No More Heroes 3 (Nintendo Switch) – Le test

No More Heroes III existe bien, après une bonne décennie séparant le second opus de la franchise et celui-ci, dont l’existence a été largement teasé par le spin-off arcade Travis Strikes Again paru en 2019, voici enfin le retour en grandes pompes de Travis Touchdown. Véritable anti-héros arborant les traits d’un assassin otaku fan de lucha libre imaginé par Suda51.

Cet ultime opus de la trilogie et quatrième entrée officielle de la série vous invite de nouveau dans la ville de Santa Destroy, ville iconique dont le héros s’est exilé depuis les événements du second jeu et qui s’apprête à devenir le théâtre d’une véritable bataille intergalactique.

Bienvenue dans le  jardin de la FUlie

Pour les non-initiés et ceux qui voudraient se lancer dans le jeu sans aucune connaissance préalable des épisodes précédents, soyez rassurés. Le jeu se présente sous un format mêlant à la fois des séquences animées, des cinématiques et du gameplay. Cet épisode lance un nouvel arc narratif inédit introduisant tellement de nouveautés qu’il est possible de découvrir la série sans soucis avec ce jeu. Certes, il y a bien évidemment des références ainsi que des personnages récurrents de la série dont les rôles actuels ont été définis par des actions passées pour le plus grand plaisir des fans.

La cinématique d’introduction réalisée en animé et également dévoilée en tant que premier trailer du jeu nous montre l’histoire d’un enfant appelé Damon qui fait la découverte d’un alien alors qu’il est enfant, cet extra-terrestre nommé, Jess Baptiste VI se fait surnommer “FU” par le jeune garçon et se lie d’amitié avec lui. Grâce à son aide, FU parvient à échapper au gouvernement et à construire une fusée pour rentrer dans l’espace. Les deux amis se séparent avec la promesse de se retrouver dans 20 ans.

Le jeu commence donc 2021, soit 2 ans après les événements de Travis Strikes Again et tout pile au moment du retour sur Terre de FU, qui a bien changé en 20 ans, passant d’une mignonne boule de poil alien a un psychopathe échappé d’une prison intergalactique accompagné d’une dizaine de malfrats extra-terrestres. Son plan est simple, lancer un jeu de conquête pour détruire la Terre, ce jeu se traduisant par le concept que l’on connaît à la série No More Heroes, un classement de 10 assassins à éliminer dans l’ordre.

Qui d’autre que Travis Touchdown pour se lancer dans ce nouveau défi ? Nous retrouvons donc notre assassin otaku favori, tout juste de retour au motel No More Heroes dans la ville de Santa Destroy, chef-lieu de tous les événements des 2 premiers opus.

Nous n’allons pas rentrer plus en détail sur le scénario afin de ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, tout ce qu’il faut en retenir, c’est que nous avons une histoire dans la lignée des précédents opus, No More Heroes 3 se trouve à une place assez particulière après un Travis Strikes Again qui commençait à flirter avec de l’action surréaliste, la série continue dans cette lignée où le réalisme est totalement mis de côté au profit de personnages aux capacités dépassant les limites du commun des mortels (les extra-terrestres s’autoproclamant même “super héros”). En témoigne la première séquence de gameplay nous montrant Travis utiliser le Death Glove tiré du précédent jeu de la série pour se transformer et enfiler une armure de mecha équipé de canons et pouvant voler.

No More Heroes 3 reste fidèle à lui-même et les occasions de briser le 4ème mur ne manquent jamais, les personnages faisant souvent référence au fait qu’ils font partie d’un jeu vidéo, Suda51 s’est même amusé à faire du jeu un hommage au jeu vidéo dans son ensemble, ainsi plusieurs clins d’œil plus ou moins évident sont disséminés dans le jeu, les combats de boss vous faisant parfois passer sur différents genres de jeux comme du shooter spatial, du party game ou encore du survival horror. Ces séquences, ainsi que les divers mini-jeux présents dans le jeu, apportent une bonne diversité, nous faisant avancer avec une certaine hâte de voir ce qui se cache au prochain coin de rue.

Des mécaniques de combat remises à neuf

Au niveau de son gameplay, No More Heroes 3 est une suite dont l’attente en valait vraiment la peine, toutes les bonnes idées réunies dans les 3 précédents jeux sont regroupées ici et se retrouvent grandement améliorées.

A commencer par le combat, mécanique principale du jeu (s’agissant d’un “beat’em all”), la panoplie de mouvement de Travis est plus complète que jamais, il est possible de combiner des attaques légères et lourdes, esquiver et verrouiller ses ennemis. Vous devrez également toujours faire attention au niveau de batterie de votre beam katana qu’il vous faudra recharger, petit ajout agréable sur ce point, il est possible de se déplacer pendant le rechargement. Un système d’esquive parfaite a été ajouté permettant avec le bon timing de ralentir le temps et punir ses adversaires d’une salve de coups extrêmement rapide.

Mécanique inhérente à la série, les slashs sont toujours présents, lorsqu’un ennemi est en position de faiblesse ou est sur le point de prendre un coup fatal une flèche apparaît à l’écran, il vous faudra orienter le joystick (ou balancer le joycon avec les motions control) dans la bonne direction pour détruire votre ennemi et lancer une roulette de casino en bas de l’écran. En fonction des résultats de cette roulette vous pourrez obtenir des avantages en combat comme, par exemple, la transformation en mecha pour éliminer tous les ennemis à l’écran, une invincibilité temporaire… Un petit côté aléatoire en combat qui peut soit grandement vous facilitez la vie, soit la chance n’est pas de votre côté !

Le jeu profite également d’une grande diversité d’ennemis, tous ayant leur propre approche pour s’en défaire, fini donc de bourrer la touche d’attaque puisque qu’il vous faudra composer avec des ennemis attaquant à distance, des tanks créant des barrières les rendant invulnérables de face ou encore des ninjas extrêmement rapides qu’il faut esquiver parfaitement pour contre-attaquer.

Parmi les nouveautés directement disponibles en combat, le Death Glove fait son entrée dans la série principale, ce gant ressemblant aux joycons néons de la Switch vous confère 4 pouvoirs à débloquer au fil de votre progression, ces derniers peuvent s’utiliser sans limites avec un temps de rafraîchissement entre chaque activation, vous pourrez par exemple vous téléporter sur un adversaire en le bousculant ou ralentir les ennemis dans une zone. Cette nouvelle option a un impact important sur les combats, car elle augmente la diversité de votre palette de mouvements.

Le Death Glove ne vient pas seul avec ses capacités puisqu’un système de puces l’accompagne, les puces sont des buffs que vous pouvez équiper à Travis pour lui modifier ses stats, vous pourrez par exemple augmenter les dégâts des attaques légères ou lourdes, réduire la consommation de batterie de votre katana, ou encore prendre des bonus à double tranchant, augmentant grandement une statistique en échange d’un malus. Ces puces doivent se fabriquer avec des composants que vous récupérerez au cours des différentes activités que le jeu propose, il est ainsi possible grâce à celles-ci de personnaliser au mieux votre Travis et le coller à votre style de jeu.

Cet aspect personnalisation va un peu plus loin, car en dehors de ces puces, il est possible d’améliorer les caractéristiques de Travis en échange de points d’expérience appelés WESN. Dans le sous-sol du motel, une borne vous permet de distribuer ces points dans plusieurs catégories pour augmenter la vie, l’attaque, la batterie du beam katana, réduire le temps de recharge des compétences du Death Glove ou encore apprendre de nouvelles techniques.

Enfin, dernière nouveauté touchant au combat, il est possible de s’arrêter à des stands de nourriture vous permettant de consommer des plats sur place ou à emporter, les plats à emporter correspondent à des objets consommables en combat, ils vous permettent de récupérer de la vie, augmenter temporairement votre attaque… Pour les plats sur place, il s’agit de buffs qui s’appliquent à votre prochain combat comme améliorer grandement la vie de Travis et la batterie de son katana, pouvoir se relever une fois quand on meurt…

L’ensemble de toutes ces mécaniques offrent un second souffle à la série et modernise énormément les combats qui pouvaient par le passé se trouver un peu rigides, le jeu offre d’ailleurs un très bon challenge car 5 niveaux de difficulté sont présents et l’utilisation et maîtrise de toutes ces mécaniques est primordiale pour s’en sortir dans les niveaux les plus difficiles.

Les meilleures idées de la série et bien plus encore

Comme dit précédemment ce No More Heroes 3 regroupe toutes les meilleures idées de la série, nous avons donc le grand retour du monde ouvert que l’on avait connu sur le tout premier opus. Le monde est divisé en 5 régions différentes, toutes de taille variable, mais assez bien maîtrisées pour ne pas avoir de grands espaces vides.

Ainsi la ville de Santa Destroy est un peu plus petite que sur le premier jeu, mais les 4 autres régions ajoutées en font un monde bien plus vaste au global avec des identités visuelles bien distinctes entre chaque lieu. Vous serez accompagnés de votre fidèle moto vous permettant de rejoindre des zones éloignées plus rapidement, un système de voyage rapide permet également de sauter d’une région à l’autre depuis le menu pour gagner du temps.

Ces lieux regorgent d’activités à réaliser pour progresser dans le jeu, pour ce qui est de la trame principale la formule est un petit peu modifiée par rapport au premier opus. Pour atteindre un combat de boss, il vous faudra remplir 2 conditions, d’abord passé 3 combats contre des sbires aliens disséminés sur la map, puis ensuite verser un montant d’argent requis dans un distributeur pour assister au combat. Les combats de boss sont directs, donc pas de vagues de sbires à traverser ni de niveaux de plate-forme comme on aurait pu le voir avant.

Ce système est un savant mélange des 2 premiers No More Heroes puisque les combats de boss sont directs comme dans le 2, mais pour pouvoir y accéder, il vous faudra effectuer diverses activités dans le monde. Nous retrouvons donc les fameuses missions de défense vous demandant de détruire plusieurs vagues d’ennemis pour récupérer de l’argent, mais nous retrouvons également ce qui faisait le côté loufoque du premier opus de la série, les missions de bénévolat. Ces missions demandent d’effectuer des tâches complètement loufoques et permettent de récupérer beaucoup d’argent, ces missions peuvent aller de la récupération de déchets dans un marécage infesté d’alligators, à des courses-poursuites sur l’autoroute, en passant par la tonte de pelouse des jardins de la ville.

Tout ce contenu est bien évidemment secondaire, mais peut s’avérer nécessaire pour vous aider dans votre progression, l’avantage étant que contrairement au premier opus, aucune tâche n’est obligatoire pour progresser, si vous ne voulez que tondre des pelouses en boucle pour récupérer la somme nécessaire libre à vous, ou alors vous pourrez enchaîner les missions de défense si vous préférez vous battre.

L’open world est donc plutôt bien réalisé et le jeu ne se montre pas avare en activités et différents collectibles, vous pourrez ainsi récupérer des t-shirts et tenues complètes pour personnaliser l’apparence de Travis, collecter des figurines, des cartes et autres objets que vous dénicherez en explorant le monde.

On regrettera une certaine inégalité entre les différentes régions du monde avec pour certaines de grandes étendues sans intérêt quand d’autres sont bien plus condensées et mieux réalisées dans l’ensemble.

Enfin cerise sur le gâteau, une machine temporelle dans l’appartement de Travis vous permet de revivre n’importe quel combat de boss dans la difficulté que vous souhaitez, une option vraiment bien pensée puisque permettant de farm de l’expérience/argent/composants, mais aussi de pouvoir revivre certains combats en étant mieux équipé que la première fois.

Le jeu est donc très généreux en contenu et vous laisse assez de possibilités pour progresser à votre rythme et comme vous l’entendez. Pour terminer l’histoire principale comptez une bonne douzaine d’heures, ajoutez à cela une cinquantaine de missions de défense et une quarantaine de missions de bénévolat et vous obtenez près d’une centaine de missions au total.
Une fois tout ceci vous pourrez toujours ré-attaquer le jeu avec une difficulté supérieure en mode New Game+.

Une expérience de jeu fluide et agréable

Passons sur le plan visuel et technique du jeu, comme promis par Suda51 il fallait que No More Heroes 3 soit plus fluide en priorité. La promesse est effectivement plutôt bien respectée, que ce soit en mode portable ou en docké, les zones de combat sont plutôt fluides et tournent à 60FPS en quasi-permanence, ce qui permet de maximiser la lisibilité des mouvements ennemis et rend le timing des esquives et attaques plus agréables.

En revanche, sur ce point, l’open world est un petit peu plus capricieux, sans pour autant être injouable les drops de framerate sont plus remarquables, oscillant entre 40 et 60 FPS en fonction de la région dans laquelle vous vous trouvez (Santa Destroy étant la plus gourmande visuellement), ces défauts se retrouvent vite gommés, le plus important étant les combats qui eux, sont pour le coup bien optimisés.

Visuellement, le jeu est plutôt beau, son esthétique unique mêlant une interface en pixels et néons dignes de bornes d’arcades des années 80, ainsi que les personnages au design loufoque, nous offre un bon mélange des styles qui permettent de bien apprécier les graphismes. Les textures sont assez nettes en combat, ces derniers se déroulant souvent à huis clos et permettant ainsi d’optimiser pour que la Nintendo Switch affiche la meilleure résolution. Pour l’open world le tout est légèrement plus flou, mais l’affichage du HUD en pixels atténue beaucoup cet effet et rend un résultat plutôt convaincant.

Pour la direction artistique au global, nous restons dans la veine de ce qui a été fait dans Travis Strikes Again, chaque avancée dans le classement se présente comme un épisode d’une série avec un générique de début et un générique de fin qui reste le même tout le long du jeu. Un peu comme si le jeu entier était considéré comme une série, avec un petit clin d’œil à Netflix entre chaque chapitre en mettant un compte à rebours avant l’épisode suivant dans le coin de l’écran.

Le chara design reste aussi assez inspiré du précédent jeu avec des personnages aliens humanoïdes disposant chacun de leur propre thème visuel et musical, leur permettant de dégager une forte identité. A cela s’ajoutent des séquences de gameplay inédites pour presque chaque boss, de quoi laisser de bons souvenirs et en donner pour tous les goûts.

Mention spéciale également à la bande-son qui est extrêmement bien travaillée, chaque combat de boss montre un style différent, les stands de nourriture laissent également plusieurs musiques différentes tourner, nous explorons donc des remix du thème principal, du rap japonais, du rap US, de la pop. Les styles s’enchaînent et restent tout aussi diversifiés que le gameplay.

Conclusion
Après des années d'attente, No More Heroes est enfin de retour sous son meilleur jour, avec un scénario assez tordu pour que les personnes découvrant la série avec cet épisode ne soient pas complètement dépassées, mais aussi beaucoup de références et personnages liés aux précédents opus. Cet épisode s’inscrit comme un renouveau pour la série, une version ultime. Toutes les bonnes idées ayant existé dans la série se retrouvent réunies sur un même jeu venant apporter encore plus sur la table. Avec un panel de personnages aux personnalités déjantées, un gameplay pouvant aller du beat’em all au mini-jeu de tondeuse à gazon en passant par le shooter spatial, No More Heroes 3 est un véritable parc d’attractions vidéoludique soutenu par une histoire pleine de renversements, d’humour, de références à la pop culture et de violence gratuite Tarantinienne.
Points positifs
  • Le grand retour d’une saga mythique de l’ère Wii
  • Graphiquement très réussi
  • Le monde ouvert fourmillant d’activités en tout genre
  • Des mécaniques de combat complètes
  • Les systèmes de puces de combat et de WESN permettant de personnaliser Travis en fonction de votre façon de jouer
  • Une avancée “libre” dans l’histoire principale
  • La très grande diversité de séquences de gameplay disponibles
  • Une direction artistique type années 80 très bien réalisée
  • Les personnages tous ayant leur personnalité propre et leur identité visuelle
  • Des combats très fluides à 60FPS...
Points négatifs
  • ...Un framerate moins stable en open world
  • Une certaine redondance pour quelques activités
  • Inégalité des contenus entre les différentes régions
  • Certaines mécaniques ne sont pas clairement expliquées
8.8
Génial
Graphismes - 9
Bande-son - 10
Gameplay - 10
Durée de vie - 8
Rejouabilité - 7
Ecrit par
Rédacteur et testeur en manque de sommeil. Streameur a mes heures perdues Twitter/Twitch @AntwnSan

10 commentaires

  1. mouais, perso, ca me dis rien ….j avais trouve les precedents bien plats

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  2. J’avais joué au 1er sans aimer celui ci ne me tente pas du tout. Mais comment peut t-il être considéré presque comme un chef d’œuvre ici et comme un nanard avec un 10/20 sur jv.com? ( site pro Sony mais qd même)

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    • JV.com l’a descendu parce que le testeur ne connait même absolument pas la série et ne rentre absolument pas dans le délire, certes particulier. Donc forcément ça influe le jugement et ce site a besoin de descendre un titre de temps en temps histoire de s’acheter une crédibilité.

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      • Souvent des jeux décrié à l’avance ou c’est facile de taper dessus.

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    • Suda51 c’est un peu t’aime ou t’aime pas. Finalement un peu comme Nomura, si tu accroche à leurs délire et leurs partie pris alors le jeu est très bon. Les 2 premiers ont beaucoup divisé à l’époque aussi. Mais le test de JV quand on le lis bien on se rend compte que la personne qui l’a test n’a pas du tout accrocher au délire et s’attendais sûrement à autre chose visuellement. C’est dommage mais je pense que l’on risque de voir pas mal de note totalement opposé sur ce titre.

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    • JVC n’a pas du avoir son petit chèque et ils ont mis un spécialiste de la news « promotions à 30% » pour le test.

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    • Cela fait bien longtemps que JVC n’est plus ce qu’il était, malheureusement le testeur n’a pas du jouer aux premiers jeux de la série ni comprendre qu’il était sur une Nintendo Switch et non pas une PS5…

      C’est un jeu qui va de toutes façons diviser car soi on aime, soit on aime pas, c’est du Suda51

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      • Oui c sur que c plus etajv
        Je vais attendre le retour des joueurs. Une démo pourrait peut être me convaincre

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  3. C’est le genre de jeu qui divise! Certes techniquement c’est pas fou, mais ça a TOUJOURS été le cas pour les jeux de suda51, quelque soit le support.

    C’est un jeu à « ambiance », nanardesque et autocritique dans ce ça précis.

    Bref c’est un ovni vidéo-ludique loin des standards de films interactifs ou de pétage de rétines de tous les jeux nextgen sans saveurs.

    😉

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  4. Très bon test ! Je l’ai reçu ce matin et j’ai hâte de le démarrer en rentrant du taff ! Travis is back !

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