Niffelheim (Nintendo Switch) – Le test

Après la mort, il y a au choix une réincarnation, une vie après la mort au paradis ou en enfer, ou alors le néant. Dans la mythologie nordique, un lieu nommé Valhalla se trouvant dans le royaume des Dieux accueille les guerriers morts au combat. Malheureusement, le destin va être tout autre pour celui que vous incarnez.

Un jeu sans histoire

Lors de votre voyage pour le Valhalla, des démons kidnappent votre âme et l’emmènent à Niffelheim : la terre des esprits ancestraux où vous allez devoir retrouver 22 fragments de portail pour pouvoir aller reposer en paix auprès d’Odin. Et… Et c’est tout ! Le fil narratif s’arrête là, ce qui est un point faible pour ceux qui aime qu’on leur raconte une histoire, surtout que l’univers du jeu le permet aisément. Heureusement, ce manque de récit ne nuit pas à l’expérience.

La première chose à faire en lançant le jeu est de se rendre dans les options afin de modifier la langue, le jeu étant en anglais par défaut. Vous allez ensuite avoir le choix entre quatre terres pour créer votre monde et y construire votre forteresse. Pour chacune d’elle, le décor ainsi que les animaux sauvages vont changer mais ne perdez pas trop de temps dans votre décision car vous pourrez traverser les autres terres lors de votre partie. A vous aussi de décider si vous voulez y inclure de un à trois bots, qui habiteront dans les trois autres terres. La disparition du multijoueur de cette version Switch par rapport à la version PC est un gros point noir, il n’y a tout simplement pas de jeu en ligne ou en local.

Une fois votre contrée choisie, vous allez devoir décider quel guerrier vous allez incarner : un viking résistant aux coups, une valkyrie avec une bonne défense mais une faible attaque, un berserker très puissant ou un chaman aux faibles dégâts mais très résistant à tout type de dégâts. Une fois fait, vous voilà enfin prêt à affronter ces terres hostiles en tout point ! Il va falloir partir de zéro et construire votre forteresse à l’extérieur comme à l’intérieur. Au-dehors, vous allez améliorer votre château en confectionnant une citadelle, des murs ainsi que deux tours qui vous permettront de résister aux assauts de hordes ennemies qui vous assaillent tous les sept jours. Vous avez aussi la possibilité de créer une serre, un poulailler et une bergerie qui vous donneront respectivement la possibilité de cultiver des légumes que vous aurez trouvés au préalable (ou de vous faire de la nourriture), d’obtenir des plumes et de la laine en ayant d’abord capturer chaque animal à l’aide d’un piège. A l’intérieur, vous allez pouvoir construire une forge, une scierie, une cuisine et un atelier d’alchimie, le tout étant améliorable sur cinq niveaux moyennant de précieuses ressources. De nombreux coffres sont à construire et vous donnent un espace de stockage plus que suffisant.

Du craft, de la collecte et du combat

Le système de craft est simple et vraiment complet mais demande de collecter en permanence de nombreuses ressources qui se régénèrent de façon procédurale.

Pour les récupérer, vous devez explorer les terres afin de trouver de quoi survivre. Tuer ou capturer des animaux, cueillir fruits et légumes, couper des arbres et vous défendre contre les monstres, sans oublier le passage à la mine qui se trouve dans votre forteresse pour récupérer divers minerais qui servent de matériaux de constructions, voilà de quoi est fait votre avenir. Il vous faudra visiter de nombreux donjons (cryptes et oubliettes eux aussi créés de manière procédurale et qui changent en cours de partie suite à des tremblements de terre) très dangereux afin de récupérer les fragments de portail. Des “Prêtres de la mort” ainsi que d’autres PNJ vous donneront quelques quêtes qui se résument en majorité à collecter des ressources. Les prêtres se trouvant souvent dans les profondeurs des donjons, les développeurs d’Ellada Games vous donne la possibilité de valider les quêtes directement dans le menu “missions”. Vos récompenses varient entre des ressources ou de l’or que vous pourrez utiliser pour commercer chez les marchands de la ville.

Le côté survie se limite à gérer la “faim” de votre personnage. Chaque action effectuée vous coûtera un point de nourriture. Il vous faudra donc avoir toujours sur vous de quoi vous nourrir à défaut de perdre des points de vie lorsque votre faim est à son paroxysme. Il faut bien évidemment survivre lors des divers affrontements plutôt difficiles contre un bestiaire plutôt limité. Ici pas de combos ou de combinaisons de touches pour combattre : une seule touche pour une seule attaque qui diffère selon l’arme équipée. Idem pour vos adversaires qui n’ont qu’une seule attaque. Si à la fin d’un combat, vous vous retrouvez mal au point au niveau de la santé, vous avez soit la possibilité de manger, soit celle de boire une potion de santé ou encore celle de vous asseoir sur un trône qui se trouve sur chaque terre et dans chaque forteresse. Par contre si vous mourrez, vous réapparaîtrez en fantôme dans votre château et vous devrez retrouver votre corps afin d’en reprendre possession. Une évolution automatique de votre personnage se fait à force de se battre, de couper du bois, de chasser entre autres, et vous octroi de petits bonus.

Niffelheim brille par sa touche artistique rarement vue dans un jeu vidéo. Graphiquement, les environnements extérieurs en 2D faits à la main dans l’univers nordique ainsi que le design des personnages rendent le titre vraiment très beau. L’ambiance sonore sert bien les graphismes avec des musiques envoûtantes. Quelques ralentissements se font ressentir lors de quelques changements de tableaux et que quelques erreurs de traduction française sont à noter, mais rien d’handicapant pour votre aventure.

Conclusion
Avec un choix artistique réussi et malgré une histoire inexistante, Niffelheim est envoûtant pour ceux qui aiment la mythologie nordique, avec un système de craft complet mais qui pousse à la collecte incessante de ressources. Malgré des combats plutôt ennuyeux et sans panaches, un système de survie qui ne se base que sur la faim, une lenteur dans tout ce que fait votre personnage ainsi que la perte du multijoueur pour cette version Switch, le titre de Ellada Games est un jeu correct qui ne plaira pas à tout le monde, mais pour 14.99 euros, l’aventure se laisse tenter et vous occupera de nombreuses heures si les quelques défauts du titre ne vous rebutent pas.
Points positifs
  • Graphismes faits à la main sublimes
  • Système de craft complet
  • La bande son envoûtante
  • La mythologie nordique
Points négatifs
  • Le côté survie très, très limité
  • Un bestiaire plutôt faible
  • Disparition du multijoueur
  • Les combats très moyens
  • Une histoire inexistante
5.8
Moyen
Graphismes - 9
Bande-son - 9
Durée de vie - 6
Rejouabilité - 4
Accessibilité - 4
Survie - 3
CrazyBearded
Ecrit par
Joueur depuis plus de 31 ans, je suis un passionné de jeu vidéo de tous types et de toutes plateformes.

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