Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin (Nintendo Switch) – Le test

En mars, Capcom invitait des millions de chasseurs sur Nintendo Switch afin de les faire coopérer lors de traques de quelques dizaines de monstres gigantesques. Certains sont sûrement toujours en train de monter leur rang de chasseur en parcourant les grandes zones de chasse de Monster Hunter Rise. Pourtant, Capcom n’en a pas fini avec la Nintendo Switch. Après les chasseurs c’est au tour des Riders du monde entier de débuter leur nouvelle aventure sur la console de Nintendo.

Une histoire de Rider

Il était une fois, arrivait dans un village un personnage qui pensait vivre un quotidien banal. C’est alors qu’il devint le meilleur chasseur de son village et… Attendez un instant, parlons-nous vraiment du bon titre ? Effectivement, il y a confusion, reprenons avec la bonne histoire. En effet, dans Monster Hunter Stories nous avons une histoire ainsi qu’un lore autour des monstres, des chasseurs et des Riders plus présent que dans les opus canoniques tels que Rise. Dans un Monster Hunter classique, ce lore est distillé à travers quelques cinématiques, quelques lignes d’intitulé des missions ainsi que lors de certains résultats d’explorations des différentes zones.

Dans Monster Hunter Stories 2, la narration est similaire à un JRPG tout ce qu’il y a de plus classique. On progresse à travers une succession de cinématiques et de dialogues parfois un peu longs à certain points clé de l’histoire. De nombreux personnages importants jouent un rôle dans ce récit et ceux-ci nous accompagnent parfois même dans notre quête. Certains visages sont d’ailleurs issus du premier Monster Hunter Stories mais pas d’inquiétude ; vous pouvez commencer avec ce deuxième jeu sans avoir jamais parcouru le premier.

Monster Hunter Stories 2 nous propose le récit d’un protagoniste dont le grand père Red est un illustre Rider. Commençons par faire le parallèle avec la série principale. Un chasseur est spécialiste de la traque de monstres et utilise ses aptitudes pour capturer ou abattre les créatures. Un Rider vit en harmonie avec le monde environnant et en symbiose avec les monstres. Le Rider veille sur les eux de même que ceux-ci lui prête leur puissance lorsque l’heure de la confrontation arrive.

Red est connu à travers le monde parmi les différentes races peuplant le continent. Les habitants du village de Mahana prennent soin de son petit-fils et ne le traitent pas différemment des autres adolescents. Mais nous sommes dans un JRPG et c’est le sort du monde qui va bouleverser la destinée de notre protagoniste. Lorsque les Riders de l’île de Hakolo enquêtent sur la récente perturbation du comportement des monstres, les événements nous mettent face à une ancienne légende autour du Ratha Destructeur.

La trop longue Story de Monster Hunter

La mystérieuse fille Wyverienne, Ena est poursuivie par des chasseurs à travers l’île Hakolo. Celle-ci recherchait celui qui succéderait à Red afin de lui remettre sa pierre de lien. Après avoir rencontré le protagoniste, elle lui remettra naturellement l’objet tout en lui présentant un mystérieux œuf provenant du fameux Ratha Gardien de l’île. Afin d’en savoir plus sur la légende du Ratha Destructeur potentiellement liée à notre œuf ainsi qu’à notre défunt grand-père, nous quittons l’île accompagné d’Ena pour débuter notre longue quête épique de vérité grandement liée au destin de ce monde.

Une quête avec ses moult rebondissements dans un ton léger qui reste compréhensible et accessible à tous. Certes, ces rebondissements n’auront pas grand-chose de surprenant pour un spécialiste du genre qui saura anticiper rapidement certaine direction de l’écriture très classique avec notamment l’implication du fameux “pouvoir de l’amitié”. Il n’empêche que Monster Hunter Stories saura potentiellement surprendre les fans de Monster Hunter justement de par son lore et ses personnages plus riches en développement que la normale.

Capcom vous emmène dans une quête d’environ trente à cinquante heures selon votre implication dans cette aventure. Cela sans compter la composante multijoueur qui peut gonfler la durée de vie du jeu pour ceux qui sont prêt à s’égarer plusieurs heures encore sur des missions en coopération. Une quête dans le fond assez linéaire, camouflée par de vastes régions à explorer et de multiples zones et repaires à traverser. Ceux qui s’égareront dans cette exploration et la quête du 100% doubleront, voire tripleront, la durée de vie.

Ceci ne vient pourtant pas sans un défaut dû à la direction JRPG plus traditionnelle prise par Monster Hunter Stories 2. Les longueurs dans la narration sur des évènements ou des développements qui auraient pu tenir en deux lignes viennent ternir l’expérience. Si en plus vous vous égarez dans les environnements et annexes du jeu, nous savons déjà que la première partie du récit et l’accès à la majorité des mécaniques du jeu vous demanderont une bonne trentaine d’heure de jeu !

Préparez-vous à un développement de l’intrigue parsemé de nombreux aller-retours facultatifs en répondant aux requêtes de quelques PNJ et quêtes basiques de traque de monstre. Pour les connaisseurs de Monster Hunter, c’est potentiellement un clin d’œil à la branche principale de la série.  un amateur ce n’est pas si pertinent puisque les aller-retours précités deviendront surtout un prétexte pour gonfler inutilement la durée de vie en vous incitant à explorer une nouvelle zone avec au bout une cinématique déroulant légèrement le récit. Ce manque de rythme sur une grosse partie de la première partie du jeu peut décourager certains joueurs.

Toujours au niveau du fan service, la bande sonore accompagne très bien votre aventure avec des thèmes souvent très “Monster Hunteresque” et est étonnamment plus variée qu’on pourrait l’imaginer pour les combats. De plus, de nombreux sons et jingles sont directement issus de la série Monster Hunter.

Le doublage japonais ou anglais est disponible au choix dès le début, à vous de faire votre sélection avant de lancer votre partie. Ce point est également très intéressant pour un fan de JRPG accordant une certaine importance au doublage.

Du Monster Hunter au tour par tour

C’est très grossièrement dit mais c’est ce qui vous attend dans ce Monster Hunter Stories 2 qui se permet surtout d’enrichir le système déjà mis en place sur le premier jeu. Tel un JRPG, nous avons une carte du monde divisée en plusieurs régions explorables liées les unes aux autres avec de nombreux villages et tanières de monstre. A part les zones d’habitations, les zones d’explorations sont souvent infestées de monstres sauvages qui vous courent après en s’apercevant de votre présence. Un contact avec eux déclenche un combat.

Dans les villages vous avez accès à des infrastructures à la fois classiques du RPG mais qui se présentent également comme clin d’œil à la branche principal Monster Hunter. Ainsi, vous pouvez aller voir les marchands pour faire votre plein d’objets ou le forgeron afin de fabriquer de nouveaux équipements pour votre Rider. Il y a également le tableau de quêtes des villageois ainsi que le Palico en charge des paramètres de connexion. En élément moins classique, on a également une écurie pour la gestion de vos monstres et vos œufs sur lequel nous reviendront.

Une fois vos préparatifs terminés, il est temps de poursuivre vos missions ou votre aventure sur un monde peuplé de monstres à affronter. D’ailleurs, à ce propos, il est temps de parler plus en détail des affrontements du jeu. Fini les dizaines de minutes à taper les monstres seul ou à plusieurs en temps réel en ayant de rares indications sur leur état. Nous sommes ici sur un système au tour par tour régi par un système de force-technique-vitesse calqué sur le jeu du pierre-feuille-ciseaux.

Ainsi vos offensives de Rider sont divisées en trois catégories et il s’agit ensuite de connaître les monstres que vous affrontez afin d’avoir l’avantage sur eux pour remporter les combats. Les monstres et les alliés qui combattent avec vous sont également soumis à ces mêmes règles. Vous avez aussi accès à des techniques de soin, de buff et de debuff pouvant également jouer un rôle déterminant durant vos combats. Vous ne pouvez avoir qu’un seul monstre à vos côtés en combat mais vous pouvez switcher à n’importe quel moment de l’affrontement parmi ceux de votre équipe de six créatures.

Apprenez à connaître le bestiaire

Les Riders nomment leurs compagnons bestiaux les Monsties. Chaque Rider possède une Gemme de l’Amitié, sorte de pierre qu’ils placent au dos de leur main. Ces pierres leur permettent de se lier à leur créature et de pouvoir exploiter leur pouvoir. Ainsi, en combat vous commandez totalement les actions de votre protagoniste et vous avez un certain contrôle des actions de vos Monsties. En revanche, les actions de vos alliés et leurs Monsties sont totalement aléatoires.

Bien que nous sommes dans un tour par tour, les animations de combat nous présentent des scènes d’action très dynamiques d’autant que les affrontements sont basés sur des duels faisant intervenir le système de force-technique-vitesse que nous avions souligné. A ce propos, si celles-ci ne vous font ni chaud ni froid vous pouvez les accélérer voire même skip un combat si vous êtes trop puissant face à vos ennemis. En fait, l’animation de combat n’est pas juste votre Rider attaquant l’ennemi mais plutôt une scène où les deux parties lancent une offensive en même temps.

Ainsi, à chaque attaque vous prendrez tout de même des dégâts. Toutefois, prenons l’exemple d’un monstre lançant une attaque de style “Technique”. Afin de remporter ce duel, il faut lancer une attaque de style “Force”. Cela vous donnera un bonus de dommage non négligeable puisque vous aurez l’ascendant sur l’attaque de votre opposant et cela diminue également les dégâts reçus à un certain point. Disons qu’une attaque très puissante reste relativement sévère en dégâts même si vous avez l’avantage du système notamment lorsque vous faites face à un l’ennemi très puissant.

Comme dans Monster Hunter mais également d’autres séries de RPG, on tâtonne à chaque nouvelle rencontre afin de comprendre les patterns d’attaques et les sensibilités de chaque monstre. Il faudra ainsi apprendre à connaître le bestiaire, les faiblesses élémentaires et adapter vos attaques à chaque rencontre. Notez aussi que les gros monstres ont également une forme enragée en prenant des dégâts et peuvent changer de patterns en combat. Il existe aussi quelques techniques puissantes qui n’ont pas de style particulier et dont il faut apprendre à se méfier.

 

Les liens avec vos Monsties feront la différence

Le récit insiste sur ce point mais le système de combat n’oublie pas de vous représenter les liens entre le Rider et ses Monsties d’une certaine façon. En effet, lorsque vous prenez l’avantage lors d’un duel, vous accumulez de l’énergie qui remplira progressivement votre gemme d’amitié. D’ailleurs, si votre paire de personnage vise le même ennemi en utilisant une attaque avantageuse, vous déclencherez une “Double attaque” qui remplira une bonne quantité de la jauge. De temps à autre vous avez même des offensives QTE sympathiques. Une fois votre gemme pleine en énergie, vous pouvez alors chevaucher votre Monstie et continuer à combattre ainsi.

A ce stade de la chevauchée, votre gemme affiche le niveau 1. En fait, lorsque vous êtes en chevauchée, vos offensives sont boostées mais surtout vous pouvez déclencher une attaque spéciale de chevauchée avec votre compagnon Monstie. Cela est mis en scène via une cinématique souvent explosive et parfois hilarante. Toutefois, votre statut de chevauchée sera terminé une fois la capacité spéciale activée. En revanche, vous avez la possibilité, avant de lancer votre spécial, de continuer à donner des offensives en chevauchée. En continuant à prendre l’avantage, vous accumulez de l’énergie dans votre Gemme et elle gagne même en niveau.

Elle montera au maximum au niveau 3 et ce niveau booste considérablement les dégâts de votre spécial. Autre chose, si votre partenaire chevauche son Monstie et déclenche son spécial en même temps que vous, il est possible de commencer un double spécial ! Nous avions dit que le spécial mettait fin à votre chevauchée, mais il y a également un autre facteur qui peut vous faire descendre de votre Monstie. En effet, chevaucher votre Monstie vous redonne une quantité de PV mais cela ne signifie pas que vous devenez invulnérable. Vous faites toujours des duels et vous pouvez toujours perdre de la vie.

Si votre duo n’a plus de vie, vous serez directement éjecté de votre monture. Votre Monstie ne sera pas considéré comme KO à zéro PV mais sera laissé à 1 PV. A vous de soigner votre partenaire ou de changer de Monstie. On ne l’évoque que maintenant mais il est possible de faire un échange de Monstie parmi les six de votre équipe une fois par tour. Comme dans un Pokémon cela vous permet ainsi d’adapter vos stratégies à tout instant. D’ailleurs comme dans la série précitée, il est même possible d’affronter d’autres Rider en duel. Les règles de combats sont similaires avec quelques règles spécifiques.

Un peu de sauce Monster Hunter dedans…

De la même manière, une fois par tour vous pouvez également commander à votre Rider de changer d’arme. En effet, comme dans Monster Hunter, certaines créatures présentent plusieurs parties de leur corps à détruire afin d’en récupérer des matériaux. Cela vous permet notamment de forger de nouvelles armes ou armures. Toutefois, ces parties ne sont pas toutes sensibles à la même arme.

On donne des exemples très random et pas nécessairement vrais mais une attaque perforante à l’arc sera peut-être plus efficace sur les ailes d’une Rathian qu’une attaque tranchante à l’épée sur la queue d’un Baroth. Votre Rider peut porter sur lui trois armes parmi six différentes. Pas de crainte à avoir puisqu’encore une fois les sensibilités des monstres sont basées sur le type d’attaque.  Par exemple,une Grosse Épée et un set Épée/Bouclier infligent tous les deux des dégâts de type “Tranchant”.

Vous avez ainsi six armes pour trois types d’attaques armées. Veillez juste à avoir une arme de chaque type. La différence ensuite se jouera sur les statistiques, le style et les techniques que vous proposeront chaque arme. Ajoutez-y également les fameuses affinités élémentaires de Monster Hunter et vous avez une signature de la série bien intégrée à cette formule plus traditionnelle du RPG. Faites votre choix selon votre manière de jouer et venez à bout des monstres les plus féroces de ce Monster Hunter Stories 2.

Autre signature MH, vous avez une limite de trois vies représentées par des cœurs. Pour récupérer des cœurs, il est possible d’utiliser des objets ou simplement revenir dans une zone habitée. Les cœurs ne symbolisent pas seulement la vie du Rider mais l’énergie de votre paire d’unité. Ainsi, si votre Monstie voit sa vie tomber à zéro, il reviendra en combat en puisant dans votre stock de cœur. Vos alliés répondent à la même mécanique mais avec leur propre limite de trois cœurs.

Attrapez tous les Monsties !

Cependant, si votre allié perd l’ensemble de ces vies avant vous alors c’est l’ensemble du groupe qui perd. C’est assez frustrant vu que les actions de ceux-ci sont aléatoires et que l’on peut perdre car l’I.A. ne saisit simplement pas les bonnes commandes. Pour un joueur confirmé cette I.A. sera certainement ce qui représentera un semblant de challenge dans la progression du jeu.

Autrement dit, le jeu est relativement facile pour ceux qui se contenterait uniquement d’une simple run. Pour les autres, il y a tout de même quelques missions annexes corsées mais il s’agit souvent de juste monter de quelques niveaux et renforcer son équipement et le tour est joué. Il n’y a d’ailleurs pas de niveau de difficulté à sélectionner. Cette simplicité est certainement dû au fait que Monster Hunter Stories vise un public de tout âge.

Un public fan de RPG traditionnel, de Monster Hunter mais également de Pokémon. D’ailleurs le parallèle avec Pokémon est vite fait dans Stories et vous l’avez certainement déjà remarqué sur certaines mécaniques. Le fait de combattre en équipe de six monstres notamment. Continuons d’ailleurs ce parallèle avec le fait que le titre nous invite carrément à explorer des tanières de monstre afin de fouiller le nid des diverses créatures du jeu dans le but d’y récupérer un œuf.

Vous ne pouvez voler qu’un seul œuf mais un nid peut avoir des œufs de différentes espèces de monstres. Parfois, l’œuf que vous récupérez brille même plus que d’autres de la même espèce, le Palico et la mascotte Navirou sont également là pour vous décrire chaque œuf. Le but étant plutôt de miser sur le hasard afin de récupérer un œuf de monstre rare ou un œuf contenant une créature plus puissante que la normale.

En effet, en revenant à l’écurie, vous constaterez lors de l’éclosion que selon vos œufs, une même créature peut avoir des stats de base et des techniques relativement différentes. Un nouveau genre de quête de monstres avec les meilleures techniques et les meilleurs I.V. (pour reprendre des termes de Pokémon) s’ouvre à vous. En avançant dans l’histoire vous avez également d’autres mécaniques et rites vous permettant de transmettre des gènes et aptitudes d’un monstre à l’autre mais on vous laisse découvrir tout ça. Ainsi, tirez partie de tout ça puis agrandissez votre écurie pour avoir toujours plus de monstres. Vous pouvez même les envoyer en expédition, comme dans Monster Hunter.

Préparez-vous à explorer une infinité de tanières…

Globalement, et vous l’avez potentiellement compris, le gameplay de ce Monster Hunter Stories 2 est plutôt solide et se présente comme un RPG assez traditionnel avec de nombreux éléments adaptés de Monster Hunter : du système de craft d’objet avec divers matériaux à ramasser dans la nature à celui de l’équipement basé sur les parties de monstres à détruire en passant par les mécaniques d’affinités élémentaires ou talents d’armes, tout y est !

Plein de subtilités de gameplay sont très bien retranscrites sans que ce soit trop lourd afin de plaire à un public moins exigeant. Le point noir à ce niveau c’est potentiellement la difficulté pour ceux qui recherchent une expérience plus tactique et difficile à jouer. Nous avions aussi déjà noté l’I.A. très aléatoire de notre côté et pas si bête du côté ennemi. Les perfectionnistes n’aimeront également pas la part de hasard lors de la récolte des œufs afin de compléter leur Monstropédie avec plus d’une bonne soixantaine de créatures à avoir.

D’ailleurs, cette quête implique encore plus d’allers-retours entre les zones du jeu et les tanières de monstre. Ces tanières se présentent comme des mini-donjons générés de manière aléatoire avec un nid au bout. Certaines tanières sont dorées et donc rares et d’autres communes. Pour autant, cela ne garantit pas forcément que vous obtiendrez l’œuf du monstre convoité. Une manière plus sûre est d’affronter le monstre que vous désirez pour tenter de le faire fuir vers sa tanière et y récupérer son œuf.  L’autre alternative pour casser la lassitude, c’est de lancer éventuellement des quêtes en coop online.

En soi, si les donjons étaient moins quelconques on aurait peut-être eu plus de motivation à les explorer. Mais le système de donjons aléatoires rime très rarement avec des intérieurs très variés. Vous verrez quelques variations selon la zone où vous êtes mais vous aurez vite l’impression d’explorer toujours le même genre d’endroit juste pour un œuf. Heureusement que de manière globale les différentes régions, les lieux clés et les villes importantes du jeu apportent cette variété visuelle inexistante dans les tanières.

 

L’avenir corrigera-t-il les imperfections?

C’est normal d’ailleurs de concentrer les efforts sur ces lieux plutôt que sur de petites tanières. A ce propos, Monster Hunter Stories 2 est très joli dans son style en portable comme en TV. Le rendu 3D cel-shading est de toute beauté notamment sur les modèles de personnages et les monstres. Un certain studio spécialisé en monstre de poche pourrait même s’en inspirer pour leurs travaux. Pourtant, en restant honnête, les faiblesses techniques de ce spin-off sont bien plus visibles que le précédent jeu de la série Monster Hunter sur Switch.

On ne compare ni le genre ni le style mais juste l’optimisation technique. Force est de constater que le jeu n’a certainement pas un framerate locké notamment lorsque l’on est sur un vaste environnement. On y constate aussi un popping d’éléments important et les plus sensibles des yeux n’arriveront peut-être pas à passer outre ces faiblesses techniques. Toutefois, on est convaincu que certains éléments et bugs peuvent être corrigés à coup de patchs. En effet, on a eu quelques regrettables expériences de freeze ou de personnage traversant totalement une texture du jeu pour se retrouver dans un no man’s land en dessous des décors du jeu.

Pas d’inquiétude, ce ne furent qu’une ou deux expériences rares dont on imagine des correctifs très rapides à venir. Pour le reste, les habitués de la Nintendo Switch devraient s’en sortir car le jeu reste malgré tout une des productions les plus belles dans ce style et certains passages sont sublimes à contempler. Les cinématiques sont également de toute beauté comme les animations de combat. Puis le gap entre instants cinématiques et jeu n’est pas aussi grand que sur le premier épisode.

Nous avons évoqué le cas des correctifs probable à venir sur l’expérience de jeu mais nous terminerons justement sur l’avenir du jeu. En effet, les récentes annonces du suivi gratuit du jeu sur les quêtes en multijoueurs avec des créatures inédites à la clé nous promettent un avenir radieux pour Monster Hunter Stories 2. Si l’on en croit la feuille de route, le suivi gonfle la durée de vie du jeu en nous invitant à rester connecter dessus sur les mois à venir jusqu’à l’automne. Une surprise de taille qu’on prend sans bouder notre plaisir !

Conclusion
Si Monster Hunter Rise se présente comme un “Boss challenge” en coopération avec un lore plus ou moins présent, Monster Hunter Stories 2 se voit comme son alternative JRPG. Cet opus a le potentiel de faire vibrer les fans en quête d’un lore Monster Hunter plus présent comme un jeune dresseur en quête d’une autre voie dans la “capture de monstres (de poche)”. A travers son récit, son bestiaire mais aussi dans ces mécaniques empruntant directement aux jeux Monster Hunter : MHS 2 s'inscrit comme une grande porte d’entrée à l’univers Monster Hunter. La Nintendo Switch a la chance de pouvoir proposer cette double expérience Monster Hunter et devient ainsi la plate-forme idéale pour commencer à s'intéresser à cette licence désormais incontournable du jeu vidéo.
Points positifs
  • Joli et coloré en TV et en portable
  • Belles cinématiques
  • Les animations de combat et des attaques spéciales
  • La possibilité d’accélérer les combats
  • Les mécanismes MH en mode RPG
  • La chevauchée de monstre
  • La possibilité de se battre aux côtés des monstres emblématiques de MH !
  • L’univers MH bien étendu avec les Riders
  • De bons rebondissements
  • Une écriture satisfaisante à tout public
  • Une durée de vie plus qu’honorable
  • Des quêtes à faire online en coop
  • Une bande sonore de qualité
  • Les sons et jingles propre à MH
  • Le choix du doublage japonais ou anglais
  • Le suivi gratuit à venir pour encore plus d’heures de jeu !
Points négatifs
  • Les faiblesses techniques bien visibles
  • Le popping en veux-tu en voilà
  • Explorer les mille et une tanières de monstre…
  • L’I.A. à la ramasse
  • Globalement assez facile
  • Le récit peut être trop naïf
  • Les allers-retours des missions
  • Les longueurs de scénario qu’on aurait pu éviter
  • Quelques pistes sonores pas très marquantes
8.2
Génial
Graphismes - 8
Bande-son - 8
Jouabilité - 8
Durée de vie - 10
Scénario - 7
Kurosekai
Ecrit par
Rédacteur sympathique fans de JRPG et de jeu très japonais. Par ailleurs, possède de bonne notion de la langue japonaise. Twitter: 00memory

1 commentaire

  1. Manuto

    j’ai hate

    Répondre

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