Vandals (Nintendo Switch) – Le test

Paris, New York, Berlin, Tokyo, Sao Paulo. Non, nous ne sommes pas dans le prochain épisode de la Série “La Casa de Papel”, nous sommes dans le nouveau jeu des productions Arte, nous sommes dans Vandals. Armé de votre bombe de peinture, et à la recherche de murs vierges à embellir, vous voilà parti à l’assaut de la ville pour des virées nocturnes, à jouer au chat et à la souris avec la police.

Vandals est un jeu de réflexion avec une touche documentaire. Le but du jeu est de graffer sur les murs tout en évitant de se faire arrêter par la police. On se déplace au tour par tour sur un cheminement à embranchement et il faut absolument éviter d’être à une case d’un policier sous peine d’arrestation. Au début, rien de bien compliqué, on repère vite le chemin qui nous mènera au mur à taguer, et on esquive sans souci l’unique représentant des forces de l’ordre. Mais petit à petit, le jeu se complique. Des renforts policiers arrivent, la voie à suivre n’est plus aussi limpide. Heureusement, des bonus viennent nous prêter main forte.

On a ainsi la possibilité de siffler pour attirer nos poursuivants dans une mauvaise direction. Nous pouvons également utiliser une bouteille en verre que l’on va lancer à l’opposé de notre position pour créer une diversion. Plus on avancera dans les niveaux, plus les techniques d’esquives seront nombreuses. A New-York, on pourra passer par les égouts en repérant les plaques d’entrée et de sortie. Chaque niveau permet de récolter des étoiles, d’une à trois, selon notre réussite à respecter le nombre de tours définis, ou en ayant réussi à ne pas être aperçu par les policiers. Bref, chaque niveau ne prend que quelques dizaines de secondes, mais on se fait souvent arrêter, et on recommence fréquemment, soit parce qu’on n’a pas réussi, soit parce qu’on est sûr de pouvoir faire mieux.

L’autre aspect du jeu Vandals est son côté pédagogique. On débloque à chaque niveau des fiches sur le Street Art : comment ce mouvement est né, pourquoi, comme il s’est développé. En clair, on joue en apprenant, ce qui est la philosophie d’Arte en tant que producteur et éditeur de jeux vidéo, et le mélange fonctionne bien. Sur le plan sonore, les développeurs de Vandals ont su trouver une musique qui colle parfaitement à l’ambiance nocturne et interlope du titre. Idem avec les graphismes qui sont simples mais efficaces et qui traduisent bien l’univers de chacune des grandes villes présentes dans le jeu. Pour finir, un petit mot sur la durée de vie : une poignée d’heures seront nécessaires pour terminer le soft. Presque une dizaine d’heures si on veut obtenir toutes les étoiles et terminer le jeu de façon exhaustive.

Conclusion
Une nouvelle bonne surprise de la part d’Arte qui arrive encore à marier intelligemment le jeu et la connaissance avec ce jeu de réflexion qui, tout en nous amusant à creuser nos méninges, nous en apprend plus sur l’univers du Street Art. Les amateurs de l’un et de l’autre y trouveront leur compte. Pour ceux qui hésitent, le premier niveau est disponible gratuitement sur PC sur le site du jeu : http://vandals.arte.tv/
Points positifs
  • De beaux graphismes
  • Une bande son cool
  • Un vrai challenge intellectuel
  • De la culture en jeu vidéo
Points négatifs
  • Durée de vie faible
  • Rejouabilité limitée
7
Bon
Graphismes - 8
Son - 8
Jouabilité - 6
Durée de vie - 5
Intérêt - 8
martien martien
Ecrit par
Fan de Big N depuis la Gameboy, j'ai débuté les JV sur Atari ST. Bref, je suis un vieux joueur, mais j'aime les nouveautés autant que les jeux rétros (sauf le mauvais pixel-art)

3 commentaires

  1. Arte a toujours été pour la pop culture décalée ou non , le street art ils affectionnent particulièrement ce sujet …
    A quel moment tu graff ? Il y a une bonne vue sur les murs déjà graff ?

    Répondre
  2. martien martien

    salut Orchidia01,
    lorsqu’on graffe sur un mur, c’est un peu l’équivalent d’un dessin sur le pictochat de la DS. On fait son gribouillis et on passe au niveau suivant. C’est vraiment histoire de laisser une marque, ça n’est en aucun cas une fresque que l’on fait…

    Répondre
  3. Man Uto

    mouais pas tres emballé par ce titre

    Répondre

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