Summer in Mara (Nintendo Switch) – Le test

Faites vous partie de ces joueurs qui adooooorent batifoler parmi les herbes folles d’une fermette en décrépitude, qui s’enthousiasment à chaque fois qu’il est question de rénover un poulailler, ou qui ne se lassent guère de semer et de récolter ces éternelles carottes et autres légumes dont le classique n’a d’égal que la saveur en bouche ? Vous vous êtes reconnus…? Avec cela, vous n’êtes très probablement pas contre quelques bavardages avec les gens du coin… toujours prêts à aider, adorables villageois que vous êtes devenus ! Installez vous bien confortablement, le kick starter de Chibig initié en 2019 est enfin prêt à sortir à de l’œuf, et  nous vous délivrons aujourd’hui son univers particulièrement enchanteur, comme le démontrent sans détour les nombreuses images du soft d’ores et déjà disponibles.

Peut être faites aussi partie de ceux qui ont testé avec assiduité la démo de « Summer in Mara », impatients de partir sur cette île hors du commun dans la peau d’un drôle d’enfant. Pour tous les autres, rappelons brièvement les faits, eux même rappelés dans le jeu final par une très brève introduction.

Les aventures de cette trempe commencent très majoritairement par un drame… notre soft ne va guère échapper à la règle, et votre épopée débute en pleine mer, tandis que vous n’êtes encore qu’un bébé. Une vieille dame au drôle de visage quelque peu déformé, presque tuméfié, vient vous secourir, et grâce à son dévouement, vous voilà devenue petite fille sur un charmant petit lopin de terre sacrée. Pleine de fougue et d’énergie, Koa (l’enfant que vous allez incarner) n’hésite pas à escalader le toit de sa maison pour observer les alentours… une fine note poétique qui ne vous quittera désormais plus tout au long de l’aventure, où l’écologie et le respect de la vie sous toutes ses formes, sont un point crucial.

La dame qui vous a secouru se prénomme Yaya et se montre maternelle envers vous. Les premières journées dans l’aventure feront office de didacticiel délicieusement camouflé : il vous faudra préparer la terre, semer quelques graines de carottes (les voilà !), couper du bois ou encore apprendre à pêcher. Autant d’activités particulièrement classiques dans ce type de jeu, mais qu’il est toujours plaisant de perpétuer… par ailleurs, c’est ce que vous attendiez n’est-ce pas ?

Votre terre d’accueil s’appelle Mara. Une espace sacré et protégé, où tout est lié. Vous apprendrez très vite toute l’histoire de cet endroit, l’intérêt des gardiens protecteurs et la décadence de ses détracteurs qui ne se pavanent que dans la consommation et dans la destruction. Le parallèle avec notre société actuelle n’y est sans doute pas anodin… nous y reviendrons.

« Conquiers le cœur avec la nourriture » Yaya

Votre aventure sera avant tout marquée par de nombreuses quêtes, et cela dès les premières minutes. En effet, malgré votre jeune âge, Yaya vous demandera de mettre la main à la patte et de l’aider sur Mara. Avec enthousiasme et bonne humeur, vous ne manquerez pas de répondre à ses attentes.

Chaque personnage disposant d’un petit truc à vous dire dans la creux de l’oreille, ou désireux de vous demander un service, est signalé par un petit point au dessus de lui. Il en est de même pour les différents objets cliquables du jeu. Ainsi, inutile de vous attarder sur l’ensemble des personnages que vous croiserez (des bulles afficheront tout de même automatiquement quelques discours plus ou moins intéressants), ou encore de chercher à actionner tout et n’importe quoi. Un bon point, même si nous aurions préféré des indicateurs un peu plus visibles. Soulignons aussi la présence d’une carte chaotique : peu d’informations y sont décrites et votre position n’est guère précisée… vous risquez bien de vous perdre lors de la première heure de jeu ! Un comble avec une carte…

Koa est une petite fille pétillante, mais qui s’épuise rapidement : une barre d’énergie trône en haut de l’écran, non loin de la barre de faim. Il vous faudra sans cesse garder un œil sur ces deux paramètres… ce qui sera à la longue quelque peu agaçant et sans grand intérêt. Vos provisions devront donc être conservées, et vos différentes activités menées avec intelligence. Fort heureusement, il est possible de retrouver de l’énergie en séjournant dans une auberge, en se vautrant dans un sac de couchage au beau milieu de rien, ou encore, en mangeant quelques mets comestibles remplis d’énergie. Rien d’insurmontable donc mais rien de bien agréable non plus.

Comme tout bon jeu de cette catégorie, vos missions s’accompagneront aussi de nombreuses confections : des outils, de bons petits plats et autres jus, ou encore toutes sortes de babioles (la planche en bois est à l’atelier ce que la carotte est à l’agriculture !). Ajoutez à cela, des constructions plus ambitieuses seront possibles, comme quelques bâtiments (voila notre poulailler !) ou un pont d’amarrage. Le bateau sera en effet un allié de choix dans votre aventure…

Votre île sera assurément votre refuge… mais il va falloir sortir de votre zone de confort afin de se confronter à la civilisation, à de nouveaux défis… et même à de gros poissons ! Pour cela, après avoir remis en état un petite embarcation, vous serez libre de prendre le large. Vos allers retours resteront nombreux (un peu trop…), mais la prise en main du bateau est simple et intuitive. Avec toutes ces activités, votre quête sera longue… et la durée de vie du soft très honorable. Plusieurs dizaines d’heures seront nécessaires.

Et Mara, c’est sympa comme coin ?

Le jeu dispose d’une patte graphique infantile et colorée. Certains détails manquent assurément de précisions, mais l’ensemble est globalement propre et agréable à traverser. Chaque personnage important est bien dessiné (les autres se ressemblent davantage) et dispose d’une personnalité propre. Par ailleurs, le soft comporte quelques séquences animées de toute beauté, s’apparentant à de véritables passages de dessins animés réussis, quel dommage de ne pas en avoir davantage, ils sont un régal pour les yeux !

L’ambiance générale de Mara est agréable, parfois même silencieuse. Elle s’intègre parfaitement dans l’univers choisi par les développeurs, souhaitant mettre en avant le respect de la nature et la contemplation de cette dernière.

Cette note écologique et respectueuse est mise en avant, parfois de façon un peu trop lourde, mais parfois d’une façon délicate et pleine de bon sens. Soulignons pour exemple les propos de Yaya qui comprend l’intérêt de trancher un arbre afin d’en extraire le bois… mais qui demande par ailleurs à Koa de replanter un arbre aussitôt après avoir abattu le premier, comme s’il était indispensable de ne pas bouleverser le fragile équilibre de Mara. Devons nous vraiment reparler du parallèle terrestre…?

Summer in Mara est disponible sur l’eshop de la Nintendo Switch au prix de 20 euros environ.

Le saviez vous ?

L’île de Mara existe belle et bien !

Située en Nouvelle-Calédonie, sa superficie n’est seulement que de 1,6km2.

Conclusion
S’il devait exister un petit coin de paradis, Mara en serait une belle illustration. La quiétude de son univers, le respect de toutes les vies, sont autant de beaux arguments qu’il convient de mettre entre toutes les mains. Cette incroyable douceur pourra bien séduire les jeunes ados ainsi que les adultes... malheureusement, quelques défauts viennent entacher l’aventure, avec des longueurs dans les multiples allés retours en bateau, la barre d’énergie et de faim qu’il convient de checker en permanence, et une carte sans grand intérêt.
Points positifs
  • Une belle aventure pleine de valeurs
  • Un univers graphique soigné bien que manquant de détails
  • Bonne durée de vie
  • Traduit en français
Points négatifs
  • Taches répétitives avec des allers retours trop nombreux
  • La barre d’énergie et la barre de faim : les fléaux de ce type de jeux !
  • Une carte qui perd son sens premier au détriment du joueur
6.6
Correct
Graphismes - 7
Jouabilité - 6
Fun - 5.5
Durée de vie - 8
Ecrit par
Deux passions dans la vie : le monde animal et le monde du gaming ! Adepte des belles plumes, je "switch" entre les poils et les manettes =) .

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