Death Come True (Nintendo Switch) – Le test

Les fans de Visual Novel d’enquête connaissent peut-être des noms tels que Danganronpa ou encore Zero Escape. Sachez que leurs auteurs ont fondé leur studio en 2017, le studio Too Kyo Games. D’ailleurs, ils ont même annoncé le développement d’un jeu qui sort soudainement sur smartphone et console dont la Switch. Un certain Death Come True que nous avons parcouru afin d’enquêter sur la vérité derrière ce jeu et constater si la mort devenait vraiment une réalité.

La mort est réelle en Français !

Première surprise surtout pour le genre, la traduction française du jeu. En fait, en restant sur la linguistique, la traduction est faite dans énormément de langues et certaines éloignées des langues que l’on a l’habitude de voir. C’est à dire qu’on a dans le lot des traductions en thaïlandais ou encore en espagnol d’Amérique parmi d’autres. Soulignons qu’il s’agit uniquement de sous titres, les voix sont uniquement japonaises. Ce qui n’est pas plus mal au vu du genre et du casting du jeu.

Mais lançons celui-ci, pour visionner une cinématique. On est réveillé dans un lit d’hôtel par une sonnerie de téléphone. La voix au téléphone nous demande de nous rendre à la réception si nous rencontrons le moindre problème. On se rend compte que l’on incarne un jeune homme amnésique, en écoutant les informations à la télévision, la vérité tombe, nous sommes le tueur en série Karaki Makoto. Selon les informations, l’homme est en cavale et est recherché par la police. Une bien belle vérité qui ne résout pas forcément nos problèmes d’amnésie.

Mine de rien, cet élément nous permet de sympathiser avec ce héros et de nous immerger directement dans ce récit car nous sommes aussi perdu que lui. On explore la chambre pour découvrir une femme ligotée et inconsciente dans la salle de bain. Plein de questions nous bousculent et sans aucun répit quelqu’un frappe à notre porte. Notre héros regarde par la visière et voit un agent de police. Que faire ? Le champ de vision change, nous sommes à la place du héros à devoir prendre une décision.

Une seule s’impose à nous à ce moment, celle d’ouvrir la porte. Le policier nous indique seulement qu’un voisin a rapporté entendre d’étranges bruits dans la chambre et souhaite jeter un œil à votre chambre. Sans que vous ne puissiez rien répondre, il s’impose dans votre chambre, finit par trouver la femme dans la salle de bain et se retourne son arme pointée sur vous. La scène se poursuit dans la confusion et dans l’agitation et alors que Karaki Makoto se débat pour échapper au policier, un coup finit par partir et tuer notre héros.

On se retrouve sur un écran de mort qui nous demande si nous souhaitons poursuivre ou terminer. En terminant, le jeu se conclut tout simplement et vous tomberez sur l’écran titre avec la seule possibilité de reprendre au tout début ou jeter un œil à quelques bonus sur lesquels nous allons revenir. En poursuivant, notre héros se réveille à nouveau sous la sonnerie d’un téléphone. La voix répète ce que vous aviez entendu plus tôt, le présentateur TV également, la salle de bain vous présente encore la jeune femme ligotée inconsciente.

En fait, la seule différence, c’est que vous avez souvenir de ce qu’il s’est passé précédemment avec le policier, d’ailleurs quelqu’un frappe à la porte. Juste au moment où l’on vous parle de lui, que faire cette fois-ci ? Alors que le point de vue change à nouveau, la décision n’est désormais plus limitée à une possibilité puisqu’une nouvelle fait son apparition. Celle-ci vous suggère d’aller vous cacher dans le placard. Ce que l’on décide de faire plutôt que de ré-assister à la joute avec le policier et mourir encore. La scène qui se joue est alors différente.

Le policier trouvera la jeune femme et tentera de la sauver. C’est alors que la cinématique se fige à nouveau et d’autres possibilités s’offrent à vous dans le placard. Notre héros pense au fait que la jeune femme possède certainement des informations sur vous, elle n’a pas atterri dans votre salle de bain ligotée sans raison. Nous avons alors la possibilité d’agresser le policier par derrière pour reprendre la jeune femme ou alors laisser les choses se faire. À ce moment précis, nous étions en quête d’informations….

On perd donc notre sang froid comme Karaki, on donne un gros coup de vase au policier afin de reprendre la jeune femme, constater sa clé de chambre puis notre héros décide de s’y rendre. On finira par faire la connaissance de Sachimura Akane, une inspectrice de division spéciale qui tentait justement de nous arrêter. C’est avec cette mécanique de cinématiques parsemées de choix à effectuer que l’histoire de Death Come True se dévoile à nous.

Quelques autres personnages se présentent à nous comme l’inspecteur Nozomu Kuji semblant avoir d’autres objectifs en tête que votre capture. Mais on vous laisse découvrir et éclaircir tous les mystères de Death Come True par vous-même si vous décidez d’acquérir celui-ci pour la modique somme de 18 euros. En soit, la conclusion finale de cette trame peut intervenir 1 à 2 heures après avoir commencé le jeu. Un titre très court surtout à ce prix-là direz-vous…

Pourtant, certains se diront que sans quelconque forfait et en grande métropole, il s’agit du prix pour une séance au cinéma avec quelques sucreries. Et c’est peut-être la prétention de Death Come True, vous proposer un film policier interactif et cool à regarder. Ce film tourne autour d’un système de choix mais aussi d’un genre de retour en arrière amené par la mort de Karaki. Le scénario évolue simplement très vite et gagne en intensité à chaque mort avec les souvenirs de Karaki. À défaut d’être vraiment “nouveau”, le scénario reste bien écrit et passionnant à voir

En quelques minutes, on ne décroche plus, on enchaîne simplement dans la simple volonté d’avoir le fin mot de l’histoire et en “annexe” assister aux morts de Karaki. Vous ne pourrez pas toutes les voir en une seul run, mais le jeu vous motive à chercher toutes ces morts et donc à débloquer toute ces “fins” en vous récompensant de clips vidéo sur le menu “Death Tube”. Ces clips sont un peu une sorte de making of du jeu sympathique à voir… si seulement ils étaient sous-titrés.

Vous nous avez bien lu, si les cinématiques du jeu sont toutes sous-titrées, les clips du “Death Tube” ne le sont pas. Il s’agit d’un bonus qui ne sera accessible que pour les joueurs avec une bonne compréhension de la langue japonaise à ce jour, peut être un patch un jour. Cela signifie que votre seule récompense aux multiples morts de Karaki ne seront que des médailles attestant d’une nouvelle mort acquise. Une petite erreur de localisation donc facilement corrigible selon nous. Reste que cette quête de médailles et de bonus ne participera qu’à allonger de quelques instants la durée de vie du jeu.

Par ailleurs, vous pouvez également à tout moment mettre une scène en pause pour l’avancer de quelques secondes ou la reculer de quelques secondes. Un peu comme si vous regardiez un film enregistré chez vous sur un CD/Blu-ray. Ou sur une tablette car en mode portable, l’interface est tactile. Un confort de jeu non négligeable pour un “film interactif”. Le studio Too Kyo Game fait d’ailleurs appel à une belle tête d’affiche pour incarner ses personnages.

Du moins, surtout si vous êtes des fans de cinéma japonais avec des acteurs comme Kanata Hongo (dans le rôle du héros Karaki Makoto), pour ses rôles dans Kingdom ou L’Attaque des Titans. Certaines figures asiatiques sont éventuellement connues à l’international comme Kuriyama Chiaki (dans le rôle de l’inspecteur Sachimura Akane), pour son rôle dans Kill Bill ou Battle Royale. Les jeux d’acteurs sont crédibles et on visionne réellement un long métrage policier japonais captivant dans lequel on interagit sur les moments clé.

La bande son reste générique, on ne retient pas de thème en particulier de celle-ci si ce n’est qu’elle accompagne simplement bien le jeu. Et si l’on doit souligner d’autres petits défauts, disons qu’il ne faudra pas s’attendre à voir énormément de variété visuelle. On ne peut pas véritablement juger la performance graphique de ce jeu qui propose uniquement des cinématiques prises en réel. Comment faire mieux que du réel ? A ce niveau-là, il s’agit de jouer avec le matériel pour gommer quelques flous et étranges effets. Du coup, on va évaluer sur d’autres critères et effectivement si vous souhaitez voir autre chose qu’un hôtel, vous ne serez pas véritablement gâté dans ce film interactif d’une bonne heure.

Conclusion
Une petite pause cinéma sur Switch, ça vous dit ? Pas besoin de lancer Youtube car voici Death Come True. L’auteur de Danganronpa arrive à avoir notre attention avec son premier projet en format “Live Action”, son scénario captivant et les belles performances des acteurs sélectionnés pour le titre. Alors que l’on n’arrive plus à sortir nos yeux de cette expérience, la vraie surprise est de voir les staff crédits défiler aussi vite et éventuellement de considérer que l’expérience fut relativement onéreuse. Reste qu’elle est suffisamment prenante et pertinente pour nous donner envie de voir au plus vite un nouveau projet de ce studio !
Points positifs
  • Bon casting d’acteur et belles performances
  • Chercher à mourir pour voir les fins
  • Un scénario captivant, bien écrit
  • Un “film” à regarder partout sur Switch
  • Exploite le tactile en portable
  • Une traduction en Français et en plein de langues différentes !
  • Le contenu du “Death Tube”...
Points négatifs
  • Quelques effets bizarres et des flous de caméra
  • Ne voir quasiment que des chambres d'hôtel
  • Le Death Tube pas sous-titrés (à ce jour)
  • On ne retient pas grand chose de la bande son
  • Scénario pas si “nouveau” dans le genre
  • Très court et relativement cher
7
Bon
Réalisation - 9
Expérience - 8
Durée de vie - 3
Scénario - 8
Kurosekai
Ecrit par
Rédacteur sympathique fans de JRPG et de jeu très japonais. Par ailleurs, possède de bonne notion de la langue japonaise. Twitter: 00memory

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