Serious Sam Collection (Nintendo Switch) – Le test

Sorti à l’origine, il y a près de 20 ans, Serious Sam est une saga qui a fait son petit bonhomme de chemin… le titre ayant déjà subi un « lifting HD » il y a 10 ans. C’est désormais sur Switch que cette version HD, collectant les 3 épisodes principaux, vient casser les troupes de Mental.

Rencontre du premier type

Serious Sam est une série de jeux vidéo développée par la Croteam. Il s’agit d’un studio indépendant Croate, composé à l’époque de 6 personnes. C’est en 2001 qu’ils se feront connaître, avec la sortie de leur premier FPS, Serious Sam : The First Encounter et surtout son moteur unique en son genre (à l’époque) le Serious Engine, qui permet d’avoir une grande profondeur de champ tout en affichant de nombreux ennemis à l’écran, sans ralentissements !

Détail amusant, Premier contact/The First Encounter était à l’origine une simple démo pour le moteur du jeu. Finalement sorti comme un jeu complet à une période où la plupart des joueurs attendaient le retour d’un certain Duke (Nukem Forever pour la précision) qui n’arrivait pas, le titre a su se faire une place. Sam a rapidement été adopté, notamment pour son côté bourrin façon Duke Nukem, et même s’il est un peu moins bavard. Il n’en reste pas moins vantard, mais sait parfois aussi se moquer de lui-même.

Le bestiaire varié, complètement fou et les affrontements dantesques du titre, ainsi que certaines armes proposées par le jeu ont marqué les joueurs et l’histoire de la série. Le scénario quant à lui, tient sur un demi-ticket de métro : Une méchante race extra-terrestre dirigée par le mystérieux et dangereux Mental décide de s’en prendre à la terre et de la détruire… Sam est chargé d’empêcher la catastrophe en remontant le temps pour modifier le cours de l’histoire. Ainsi, à l’aide d’un ancien artefact appartenant à une civilisation ayant vécu sur terre, Sam « Serious » Stone, se retrouve propulsé en Égypte Ancienne. C’était sans compter Mental qui n’a évidemment pas manquer de lui envoyer ses nombreuses troupes aux fesses. Et c’est parti pour le shoot !

Le second type et tous les autres

L’une des grosses forces du titre, comme nous l’évoquions en introduction, c’est le moteur du jeu (le Serious Engine), qui vous permet d’affronter un nombre juste fou de personnages à l’écran, et ce, sans ralentissements ! Dans les faits, c’est vraiment impressionnant et le rendu est au poil sur la Switch, à part peut-être pour le troisième volet où nous avons constaté quelques saccades, mais étonnamment plus souvent dans les cinématiques que dans le jeu en lui-même.

Au niveau des jeux proposés, le déroulement est relativement similaire (quoique), il s’agit d’un FPS, avec toutes les armes les plus classiques (Fusil à pompe, fusil à canon scié, mitraillettes, …) mais aussi plus (d)étonnantes (Sulfateuse laser, Bombe Sérieuse, Canon portatif, …).

Le déroulement du jeu sera relativement sans grosses surprises. Le premier volet se déroule donc en Egypte et s’avère plutôt linéaire. On alterne les phases dans les couloirs des tombeaux égyptiens, avec des phases en extérieur laissant un peu plus d’espace.

Le second volet vous transportera en Amérique Centrale, les tombeaux à explorer seront un peu plus grand et intégreront des phases de plateforme (rien de fou non plus hein), les zones extérieures seront par contre beaucoup plus vastes et les vagues d’ennemis toujours plus nombreuses.

Le troisième volet quant à lui commencera avec un cadre plus urbain (chronologiquement, il se situe avant les deux volets précédents), avec des zones plus grandes, où il arrivera parfois que l’on se perde. Au fil de notre avancée, on retrouvera évidemment les fameux tombeaux égyptiens…

Malgré les zones « historiques » visitées, l’exploration n’est pas le cœur du jeu, Sam est loin d’être un Indiana Jones des temps modernes, il est là pour exploser les fesses des extra-terrestres et autant dire qu’il est servi. Vous devrez régulièrement lutter contre les assauts des différents types d’ennemis, allant du simple zombie sans tête qui tire des roquettes, en passant par le zombie sans tête kamikaze au cri spécifique qui foncera sur vous pour se faire exploser et qui fait partie de la marque de fabrique de la série, en passant par les squelettes de Kleer (résistants et puissants), sans oublier les Bio-Mechanoides, les Hommes scorpions armés de sulfateuse, les taureaux géants… Bref vous l’aurez compris le bestiaire est varié, et certains ennemis sont gigantesques (et pourtant, ce ne sont pas des boss).

Les ennemis débarquant facile par vague de 20, il faudra faire preuve d’un certain doigté pour les éviter, tout en balançant les pruneaux. Et sous son apparence de défouloir, Serious Sam se montrera un peu plus tactique que prévu. En effet, chaque type d’ennemi ayant un pattern spécifique à déjouer pour les esquiver et leur tirer dessus, il faudra jongler avec les assauts combinés de ces différents types d’ennemis pour répliquer et surtout rester en vie. Si vous êtes complètement néophytes à l’univers de la série, n’ayez pas honte de commencer la partie en mode facile, pour les autres, le mode normal sera déjà un challenge qui pourra s’avérer plus corsé que prévu…

3 types (et même plus), sinon rien

Niveau maniabilité, le titre s’en sort plutôt pas mal, il est évident qu’un pad ne remplacera jamais la précision d’un combo clavier/souris. Toutefois, la hit zone est relativement large et vous pouvez également activer une visée assistée ajoutant un réticule améliorant votre précision. Les configurations possibles pour la manette sont vraiment nombreuses (et même les gauchers ne sont pas oubliés !). Vous devrez donc trouver « configuration des touches à vos doigts ». Somme toute, on a parfois du mal dans le feu de l’action, à changer d’arme via la croix directionnelle et souvent, on restera sur la même arme, perdant parfois inutilement la vie alors que l’on voulait passer du shotgun au lance-roquette, mais qu’un mauvais glissement de doigt nous aura affublés du lance-grenade… Rien de trop grave, dans le sens où l’on finit par prendre le « coup de pouce ».

Niveau options, le choix est plutôt riche. Outre les différentes configurations de manette, le jeu propose également de faire des sauvegardes rapides, inutile de préciser que vous finirez par user et abuser de cette fonctionnalité bienvenue, même si le jeu propose des points de sauvegarde assez réguliers. Cela vous évitera de devoir refaire des passages trop « chauds ». Vous pouvez également choisir entre un mode « performance » ou « graphique », personnellement, nous avons pu faire les trois titres tranquillement en mode graphique, le mode performance affichant des textures un peu moins jolies, mais une « vitesse » plus élevée. Cela dit, en « graphique » les jeux (surtout les deux premiers) restent très nerveux et fluides, malgré la taille des lieux et le nombre d’ennemis qui peuvent vous foncer dessus.

Graphiquement les 2 premiers jeux sont les remaster HD (il s’agit de la même version sortie à l’époque sur Xbox 360), le premier volet fait un peu plus « simpliste », mais le second et surtout le troisième volet proposent des meilleurs rendus, surtout au niveau de l’aspect des ennemis et des textures. Vous pouvez également jouer sur d’autres paramètres comme le niveau de gore : il y a même un mode « enfant » où les monstres disparaissent dans des confettis, les couleurs (pour gagner en « performance ») ; et même passer en mode TPS, que l’on ne recommandera pas, car même s’il propose un champ de vision plus élargi, s’avère moins agréable à jouer surtout à cause des déplacements trop « rigides » de Sam, étant, de base, dans un FPS. On a toutefois noté quelques petits bugs/oublis, comme certains textes pour les DLC qui sont en anglais, le texte qui s’affiche dans la roue de choix des armes est à la fois en français et en anglais. On est également étonné de constater que certains murs ne tremblent même pas face à une roquette, mais sont uniquement destructibles avec la masse…

Autre point qui concerne le troisième volet, celui-ci propose des nouveaux mouvements bienvenues, comme par exemple le sprint (utile pour parcourir plus rapidement les zones immenses) et des mouvements de défense au corps-à-corps (on peut enfin donner des coups de pied pour dégager des ennemis trop proche) ou même en tuer certain en un seul coup, c’est sur ce dernier point qu’on sera un peu surpris.  En effet, il est possible de briser la nuque d’un méchant situé à quelques mètres devant nous… Sam se « téléporte » juste à côté de l’ennemi pour faire l’action, du coup quand il y en a beaucoup à force de « téléportation », on finit par ne plus trop savoir où l’on est.

Au final, rien qui n’entache vraiment le plaisir de jeu, mais on se devait de le signaler. Autre chose concernant le mode en ligne que nous n’avons pas eu l’occasion de tester (par manque de joueurs), mais qui propose visiblement de parcourir le jeu en coop… Ce vide peut s’expliquer par le retrait temporaire du store français suite à des soucis de PEGI… Dommage, car la promesse du coop et des classiques duels / Capture the flag & co en ligne sont plutôt attrayants…

Conclusion
Nous pouvons vous dire, le plus sérieusement du monde : cette compilation est à prendre au sérieux. Même si certains décors (surtout dans le premier jeu) peuvent sembler datés, Serious Sam reste un excellent FPS. Un peu de Doom, avec une pincée de Duke Nukem, Sam arrive pourtant à se forger sa propre identité et a su marquer les joueurs. Fun et parfois frustrant à jouer, car un peu technique par moments quand même, ce Serious Sam Collection s’avère généreux et propre (même si certains épisodes absents). Bon moyen de découvrir (ou redécouvrir la franchise), il devrait vous occuper quelque temps et vous vous éclaterez à exploser les troupes de Mental à coup de XM214-A Minigun et de SBS Canon ! "Woohoo, let's go bowling!"
Points positifs
  • Des heures de jeu !
  • L’ensemble des DLC’s
  • L’humour de Sam
  • Les nombreuses options de paramétrage
  • Défouloir qui peut s’avérer plus technique qu’il n’y parait
Points négatifs
  • Quelques textes non traduits
  • Quelques ralentissements dans Serious Sam 3
  • L’absence de la VF du regretté Patrick Poivey
  • Ce n’est pas une « Intégrale »
8
Génial
Fu n/ Défouloir / Plaisir de Jeu - 8.5
Durée de vie - 8.5
Graphismes - 7.5
Ambiance sonore - 7
Options / Personnalisation du jeu - 8.5
Ecrit par
Traducteur du langage Rasta de l'espace. Illustrateur à ses heures perdues. => https://instagram.com/djuborregan Testeur. Recherche un portail dimensionnel plus grand.

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