ROCK BOSHERS DX: Director’s Cut (Nintendo Switch) – Le test

Tikipod, le studio déjà responsable de Aqua Kitty ou encore Iron Crypticle, a ressorti fin 2018 sur Nintendo Switch , un jeu de ses cartons poussiéreux,. Il s’agit de Rock Boshers Director’s Cut DX, le fameux jeu-hommage à une vieille machine méconnue de la nouvelle génération, le ZX Spectrum. Enfilez-donc votre plus belle tenue Steampunk et suivez-nous dans les tréfonds de la planète Mars.

Au démarrage, vous pourrez vous lancer dans l’aventure ou choisir le mode arcade qui ne sera pas débloqué dès le début du jeu et qui vous proposera 4 mini jeux d’arcade complètements fous. Pour les débloquer, il vous suffira de récolter assez de tasses de thé, de morceaux de fromages et de Scones (oui oui les gâteaux)  plus ou moins cachés dans chaque niveau.

Vous incarnez la reine Victoria dans la fleur de l’âge, qui, lassée de sa vie ennuyeuse, décide d’embarquer, XIX siècle oblige,  déguisée façon Steampunk dans la prochaine navette spatiale (en forme de balle de flingue et nommée Boudica II, notez l’humour!) en partance pour Mars, planète colonisée par son peuple. Une fois sur place, vous déchantez vite en vous apercevant que les humains travaillent en esclavage à la mine pour le compte des Martiens. Vous-même mise à contribution, vous ne perdez pas de temps pour vous emparer d’une arme et remonter à la surface en gravissant chaque étage de la mine afin de libérer votre royaume et percer à jour un complot.

Sur le premier stage faisant à la fois office de prologue et de tutoriel, vous apprendrez à vous déplacer et vous ferez connaissance avec la partie puzzle du gameplay que vous retrouverez tout au long du jeu. Il s’agit simplement de trouver des clefs de couleurs (ou interrupteurs), ouvrant les portes associées pour pouvoir progresser petit à petit dans toutes les parties d’un tableau afin de rejoindre un ascenseur vous permettant de monter au niveau supérieur et ainsi de suite jusqu’à retrouver la surface. Bien entendu, c’est dans ce tutoriel que vous récolterez votre premier triptyque d’items «So British». Ce n’est qu’au deuxième niveau, que vous pourrez enfin mettre la main sur une arme et découvrir que vous avez posé les mains sur un twin stick shooter, mais pas en 360 ° puisqu’il ne faut pas oublier que vous êtes dans un jeu-hommage à une vieille bécane de 1982. Ainsi, vous pourrez tirer dans les 4 directions cardinales ainsi que de leurs diagonales avec votre stick droit, ce qui, après un léger temps d’adaptation, s’intégrera parfaitement aux mécaniques de jeu.

Pour la suite, le jeu sera une succession de tableaux labyrinthiques d’où il faudra s’échapper sans cesse pour rejoindre l’ascenseur, en cassant du cailloux pour se frayer une issue, en trouvant les bonnes clefs pour ouvrir les bons chemins tout en combattant des insectes géants, des geôliers martiens et tout autres antagonistes se mettant en travers de votre chemin. Il y a même des Zombis qui se reproduisent sans cesse façon Gauntlet mais sans générateur à détruire. Bien entendu, au fur et à mesure de votre aventure, vous trouverez différentes armes, plus ou moins de destruction massive, aux munitions limitées. Cependant, chaque fois que vous changerez de tableau, il ne vous restera que votre gun de base pour redémarrer, qui lui, est illimité.

La prise en main est très rapide et intuitive : le joystick gauche (ou la croix) pour se déplacer, le droit pour tirer dans la bonne direction et les boutons L et R pour changer d’arme, quand vous en avez d’autres. Les déplacements sont fluides et agréables. Même si Rock Boshers Directories Cut DX est un twin stick shooter, il ne s’agira tout de même pas de foncer tête baissée, comme un bourrin, sur l’ennemi. Vous devrez faire preuve de finesse, savoir appréhender les différents ennemis et la façon de les dégommer et dénicher les objets cachés. Le jeu, qui  se décompose en 24 niveaux répartis sur trois étages, ne vous prendra que quatre ou cinq heures à terminer si vous vous lancez dans la quête du cent pour cent. Viendront ensuite les quatre phases du mode arcade que nous vous conseillons vivement de débloquer, ne serait-ce que pour les scenarii farfelus qu’ils vous resservent. La difficulté du jeu est progressive. Plus vous avancerez dans le jeu et plus cela va se corser, aussi bien au niveau des ennemis qu’au niveau des clefs/interrupteurs à trouver pour ouvrir les passages et activer telle ou telle tourelle au passage ou même lors d’un véritable lâché de morts vivants sur vous. Pour finir le jeu à cent pour cent, comme nous le disions plus haut, il faudra trouver dans chaque niveau, une tasse de thé, un morceau de fromage et un scone mais pour les plus téméraires, terminer le le stage le plus vite possible sera également récompensé. Afin de survivre à ce chaos martien, vous devrez bien entendu éviter les impacts qui vous font perdre à chaque fois un cœur sur votre stock de vie (cinq à chaque niveau), que vous pourrez augmenter dans le jeu en, les trouvant disséminés ça et là.

Avant même la page principale, au lancement du jeu depuis le menu de la console, vous devrez choisir votre “style de jeu nostalgique” préféré entre 8bit console et 8bit ordinateur. Si vous choisissez la deuxième option, comprendre la version ZX, vous aurez droit à une petite cinématique d’introduction reprenant la page de chargement des jeux d’antan sur le spectrum. D’autre part,  vous aurez droit graphiquement à beaucoup moins de détails et la bande son vous paraîtra plus cheap tune que chiptune, pour le plus grand plaisir auditif des fins connaisseurs. Pour parler plus globalement du jeu, l’aspect 8-bit est très bien représenté aussi bien graphiquement que pour la partie bande son (big up à Electric Café), les fans du genre ne seront pas depaysés.

Conclusion
Si vous décidez d’acquérir Rock Boshers Directories Cut DX, il faut bien être conscient qu'il s'agit d'un jeu certes court, mais exigeant comme pouvaient l'être les titres du début des années 80 auquel il fait référence. Les graphismes sont baveux, le son est électronique à souhait, le scénario ne se prend pas du tout au sérieux mais ses pnj sont à la fois drôles et profonds et il y à même un aspect planification et stratégie pour sortir indemne des niveaux (surtout en fin d'aventure). En bref, on est bien loin d'un jeu triple A, mais plutôt dans le pure style indie qui est un genre qui aime souvent surfer sur la vague du nostalgique mais, quand c'est bien fait comme ici, nous ne pouvons que vous recommander, à condition que vous sachiez où vous mettez les pieds.
Points positifs
  • Ambiance 8-bit avec une spéciale dédicace au ZX Spectrum
  • Graphismes alternatifs
  • Le Contenu déblocable et ses variantes folles
  • La bande son fidèle au genre
  • Bonne rejouablité
Points négatifs
  • Trop peu de niveaux, jeu trop court
  • Jeu réservé à un certain type de joueurs
  • Pas de traduction française
7.7
Bon
Scénario/Ambiance - 9
Gameplay - 7
Graphismes - 8
Bande son - 8
Difficulté - 7
Maniabilité - 8
Durée de vie - 7
kabuki76
Ecrit par
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

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