Bloodstained Curse Of The Moon (Nintendo Switch) – Le test

Bloodstained Curse Of The Moon est également sorti sur Nintendo Switch. Ce jeu n’est rien d’autre que la conséquence d’un “stretch goal” réussi du kickstarter d’un autre jeu, nommé Bloodstained Ritual of the Night. Effectivement, à un certain seuil de financement, Koji Igarashi (Aka IGA) proposait de développer pour consoles portables, un préquel du jeu, en mode retro 8 bit. C’est Inti Creates qui s’est collé à l’édition et nous voilà donc en possession d’un jeu 8bit, plateforme-action, à tendance bit lit, que nous nous refuserons de qualifier de Castelvania-like, puisque ça reste quand même le deuxième papa de toute la lignée des Belmont depuis Harmony Of Dissonance, qui nous l’a pondu. Allez, assez bavardé, prenons le fouet et partons à l’aventure examiner de plus près Bloodstained, Curse Of The Moon.

Lorsque la console est mise sous tension et que le jeu est lancé, nous sommes immédiatement propulsés en 1986 ; gros titre en pixel art, la typographie du titre plus que familière et une chiptune symphonique digne d’une maison hantée. Tout un programme alors que nous n’avons même pas encore « press any button ». Avant de commencer le jeu, nous allons jeter un œil dans les options mais il faut avouer que ce n’est pas très exhaustif. Nous pouvons changer la config des boutons, activer ou non le HD Rumble et enfin choisir la langue entre le japonais et l’anglais. En lançant une une nouvelle partie, nous avons le choix entre le mode Normal ou deux autre choix, pour le moment inconnus, qu’il faudra débloquer en finissant le jeu plusieurs fois pour les dévoiler mais aussi accéder aux différentes fins. Ensuite, il faut choisir entres les styles vétéran ou casual puis l’histoire démarre. Un texte nous explique que Zangestu, le protagoniste, a reçu la malédiction de la lune par les démons. Depuis, son unique but dans la vie est de détruire tous les démons jusqu’au dernier. Mais cette nuit-là, Zangetsu sentit la présence d’un être maléfique bien plus grand que ce qu’il a pu croiser jusqu’à aujourd’hui. Bien décidé à en découdre, il poursuivit sa quête là où la vôtre commence.

Comme nous l’indiquions plus haut, Bloodstained Curse of The Moon est un jeu de plateforme action où les héros évoluent dans un univers vampiro-démoniaque. Nous parlons bien de plusieurs protagonistes car au fur et à mesure que vous avancerez dans les niveaux et tant que vous n’êtes pas mort avec, vous pourrez switcher entre vos différents personnages. Chacun a ses forces et ses faiblesses et ce sera à vous de déceler quand user du bon personnage au bon moment. Lors de vos swaps, les protagonistes gardent l’énergie qu’ils avaient au moment de les échanger et lorsque vous mourrez avec l’un d’eux vous revenez au dernier check point. Lorsqu’ils sont tous morts, vous recommencez avec l’ensemble de votre équipe au début du niveau et vous perdez une de vos 3 vies de départ. Cet aspect est plutôt sympathique et rend le jeu moins difficile que son ancêtre du siècle dernier. Au total, ce sont 4 personnages qui seront disponibles ; Zangetsu le chasseur de démons, Miriam l’héroïne de Ritual of the night, Alfred le magicien et Gebel le gros vilain de Ritual of the Night.

Au fur et à mesure que nous avons progressé dans le jeu, nous avons bien senti la patte d’IGA. Le level design et les mécaniques de jeu font réellement honneur aux jeux de ce style et à leur époque, mais avec la réalisation technique actuelle sans les difficultés d’antan ; bref un summum dans le genre. Si vous n’avez jamais pratiqué, il faudra apprendre à être patient et ne pas foncer comme un bourrin. Comprendre vos ennemis, leurs patterns, leurs faiblesses. Chacun de vos personnages a une arme principale (fouet, épée, et.) et une arme secondaire qu’ils pourront récupérer en frappant la multitude de lanternes et autres bougies disséminées à travers chaque décor. Ces armes secondaires ne sont pas illimitées et il faudra récupérer de petites fioles pour les alimenter. Vous trouverez également de l’énergie et divers items cachés dans des murs et autres éléments friables. Enfin, différents chemins seront possibles pour terminer les niveaux, avec leurs bonus (ou pas) associés.

Que ce soit en mode dock ou nomade, l’expérience graphique reste identique. Nous sommes en plein dans du 8 bit avec un scrolling horizontal sur trois plans. Rien de nouveau, certes, mais cela est néanmoins très appréciable et contribue largement à conserver l’ambiance des années 80. Les décors sont soignés et variés à travers les huit mondes (ou plus, qui sait…) que vous devrez parcourir pour arriver à vos fins. Il en va de même pour les ennemis que vous croiserez et certains boss sont vraiment somptueux. Pour ne rien laisser au hasard, ce sont Ippo Yamada (Demon’s crest, Mega Man 10, Mighty Gunvolt, Blaster Master Zero…) et la belle Michiru Yamane (Nemesis 3 sur MSX, Goemon 2, quelques Castlevania, Suikoden III et IV…) qui ont composé les musiques du jeu dans un style chiptune comme ils savent si bien le faire. Le rendu est un petit bijou que nous vous conseillons de vous procurer. Mélodies épiques, angoissantes, joyeuses, tristes, entrainantes, conquérantes… tout y est sur seulement 4 canaux !

La difficulté du jeu s’adapte à tout style de joueurs. Les débutants pourront finir le jeu en quelques heures en mode normal et style casual. Les plus féroces pourront, à condition de finir le jeu plusieurs fois, s’essayer aux modes cauchemar ou Ultime tout en optant pour le style Vétéran qui se traduit par une faiblesse plus prononcée des personnages et un effet de recul lorsque vous êtes touchés vraiment très handicapant lorsque vous êtes sur une plateforme mouvante au-dessus du vide ou près d’un précipice. En ce qui concerne la durée de vie de Bloodstained Curse of The Moon, elle dépendra de vous. Vous pourrez terminer le jeu en quelques heures et le ranger à tout jamais, ou bien vous pourrez explorer les moindres recoins pour trouver des raccourcis, des bonus, des éléments cachés et surtout les nombreuses fins alternatives qui ne manquent pas de clins d’œil vraiment étonnants.

Conclusion
Annoncé comme un préquel mini-game, Bloodstained Curse of The Moon remplit parfaitement son rôle. Nous avons bien là un petit jeu sympathique en 8 bit qui nous permet de nous mettre dans l’ambiance du futur Bloodstained en 3D avec un spin off plutôt sympa. Que ce soit graphiquement, musicalement ou encore dans le gameplay et le level design, nous avons une petite perle du genre. Rien d’étonnant quand on connait l’équipe qui est à la réalisation. Le jeu pourra paraitre trop court pour les afficionados ou encore trop moche et difficile pour certains joueurs de la nouvelle génération, mais si vous êtes un adepte des jeux retro, nous ne pouvons que vous conseiller de vous procurer cet opus.
Points positifs
  • Tous les ingrédients d’un jeu plateforme-action vampiro-démoniaques sont là
  • Bande son mémorable
  • Fins alternatives (surtout le clin d’œil à …)
  • Différents cheminements pour finir un stage
  • Les Boss
Points négatifs
  • Jeu trop court surtout en speed run.
  • Son prix, sachant que le jeu existe suite à un stretch goal kickstarter.
8.6
Génial
Graphismes  - 9
Bande-son - 10
Difficulté  - 8
Durée de vie - 8
Maniabilité  - 8
kabuki76
Ecrit par
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

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