Aircraft Evolution (Nintendo Switch) – Le test

Sorti en janvier 2018 sur Steam puis, en juillet 2020 sur Nintendo Switch, Aircraft Évolution est l’un de ces shmup sur consoles issues du partenariat entre l’éditeur Sometimes You et le studio Satur Entertainment (I, AI, Stellatum). Cette fois-ci nous sommes dans un jeu de tir horizontal, orienté arcade, où le but est de bombarder tout ce qui grouille au sol, mais pas que. Amis aviateurs, suivez-nous donc pour vérifier si Aircraft Évolution fait tout péter.

Lorsque Aircraft Évolution démarre il nous propose le mode campagne ou les options dans lesquelles sont proposés le choix de la langue (en russe ou en anglais), le réglage des niveaux sonores et de la sensibilité du stick.

En mode campagne, aucune introduction, pas de scénario et nous voyons tout de suite sur la map que quarante niveaux sont proposés, étalés sur quatre ères différentes et qui ne seront disponibles qu’à condition d’avoir terminé le précédent. Fidèles à eux-mêmes, les développeurs de Satur Entertainment ont mis en place un hangar, endroit où il est possible, moyennant finances, d’améliorer son avion. Ainsi, nous pourrons au fil des parties, entre deux missions, booster l’armure, les dommages de la mitraillette, des bombes, augmenter la capacité du réservoir de fuel, la vitesse et la maniabilité de chaque machine que nous aurons achetée. Car au départ, c’est un simple avion de bois qui nous est offert pour commencer à nous amuser ; il n’est pas maniable, très lent et pourrait même décourager les joueurs d’aller plus loin, ce qui serait une erreur, car très vite il sera possible d’améliorer l’appareil ou d’en changer. Pour cela, il y a une dizaine d’engins allant du vieux coucou à l’avion supersonique qui sont disponibles et que nous pourrons acquérir sous deux conditions : avoir le niveau requis et l’argent nécessaire, bien entendu.

Comme nous le disions, les premiers pas dans le jeu sont laborieux. Moult crashs sont à prévoir, mais en s’accrochant un peu et en suivant les tutos des premiers stages, l’argent finit par arriver et nous pourrons nous équiper en conséquence. À partir de là, c’est beaucoup mieux et nous commençons à apprécier nos virées aériennes où nous pouvons, en fonction du bouton utilisé, balancer des bombes, réparer nos dégâts, remettre du fuel dans le réservoir, accélérer, tirer à la mitraillette et sélectionner le type d’explosifs que nous voulons utiliser. Toutes ces ressources ne sont pas gratuites, sauf pour les bombes de base qui sont illimitées, quel que soit le niveau de difficulté choisi. Il est donc possible d’acheter des bombes à fragmentation, du napalm, des bombes lourdes et super lourdes. Enfin, des kits de réparation et du fuel sont également disponibles en magasin. Néanmoins, pour ceux qui sont des pinces dans l’âme, des caisses accrochées à des parachutes contenant les ressources citées ci-dessus apparaissent ici et là au cours des missions, permettant de se constituer un beau stock, gratuitement.

Aucune stratégie que du bourrinage

Et nous voici arrivés en terres ennemies avec des fantassins, des tanks, des tourelles, des canons, d’autres avions, des hélicoptères et même des Zeppelin ou des navettes spatiales qui nous tirent dessus. Pour nous défendre nous usons de notre mitraillette et lâchons un maximum de bombes pour raser le plus possible de terrain. À travers les quarante missions disponibles, différents objectifs nous ont été proposés : détruire tous les ennemis et structures du tableau, avec ou sans chronomètre, slalomer dans des tableaux truffés de mines suspendues, détruire des bâtiments stratégiques et des missions bonus où il faut ramasser un maximum d’items en un temps donné, détruire des vagues d’ennemis. Mais ne nous y trompons pas, si sur le papier les missions ont l’air d’avoir un peu de stratégie, le travail est effectué sans finesse, tout en force. Une fois bien équipés, avec assez d’objets de réparation, il est même possible de détruire les avions qui nous prennent en chasse en fonçant simplement dedans pour les exploser. Nous sommes bien dans un shoot d’arcade, qui est fun et qui défoule bien sûr de petites sessions pour éviter de le trouver trop répétitif. Lorsqu’une mission est terminée (avec ou sans succès), les ennemis tués sont comptabilisés et notre niveau d’expérience monte ainsi que celui de notre porte-monnaie. Donc même si nous échouons il est possible de revenir chaque fois un peu mieux armé. Ce système que l’on connaît bien chez Satur Entertainment est agréable pour jouer sans complication ; il permet aux plus jeunes de passer de bons moments en mode facile, mais, même pour un novice ce sera déjà déjà trop aisé et comme d’habitude les spécialistes pourront directement commencer en very hard, mais une fois le jeu fini il n’y aura plus aucun challenge.

L’art de la guerre

Graphiquement le jeu tient la route avec des décors qui paraissent être dessinés à la main et beaucoup de petits détails sur les ennemis et leurs machines de guerre. L’ambiance de chaque époque varie à la fois avec la première et seconde guerre mondiale, le Vietnam ou encore des batailles futuristes, mais aussi avec des terres désertiques, de la steppe et des contrées enneigées. Du côté de la bande son, on oscille entre break beat, techno et musiques de guerre façon épique avec des percussions et des violons. Rien de mémorable une fois le jeu terminé, mais bien entraînant quand même pour tout faire exploser. D’un point de vue purement technique le jeu souffre de ralentissements lorsqu’il y a trop de balles et d’ennemis en jeu, surtout lorsque nous accélérons la vitesse de l’avion au maximum, nous avons carrément eu droit à des images saccadées, comme si nous faisions play-pause-play à répétition. Également, nous avons rencontré des bugs d’affichage comme si toute l’image était complètement décentrée de l’écran et il nous a fallu à ce moment-là, quitter le jeu sans aucun autre recours possible. C’est arrivé que trois ou quatre fois sur une dizaine d’heures de jeu, mais c’est quand même important de le relever. Enfin, d’un point de vue pratique, la navigation dans les menus est laborieuse, il faut utiliser le stick, mais cela ne répond pas très bien et sur la map, nous n’avons toujours pas vraiment compris l’utilisation des boutons L/R pour changer d’ère.

Conclusion
Avec Aircraft Évolution, Satur Entertainment explore et rend hommage au style sur Nintendo Switch. Pouvant rappeler un certain Wings of Fury (Gameboy Color) aux plus anciens, le jeu ne se prend pas au sérieux et propose avant tout du fun avec son côté bourrin et ses customisations à souhait. Il s’agit encore d’un jeu qu’il est inutile de rusher, sous peine d’être lassé par son côté répétitif, mais qui apporte de petits plaisirs sur des sessions courtes comme ses quarante niveaux.
Points positifs
  • Ça défoule de tout exploser
  • Les effets d’explosions
  • Des décors dessinés à la main
  • La customisation des équipements
  • Changer la couleur des avions
  • L’époque futuriste
Points négatifs
  • Quelques bugs techniques qui auraient besoin d’un patch
  • Stages et ennemis répétitifs sur une même époque
  • La navigation difficile dans les menus
  • Aucun scénario
6.9
Correct
Graphismes - 7
Bande-son - 6.5
Maniabilité - 8
Difficulté - 6.5
Durée de vie - 6.5
Gameplay - 7
Ecrit par
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

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