« METAL SLUG 1st & 2nd MISSION » Double Pack (Nintendo Switch) – Le test

Si le jeu Metal Slug est anthologique, c’est parce qu’il est sorti sur une console d’anthologie : la Neo Geo. Au début des années 90, cette console faisait rêver tous les gamers en leur promettant (et c’était vrai) l’arcade à la maison pour un prix exorbitant, et avec des jeux à des prix tout aussi indécents. Ensuite, si la Gameboy a tout cassé en termes de consoles portables, SNK a quand même produit deux consoles portables, la NeoGeo Pocket et la NeoGeo Pocket Color. C’est sur cette dernière que l’on retrouve le jeu culte Metal Slug sous les noms de Metal Slug First Mission et Metal Slug Second Mission qui regroupent les premiers volets de la série.

Cours plus vite que les balles

Metal Slug 1st & 2nd Mission Double Pack est le portage sur Switch de plusieurs épisodes du fameux jeu culte de type Run & Gun. On court de façon frénétique et on tire sans arrêt. Le joueur se retrouve directement en l’an de grâce 1999 pour le premier jeu et en 2000 pour le second. Tout est comme à l’époque, le son criard et répétitif, les ennemis en surnombre, mais surtout le tir directionnel qui permet de viser à 360 degrés. Cette technique était déjà présente dans certains jeux, mais là, elle est à son apogée tant elle est efficace et intuitive.

Le style Run & Gun est un mélange de jeu de plate-formes et de Shoot’em Up. On avance dans des niveaux en se dirigeant vers la droite et on défouraille. On récolte des bonus au fur et à mesure de la progression et surtout, on peut utiliser des véhicules. Les tanks ont la particularité de pouvoir sauter et de se déplacer plus rapidement tout en étant plus résistants. Les avions pour leur part permettent de tirer face à soi, mais aussi de larguer des bombes.

Techniquement, les limitations restent celles de l’époque. Un stick et deux boutons : un pour sauter et un pour tirer. Simple mais efficace même vingt ans après. Le rythme est là, soutenu, frénétique, toujours à la limite. Pas de droit à l’erreur, même si la présence d’une barre de vie permet d’encaisser quelques coups avant de mourir.

C’est la peine maximale ou la pierre tombale

Pour ce qui est de la mort, le fait de ramasser des pièces dans les niveaux permet d’acheter des “continues” en cas d’échec. De plus, il est possible de sauvegarder sa partie pour reprendre plus tard à l’endroit où l’on s’est arrêté. Le design des niveaux est très intelligent, on progresse et on voit un ennemi à un endroit inhabituel ce qui nous donne une indication sur le chemin à suivre. Même si le tracé est assez linéaire, il est possible de trouver des embranchements de temps en temps, mais cela reste anecdotique.

Sur le plan graphique, c’est de la 2D très classique, le jeu est fluide. Par contre sur le plan sonore, c’est plus difficile pour les oreilles car très répétitif et pas très mélodique. Metal Slug 1st & 2nd Mission sur Switch va permettre à tous les joueurs qui n’ont pas pu s’y adonner à l’époque de se plonger dedans avec un réel plaisir. Enfin, une mention spéciale aux boss de fin de niveaux qui sont nombreux, une vingtaine et qui ont chacun leurs patterns et leurs mouvements bien distincts.

Les différences entre les deux jeux sont très minimes. Il faut se rappeler qu’à l’époque, ils sont sortis à une année d’intervalle. Le changement le plus marquant est la possibilité de choisir son personnage dans le second opus et de pouvoir incarner au choix un homme ou une femme. Petit bonus très sympa pour les fans, on retrouve les notices des deux jeux au format pdf. C’est super de voir comme le jeu était présenté à l’époque et comme la notice avait une réelle plus-value pour les joueurs. Enfin, les développeurs ont implanté un système de « rewind » qui permet de remonter le jeu de quelques secondes pour réussir à franchir un obstacle sur lequel on vient de buter.

Conclusion
Les grands jeux traversent les âges sans trop subir l’outrage du temps. C’est le cas de Metal Slug 1st & 2nd Mission qui est un très bon représentant de ce qui se faisait de mieux à l’aube de l’an 2000. C’est le son qui pèche le plus dans ce portage, tout le reste est bon et toujours jouable. C'est fun, c’est rapide, c’est nerveux. Ça fait du bien de retrouver ces sensations d’urgence dans un jeu en 2D. Une bonne bouffée de nostalgie pour les anciens joueurs et la découverte d’un genre pas si daté pour les nouveaux.
Points positifs
  • Deux excellents Run & Gun
  • Une maniabilité au top
  • Une frénésie à jouer
Points négatifs
  • Le son répétitif
  • Un portage fainéant
6
Correct
Graphismes - 6
Sons - 4
Maniabilité - 8
Durée de vie - 5
Fun - 7
Ecrit par
Fan de Big N depuis la Gameboy, j'ai débuté les JV sur Atari ST. Bref, je suis un vieux joueur, mais j'aime les nouveautés autant que les jeux rétros (sauf le mauvais pixel-art)

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