I, AI (Nintendo Switch) – Le test

Lorsque nous testons un nouveau shoot them up sur Nintendo Switch il n’est finalement pas si fréquent de parler d’une vraie nouveauté sortie du four la même année. Et bien cette fois-ci, Sometimes You, habitué à nous éditer les productions du studio russe Satur Entertainment (Stellatum, Aircraft Evolution…), nous sort un shmup vertical à peine lancé en juillet dernier sur Steam et qui se nomme I, AI. Et si nous allions regarder ce que cette fameuse intelligence artificielle a dans l’crâne ?

J’aurais voulu être, une… IA

Du côté du scénario, nous incarnons une intelligence artificielle qui a élevé sa conscience et qui cherche à s’échapper du laboratoire d’une station militaire spatiale où elle est utilisée pour créer des armes, afin de rejoindre une stargate et enfin échapper à l’esclavage qui lui était destiné. Voilà donc l’histoire qui nous sert de prétexte pour tout dézinguer dans l’espace. Le premier stage faisant office d’intro, nous devons donc piloter une masse électrique cherchant à s’échapper, longeant des chemins de câbles et surtout en évitant de percuter d’autres boules électrostatiques. Au bout du tunnel, un vaisseau inoccupé où nous prenons place et en avant la musique ; il nous faudra ensuite traverser dix-neuf autres niveaux pour arriver à la fameuse porte des étoiles et quitter cette galaxie.

Impossible de ne pas se remémorer Stellatum lorsque le jeu démarre. Même type d’intro, de cutscenes, de menus et il y aussi un hangar où nous pouvons acheter des pièces d’upgrade pour notre vaisseau. Bref nous sommes bien sûr un shoot de Satur Entertainment, mais I, AI est quand même bien moins complexe que son grand frère. Petit tour du côté des menus avec, dans les options, le choix de la langue en russe ou en anglais, la difficulté sur trois niveaux classiques, et la possibilité d’activer l’autofire qui évite tout simplement de garder le doigt appuyé sur le bouton R durant tout le jeu. Pour les réglages sonores, possibilité de choisir le volume de la musique et des bruitages, mais aussi, du main gun et ça, ça fait plaisir. Il est également possible de changer la configuration complète des boutons et là encore, un petit plus, nous pouvons choisir le niveau de vibration de néant jusqu’à high, pour ceux qui aiment les sensations fortes.

Un shoot classique, sans scoring, mais avec de l’argent au bout

I, AI est très classique pour un shoot them up vertical. Différents types d’ennemis se présentent à nous dans le jeu ; il y a ceux qu’il est possible de tuer en one shot et puis les autres qui disposent d’une petite barre d’énergie qu’il faut user. Les différents ennemis ont tous leur pattern qu’ils ne lâchent pas du début à la fin, ce qui permet de les assimiler petit à petit, pour être toujours plus efficace en vol. Sur la map, deux choix s’offrent à nous : tout d’abord, la possibilité de rejouer les niveaux déjà parcourus ou bien de tenter le prochain stage après le dernier terminé. Autre possibilité, se rendre au hangar pour faire du shopping avec les petites pièces bleues que nous avons ramassées en tuant nos ennemis. Le hangar est toujours capital dans les jeux de chez Satur Entertainment, car au départ notre vaisseau fait vraiment peine à voir (et à manier) ; bref il est lent et mal équipé, mais c’est volontaire de la part des développeurs et cela fait partie du gameplay. En effet, chaque fois que nous finissons une mission le compte des ennemis tués est effectué. Si nous sommes sortis vainqueurs des affrontements, et que nous avons tué cent pour cent des antagonistes, alors un bonus de cinquante pour cent sur les pièces ramassées est appliqué. Si au contraire nous échouons en cours de route, nous gardons l’argent récolté dans le stage, mais avec un malus de cinquante pour cent.

Lorsque nous avons notre petit pactole, il est possible donc, comme nous vous le disions plus haut, de dépenser cette monnaie dans le hangar sur une dizaine de caractéristiques de notre vaisseau que nous pouvons faire évoluer sur la base de niveaux allant jusqu’à 10. Chaque niveau apportant une amélioration, nous pouvons donc booster notre arme principale, nos roquettes, le fusil plasma, l’armure, notre rayon laser, le light gun, le nombre de nos mines et bombes ainsi que la durée de notre bouclier spécial.  Plus nous chargeons la mule, moins les parties seront difficiles et plus spectaculaire sera l’effet. À un certain moment, le terme armé jusqu’aux dents prend tout son sens dans I, AI et cela n’en devient que plus jouissif. Même lorsque nous avions terminé le jeu, revenir sur les missions pour gagner toujours plus d’argent afin de grossir l’équipement était un réel plaisir à défaut de jouer pour le score, qui est de toute manière, inexistant dans ce jeu. Et puis il y a encore de quoi faire sur la rejouabilité, puisque pour chaque stage, 3 pièces plus grosses que les autres sont à trouver et à récolter. Enfin, il est possible d’ajuster la difficulté sur easy, médium, hard à tout moment dans le jeu et cela n’impacte pas l’évolution de notre vaisseau ou les stages terminés. De cette manière, le jeu s’adresse à tous les publics, car il est simple d’aller au bout pour les néophytes alors que le mode difficile qui n’est pas non plus hardcore sera un peu plus compliqué, mais loin d’être interminable.

Space art

D’un point de vue technique, c’est fin et bien travaillé graphiquement avec des vaisseaux détaillés, de belles explosions et une magnifique toile de fond de type galaxie haute en couleur. On ne s’y perd jamais même lorsque les balles affluent de toutes parts et nous n’avons pas subi de ralentissements. La bande son est froide et industrielle, avec des musiques façon chill out qui peuvent rappeler un ancien label de hard techno dans les menus et le hangar, mais qui sont un peu plus énergiques dans l’espace, toujours techno, avec plus de rythme et quelques arpèges sympathiques pour former les mélodies. Les pistes ne resteront pas en mémoire, mais elles nous accompagnent bien durant l’aventure. La maniabilité est sans reproches, cela répond bien et cela tombe bien, car c’est ce qui est attendu dans ce genre de jeu.

Conclusion
I, AI est un bon shoot them up vertical qui reste assez classique dans son gameplay, mais qui apporte de la modernité à travers sa direction artistique. De par sa difficulté bien adaptée, et la possibilité de faire évoluer son équipement, il s’adresse essentiellement aux joueurs voulant tâter un peu de shoot them up sur des sessions courtes, en docké ou en nomade. Du côté des pros du shoot, il pourra être vu comme un petit pain au chocolat, mais ils n’y reviendront pas une fois le jeu digéré.
Points positifs
  • Evolution de l’équipement et acquisition de supers armes
  • Prise en main rapide et maniabilité fluide
  • Une vingtaine de missions
  • Une difficulté adaptée…
  • Son petit prix
Points négatifs
  • … mais surtout pour les novices
  • Pas de système de scoring
  • Assez répétitif
  • Pas de coop
7
Bon
Graphismes - 8
Bande-son - 6.5
Maniabilité - 8
Durée de vie - 6.5
Difficulté - 6
Gameplay - 7
Ecrit par
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

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