Atelier Shallie: Alchemists of the Dusk Sea DX (Nintendo Switch) – Le test

La série Atelier est souvent associée aux plateformes Sony, à quelques petites tentatives près sur 3DS. La Switch semble avoir convaincu Gust de poursuivre leurs efforts chez Nintendo avec une vague d’annonces sur la console hybride de Kyoto, incluant une vague de remasters HD. Débuté en 2012 puis conclu en 2015, l’arc Dusk de la série Atelier revient sur Switch. C’est en automne dernier que Gust annonce l’arrivée de Atelier Dusk Trilogy Deluxe Pack sur Switch, avec la possibilité éventuelle d’acheter à l’unité chacun des jeux de cette trilogie. Cette trilogie vient récemment de sortir en Europe. Nous nous attarderons ici sur la boucle de cette trilogie, à savoir Atelier Shallie: Alchemists of the Dusk Sea DX, l’ultime opus de l’arc Dusk. Préparez votre marmite, il est l’heure de jouer aux apprentis Alchimistes !

Mijotez avec Shallie sur Switch

10 ans après les aventures d’une certaine Ayesha et 6 ans après les péripéties d’Escha et Logy, le phénomène de Dusk semble s’approcher du village de Lugion. Les points d’eau du continent se tarissent à divers endroits, dont les alentours du village. Avant que la sécheresse ne gagne totalement le village et que les traditions de ce dernier finissent par se perdre avec lui, Shallistera entreprend un voyage en direction de la ville de Stellard. Cette jeune alchimiste est vouée à devenir la prochaine dirigeante du village et ne peut fermer les yeux sur les risques menaçant Lugion. À bord du navire volant, son ami d’enfance Kortes et le vieux Theo. Alors qu’ils approchent de la ville après s’être approvisionnés à une certaine zone en faisant la connaissance de Jurie Crotz, une ancienne amie de Kortes originaire de la ville de Stellard qui trainait dans le coin, un Dragon de sable apparaît. La créature s’en prend au vaisseau, cela amène Shallistera et son groupe à faire une entrée fracassante en Stellard, mettant en miette une partie du port.

À peu près durant ces évènements, Shalotte Elminus, une jeune apprentie Alchimiste de Stellard, vaque à son quotidien. De nature très enjouée, elle ne se soucie pas des évènements à venir et vit au jour le jour. Ce quotidien se résume à s’entraîner autour de son chaudron et à se rendre au siège de l’Union de Stellard afin de récupérer auprès du chef Raoul des tâches à effectuer et arrondir financièrement ses journées. Notre jeune fille se demande juste quand Raoul lui proposera des missions plus pertinentes que de passer le balai dans toute la ville. Après avoir vécu ce bref prologue, il nous appartient de choisir de vivre cette ultime aventure Dusk du point de vue de Shallistera ou Shalotte, raccourci en Shallie par l’entourage de nos deux héroïnes. Ce choix n’a finalement rien de véritablement pertinent vu que les 2 finissent par devenir amies, s’unissent et enquêtent ensemble. Simplement, vous ferez face à quelques nuances de point de vue, quelques évènements différents et des fins potentiellement différentes.

Choisir Shallistera, c’est aussi vivre une aventure aux côtés d’une héroïne ayant une progression plus proche des précédentes héroïnes de la série Atelier. On suit l’évolution d’une jeune fille qui ne connait pas grand-chose au monde et de la société au-delà des murs de son village. Elle découvre ainsi que les liens très forts entre les gens de son village ne sont pas nécessairement choses communes dans les grandes villes et que la confiance doit se gagner. Shalotte délivre un point de vue beaucoup plus coloré par sa personnalité et sera surtout beaucoup plus bruyante que Shallistera, voire, osons dire, plus stupide que la première héroïne. Un semblant de mini-drame tout de même dans sa relation avec Shalistera ainsi que celle avec sa mère, mais vraiment “mini” vu que la situation se débloque très vite. À vous de choisir la marmite que vous allez mijoter pendant une bonne trentaine d’heures minimum pour voir une première fois le bout du produit que vous avez commencé à forger.

Dans tous les cas, Atelier Shallie nous sert un scénario à la base assez critiqué par sa non-pertinence et laissant surtout de nombreuses questions en suspens, chose anormale pour une supposée fin de trilogie. Gust sortira alors plus tard Atelier Shallie Plus sur PS Vita avec de nombreux contenus en plus et notamment du contenu scénaristique pour les deux Shallie, mais également de nombreux liens avec les 2 précédents jeux de l’Arc Dusk. La version Switch est basée sur cette version Plus et possède tous les contenus ainsi que les DLC. Ce qui est un plus non négligeable et qui nous permet d’apprécier, sur Switch, Atelier Shallie en intégralité. Paradoxalement, alors que notre attention devrait être portée sur les nouveaux venus dans cet arc, les anciens arrivants d’Atelier Ayesha et Atelier Escha & Logy possèdent un nombre de scènes non négligeable afin de répondre à toutes les questions restées en suspens dans leur jeu respectif. Du coup, on apprécie d’avoir un casting de personnages jouables aussi nombreux, mais il faut avouer dans le même temps que si vous n’avez pas fait les 2 opus précités, vous n’aurez peut-être pas le même plaisir des retrouvailles et de satisfaction qu’un fan de la série.

Rien ne vous empêchera d’apprécier l’ensemble du casting et leur lien mais il faut avouer que les sous-entendus sont nombreux et que cela peut attirer suffisamment de curiosité et vous motiver à vivre les anciens jeux pour voir ce qu’il en est de vos propres yeux. Au-delà de cela, le scénario reste convenable si vous recherchez un JRPG sans grande prise de tête scénaristique et une bonne grosse dose de naïveté. Toutefois, notons qu’il faudra aimer lire et aussi apprécier faire vos jeux en anglais pour apprécier d’autant plus l’expérience. Pour ceux qui mettent souvent leur console en veille et qui ont peur d’oublier leur progression, il y a la possibilité de faire dérouler quelques lignes de dialogues passés afin de vous aider à vous resituer. Dans l’autre sens, ceux qui veulent passer tous les évènements peuvent accélérer les scènes et enchainer le jeu.

Prendre son temps ou foncer !

Chaque opus de la série Atelier embellit la formule gameplay de la série. Un des reproches faits à la série concerne son tutoriel fastidieux, qui est distillé sur des dizaines d’heures de jeux et bloque relativement vos possibilités de gameplay. Atelier Shallie fonctionne de la même manière : on découvre encore de nouveaux éléments de gameplay après plusieurs chapitres de jeu au compteur. Toutefois, le plus gros du morceau est délivré dès les premiers chapitres, les éléments qui suivent ne deviennent que des éléments facultatifs qui enrichissent simplement l’expérience. C’est-à-dire qu’en comparaison aux précédents jeux de la série, on est rapidement libre de faire nos 10 000 quêtes fedex répétitives, explorer les zones de la carte du monde en fonction de notre progression dans l’histoire et faire de l’alchimie à gogo. Et quand on dit à gogo, on ne joue pas sur les mots car la grosse nouveauté ici, c’est également de dire “adieu” au système de calendrier et de temps limité. Notre progression se fait au travers de plusieurs chapitres, divisés en un certain nombre d’évènements et missions importantes à vivre et à faire. À un certain moment, on se retrouve face à une sorte de “quartier libre” dans laquelle on a tout de même quelques missions majeures à faire afin de débloquer l’accès au prochain chapitre qu’il vous appartient de lancer ou non.

Rien ne nous empêche de refuser de passer au chapitre suivant afin de vivre l’aventure à notre rythme en se focalisant sur les missions Fedex et les nombreux objectifs annexes du jeu. Les missions sont désormais classifiées et au-delà des objectifs majeurs, on a également beaucoup d’objectifs similaires à des “Trophées” et “Achèvements” comme “forger 10 fioles de liquide” ou encore “battre 100 monstres”. Si vous accomplissez ces objectifs annexes, vous recevez des bonus d’expérience qui vous feront progresser toujours plus que ce que l’histoire du jeu a prévu. C’est-à-dire que l’expérience de base n’est déjà pas difficile, mais en passant du temps sur ces missions, vous grimperez tellement vite en puissance que vous roulerez littéralement sur le jeu. Notez qu’une fois que vous débloquez l’accès au chapitre suivant, les objectifs annexes disparaissent et vous ne pouvez faire que les missions Fedex. Reste que la disparition du temps limité vous permet véritablement soit de vivre l’aventure tranquillement, soit de lui donner plus de rythme en passant simplement à l’essentiel.

On ne vous mentira pas, ces nombreuses quêtes annexes riment avec de nombreux allers-retours entre la ville de Stellard et les autres zones de la carte du monde. Ces zones se débloquent au fur et à mesure de votre avancée dans l’histoire, mais les déplacements sur la carte du monde se font un peu comme ceux sur la carte d’un Mario Party. Lorsque l’on sort de la ville, on se retrouve sur une immense carte du monde sur laquelle des pointillés relient 2 cases, et une case équivaut à une zone explorable. Comme les précédents jeux de la trilogie, il s’agit souvent d’une zone plus ou moins grande à explorer. On peut se rendre sur les points de collecte avant de remplir son panier de matériaux à utiliser en alchimie, ouvrir des coffres, miner, parmi d’autres interactions possibles. Contrairement aux précédents Dusk, on n’est pas face à un petit nombre de zones sur la carte du monde et d’aires relativement petites à explorer. Gust s’est donné plus de moyens afin de donner un certain volume à ces zones explorables, d’ailleurs certaines sont même divisées en plusieurs aires, donnant une dimension de grandeur plus prononcée. D’ailleurs si on continue sur le côté “Mario Party” et mini-jeu, en interagissant dans les zones, vous remplissez une jauge d’événement. Elle peut être remplie 3 fois et vous pourrez enclencher des évènements au choix, allant d’une collecte d’objets rares à des affrontements de hordes de monstres.

Une presque parfaite Alshalliste

Après avoir rempli son panier, on revient à Stellard pour le stocker sur le vaisseau (pour Shallistera) ou chez soi (pour Shalotte) et il est possible d’aller directement auprès de son chaudron pour utiliser nos trouvailles et créer des objets. Créer des objets implique que nous ayons d’abord la recette à suivre, afin de cuisiner les ingrédients nécessaires à sa fabrication. Ces livres de recettes sont vendus dans certains commerces de la ville de Stellard ou en dehors. Lorsque vous les avez obtenus, revenez auprès de votre chaudron et vous assisterez à une petite scène dans laquelle votre héroïne lit les livres et apprend les recettes. Une fois fait, allez auprès de votre chaudron et c’est parti ! Forgez des gâteaux pour vous redonner de la vie en combat, des bombes à utiliser face aux monstres, des alliages de métaux à utiliser pour forger de puissantes armes ou encore des morceaux de tissus pour une nouvelle tenue résistante. Les recettes et les possibilités sont nombreuses. Si les équipements sont utilisables par tous, notez que les objets de soutien et nourritures sont utilisables en combat uniquement par les 2 Shallie. Il faudra d’ailleurs, avant de sortir de la ville, remplir votre arsenal d’objets à emporter avec vous à l’extérieur car une fois dehors, impossible de changer cet arsenal ou refaire le plein.

Cet arsenal n’est pas totalement à l’image d’un Monster Hunter, on n’est pas face à un simple inventaire où l’on se contente de placer les objets à emporter. Nos différentes créations ont des formes similaires à des pièces de Tetris. Il s’agit de placer ces formes dans notre inventaire rectangulaire. Un inventaire qui peut être rempli relativement vite au début avec quelques objets, mais dont on peut agrandir la contenance en avançant dans le jeu. Notez aussi qu’un objet n’est pas véritablement égal à un objet. Il y a une certaine quantité d’objets créés en suivant une recette. En faisant des gâteaux de soin, on en fait ainsi 3 portions de base, ce qui signifie qu’en combat vous pourrez les utiliser 3 fois. Si vous avez d’autres gâteaux dans votre vaisseau, en revenant au bercail, le restock se fera automatiquement. Chaque objet, chaque alliage, chaque tissu peuvent être “personnalisé”. On ne parle pas de couleur mais nos 2 Alchimistes possèdent un “niveau d’alchimie”. En montant de niveau, vous gagnez en expérience dans le métier et débloquez des techniques. Il est possible ainsi à un certain niveau d’avoir une influence sur la forme finale des objets, de booster l’aspect offensif d’un objet ou d’avoir des pièces d’équipement avec des capacités uniques. En fait, l’alchimie est une sorte de mini-jeu dans lequel vous choisissez dans un premier temps les ingrédients nécessaires à la conception d’un objet. Chaque ingrédient possède une jauge de qualité allant jusqu’à 100 (mais qui peut en vrai aller au-delà de 100). En utilisant des ingrédients de bonne qualité, le produit final aura également une qualité différente. Deux gâteaux identiques peuvent vous soigner différemment selon leur qualité, et cela sans même parler des techniques.

Une fois les ingrédients en place, il s’agit de placer différentes cartes de technique d’alchimiste qui peuvent améliorer la qualité du produit, ou encore les passifs qu’il peut avoir via des affinités élémentaires. Une fois vos techniques de forge validées, le produit final est créé et à la fin, il est possible pour vous d’ajouter jusqu’à 3 techniques passives en plus sur ce produit final, afin de l’améliorer encore plus. Ces 3 techniques finales dépendent des techniques de forge que vous avez employées précédemment et vous pouvez en placer 3 maximum, mais cela dépend aussi d’une limite de PP. Chaque technique finale de forge consomme des PP, ces PP dépendent de votre niveau d’alchimiste, entre autres. Une partie alchimie qui reste, comme vous pouvez le constater, aussi riche que jouissive que les précédents jeux. On regrettera peut-être l’impossibilité de pouvoir créer de la même façon plusieurs objets d’affilée. Du coup, face à des missions qui nous demandent de créer une certaine quantité d’objets, il devient lourd et fastidieux de faire 15 fois la même chose. Aussi, on avouera que la richesse des possibilités d’alchimie en fait une mécanique très complexe à maîtriser. Et les amateurs fabriqueront certainement beaucoup de choses au hasard et rateront une part des subtilités du jeu.

Des affrontements explosifs

Une fois que vous avez bien mijoté vos objets et préparé votre arsenal, il est temps de repartir à l’aventure, mais cette fois-ci prenons le temps de lancer quelques combats. Atelier Shallie reste un JRPG et, comme ses prédécesseurs, les différentes zones du jeu sont habitées par des monstres visibles. Une fois que vous les touchez, vous vous retrouvez sur un écran de combat avec les 3 personnages que vous avez sélectionnés pour faire partie du front. Comme auparavant, seuls vos alchimistes peuvent utiliser les objets forgés comme on vous le disait, mais surtout les affrontements peuvent faire intervenir 6 personnages, 3 au front et 3 à l’arrière. Un tour par tour classique avec gestion de commande d’action, gestion des PV de ses protagonistes et leur PM pour leurs techniques de combat. Vous avez en visuel une jauge de soutien qui se remplit sur l’icône des personnages à l’arrière. Une fois pleine, vous pouvez lancer une offensive et ajouter une attaque supplémentaire provenant du personnage dont vous avez fait appel en soutien. Notez que cette attaque supplémentaire est également un swap de position, c’est-à-dire que si nous avions lancé une offensive avec Shallistera et que Jurie est son soutien, Jurie passe au front et Shallistera passe en soutien et ne peut agir que lorsque sa jauge de soutien sera pleine. Il ne s’agit pas d’un système de duo prédéfini, vous avez simplement 3 personnages devant et 3 derrière et c’est à vous de gérer ces soutiens avec les touches Y, A et B. Les soutiens ne sont pas uniquement offensifs, ils peuvent également encaisser une attaque ennemie en prenant la place d’un personnage visé.

Ce système de combat à 6 n’est pas forcément nouveau dans la série et apportait déjà un certain dynamisme dans le genre. Shallie introduit, en plus de cela, une jauge de “Burst” qui se remplit lorsque vous attaquez les ennemis et qui diminue lorsque vous prenez des dégâts. Elle est calculée en pourcentage et une fois remplie à 100% vous passez en mode “Burst”, un mode qui augmente drastiquement les dégâts que vous infligez à vos ennemis. La jauge diminue alors à chaque offensive et vous revenez à votre état normal lorsqu’elle est à 0%. Un système banal de boost temporaire de stats, que l’on peut voir dans d’autre jeux du genre direz-vous. C’est vrai, mais Gust le sait et ne s’est pas contenté de cela : en mode Burst, les personnages en soutien peuvent enchaîner leurs offensives si leur jauge est remplie. En normal, un personnage au front peut appeler un personnage de soutien même si la jauge des deux autres est remplie. En Burst, vous pouvez enchaîner les offensives de tout ce petit monde et la dernière offensive est une grosse offensive spéciale, impliquant les deux autres personnages au front avec le dernier personnage de soutien, un “Variable Skill” avec en gros plan une belle illustration des personnages prenant place à cette offensive.

Il faut souligner que les attaques de soutien en Burst remplissent une autre jauge “spéciale” également de 0 à 100%. Cette jauge reste à son état après chaque combat. Une fois remplie à 100%, vous pouvez à tout moment lancer une attaque ultime très puissante qui consomme toute la jauge spéciale. Le combo de base étant évidemment d’associer le côté destructeur de cette attaque avec le mode Burst pour une explosion de dégâts. On pourrait aller encore plus loin car le système ne se limite pas encore qu’à cela. La jauge de Burst peut être remplie au-delà de 100%. Notez que le mode Burst se lance automatiquement en passant à 100%, il faut du coup un bon timing et une bonne ultime offensive afin de la faire passer jusque 150%. Cela vous permet d’une part de vous donner encore plus de temps en mode Burst, mais surtout de vous donner la possibilité de lancer des “Field Skill” avec vos personnages en soutien. Le “Field Skill” ne tient absolument pas compte de la jauge de soutien, mais uniquement du pourcentage de remplissage de la jauge de Burst. A 110%, vous pourrez en lancer une seule, à 120%, vous pourrez en lancer 2 et à partir de 130%, vous pourrez lancer les 3 “Field Skills” de vos personnages en soutien.

Contrairement à ce que vous pourriez penser, il ne s’agit pas d’offensives mais de grosses techniques de soutien. Celle de Jurie permet d’infliger 25% de coup critique en plus en augmentant considérablement votre attaque. Celle de Shallistera permet d’augmenter votre attaque et défense de 15%. Chaque protagoniste possède son “Field Skill” qu’il faudra vous-même apprendre à utiliser afin de maximiser les effets en combat. En cumulant le boost des 3 “Field Skill” ainsi que le boost basique du mode Burst, on ne peut que vous laisser admirer le résultat des offensives de soutien suivies d’une “Variable Skill” puis d’une attaque ultime. Ajoutons également à partir du niveau 40, un accès à un arbre à compétence plus ou moins différent pour chaque personnage. Il vous permettra ainsi de développer un peu plus différemment chacun de vos personnages, au moyen d’un nombre limité de points de compétences. Grosso modo, les affrontements normaux ne nécessitent généralement pas plus que quelques offensives en mode Burst pour arriver à une fin. Les gros ennemis et les boss peuvent vous amener à vous creuser un peu plus les méninges avec les différentes possibilités offertes par le système de combat afin de venir à bout de ces obstacles, loin d’être insurmontables même sans gros entrainement à côté.

Reste à aborder la partie technique du jeu. Gust nous propose un portage de qualité sur Switch. De base, Shallie était déjà le plus abouti des opus de la saga Dusk, avec un rendu en cel-shading 3D plutôt réussi, plein de couleurs et des personnages très bien détaillés. La patte et les traits de Hidari sont bien rendus in-game et à travers les nombreuses illustrations du jeu, sans parler des quelques belles cinématiques en animation de haute volée. Les animations des personnages peuvent paraître minimalistes et rigides durant les évènements du jeu, mais en combat c’est tout le contraire. Sur ce point, Gust y a certainement mis une bonne partie du budget, on a des animations d’attaques plus dynamiques, colorées et explosives que jamais. On ressent toute la puissance des attaques ainsi que du passage en Burst. Les différents cut-ins et illustrations nous aident également à cette immersion en combat. Malheureusement, les décors souffrent du poids des années. Les couleurs et les beaux personnages ne permettront pas de cacher suffisamment les textures, le flou et les quelques bavures d’une autre ère. Sans parler au final du sentiment de vide des différentes zones du jeu.

Au-delà de ça, le framerate est stable et l’expérience est relativement la même en TV comme en portable. Gust tirant même partie des différentes gâchettes de la Switch avec de nombreux raccourcis touches pour accéder aux missions, ou encore afin de se rendre directement à certains endroits du jeu. Hayato Asano corrige aussi le tir sur la bande musicale avec des thèmes de qualité et de haute volée. Plus de thèmes, plus de variation selon les zones et surtout des thèmes de combat qui vibrent réellement dans nos oreilles. Le compositeur s’accorde même avec le scénario en faisant évoluer certains thèmes de combat avec nos héroïnes, renforçant ainsi notre implication dans l’histoire de ces dernières. On ne peut que vous conseiller de faire le jeu en portable avec des écouteurs ou un casque afin d’avoir la meilleure qualité sonore à l’oreille. Enfin, au niveau du doublage, Gust nous laisse le choix de la version anglaise ou japonaise. Une bonne chose pour les fans !

Conclusion
Vous avez fait Ayesha et Escha? On ne peut que vous recommander vivement de vivre Shallie afin d’avoir le point final de cet arc d’Atelier DX. Des personnages toujours très attachants, ainsi que de nombreuses têtes familières qui se joindront à la fête afin de faire opposition au phénomène “Dusk”. Pour ceux qui commencent par Shallie, vous n’aurez que le “plaisir des retrouvailles” en moins, mais les mécaniques riches et les affrontements explosifs vous convaincront certainement de poursuivre l’aventure. Quelques défauts du genre souvent issus d’une autre époque, mais globalement une expérience enchanteresse à suivre partout avec vous !
Points positifs
  • Les personnages attachants et le chara-design coloré de Hidari
  • Voir l’évolution des anciens héros de Dusk
  • Des cinématiques animées et des illustrations très belles
  • Des musiques entrainantes de qualité
  • L’alchimie et sa richesse
  • Le système de combat explosif
  • Exit le temps limité, vivez Atelier à votre rythme
  • Une durée de vie exemplaire avec de nombreux annexes…
  • La fin de la trilogie Dusk
  • Plusieurs fins et points de vue
  • Dual audio disponible
  • Portage Switch de qualité
Points négatifs
  • Défauts visuels d’une autre époque
  • L’alchimie peut s'avérer trop subtile
  • Des affrontements sans difficulté
  • ...Et surtout encore une tonne de Fedex
  • Il faudra aimer lire
  • Et surtout lire en anglais
  • Au final pour une histoire sans surprise et naïve
8.2
Génial
Graphismes - 8
Durée de vie - 9
Jouabilité - 8.5
Bande-son - 9
Scénario - 6.5
Kurosekai
Ecrit par
Rédacteur sympathique fans de JRPG et de jeu très japonais. Par ailleurs, possède de bonne notion de la langue japonaise. Twitter: 00memory

1 Comment

  1. Juliuxx Potter

    J’aimerais bien le tester un jour O_O

    Répondre

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