The Legend of Zelda: Skyward Sword HD (Nintendo Switch) – Le test

Initialement sorti en 2011 pour fêter les 25 ans de la série Zelda, The Legend of Zelda: Skyward Sword incarnait l’opus mettant pleinement en avant le potentiel du Motion Gaming proposé par la Wii dans un véritable jeu. Il incarne aussi l’opus du commencement de la chronologie Zelda et propose de vivre le récit des origines de cette longue et éternelle série. La Switch nous propose de revisiter en HD ce très bon opus parfois mal-aimé du public en cette année 2021 représentant celle des 35 ans de la série Zelda. Une seconde célébration anniversaire avec Skyward Sword, peut-être même la célébration de la réconciliation avec les fans?

Le mythe de Skyward Sword revient

Si nous devions vulgairement résumer l’aventure Skyward Sword, elle reste celle de 90% des jeux de la série. La princesse Zelda se fait enlever par Monsieur Grand Méchant et  nous retournons tout Hyrule afin de sauver celle-ci. Voici ce qui vous attend également dans ce Skyward Sword si nous en restions sur ce résumé version courte du jeu. Toutefois, nous sommes plus bavards que ça et Skyward Sword étant l’opus incarnant la genèse de la série il y a peut être un peu plus à dire.

Débutons ainsi la version longue du résumé. En guise d’introduction, nous avons une animation de peinture de fresque nous dépeignant le récit antique d’une lutte entre une Déesse et l’incarnation du Mal sur Terre. Il semblerait que la Déesse ait décidé d’enfermer elle-même le mal ainsi que ses sbires sur Terre. Dans le même temps, elle sauva les habitants de la Terre en les envoyant dans les cieux et en les cachant avec un pouvoir divin.

Le mal ainsi scellé et le pouvoir divin désormais au-dessus des nuages, la Déesse semble  aussi miser sur les générations futures pour mettre un terme au véritable mal rongeant la Terre. Ce n’est que bien plus tard, alors que cette lutte a totalement disparu de la mémoire des mortels, que nous commençons ainsi à jouer et écrire un nouveau chapitre de ce combat des temps immémoriaux. Nous incarnons Link un jeune chevalier de Celesbourg. Avant de véritablement prendre son contrôle, une cinématique nous plonge dans son cauchemar.

Dans celui-ci, notre héros entrevoit une vile créature noire avec de vilaines dents blanches. Un cauchemar qui n’est pas sans rappeler le début d’Ocarina of Time avec la promesse que ce que nous voyons déjà là finira par se pointer tôt ou tard.  En l’occurrence, la créature se pointera même plusieurs fois durant notre aventure comme boss récurrent important. On n’ira pas jusqu’à tout vous spoiler mais retenez que cette récurrence s’aligne potentiellement avec la progression du jeu sur laquelle nous allons venir.

Un air de Romance pour les 35 ans de la série

Après ce sombre songe, nous assistons à une magnifique ouverture sur le village céleste de Link. Alors que les habitants de Celesbourg se préparent juste à organiser une cérémonie afin de promouvoir les jeunes chevaliers, les choses se bousculent en fin de journée. On passe de la paisible vie ordinaire de Link et Zelda à Celesbourg à une sombre tornade faisant irruption au-dessus des nuages lors d’une balade en oiseaux de nos petits tourtereaux. Zelda tombe sous les nuages au désespoir de Link qui finit inconscient puis se réveille dans son lit après avoir été récupéré.

Encore perdu dans son impuissance, ce même soir, Link entend une mystérieuse voix qui l’appelle. Il aperçoit une étrange silhouette à travers Celesbourg jusqu’à l’emplacement d’un sanctuaire caché avec une épée plantée dans la pierre. La forme volante se présente comme étant Fay l’esprit de l’épée forgée par la Déesse. Elle est là pour guider l’élu afin d’escorter la prêtresse dans ces épreuves afin de libérer le monde du Mal. Ainsi débute notre voyage avec cette épée parlante dans le but retrouver notre amie d’enfance Zelda.

Le récit est plus que jamais centré sur Link et Zelda. Ils nous sont présentés comme deux amis d’enfance et leur histoire romantique est mignonne à vivre. En avançant dans le jeu, on sympathise toujours plus avec Link et la volonté de sauver Zelda nous est comme transmise naturellement. Il ne s’agit pas simplement d’une mission pour laquelle on a été désigné par le destin mais on s’identifie à Link et on doit aller sauver notre amie d’enfance. Si le cœur de l’histoire tourne sur cette relation, il y a bien évidemment tous les bouleversements engendrés par le destin, des passages souvent épiques dont on vous laisse voir les tenants et aboutissants.

A côté, The Legend of Zelda: Skyward Sword introduit une poignée de PNJ dont le développement est également plus poussé que la majorité des autres opus de la série. Nous sommes sur un monde céleste avec juste quelques villageois de Celesbourg  mais chaque villageois à sa petite histoire et melodrama avançant avec le scénario principal. Si vous vous y intéressez, vous découvrirez des villageois bien plus attachants qu’il ne semble l’être de prime abord. On a ainsi l’impression à un moment de véritablement faire partie de cette petite communauté dans le ciel.

Un récit qui prend son temps

Une seule grande ville mais bien mise en avant. Cela est totalement inspiré de Majora’s Mask et du Bourg-Clocher, bien que l’écriture de Majora’s Mask était certainement meilleure avec un plus grand nombre de personnages. En ligne droite, The Legend of Zelda Skyward Sword vous demandera une bonne vingtaine d’heure et plus selon votre style de jeu. Une durée de vie à doubler ou plus pour ceux qui vont tenter le 100% et le refaire en difficulté supérieure. Sans compter quelques épreuves et mini-jeux totalement annexes.

Si la durée de vie est dans les standards des jeux traditionnels de la série, elle peut potentiellement sembler courte pour ceux ayant découvert la série avec The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Notamment si vous êtes de ceux qui se sont totalement perdus dans l’Open World offert par ce dernier. Puis surtout, bien que l’histoire de Skyward Sword est très intéressante au sein de la série, elle est très lente à se mettre en place.

Au moins, ceux qui reprochaient un scénario assez absent dans Breath of the Wild ne devraient pas se sentir trahis dans Skyward Sword. Il faudra juste vous préparer à jouer quelques donjons et plusieurs heures assez longues et faisant office de gros tutoriel avant que le rythme de l’histoire commence enfin à décoller véritablement dans le ciel. C’est d’ailleurs une fois ce très très long début passé que les choses se corsent plus en termes de difficulté, bien que globalement le jeu n’est pas forcément difficile en soi. Il y a bien un mode Héroique mais à débloquer pour un second run uniquement.

Si vous lui pardonnez ce long démarrage et ce début pas très punchy puis surtout si vous êtes en manque de donjon et d’énigme dans un Zelda alors Skyward Sword a toutes les chances de vous plaire. Les énigmes ne sont pas spécialement les plus difficiles de la série mais les donjons ne manque pas d’inspiration dans leur design et ça change des centaines de petits sanctuaires à explorer de Breath of the Wild. En fait, Skyward Sword initiait déjà un genre de changement pour la série Zelda.

De gigantesques donjons à revisiter

Les fans des dernières années pourraient être déboussolés de revenir à une formule Zelda plus traditionnelle. Nous n’avons pas un open world dans lequel on avance en se fixant le but que l’on veut mais plutôt une progression hautement plus linéaire. Une exploration du monde en suivant l’objectif qui nous a été donné, recherche du gros donjon de la zone, exploration du donjon, boss à vaincre et rebelote.

Là où Skyward Sword a tenté de changer cette routine, c’est dans le fait que les différentes zones du monde à explorer sont légèrement plus ouvertes que d’habitude et qu’elles sont élaborées de telle manière qu’elles nous invitent à plus d’exploration. On le répète, il y a des donjons à faire mais l’exploration des zones est si dense qu’on pourrait presque assimiler celles-ci à des mini-donjons situés dans un vaste donjon. On explore ainsi chaque zone comme on explorerait un donjon afin de trouver le moyen de débusquer le donjon.

Autre changement à ce niveau, le scénario nous amène plusieurs fois à revenir dans les régions déjà explorées. Toutefois, de gros changements topographiques interviennent toujours ce qui fait que l’on explore la même région mais d’une nouvelle façon en découvrant des lieux qui nous étaient initialement inaccessibles et qui élargissent chacune des régions du jeu. De la même façon, le récit nous invite également plusieurs fois à revenir au vallon du sceau afin d’y emprisonner un mal qui gagne toujours plus en puissance à chaque libération.

Pour les régions, on peut y voir un genre de “Super Donjon” qu’il faut explorer de fond en comble afin d’y dénicher le donjon. Puis l’on revient sur ces “Super Donjon” car nos capacités lors de la première visite ne nous permettaient que d’en explorer la moitié. Nous faisons ainsi face à de nouvelles énigmes et une région souvent très différente de notre première visite. Pourtant, nous pouvons également comprendre ceux qui auront une impression de répétitivité et de récurrence que nous avions évoqué précédemment. Ajoutons à ça, certains affrontements de boss tout aussi récurrents pour renforcer cette impression de cycle qui se répète.

Dirigez Link du bout des Joy-con

Au-delà de ce subtile changement dans la progression du jeu, le plus grand changement de Skyward Sword est la grande place du Motion Control dans le gameplay du jeu. Ainsi, le long début de jeu est voulu afin de vous initier et vous présenter le gameplay très atypique de cet opus de la série qui tirait totalement parti des capacités du Wii motion Plus à l’époque. Dans Skyward Sword, tous vos mouvements de la main sont importants afin de diriger l’épée de Link et chacune des armes de son arsenal.

Le combo Wiimote, Wii Motion Plus et Nunchuk est remarquablement bien retranscrit par les Joy-con. Tous les mouvements sont plus précis que jamais que ce soit à l’épée ou lors les vols à dos d’oiseau ou les jets de bombes parmi d’autres utilisations toutes originales du Motion Control. Cerise sur le gâteau, on ne perd plus de temps sur les quelques désynchronisations du Motion Plus avec le capteur de mouvements de la Wii. Ici, une simple pression sur Y afin de recentrer le pointeur et le tour est joué!

Autre élément de confort non négligeable si vous jouez avec vos joy-con, vous pouvez diriger la caméra autour de vous avec le stick R du joy-con droit ! Plus de soucis de caméra et plus de contrôle limité au lock en face de vous. Les joy-con permettent à The Legend of Zelda: Skyward Sword HD de proposer l’expérience de gameplay au motion gaming ultime dans la série et peut se targuer d’être un bon représentant dans la liste de jeux “gamer” exploitant la gyroscopie.

Toujours dans l’optique d’apporter des changements subtils à la formule Zelda, cet opus empruntait plus que jamais des éléments du RPG. Entre autres, il était possible de ramasser des matériaux pour upgrader ses pièces d’équipements. En faisant cette addition avec les mécanismes RPG, nous obtenons un Zelda encore très ancré dans la formule traditionnelle mais qui tente à sa façon de changer la routine de manière sympathique. Cela en fait un Zelda très atypique dont les mécaniques marquent en bien comme en mal.

De nouveaux changements pour cette version Switch

Le principal changement de ce remaster est la possibilité de jouer à Skyward Sword au gyroscope ou aux sticks. Une belle alternative pour les joueurs allergiques à la gestuelle et leur permettant tout de même de découvrir ce magnifique opus. En jouant sans gyroscopie, l’épée s’oriente via le stick droit tandis que d’autres pièces d’équipement s’orientent avec le stick gauche au lieu des mouvements.

Malgré cela, nous continuons de penser que Skyward Sword doit être joué au gyroscope et nous vous invitons à le faire. On insiste mais l’expérience Switch au gyroscope est la meilleure et bien qu’il soit possible de jouer avec les touches, quelques contrôles sont en vérité inconfortables. Pour donner un exemple, le stick droit sert à diriger l’épée de Link. Pourtant, en temps normal, celui-ci permet de manipuler la caméra autour de vous.

Il est possible de le faire mais en maintenant la touche L enfoncée pour indiquer que vous manipulez la caméra. Chose qui ne se fait dans aucun jeu et l’on ne compte plus le nombre de fois où l’on dégaine l’épée en voulant tourner la caméra. Ensuite ce sont quelques manipulations de coups ou accessoires retranscrites avec les touches qui sont étranges.

Dans l’absolu si vous n’aimez vraiment pas le Motion Control, malgré ces quelques imperfections, Skyward Sword est plus que jouable avec les touches. En plus de ce changement majeur, ce sont de nombreux éléments de confort qui ont été présentés et ajoutés dans ce remaster. Entre autres la présence d’une auto-save, la diminution drastique des milles et un “conseils” de Fay ou encore l’accélération du texte en jeu. Sans mentionner certaines options déblocables uniquement par Amiibo….

L’impressionnisme en HD n’impressionne pas?

L’autre amélioration de confort est visuel. En dock, The Legend of Zelda: Skyward Sword s’affiche désormais en 1080p et profite même du 60fps. Une fluidité exemplaire même en portable à résolution légèrement plus basse. Malgré ça, beaucoup penseront que la différence avec la version Wii est difficile à noter du premier coup d’œil. Le style artistique de Skyward Sword ne permet pas de voir aisément ce travail HD alors même que le jeu est devenu bien plus propre que sur Wii. La patte très inspirée de la peinture impressionnisme ne contentera toujours pas tout le monde.

En effet, ce qui est un effet de style repris de ce courant de peinture, comme la palette de couleur prononcé et centré sur l’utilisation des couleurs primaires ou encore les effets de pointe au pinceau, se voit interprété de la mauvaise façon. Certains diront que ces couleurs donnent un ton enfantin au jeu, que certains effets ne sont que de gros bouillis de pixels tout moche et que le ciel n’est qu’un espace vide sans intérêt. Pourtant plus que jamais sur Switch, certains moments et certains lieux semblent tout droit sortis d’un tableau.

Toutefois, nous parlons de certains passages du jeu. On ne niera pas que le travail global peut sembler assez minime et qu’on reste sur un genre de simple lissage HD. Le meilleur à dire étant que c’est plus joli que sur Wii et heureusement vu le gap générationnel. Au moins, les cinématiques restent sublimes avec des passages parfois épiques. Puis la mise en scène de certains passages sont plus vivants que jamais avant Breath of the Wild. La question ensuite de devoir payer le prix fort pour ce remaster avec quelques améliorations par-ci par-là se posera chez certains, notamment ceux ayant connu le jeu sur Wii.

Pour les joueurs ayant fait l’impasse à l’époque, la question se posera moins et ils profiteront de l’expérience Skyward Sword ultime grâce à la Switch. Terminons sur la majestueuse OST totalement orchestrale de cet opus qui vous fera décoller au-dessus des nuages avec Link tant elle est riche et belle. Nintendo avait vu les choses en grand à l’époque pour le  vingt-cinquième anniversaire de la série. On se retrouve ainsi avec une véritable symphonie pour OST. Celle-ci se présente avec toutes les variations de thème, de tempo et d’instrumentalisation possible. Pour les fans c’est aussi le retour des jingles et bruitage connus de la série.

Notons que Skyward Sword nous permettait également pour la première fois d’avoir un petit passage doublé en Hylien, le fameux passage de la balade de la Déesse chanté au début par Zelda. Cela amenait un plus grand semblant de vie à la série bien que l’on se contentera ensuite de simples onomatopées et de textes à lire. Dommage que cet effort dans la création orale de cette langue n’ait pas fait suite. Breath of the Wild optant pour un doublage dans nos langues existantes, ce qui est loin d’être une mauvaise chose. Juste que le Hylien donnait une identité propre à la série.

Conclusion
Souvent mal aimé notamment pour son gameplay très atypique, Nintendo revient sur The Legend of Zelda: Skyward Sword et nous propose cette fois-ci de corriger le tir sur Nintendo Switch. De nombreuses améliorations de confort ont été faites afin de tenter de se réconcilier avec ses détracteurs. Attention aux nouveaux, habitués à la liberté des récents jeux de la série. Skyward Sword initiait quelques changements subtils pour la saga mais reste globalement une expérience très linéaire. En s’essayant à l’expérience, il ne s’agira pas de s’affranchir des conventions de Zelda mais de les explorer à nouveau voire de les découvrir pour les joueurs qui ne les ont jamais connues. Après avoir fêté les vingt-cinq ans de la série, The Legend of Zelda: Skyward Sword revient en HD pour souffler les trente-cinq bougies de la saga dans sa version ultime grâce à la Nintendo Switch.
Points positifs
  • Le style impressionnisme unique et coloré
  • En Full HD et d’une fluidité rare pour un jeu Zelda
  • Les cinématiques de toute beauté
  • Le gameplay au motion control très ergonomique
  • Les quelques emprunts au RPG
  • Une option tau stick appréciable pour les autres
  • Les autres améliorations de confort et correction de bug
  • La relation Link et Zelda
  • Le récit très présent entre romance, poésie et moments épiques
  • Une durée de vie très satisfaisante pour un Zelda
  • L’OST orchestrale de toute beauté
  • Les jingles de la série qu’on aime entendre
  • Un très bon Zelda qu’on peut faire partout!
Points négatifs
  • Ça reste en majorité un simple lissage HD
  • On peut trouver ça moche
  • Le ciel toujours vaste et assez vide pour rien
  • Le gameplay aux sticks pas toujours ergonomique
  • Certains diront que c’est enfantin, niais et linéaire
  • Très long à se mettre en place
  • Globalement facile puis...
  • Le mode héroïque uniquement en second run
  • Une certaine amélioration uniquement via Amiibo…
  • Un tarif peut être excessif pour un remaster
8.2
Génial
Graphismes - 7
Gameplay - 9
Durée de vie - 8
Bande-sonore - 10
Scénario - 7
Ecrit par
Rédacteur sympathique fans de JRPG et de jeu très japonais. Par ailleurs, possède de bonne notion de la langue japonaise. Twitter: 00memory

6 commentaires

  1. un bon zelda …mais a plein pot , je comprend pas …..on voulait les episodes n64

    Répondre
    • On peut le trouver pour 45€ mais c’est vrai qu’ils auraient pu faire un effort sur le prix.

      Pour les anciens opus j’avoue avoir était déçu que rien ne soir prévu mais ça viendra peut-être.

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  2. Merci pour ce super test Kurosekai

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  3. Bon, je vais sûrement craquer pour ce Zelda car je n’ai pas eu l’occasion de le faire.
    Même si les graphismes me font un peu peur, je suis globalement rassuré par le test 🙂

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  4. Très bon test! Synthétique et sans parti prit. Le prix parlons-en… je suis d’accord avec les coms ci-dessus! Certes travail il y a mais un 39€99 aurait été le bon positionnement je pense!

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    • et la maniabilite…..c est vraiment pas genial ….pour moi pire que sur wii !

      Répondre

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