Switch ‘n’ Shoot (Nintendo Switch) – Le test

Matt Glanville est un developpeur indépedant basé à Leeds au Royaume Uni. Il est le concepteur de Switch ‘ N ‘ Shoot, porté en avril 2019 sur notre console nomade préférée. Il s’agit d’un jeu de tir vertical, pensé autour d’une idée simple : n’utiliser qu’un seul bouton. Venez donc avec nous dans les étoiles pour « kick ass » de l’alien sur Nintendo Switch.

Dès le début du jeu, une sorte de singe grincheux de l’espace vous met dans l’ambiance : « Bienvenue pilote permutateur générique, allez au hangar et sauvez le monde, si possible » suivi d’un « À bientôt j’espère LUDY ». Il ne vous reste plus qu’à appuyer sur le bouton A, pour commencer à jouer.

Si vous ne faites rien, votre vaisseau spatial dérivera rapidement vers la droite pour finir par sortir de l’écran et continuer sa course en revenant par la gauche, et sera comme cela à l’infini, si vous ne percutez aucun ennemi bien évidement. D’ailleurs, si vous mourrez, le singe reviendra avec son air sarcastique pour sortir un truc du genre « Au menu demain, purée de Ludy», pour enchaîner immédiatement sur une nouvelle partie, en bon die & retry, le primate vous affublant alors d’un nouveau nom associé à une nouvelle vanne, du genre : « Concentrez-vous Glaxmo ». En revanche, appuyer sur le seul bouton disponible vous permettra de tirer un projectile et par la même occasion, de changer de direction. Pour maintenir un cap droit, il faudra alors presser régulièrement A.

Comme il s’agit d’un shoot vertical, les antagonistes arrivent par le haut de l’écran : si vous les dégommez, ils disparaissent et vous marquez des points mais ; si vous les ratez, ils stagneront sur la ligne horizontale au niveau de votre engin, jusqu’à ce qu’ils finissent par exploser. C’est volontairement très gênant, voir mortel !

Mais le gameplay ne s’arrête pas là. Régulièrement, une capsule de power up traversera l’écran de haut en bas. Si vous l’attraper, vous améliorerez votre tir mais si vous la laissez passer, votre puissance de feu s’amenuisera. Astucieux n’est-ce pas ? En enchaînant les powers up, vous bénéficierez de 5 possibilités qui se succèdent : l’augmentation de la taille du tir, un tir encore plus gros, le double tir, le triple et le laser. Le dernier est tellement badass que des bandes mortelles apparaissent sur chaque bord, vous empêchant de traverser l’écran et rendant les déplacements encore plus difficiles. Croyez-nous, les premières fois, à ce stade, la surcharge cognitive se pointera très vite. Enfin, lorsque vous êtes au niveau maximal de power up, le prochain upgrade vous fait passer en vitesse hyperespace pour aller au niveau suivant et par la même occasion, ramener votre puissance de feu au départ, seuls les points de votre score restent. Parfois, un alien bleu ramènera sa fraise et si vous lui faites la peau, il lâchera un bouclier, très pratique.

Graphiquement le jeu est très basique, voulu rétro à souhait façon 8 bit. Le fond spatial est monochrome, parsemé d’étoiles et autres morceaux d’astéroïdes résumés à quelques pixels et les ennemis ressemblent à des méduses tandis que le boss du niveau 4 fait clairement penser à un poulpe. Lors de vos moultes parties et progressions, vous débloquerez des palettes de couleurs, stylisée façon gameboy, apple II, commodore ou personnalisables… Il y a en tout 64 palettes disponibles que vous retrouverez dans le menu des options.

Il existe différentes façons de jouer à Switch ‘n Shoot avec sa console et chacune à son charme. En mode dock comme en nomade, vous pouvez choisir à tout moment d’être en rendu visuel, vertical ou horizontal. Bien sur, dans votre salon, il faudra disposer d’un écran amovible alors qu’en mode portable il suffira de faire pivoter la console (à condition de ne pas jouer avec les joycon accrochés, sauf avec l’accessoire qui va bien pour ce type de situation). En verticale, l’avantage est que vous jouez en plein écran, mais lorsque vous êtes en mode horizontal, l’écran est divisé en trois bandes. L’action se passe au milieu alors que sur les bandes de gauche et de droite sont incrustées deux magnifiques illustrations de type années 70-80, rappelant clairement les décorations de nos bonnes vieilles machines des salles de jeu et autres bars PMU.

Elles ont été réalisées par Paul Duffield (merci à lui) qui a bien voulu nous expliquer comment c’est arrivé. Matt et lui se connaissaient de longue date et voulaient travailler ensemble sur un projet depuis longtemps. Lorsque son vieil ami l’a contacté, c’était pour lui demander de réaliser des illustrations inspirées de l’arcade rétro et de lui envoyer quelques exemples dont les images de la borne de Space Invaders. À ce moment là, les graphismes du jeu avaient déjà étés créés par Matt, donc Paul a combiné ces derniers avec une influence arcade rétro. Enfin, il nous a raconté une petite anecdote : une vraie borne de Switch ‘n’ Shoot a été réalisée récemment et décorée avec ses illustrations (ici). Certaines personnes qui ont vu la borne et le jeu pour la première fois ont supposé qu’elle était d’époque.

Comme pour accentuer le style rétro mais aussi pour rythmer les parties endiablées et infinies du jeu, la bande son est chiptune, signée par Moppysound, un compositeur japonais. Alternant batterie au bpm élevé agrémentée d’une mélodie bien distro comme on les aiment avec une couche supplémentaire de ligne de basse bien grasse, la musique est tout simplement splendide et il sera impossible de ne pas en tomber amoureux si vous êtes de ses joueurs de la playhistoire.

Conclusion
D'inspiration avouée et assumée du concept de Flappy Bird, Switch'n Shoot, le jeu de tir à un bouton, est carrément jouissif et addictif. Obligeant sans cesse à se dépasser malgré un concept ultra simpliste mais hautement efficace, il ne sera pas facile de résister à la tentation de se dire « allez, juste une dernière partie ». En dock ou en nomade, c'est un jeu parfait à jouer en petites sessions pour toujours essayez d'aller plus loin dans son high score. Enfin, son style rétro aussi bien graphiquement que musicalement le rendent encore plus attachant.
Points positifs
  • Illustrations façon arcade rétro
  • Son aspect die & retry
  • Le mode vertical, surtout en nomade
  • Les vannes du vieux singe, et en français SVP !
  • Le thème musical qui donne envie de rejouer à Megaman II
  • Les palettes de couleur à débloquer
  • Ultra addictif
Points négatifs
  • Graphismes rétro mais trop simplistes
  • Pas de vibrations des manettes
  • Quelques traductions Google trade
8
Génial
Graphismes - 5
Bande-son - 8
Maniabilité - 10
Gameplay - 9
Difficulté - 7
Durée de vie - 9
Humour  - 8
Ecrit par
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

5 commentaires

  1. Il y a retro et retro…
    Celui là, ne me tente pas

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  2. teste …et vraiment bof !

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  3. C’est chaud quand même! j’adore les shoot, j adore style pixel mais là c’est un peu fort. Après il ne faut pas s’arrêter à ça… A voir donc

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    • idem, j’aime le pixel art, mais là, je ne vois pas le coté « art »

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  4. Pas du tout mon trip :/

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