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People of Note (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
4 mai 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 13 mins
0
People of Note sort le 7 avril sur Switch 2
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Avec People of Note, le studio Iridium (déjà responsable du jeu de rythme Before the Echo) et l’éditeur Annapurna Interactive nous invitent dans un monde où chaque nation vibre au son d’un genre différent, où les combats s’écrivent en portées et où les héros règlent leurs comptes en chansons. On y incarne Cadence, une aspirante pop star bien décidée à bousculer la scène musicale de son pays. Sur le papier, ce RPG au tour par tour pensé comme une comédie musicale interactive a tout pour séduire. Sur Nintendo Switch 2, il déploie une direction artistique pleine de caractère et une bande-son remarquable. Pourtant, entre deux refrains entraînants, le rythme trébuche parfois, et tout n’est pas aussi harmonieux qu’on l’espérait.

Quand la musique gouverne le monde

People of Note

Sur le continent de Note, l’harmonie n’est pas une métaphore : elle constitue le fondement même de la réalité. Chaque cité-État y est placée sous le signe d’un genre musical – pop à Chordia, rock dans les déserts de Durandis, électro sous les néons de Lumina, rap au royaume de Pyre, sans oublier le classique ou la country – et les tensions entre styles sont parfois palpables. Cadence, chanteuse pop de Chordia, rêve de gloire et voit dans le concours Noteworthy (l’équivalent d’une Eurovision locale) le tremplin idéal. Problème : depuis des années, le boys band Smolder rafle la mise, avec la bénédiction du conseiller Sharp, également manager du groupe et membre influent du Conseil des Quintes. Lorsque Cadence se fait évincer sans ménagement de l’audition, elle comprend que la compétition est verrouillée. Plutôt que de baisser les bras, elle part recruter des musiciens venus d’autres horizons pour créer un son inédit et prouver que l’art doit oser surprendre, pas seulement conforter le public.

Cette quête initiatique la conduit à réunir une équipe hétéroclite : Fret, rockeur vieillissant accroché aux traditions du genre ; Synthia, DJ électro rongée par le syndrome de l’imposteur ; Vox, prince du rap tiraillé entre son devoir et son envie de modernité. Leurs histoires personnelles abordent des thèmes adultes – la peur de l’échec, l’addiction (une drogue appelée Glitter permet de « goûter » la musique), le poids des attentes – et la plume du studio s’amuse à parsemer les dialogues de jeux de mots musicaux souvent bien sentis. En toile de fond, une conspiration menée par la Convergence Harmonique menace l’équilibre du monde, et c’est tout naturellement que la petite troupe se retrouve embarquée dans une aventure qui dépasse la simple victoire au concours.

L’écriture brille par son humour et ses clins d’œil assumés aux références musicales, qu’elles soient pop, rock ou hip-hop. Les PNJ distillent un comique de situation efficace, et le jeu n’hésite pas à briser le quatrième mur pour souligner avec autodérision les ficelles un peu trop visibles de son scénario. Malheureusement, ce dernier souffre d’une précipitation dommageable : la plupart des arcs narratifs et des révélations s’entassent dans un dernier acte qui expédie les résolutions. Résultat, certains personnages secondaires ou antagonistes restent à l’état d’esquisses, et l’on aurait aimé que l’intrigue prenne davantage le temps de laisser mûrir ses enjeux.

Un tour par tour en habit de lumière

People of Note est un RPG au tour par tour qui pioche dans la tradition des Final Fantasy de la grande époque, tout en y injectant quelques idées modernes. Les affrontements se déroulent en « stances » et les actions sont cadencées par une signature rythmique : une mesure en 4/4 donne, par exemple, quatre actions à l’équipe et quatre aux ennemis. On peut faire agir ses héros dans l’ordre de son choix, chacun ne pouvant toutefois intervenir qu’une fois par tour, sauf effet contraire. Les attaques de base génèrent des Points de Beat (BP), la ressource nécessaire pour lancer des compétences, tandis que la commande « Repos » permet de récupérer des BP tout en adoptant une posture défensive.

La grande originalité réside dans les QTE rythmiques qui accompagnent chaque offensive ou soin : il suffit de presser un bouton au moment où un cercle vient se superposer à une note. La précision obtenue – de « Pauvre » à « Parfait » – influe directement sur les dégâts infligés ou les points de vie récupérés. On pourra regretter que cette mécanique ne s’appuie jamais sur le tempo réel de la musique : tout repose sur des repères visuels, au point que l’on pourrait jouer sans le son sans que cela change fondamentalement l’expérience. Pour un jeu qui met la musique au centre de tout, c’est une occasion manquée de ne pas lier la performance rythmique à la partition en cours.

Le système monte en puissance avec les Mashups, des attaques combinées spectaculaires entre deux personnages, débloquées au fil de l’histoire ou via des quêtes annexes. Les boss disposent quant à eux d’une jauge Crescendo : à mesure qu’elle se remplit (en trois paliers), ils gagnent en puissance et dévoilent de nouvelles capacités, créant une tension bienvenue. Malheureusement, la quasi-totalité des boss utilise dès le premier tour un « Mash Down » qui vide la jauge de Mashup de l’équipe, limitant de fait l’usage de ces compétences ultimes à une seule occurrence par combat, à moins de s’accrocher très longtemps.

La personnalisation repose sur les Pierres de Chant (Songstones), que l’on enchâsse dans une grille propre à chaque instrument. Chaque pierre confère une compétence active, et des Pierres Remix permettent d’en modifier les effets – augmenter la puissance, réduire le coût en BP, transformer une attaque monocible en attaque de zone, etc. L’ensemble évoque un système de Materia allégé, plaisant à manipuler dans les premières heures. Mais on déplore rapidement deux limites : les personnages sont cantonnés aux pierres de leur genre musical, ce qui empêche tout mélange audacieux (Cadence ne pourra jamais rapper, Fret ne touchera pas à l’électro), et l’absence de profondeur statistique – seuls l’Offense, la Défense et les PV sont à surveiller. Passé un cap, on trouve une combinaison efficace et l’on n’éprouve plus guère le besoin d’en changer.

Exploration en surface et puzzles en travers

People of Note

Le jeu adopte une progression linéaire classique, entrecoupée de phases d’exploration dans des zones fixes aux angles de caméra préétablis. Aucun monde ouvert ici, mais des ruelles, des boutiques et des secrets à dénicher. Les rencontres aléatoires sont absentes ; à la place, on peut déclencher volontairement un combat via la commande « Lancer un beat », ce qui permet de s’entraîner et de récolter des Vinyles – la monnaie dédiée à l’achat d’équipements spéciaux. Une fois le combat terminé, la vie de l’équipe est intégralement restaurée, supprimant toute gestion de soins entre les batailles. C’est un confort appréciable.

Là où le bât blesse, c’est du côté des énigmes environnementales. People of Note les multiplie : mécanismes à activer, flux d’eau à synchroniser, ponts à faire pousser, inversion de structures… Si certaines se résolvent avec une grande satisfaction, d’autres – notamment les puzzles Harmonize impliquant des plateformes flottantes – deviennent vite frustrantes, au point que le jeu propose de les désactiver complètement. Les « batailles puzzles », qui imposent de vaincre des ennemis en un nombre de tours limité avec une composition d’équipe figée, offrent en revanche un défi plus stimulant et didactique. À cela s’ajoutent quelques quêtes secondaires, des hiboux « Weird Owls » qui testent vos connaissances musicales et une chasse au trésor optionnelle, de quoi étoffer légèrement la durée de vie.

Sur Nintendo Switch 2, la prise en main est agréable, la fluidité au rendez-vous, et le jeu se prête aussi bien à des sessions en dock qu’en nomade. On regrettera toutefois l’absence d’une mini-carte ou d’un journal de quêtes détaillé, qui rend parfois la navigation confuse dans les plus grandes zones – on passe un peu trop de temps à faire des allers-retours sans savoir où aller.

Une partition sonore éclatante, des paroles inégales

La bande-son est sans conteste la plus belle réussite du titre. Iridium Studios fait preuve d’une maîtrise impressionnante en couvrant un éventail de genres hallucinant : pop, rock, metal, EDM, rap, country, musique celtique, classique… Chaque région possède son identité musicale immédiatement reconnaissable, et les thèmes de combat se réarrangent dynamiquement en fonction du style actif pendant le tour. Les musiques de boss, qu’elles soient portées par des chœurs K-pop déchaînés ou des cornemuses celtiques endiablées, restent longtemps en tête. Le doublage anglais, quant à lui, est impeccable, porté par des comédiens qui insufflent une vraie personnalité à chaque archétype.

Les scènes de comédie musicale, où les personnages se mettent à chanter dans des numéros à la mise en scène travaillée, constituent les temps forts émotionnels de l’aventure. Seule ombre au tableau : les paroles de certaines chansons s’avèrent trop simplistes, expliquant les motivations des héros de manière littérale sans réellement faire progresser le récit. Quelques rimes approximatives viennent aussi entacher des morceaux par ailleurs bien composés. Mais l’ensemble reste d’une qualité rare pour un jeu de cette envergure.

Visuellement, People of Note séduit par son parti-pris artistique. Les décors fixes, aux couleurs vives et aux textures évoquant un coup de pinceau, rappellent les plus beaux RPG de l’ère PS1/PS2 tout en cultivant une identité propre. Les portraits des personnages, esquissés comme au marqueur, sont remarquablement expressifs. Chaque ville affiche une personnalité graphique cohérente avec le genre musical qu’elle incarne. Seules les cinématiques en 3D, qui servent les clips chantés, trahissent un manque de finesse dans les modèles, mais la chorégraphie et la mise en scène compensent largement. Sur Switch 2, l’ensemble tourne sans accroc, sans bug ni ralentissement notables.

En ligne droite, People of Note se termine en une vingtaine d’heures. C’est à la fois une bonne nouvelle pour qui redoute les RPG interminables, et une petite déception quand on mesure le nombre de thèmes et de personnages que le jeu tente d’embrasser. Les options de difficulté, qui vont du mode facile « Garage Band » jusqu’au mode « Superstar » plus exigeant, et la possibilité de désactiver les puzzles ou même de passer les combats, garantissent une accessibilité bienvenue. On peut ainsi parcourir l’aventure pour sa seule histoire si on le souhaite. Quelques quêtes annexes, dont des Mashups exclusifs, offrent un peu de rab, mais l’absence de nouvelle partie + ne pousse guère à se relancer une fois le générique de fin passé – un générique durant lequel l’équipe de développement elle-même se donne en spectacle dans un caméo aussi touchant que kitsch.

Conclusion

7.3 /10

People of Note est de ces jeux que l’on aime pour leur singularité. C’est un RPG sincère, drôle, qui parle de création artistique avec un enthousiasme communicatif et une bande-son d’une richesse folle. On prend plaisir à composer son équipe, à trafiquer ses Songstones et à découvrir chaque nouveau décor. Pourtant, des défauts de rythme narratif, un système de combat qui reste trop à la surface de son concept musical et une avalanche d’énigmes inégales viennent tempérer l’enthousiasme. On aurait aimé que le studio ose aller au bout de ses idées, en reliant vraiment la mécanique de jeu à la musique – compter les temps, caler ses attaques sur le tempo, mélanger les genres librement. Tel quel, People of Note reste une curiosité rafraîchissante, un album sympathique qui mérite d’être écouté, mais dont on retiendra surtout les singles plutôt que la cohérence de l’opus entier. Si vous cherchez une comédie musicale vidéoludique qui vous fera sourire et taper du pied, vous pouvez répondre à l’appel. Mais n’espérez pas une révolution harmonique à chaque mesure.

LES PLUS

  • Direction artistique réussie, avec une identité visuelle forte et colorée propre à chaque région
  • Bande-son d'une richesse impressionnante, couvrant un large éventail de genres musicaux
  • Doublage anglais convaincant qui donne vie aux personnages
  • Thèmes musicaux dynamiques qui se réarrangent en combat selon le style actif
  • Système de combat au tour par tour agréable, qui se complexifie au fil de l'aventure
  • Personnalisation via les Songstones et Remix Stones offrant une certaine souplesse tactique
  • Absence de rencontres aléatoires, avec un déclenchement volontaire des combats optionnels
  • Soin automatique de l'équipe après chaque combat, pour un confort de jeu appréciable
  • Plusieurs options de difficulté et d'accessibilité (désactivation des puzzles, des QTE, etc.)
  • Moments de comédie musicale mis en scène avec soin
  • Humour et clins d'œil musicaux bien sentis dans l'écriture

LES MOINS

  • Scénario précipité qui concentre trop d'enjeux dans le dernier acte
  • Certains personnages et antagonistes manquent de développement
  • Système de combat qui n'exploite pas vraiment le potentiel du rythme musical (tout repose sur des repères visuels)
  • Personnalisation bridée par le verrouillage des genres musicaux sur les personnages
  • Manque de profondeur statistique (seulement trois attributs : Offense, Défense, PV)
  • Combats de boss qui neutralisent trop systématiquement la jauge de Mashup en début de combat
  • Trop grande place accordée aux énigmes environnementales, dont certaines s'avèrent frustrantes
  • Lisibilité parfois perfectible (absence de mini-carte ou de journal de quêtes détaillé)
  • Paroles de certaines chansons trop simplistes ou aux rimes approximatives
  • Modèles 3D des cinématiques musicales en deçà du reste de la direction artistique

Détail de la note

  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Contrôles 0
  • Direction Artistique 0
  • Graphismes 0
  • Durée de vie 0
  • Bande-son 0
People of Note
Date de sortie : 07/04/2026
eShop

Note finale

7.3
  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Contrôles 0
  • Direction Artistique 0
  • Graphismes 0
  • Durée de vie 0
  • Bande-son 0

LES PLUS

  • Direction artistique réussie, avec une identité visuelle forte et colorée propre à chaque région
  • Bande-son d'une richesse impressionnante, couvrant un large éventail de genres musicaux
  • Doublage anglais convaincant qui donne vie aux personnages
  • Thèmes musicaux dynamiques qui se réarrangent en combat selon le style actif
  • Système de combat au tour par tour agréable, qui se complexifie au fil de l'aventure
  • Personnalisation via les Songstones et Remix Stones offrant une certaine souplesse tactique
  • Absence de rencontres aléatoires, avec un déclenchement volontaire des combats optionnels
  • Soin automatique de l'équipe après chaque combat, pour un confort de jeu appréciable
  • Plusieurs options de difficulté et d'accessibilité (désactivation des puzzles, des QTE, etc.)
  • Moments de comédie musicale mis en scène avec soin
  • Humour et clins d'œil musicaux bien sentis dans l'écriture

LES MOINS

  • Scénario précipité qui concentre trop d'enjeux dans le dernier acte
  • Certains personnages et antagonistes manquent de développement
  • Système de combat qui n'exploite pas vraiment le potentiel du rythme musical (tout repose sur des repères visuels)
  • Personnalisation bridée par le verrouillage des genres musicaux sur les personnages
  • Manque de profondeur statistique (seulement trois attributs : Offense, Défense, PV)
  • Combats de boss qui neutralisent trop systématiquement la jauge de Mashup en début de combat
  • Trop grande place accordée aux énigmes environnementales, dont certaines s'avèrent frustrantes
  • Lisibilité parfois perfectible (absence de mini-carte ou de journal de quêtes détaillé)
  • Paroles de certaines chansons trop simplistes ou aux rimes approximatives
  • Modèles 3D des cinématiques musicales en deçà du reste de la direction artistique

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