenir à votre vengeance il faudra parcourir 6 mondes aux univers différents. Au départ vous quitterez la crypte d’où les dieux vous ont ressuscité pour traverser une forêt. Ensuite, il faudra traverser les marais au pied d’une maison hantée, puis la ville dont elle fait partie. Après ça, ce sera la descente aux enfers puis les monts enneigés. Si vous êtes toujours vivant après avoir traversé toutes ces régions hostiles aux décors variés, vous arriverez au jardin des dieux pour ensuite aller voler sur le ciel démoniaque. Nous ne spoilerons pas, mais ce niveau est vraiment original. Ce sera dans les caves sombres que vous pourrez assouvir votre soif de justice et récupérer votre enfant mais aussi recommencer le jeu plusieurs fois pour découvrir les différentes fins proposées.

Pour chaque région, même mécanique ; de longs niveaux où un boss de milieu de tableau vous attend puis un autre boss en fin de stage. Vous trouverez également des check points vous permettant de sauvegarder votre progression, ce qui n’est vraiment pas négligeable vu la difficulté du jeu. Si vous êtes du genre à répondre « encore » ou « jusqu’à la mort » lorsque vous entendez le mot « Hardcore », alors ce jeu est fait pour vous. Pour les autres et notamment si vous êtes habitué à faire voler les manettes à la moindre frustration, passez votre chemin car sinon ce jeu vous coutera vraiment, vraiment cher.

Dans Cast of the Seven Godsends, il n’y a aucune pitié pour le joueur et cela commence dès le mode easy (pour les sado-maso il existe le mode retrogamer). Pour chaque niveau il y a une foule d’ennemis qui n’ont aucune pitié. De plus vous ne possédez au début que de deux vies et si vous les perdez il faudra recommencer le jeu à zéro. Comme nous le disions en intro, votre héros est assez faible et meurt dès qu’il est touché deux fois (ou quatre si vous parvenez à trouver une armure). En plus de cela il faudra se farcir les boss de mi-niveau en plus de ceux de fin de tableau.

Conclusion
Tout est réuni pour faire de Cast of the Seven Godsends un superbe hommage aux jeux 16bit axés plateforme arcade. Si vous ajoutez à cela un contenu assez bien fourni avec cinq armes de base, sept armures complètes, quinze objets bonus pour améliorer les capacités de Kandar, trente-cinq formules magiques de combat, une douzaine de boss et des easter eggs planqués, vous obtenez une petite perle. Dommage que tout cela soit gâché par une difficulté assez extrême qui en fera fuir plus d’un et un gameplay parfois douteux. Réservé aux fans du genre.
Points positifs
  • Beaucoup de contenu
  • Graphismes faits main
  • Jeu en Français
  • Très dur si on aime se faire mal
Points négatifs
  • Trop difficile pour le commun des mortels
  • Punitif
  • Gameplay trop léger pour un jeu de 2015
6.7
Correct
Graphismes - 9
Scenario - 7
Bande son - 6
Gameplay - 6
Difficulté - 4
Durée de vie - 8
Maniabilité - 7
Ecrit par
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

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