Sisters Royale: Five Sisters Under Fire (Nintendo Switch) – Le test

Les amateurs de danmaku qui ont possédé la Wii se souviennent certainement de Castle of Shikigami III. Et bien Alfa System revient douze ans après son dernier crime sur une console de BIG N, pour sortir un nouveau shoot them up sur Nintendo Switch, en 2018, au Japon. Ce n’est qu’en fin Janvier 2020, que Sisters Royale : Five Sisters Under Fire est sorti chez nous, édité par Chorus Worldwide (The Videokid, Beltram Fiddle…) et avec une localisation française.

Waifu Stories

Dans Sisters Royale : Five Sisters Under Fire il y a la légende locale du pays de Pultima et il y a l’histoire, laissez-nous donc vous raconter tout cela. D’après une ancienne prophétie, Seytan, le démon du coin qui terrorise tout le monde, pourrait être vaincu par cinq sœurs aux pouvoirs magiques si elles combinaient leur pouvoir pour le détruire, fin de la prophétie. Un jour, comme un signe, cinq sœurs vinrent au monde et elles avaient en plus, des pouvoirs magiques. Malheureusement, contrairement aux attentes des gens du coin, les filles ne firent rien pour se battre contre Seytan, car de toute façon il n’était pas question de coopérer pour quoi que ce soit puisqu’elles ne se supportaient pas. Elles avaient même décidé de se séparer, pour éviter les embrouilles au quotidien. Et puis, bien des années plus tard, les habitants de Pultima virent une sorte de lumière au bout du tunnel ; les cinq sœurs se réunirent à nouveau. Malheureusement ce fut un faux espoir pour la population, car si elles avaient décidé de se revoir toutes les cinq, ce n’était pas pour affronter le terrible démon, mais juste pour se battre afin de déterminer qui d’entre elles épouserait l’homme dont elles étaient toutes tombées amoureuses, à savoir, un certain Yashin.

Différentes façons de s’amuser

Une fois le décor planté nous arrivons dans le menu avec le choix de lancer une partie, les options ou consulter les high-score avec un classement mondial online. Les options font déjà très plaisir avec la possibilité de passer en mode TATE dans les deux sens, mais aussi de ne plus avoir les cutscenes entre les tableaux, très pratique lorsque le jeu a été retourné dans tous les sens et que nous connaissons le scénario par cœur. Toujours dans les options, nous trouvons le mode maniac qui s’adresse clairement à ceux qui aiment avoir mal ; il est possible d’augmenter la taille des bullets adverses jusqu’à trois fois, leur vitesse jusqu’à cinq fois plus rapide, passer le TBS Range à 200%, passer en mode auto-bomb, activer un ralentissement à proximité des balles et d’autres altérations en tout genre pour varier les plaisirs du jeu. En revanche, en modifiant ces caractéristiques, la participation au classement en ligne ne sera pas prise en compte. Un tutoriel est également à disposition détaillant les commandes et les mécaniques de bonus de scoring.

Sisters Royale : Five Sisters Under Fire nous permet de parcourir le scénario de base avec le point de vue de chacune des cinq sœurs, toutes jouables.

  • SONAY : Fille aînée de la sororité, elle maîtrise le feu. Son tir de base est un concentré de lasers étroits sur quatre bandes droit devant elle. Le powershot s’élargit à six bandes et ses bombes sont des flammes tournoyantes. Son invocation est un petit démon qu’il est possible de lâcher tel un pitbull à tête chercheuse, sur les ennemis.
  • SELMA : Deuxième aînée. À la différence de Sonay pas d’hypocrisie chez elle, mais c’est une vraie langue de vipère. Son tir de base est dispersé par deux flux sur les côtés et un autre de trois bandes face à elle amplifié en powershot. Du côté de son invocation c’est plutôt sympathique avec des épées de glace dirigées dans trois directions qu’il est possible de faire tournoyer en faisant des mouvements circulaires au joystick tout en se déplaçant. Enfin, lorsque Selma envoie une bombe c’est la majorité de l’écran qui est remplie de lances de glace qui dégomment tout sur leur passage.
  • ECE : C’est la sœur du « milieu ». Avec son look de femme prince androgyne aux cheveux courts, il parait qu’elle est très populaire auprès des femmes. Son tir est espacé uniquement sur deux flux de deux lignes de chaque côté, aux extrêmes droite et gauche qui passent à trois avec le powershot. Du côté des bombes, elle envoie quatre bons gros lasers destructeurs et son invocation est un gros faisceau qui reste fixé dans la direction où nous l’avons lancé.
  • NUR : L’avant-dernière des cinq sœurs a pour spécialité le vent. Ayant parcouru le monde, lors de leur séparation, elle cherche à prouver à ses sœurs que les voyages forment la jeunesse et qu’elle a mûrit. C’est certainement la plus sensée d’entre elles et celle qui a la plus grande capacité physique. Son tir se divise en trois salves simultanées de petits nuages destructeurs, tout droit, gauche et droite que le powershot fait passer à cinq. Les bombes font tout simplement une grosse explosion et son invocation est composée de deux tornades qui tournent autour d’elle.
  • LALE : Il s’agit de la petite dernière et derrière son air de pré-ado d’une dizaine d’années se cache en fait une jeune fille de seize ans. Son truc à elle étant la nécromancie il est normal que son tir de base ressemble à des âmes libérées sur ses ennemis ; trois salves de base en formation triangle face à elle, qui passent à cinq en powershot. La bombe qu’elle envoie ressemble à une sorte de lâcher d’esprits qui se dirigent automatiquement sur les adversaires et son invocation est une poupée de démon qu’elle tient à deux mains et qui crache un vortex destructeur.
  • ODE (Disponible en achetant le DLC): Cachée derrière un masque, elle ne fait pas partie de la famille et n’est pas là pour épouser le fameux Yashin. Ce personnage nous vient d’une autre dimension et se décrit comme étant la plus forte sorcière, d’ailleurs elle s’appelle OZ, en japonais. Son but est de détruire Seytan le démon tyran de la région. Contrairement aux cinq sœurs, Ode ne se déplace pas à pied, mais comme toute bonne sorcière qui se respecte, elle vole sur un balai. Son tir de base est composé de trois rangées de cristaux qui deviennent plus imposants en powershot et qui changent d’angle en suivant sa courbe de mouvement. Ses bombes transforment les balles ennemies en pièces. Du côté des invocations, nous pouvons déplacer un viseur et faire tomber la foudre où bon nous semble.

Nous venons de l’évoquer en présentant les protagonistes, nous disposons donc d’un tir qui peut évoluer en powershot, d’une bombe et d’une invocation. S’il y a une petite histoire fantasque avec des dialogues souvent douteux entre les stages, hormis pour les fans du genre, c’est vraiment le gameplay qui est intéressant et en particulier son système de scoring. Il faut bien prendre cela en considération, Sisters Royale : Five Sisters Under Fire est avant tout pensé dans ce sens-là, faire le plus gros high-score possible pour se classer mondialement. Pour se faire le jeu nous incitera à toujours prendre plus de risques ; frôler les balles ennemies au plus proche de sa hitbox activera le powershot et fera grimper le multiplicateur de bonus jusqu’à x8 ; plus nous sommes près de nos cibles, plus notre tir est puissant ou, si nous sommes sur une invocation, plus les pièces afflueront. C’est le système de bonus de tension (TBS). En mode hardcore, des coffres apparaissent ici et là, remplis à craquer de pièces d’or, synonymes de points supplémentaires. En plus de tout cela, des fées sont dissimulées dans les décors des stages et permettent de doubler le bonus jusqu’à x16. Enfin, ce qui nous conforte encore plus dans l’idée qu’Alfa System a vraiment tout misé sur le scoring, c’est le système des différentes options du mode maniac qui se débloquent grâce aux high-scores. Dans son genre, le jeu nous rappelle un certain Kiki Kaikai puisque nos personnages évoluent au sol. Certains éléments du décor apportent un peu de piment à notre progression, comme les sols gelés sur lesquels nous glissons ou les puissants ventilateurs qui dévient considérablement notre route à gauche, à droite ou qui nous freinent lorsque nous leur avons de face. Les stages se déroulent toujours en deux parties avec un mini boss en forme de cube, mais dans différentes variantes et une sœur à la fin en guise de boss, avec quatre-vingt-dix secondes seulement pour en venir à bout.

Graphiquement c’est coloré à souhait, ça brille et même si la 3D un petit peu grossière peut rappeler la 3DS, le jeu ne détonne pas du tout à côté d’autres titres du genre sur Nintendo Switch qui sont vraiment beaucoup moins jolis. Chaque personnage dispose de sa paire d’illustrations, plutôt bien faites, mais nous aurions aimé en avoir plus ou avec des expressions différentes ; pas d’art gallery non plus dans les options, c’est dommage. Durant notre pèlerinage vers l’amour éternel, nous avons traversé différents décors et quel que soit le perso choisi ce seront toujours les mêmes: Le cimetière, les grottes gelées, le temple du vent, le donjon de l’âme, la chapelle de lumière et l’église.

Du côté de la bande son, c’est très joyeux que ce soit sur le thème d’intro ou durant les prises de bec entre les sœurs, ce qui colle parfaitement à l’ambiance à la fois ironique et kawaii du jeu. Du côté des stages nous avons eu droit à de la pure Techno, de la trance, du jazzy, de l’orgue. Les bruitages sont doux et percutants à la fois, c’est agréable lorsqu’il pleut des balles.

Suivant l’objectif que nous nous donnons, le jeu peut être à la fois extrêmement court et simple si nous décidons de simplement le finir avec un personnage par exemple. Effectivement les continues sont infinis et il n’y a pas beaucoup de tableaux. En revanche, si nous voulons scorer ou trouver un certain challenge, il faudra oublier les continues, car à chaque fois que nous en utilisons un, le score redémarre à zéro. Également, nous ne pourrons pas nous contenter de finir le jeu en mode facile puisque les high-scores sont classés par personnages et par niveau. Bref, si notre but ultime est de scorer à fond et de connaître l’histoire de tous les points de vue y compris de celui du personnage DLC, c’est vraiment hardcore et il y a du boulot. En résumé, le niveau de difficulté et la durée de vie s’apprécieront en fonction de l’utilisation de chacun, mais s’adapteront aussi bien aux joueurs casual qu’aux aficionados.

Conclusion
D’un point de vue technique Sisters Royale : Five Sisters Under Fire ne casse pas des briques, mais reste correct. Avec une touche artistique très mignonne, un scénario pas très élaboré, mais qui se prend bien au second degré, traduit en français, cela reste un shoot them up très appréciable avec un bon gameplay et un véritable challenge pour qui veut se lancer dans une course au high-score au niveau mondial, en ligne.
Points positifs
  • Ambiance japanim à souhait
  • Le second du degré du scenario
  • En français
  • Il y a du challenge pour scorer
  • Des options à débloquer
  • Un DLC sympa
  • Mode Tate
  • Accessible à tous
Points négatifs
  • Scénario peut-être trop second degré pour certains
  • Pas assez d’illustrations des personnages
  • Pas assez travaillé techniquement
  • Pas de mode deux joueurs
  • Trop court
7
Bon
Graphismes - 6
Bande-son - 6
Maniabilité - 8
Difficulté - 7
Durée de vie - 8
Gameplay - 8
Scénario - 6
Ecrit par
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

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