BLUE REFLECTION: Second Light (Nintendo Switch) – Le test

Quand on y pense, lorsque nous voyons le nom d’un développeur plutôt connu, nous nous disons généralement que le jeu qu’il s’apprête à nous faire connaître mériterait d’être surveillé de plus près. Alors, lorsque nous nous apercevons également que ce développeur connu, dans ce cas-ci, est Koei Tecmo, qui a notamment travaillé sur les Muso du style Hyrule Warriors, ou encore plus récemment, sur le RPG acclamé par la critique Fire Emblem : Three Houses, alors nous savons directement qu’il vaudra probablement le détour. Mais quand Koei Tecmo décide en plus de travailler avec Gust, qui est l’une des branches de Koei Tecmo Holdings, alors nous y voyons plus clair sur ce qui nous attend. Après tout, leur association a laissé place aux multiples jeux de la série Atelier, ou bien encore le RPG Fairy Tail. Alors, nous pouvons nous demander : Blue Reflection : Second Light, qui débarque fraîchement sur Nintendo Switch ce mardi 9 novembre 2021, est-il une réussite née de cette nouvelle association ? Et surtout, serait-ce un spoiler si nous vous disions que la réponse est indéniablement oui ?

Un été inoubliable

« Depuis toujours, j’ai voulu être quelqu’un de spécial. Si je l’avais été, alors cette vie ennuyeuse que je mène se serait transformée en un monde totalement différent. Mais nos vacances d’été passées ensemble… ça, c’était quelque chose de spécial. »

Ao Hoshizaki est une jeune lycéenne douce, gentille, attentionnée, et tout à fait normale. Et c’est bien ça qui la gêne. Pas forcément brillante en classe, ses parents ont décidé de lui faire suivre des cours particuliers durant ses vacances d’été pour retrouver le niveau. Alors qu’elle se rendait à ses cours, une application inconnue s’est installée sur son téléphone. Surprise, Ao n’a pas pu s’empêcher de lâcher son portable des mains, mais a tout de même poursuivi sa route. Et tout d’un coup… Ao se réveille en pleine salle de classe, interpelée par deux de ses camarades, Kokoro Utsubo, Rena Miyauchi, et par la suite Yuki Kinjou, la cuisinière (et gloutonne) du groupe. Jusque-là, aucun problème, n’est-ce pas ? Sauf que, à ce moment-là, il n’y a absolument aucun cours prenant place. Pire encore, il n’y a aucun professeur, ni même âme qui vive en ces lieux ; l’école est totalement vide !

Alors que nous nous retrouvons confus face à cette introduction intrigante, Kokoro nous pose une question d’autant plus bizarre : « On y va ? Aujourd’hui encore, nous partons explorer le Faraway, pas vrai ? » À peine réveillée, loin d’être déterrée – contrairement à nous qui ne connaissons absolument rien de ce Faraway – Ao lui répond simplement, mais sûrement : « Évidemment. C’est parti !”.

Dès lors, nous pouvons contrôler Ao, avec un point de vue à la troisième personne. Si lors du lancement du jeu, le temps de chargement pour finalement arriver à l’écran titre nous avait paru bien long et nous faisait craindre une répétition de ce genre tout au long de la partie, nous nous sommes vite aperçus que nos craintes étaient infondées. En effet, chaque cinématique, chaque changement de scène, tous s’enchaînent rapidement et sans encombre lors d’un temps de chargement à peine visible.

Le jeu nous permet de voir quelques interactions bonus intéressantes, quoique brèves, en haut à gauche de l’écran une fois un nouvel objectif défini. Ce dernier sera affiché directement sur l’écran, dépeint par le symbole d’un drapeau vert sur la carte. Grâce à ce petit détail, il sera difficile pour vous de vous perdre ; un excellent point si, comme nous, vous ne savez pas vous repérer pour un sou – dans la vie comme dans les jeux vidéo. Vous pourrez également apercevoir un petit résumé de l’histoire qui va se mettre à jour au fur et à mesure que vous progresserez dans l’histoire. Un petit résumé coloré, avec des images, sous forme d’un petit journal mignon, où Ao notera également son ressenti par rapport aux événements qu’elle s’apprêtera à vivre. Ce résumé, vous le retrouverez directement dans le menu.

En parlant justement du menu, celui-ci se révèlera être important au cours de l’aventure. Accessible en appuyant simplement sur le bouton X de vos Joy-Con, il vous donnera accès à de multiples options : le résumé mentionné plus haut, votre inventaire, les personnages jouables faisant partie de votre équipe ainsi que leurs particularités, le profil des divers personnages qui vont vous accompagner tout au long de votre voyage, la fonction indispensable « Sauvegarder / Charger une partie », les options du jeu, ainsi que les requêtes.

Ces requêtes, elles vous seront demandées par chaque personnage qui aura besoin de quelque chose en particulier. Bien que la plupart d’entre-elles ne soient pas obligatoires, nous ne saurions que vous conseiller de les accomplir autant que vous le pourrez afin de pouvoir, par la suite, améliorer vos personnages, bénéficier d’avantages durant les combats, ou tout simplement avoir accès à de nouveaux lieux au sein de l’école même.

Sachez également que vous pourrez sauvegarder votre partie quand vous le souhaitez, bien évidemment en dehors des combats et des cinématiques. Un énorme plus si vous souhaitez vous faire de courtes sessions de jeux, ou si tout simplement vous souhaitez combattre un boss ultérieurement.

Toi et moi… Nous pourrions devenir amies ?

« Peu importe le nombre de fois où je me réveille, tout reste exactement identique. »

Cette école, où résident désormais Ao et ses trois camarades de classe, a tout pour plaire : un lieu gigantesque sans aucun adulte pour les superviser, pas de cours, la possibilité de faire tout et n’importe quoi au fil de la journée… Du moins, en apparence. Parce que cette école fait avant tout partie d’un monde auquel Ao et ses amies ne savent rien. Entourée par la mer à l’infini, Ao ne connait pas ses camarades… Et ses camarades ne se connaissent pas elles-mêmes non plus ! Ainsi, nous apprenons que celles-ci ont perdu tous leurs souvenirs et ne se souviennent uniquement de leurs noms. Jusqu’à l’arrivée d’Ao dans ce monde, elles semblaient apparemment errer au sein de cette école telles des zombies, sans se poser la moindre question…

Ao, pour sa part, se souvient de tout, et alors qu’elle discutait avec Kokoro pour découvrir un moyen de rentrer chez elle, un bruit effroyable et une secousse retentirent, laissant apparaître un monde encore plus étrange et rattaché juste devant l’école : le Faraway.

Le Faraway, ou littéralement, Le Lointain, que Kokoro a pu mentionner dès le début du prologue, est semblable à l’école dans le sens où il n’y a personne… Du moins, si vous ne vous y aventurez pas trop loin, car en effet, ce monde délabré et dévasté aux apparences automnales est rempli de monstres tous plus dangereux les uns que les autres !

Alors, tout serait perdu d’avance ? Bien sûr que non. Et c’est là même que le gameplay de Blue Reflection : Second Light va nous dévoiler toute sa puissance. Grâce à des bagues, les filles vont se retrouver en mesure d’utiliser leurs émotions et les traduire en pouvoir afin de faire face à ces hordes d’ennemis. Loin d’être surprises face à un monstre pas forcément accueillant, nos héroïnes se transforment, et le combat commence d’emblée !

Ne vous inquiétez pas, cependant. Dès lors que le combat se met en marche, vous allez avoir droit à une phase de tutoriel pour vous expliquer les diverses techniques de combat qui vous attendent. D’ailleurs, nous espérons que vous les aimez, les tutoriels, car vous allez en avoir une bonne dose ! Peut-être même un peu trop, d’ailleurs. Au fur et à mesure que les combats – et par conséquent – les monstres évolueront, de nouvelles mécaniques de combat viendront s’ajouter à celles que vous aurez déjà acquises. Le souci est que, cela viendra créer de plus en plus d’options voire même des complications durant les combats. Viendront s’ajouter à cela, par exemple, des techniques de combos, de transformations, de combats « Un contre un », ou encore des changements de statut à maîtriser parmi beaucoup d’autres.

La particularité de ces combats, c’est que vous ne vous ennuierez jamais avec eux : ceux-ci se déroulent en temps réel. C’est-à-dire qu’il faudra bien suivre ce qu’il se passe sur la ligne de délai « Time Line » en bas à droite de l’écran, puisque les personnages pourront attaquer selon l’emplacement bougeant constamment sur cette même ligne. À mesure que le temps défile, vos personnages vont générer de « l’Ether », et seront en mesure de lancer des attaques offensives, défensives, ou régénératrices.

Si comme nous, la particularité typique des RPG à donner des points de magie à vos personnages et les faire consommer afin de lancer des attaques, pour ensuite devoir utiliser des potions en tout genre pour restaurer ces PM vous agacent au plus haut point, sachez qu’ici, vous n’aurez pas besoin de cela. Pour lancer des attaques, il suffira d’attendre que les icônes respectives de vos héroïnes aient assez d’Ether pour lancer vos attaques à volonté. Vous pourrez choisir de contrôler les personnages qui accompagnent Ao, ou tout simplement de les laisser faire comme bon leur semble avec le mode Automatique que vous propose le jeu. Si un combat ne vous intéresse pas ou vous semble trop difficile – en dehors des combats de boss – vous pourrez toujours utiliser le bouton Moins de vos Joy-Con pour échapper à la bataille.

Notez aussi que si les HP de l’une de vos co-équipières tombent à zéro, celle-ci sera évidemment inutilisable pour le reste de la bataille à moins de pouvoir la régénérer, mais qu’une fois la bataille finie, ses HP reviendront automatiquement à un. Si tous les HP de vos personnages tombent à zéro, là forcément, c’est un Game Over qui vous tendra les bras. Chaque bataille gagnée vous fera gagner de l’expérience et donc des niveaux, améliorant les statistiques respectives (HP/Attaque/Défense) de vos héroïnes et les rendant plus fortes. Timing, précision, et organisation seront de rigueur et les maîtres-mots afin de remporter aisément la partie.

Une chose à prendre en compte aussi c’est que, dès la fin du prologue, vous obtiendrez la puissance « Stealth », ou disons plutôt, un mode discret d’infiltration indispensable. En appuyant simplement sur le bouton B dans les donjons, vous pourrez voir la position d’un ennemi (également notifiée sur la carte, ce qui est bien utile), ainsi que son champ et périmètre de vision. Parfait pour le contourner et le prendre par surprise pour avoir un avantage pendant la bataille, donc !

Qui es-tu ?

« Maman… Papa… Est-ce que vous vous inquiétez pour moi ? Je parie que ma prof doit être en colère que je ne me sois jamais rendue à son cours… »

Le Faraway est un monde se présentant sous forme de donjon, et il y aura justement plusieurs donjons de ce genre, chacun rattaché à un personnage en particulier. Ces donjons se dérouleront en trois étapes environ, où vous pourrez explorer et découvrir des objets indiqués sur la carte, se présentant sous la forme d’une sphère. Les sphères bleues vous donneront un objet en particulier, tandis qu’une sphère dorée vous confèrera soit un objet rare, soit plusieurs objets à la fois.

Les objets récoltés laisseront place à l’une des particularités les plus intéressantes du jeu : le crafting ! Vous pourrez dès lors confectionner des aliments au choix qui se débloqueront au fur et à mesure pour vous octroyer des besoins indispensables lors des explorations de donjons, notamment des plats qui vous redonneront des HP si besoin, car à moins d’utiliser des attaques régénératrices durant le combat, ou de retourner à l’école en dehors, vous n’aurez pas d’autres moyens pour faire regagner des HP aux membres de votre équipe. Vous pourrez aussi construire des bâtiments spécifiques, voire les améliorer, afin de compléter les alentours de l’école et vous donner des bonus lors des combats.

Chaque donjon reflètera l’âme de l’une de vos co-équipières, et lui permettra à la longue de retrouver ses souvenirs perdus. Au fur et à mesure que vous progresserez dans ledit donjon, vous retrouverez et collecterez des fragments de souvenirs chers à la personne auxquels ils appartiennent. Et plus vous vous rapprocherez de l’un de ces fragments, plus une phrase en particulier, issue de chaque souvenir, apparaîtra à l’horizon : toutes ces phrases créeront une ambiance aussi bien touchante que poétique. La projection des souvenirs est une partie de l’intrigue que nous avons énormément appréciée tout au long de notre aventure, et est le symbole d’un scénario d’une grande qualité.

Parce que oui, il faut bien l’avouer, le cœur du jeu, son essence même, réside en ses personnages aux caractéristiques et personnalités propres. Kokoro la maniaque aura pour contraste la paresse d’Ao et sa passion pour les mangas, qui auront tendance à agacer la studieuse et tsundere Rena, qui elle se chamaillera toujours avec Yuki – les interactions entre ces deux-là, par ailleurs, ne manqueront pas de vous faire sourire !

Mais le soir venu, la réalité revient en force alors que les filles rentrent à l’école pour se reposer après leur journée passée dans le Faraway. Ao, pensant que les filles s’étaient déjà endormies, commence à pleurer en pensant à ses parents et au monde réel d’où elle vient. Ses nouvelles amies, cependant, ont entendu sa détresse, et se regardent sans dire un mot. D’un signe de la tête, elles se mettent toutes d’accord en silence : au diable le danger, quoi qu’il puisse arriver, elles continueront d’explorer le Faraway. Une double quête simultanée peut désormais démarrer : se mettre en quête des souvenirs perdus, et aider Ao à regagner son monde !

L’amitié, la vraie

« Dis-moi… Si nous restions à voyager dans ce train, où irions-nous ? Parfois, je voudrais tout laisser derrière moi et faire quelque chose que je n’avais encore jamais fait auparavant. »

Malgré cette unité forte qui semble désormais unir nos chères lycéennes, le scénario ne fait que s’emplir de questions à mesure que nous progressons. Quel est cet endroit ? Pourquoi tout le monde hormis Ao a perdu tous ses souvenirs ? Comment Ao a-t-elle pu se retrouver dans ce monde ? Pourra-t-elle repartir dans le sien ? Pourquoi Yuki ne peut-elle pas se servir de ses pouvoirs en dépit de sa bague ? Qui est ReSource ? Qu’allons-nous faire pour le repas de ce soir ? Et surtout… Y a-t-il vraiment un fantôme qui erre sur le toit ?

À part pour le repas de ce soir, ces questions trouveront leurs réponses en temps voulu. D’ailleurs, plus vous retrouverez de guerrières amnésiques et plus vous les aiderez à recouvrer la mémoire, plus la lumière s’éclaircira sur ces événements. Après tout, chaque jeune fille pourrait être comparée à une pièce de puzzle qui, une fois emboîtée, permet de reconstituer petit à petit l’image dépictée.

D’ailleurs, en parlant de questions, l’une des questions justement que vous vous êtes probablement posées tout au long de ce test, c’est peut-être « Est-ce que Blue Reflection : Second Light dispose d’une traduction en français ? » Eh bien malheureusement, cette fois-ci la réponse est non. Bien que la traduction soit quasiment parfaite et fidèle à la version originale, le jeu ne dispose que d’un excellent doublage japonais et d’une traduction irréprochable… mais uniquement en anglais. Et, à la manière d’un Professeur Layton, le jeu est intégralement doublé, hormis pour les scènes dîtes « intermédiaires » où des bruitages des personnages viendront remplacer le doublage de phrases intégrales pour différencier les divers personnages s’exprimant au tour à tour.

Si la langue de Shakespeare et vous-mêmes n’êtes pas très amis depuis quelques temps – ou peut-être même depuis longtemps ? – alors votre question suivante est peut-être celle-ci : « Le texte en anglais est-il abordable pour quelqu’un comme moi qui souhaite juste découvrir le jeu ? » Alors, cette fois-ci, notre réponse oscille entre oui et non. Oui, parce qu’en termes de scénario, l’anglais abordé n’est pas si compliqué que cela, et puisque l’intrigue suit à peu près le même schéma (donjon, nouveau personnage débloqué, donjon, souvenirs retrouvés, personnage débloqué, et ainsi de suite), nous pensons que vous n’aurez pas trop de mal à suivre le déroulement de celle-ci. Par contre, les techniques de combat qui viennent s’ajouter en masse inexorablement, et des tutoriels incessants, pourraient vous compliquer la donne.

Ces techniques de combat sont tout à fait semblables à un jeu Persona, où vous pourrez vous faufiler derrière l’adversaire dans les donjons afin de le surprendre avec le bouton Y et de commencer le combat avec un avantage non-négligeable, où vos personnages devront user de leurs capacités tout en exploitant celles auxquelles chaque ennemi y sera faible, ou à l’inverse, y résistera. Si vous êtes déjà familier avec ce genre de combats, alors cette traduction anglaise ne devrait pas trop vous poser de soucis. En cas de doute, n’hésitez pas à tester la démo disponible du jeu, afin de vous faire une idée de l’anglais abordé.

Sachez également que vous aurez deux niveaux de difficulté proposés : le mode facile « Easy », ou le mode intermédiaire « Normal ». Si vous souhaitez profiter du scénario tranquillement, alors le mode facile sera fait pour vous, bien qu’avec les combats en temps réels, certains d’entre eux pourront aussi se retrouver parfois intenses et difficiles à gérer. À l’inverse, ceux qui recherchent la difficulté devront, sans l’ombre d’un doute, opter directement pour le mode Normal.

Une autre question, et une que nous nous sommes posés aussi lorsque nous avons démarré le jeu pour la première fois, était de savoir si nous pouvions y jouer alors même que nous n’avions jamais joué au premier Blue Reflection, sorti simultanément sur PS4, PC et PS Vita en 2017, voire sans même avoir entendu parler de la série. Cette fois-ci, la réponse est oui ; ici, que vous soyez fans de longue date ou pas du tout, vous êtes tous les bienvenus, et vous n’aurez aucun mal à vous repérer tant sur le scénario que sur le gameplay.

Une petite précision d’ordre technique concernant notre console, c’est que nous avons pu jouer en moyenne deux heures avant que notre Switch première génération ne nous crie dessus pour que nous la rechargions. Nous n’avons également rencontré aucun bug, ni de pertes de résolutions lors de notre aventure sur notre hybride adorée.

Amies pour la vie

« Du moment qu’on est ensemble, tout ira bien ! »

Au niveau du point de vue technique, mais du côté du jeu cette fois-ci, Blue Reflection: Second Light, offre des particularités que nous avons beaucoup appréciées et qui l’ont clairement démarqué des autres RPG. Tout d’abord, la carte, accessible via le bouton L, vous permet de vous déplacer d’une pièce à l’autre, d’un monde à l’autre, ou de rejoindre directement le personnage que vous cherchez en cliquant sur son icône. Si comme nous, les allers-retours sans fin dans les jeux vous agacent, alors sachez que ce temps est désormais révolu. Cela vaut également lorsque vous irez aux rendez-vous avec vos amies, où là il suffira d’appuyer sur la touche Droite de la croix directionnelle afin d’aller en un clin d’œil au lieu prisé par vos amies. Pratique, ce gain de temps !

N’oubliez pas que, contrairement à des jeux RPG qui veulent que vous effectuiez une action ou deux par jour avant qu’un chat agaçant ne vous dise d’aller vous coucher obligatoirement pour passer à la journée suivante, Blue Reflection : Second Light se veut beaucoup plus relaxant. De jour comme de nuit, vous pourrez aussi bien explorer le Faraway que d’aller faire du craft, ou tout simplement aller à des rendez-vous avec vos amies. Ces rendez-vous, bien qu’optionnels, sont tout de même à prendre en compte afin de débloquer des capacités spéciales pour vos guerrières. Vous pouvez donc aborder vos journées sans la moindre pression.

Nous avons également énormément apprécié l’application du jeu « Free Space », permettant aux filles de se contacter par messages et laissant un petit temps entre chaque nouveau message, à mesure que les personnages concernés les écrivaient. Parfois, la possibilité de choisir la réponse s’offrira même à vous !

Malgré un manque de compatibilité tactile, le jeu vous donnera également la possibilité de lire et de passer automatiquement le dialogue pour vous, ce qui est appréciable si vous souhaitez voir les différentes scènes et interactions entre les personnages comme un petit film. Si vous bloquez sur un boss et que vous en avez marre de voir cinquante fois la même cinématique, sachez également que vous pourrez la passer en un claquement de bouton !

… Comment ? Vous avez cliqué trop vite et le dialogue a défilé sans votre accord ? Ne vous inquiétez pas, là aussi, le jeu assure vos arrières. Avec la touche Haut de la croix directionnelle, vous aurez accès à tout moment à « l’Event Log » ou tout simplement, votre historique de conversations. Vous pourrez relire les dialogues que vous souhaitez et même réécouter le doublage à volonté en appuyant sur le bouton A. Parfait pour comprendre et revivre l’histoire.

Concernant les graphismes, ceux-ci sont tout bonnement époustouflants. Alors certes, les expressions des personnages auraient pu être légèrement plus travaillées. Vous ne nous croyez pas ? Alors, n’oubliez pas de vous souvenir de cette partie du test quand vous verrez le sourire… adorable, mais flippant, de Yuki. Et une théorie que nous avons eue tout au long du jeu, mais qui s’est révélée être fausse est que Kokoro allait se révéler être un zombie, en réalité. Nous pensons pouvoir vous infirmer cette théorie sans crainte de vous spoiler : non, Kokoro n’est point un zombie. Ses cernes rosés et ses yeux parfois vides sont justes sans explications. Un peu comme les mystères sur Terre. Les pyramides. Le Triangle des Bermudes. Les cernes de Kokoro font désormais partie d’une série de mystères qui ne seront probablement jamais résolus.

Outre ces mystères, nous n’aurions probablement pas les mots pour faire justice aux graphismes du jeu. Le Faraway, le pont en roches arc-en-ciel (non, ceci n’est pas le nom d’un circuit Mario Kart), la pleine lune sous un ciel étoilé, la mer… Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir que nous à faire une pause par-ci par-là durant votre périple, afin de contempler la beauté de ces graphismes soignés en zoomant et dézoomant à volonté avec les boutons ZL et ZR, respectivement.

Les bruitages, quant à eux, viendront saupoudrer le tout en donnant une immersion totale aux joueurs, que ce soit avec les bruits des oiseaux ou encore des cigales, sous un soleil brûlant digne du Japon estival. Durant les jours de pluie, vous pourrez entendre, par exemple, le son de l’eau qui coule contre les vitres de l’école, ou alors les bruits de pas dans l’eau qui résonnent lorsque Ao marchera dans des petites flaques. À noter aussi que, par temps de pluie, les vêtements d’Ao se retrouveront trempés. Un petit détail certes, mais un détail soigné parmi beaucoup d’autres qui ne fait que souligner le travail minutieux des développeurs.

Enfin, nous aimerions clôturer ce test en abordant avec vous la bande-son de ce jeu. Nous avons réalisé à quel point les compositions, signées Hayato Asano, étaient puissantes lorsque nous avons visité le Faraway pour la première fois. Dénué de toute vie humaine, rempli de monstres, et magnifique par ses couleurs automnales, le thème du Faraway démarre par un piano désolant, mais relaxant. Nous en oublierions presque où nous sommes, jusqu’à ce que les notes changent. Là, nous entendons une voix ou deux déformées, avant de laisser place au bruitage d’une radio ancienne qui capte mal. L’atmosphère quasiment paisible devient dérangeante, instable, comme une faille qui se crée et où l’inquiétude domine désormais : nous sommes en terrain inconnu et où le danger rode. Des sons parallèles aux distorsions présentes et intentionnelles dans les graphismes à certains endroits des donjons, nous rappelant que ce monde est loin d’être normal.

Nous avons aussi beaucoup apprécié les compositions jouant lors des combats, qui nous mettent vraiment dans l’ambiance d’une bataille épique. Et au fur et à mesure que les rebondissements s’accumuleront, nous pouvons vous confirmer qu’il n’y aura rien de plus réconfortant que d’entendre notre cher thème de l’école. Un peu comme retourner à la maison après une longue et dure journée.

… Si vous voulez bien nous excuser, il y a une bande-son qui n’attend plus que nous pour être commandée !

Conclusion
Serait-il présomptueux de notre part de décrire Blue Reflection : Second Light comme le meilleur RPG auquel nous aurons pu jouer de toute l’année ? Dans tous les cas, il saura vous charmer par ses héroïnes amnésiques, mais attendrissantes, ses leçons de vie, ses graphismes d’une beauté indescriptible, sa bande-son exceptionnelle, et son scénario de qualité, qui sauront vous amener vers un autre monde… Peut-être bien littéralement ! Koei Tecmo et Gust nous livrent un RPG d’une bonne vingtaine voire trentaine d’heures environ si vous prenez votre temps pour le compléter, où vous pourrez progresser à votre rythme pour assister au dénouement final. Si ce n’est déjà fait, finir le jeu ne vous donnera qu’une envie : vous y replonger afin de le faire cette fois-ci à 100%, et déceler, dès le départ, des indices de l’intrigue que vous n’auriez pas vus au premier abord. Prêt à démarrer cette aventure épique et poétique ?
Points positifs
  • Un excellent doublage et une traduction réalisée avec sérieux…
  • Un scénario incroyable
  • Des graphismes époustouflants
  • Une bande-son magnifique
  • Les combats en temps réel
  • Les phrases des souvenirs apparaissant au loin, tellement poétiques
  • La possibilité d’enchaîner les actions durant la journée sans limite de temps
  • Le fait de pouvoir personnaliser l’école
  • Les personnages et le lien émouvant qui les unit
Points négatifs
  • … Mais cette traduction est uniquement en anglais
  • Les expressions des personnages auraient pu être améliorées
  • Le mode Stealth peut parfois se révéler être frustrant
9
Excellent
Graphismes - 9
Scénario - 10
Gameplay - 9
Durée de vie - 9
Prise en main - 7
Bande-son - 10

42 commentaires

  1. J’ai testé la démo et c’est très sympa! L’univers à l’air prenant et le réalisation est très propre.

    On reconnaît tout de suite la pâte gust (j’ai fais atelier ryza 2 il y a peu).

    A petit prix je me laisserai tenter.

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    • Je fait le jeu sur ps4 et je le trouve encore mieux que le premier et je kiff beaucoup le jeu qui a fait remonter Blue Reflection dans mon estime car l’anime m’avais plutôt déçu sur plusieurs points bien que j’ai quand même regarder les 24 épisodes!

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  2. genereux quand meme pour un jeu non traduit ….

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    • A ça, la trad tu peux pas la voler.

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      • J’avoue que, quelque soit la qualité d’un jeu, je n’arrive plus à pardonner une absence de trad. Faut arrêter de déconner. Au bout d’un moment, c’est de la mauvaise volonté.
        Des gros le font. Des petits le font. Des indés le font.
        En 2021, il n’y a plus d’excuses. Surtout pour Tecmo et Gust.

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    • Ca serait ridicule de sanctionner une oeuvre pour sanctionner l’éditeur ! Soyons heureux qu’il sorte en europe déjà

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  3. Comment peut on mettre un 9 à un jeux qui se donne même pas la peine d’être traduit en fr ?

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  4. C’est à la discrétion de la testeuse/testeur.
    Si Laura a estimé que la langue n’est pas un problème pour profiter du jeu, c’est son droit. D’ailleurs elle en parle dans son test 🙂

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    • Et cette Laura représente qui à part elle même ? Ils sortent en France ils traduisent en fr ont est pas en Angleterre

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      • Bonjour les rabats joies….

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      • Elle représente le site, puisque elle test le jeu pour notre site. C’est son avis sur le jeu, publié par Nintendo Town. Elle a son avis, c’est tout. Et toi ton avis, il représente qui, à part juste toi ?

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        • Mon avis représente moi même mais je suis pas testeur moi contrairement à la Laura qui a complètement merder ce test (le jeu est en moyenne à 6/10) mais ça doit être moi
          Par contre cool je reste polis tu fais de même

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          • A quel moment je n’ai pas été poli ?

      • si un jour tu voyages en grece, tu apprends le grec avant ? non tu parles en anglais
        si un jour tu visite l’allemagne, tu parles en allemand, non tu te débrouilles en anglais
        si un jour, une famille de réfugié tibétaine se point dans ton club de sport, tu parles tibétain? non tu explique en anglais, parce que que tu le veuille ou non, c’est la langue la plus abordable et la plus maitrisé par la majorité de l’humanité
        maintenant si tu penses que le français de base est plus important que le reste de l’humanité, libre à toi
        si jamais tu veux t’ouvrir au monde, je te conseille d’apprendre l’anglais

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      • Tu me fais rire toi a critiquer les gens est leur travail, toi tu es qui pour insinuer que sont test n’est pas crédible ? Si la note te plaît pas mais libre à toi d’aller voir d’autres site rien ne te retiens ici.

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  5. J’ai moi même déjà donné une très bonne note à un jeu non traduit qui comporte pourtant beaucoup de texte.
    C’est au ressenti du testeur. Et les testeurs de Nintendo Town représentent le site à travers leurs tests.
    Un test de jeu vidéo est de toute façon toujours subjectif. Si on n’est pas convaincu par un test, alors il suffit de lire d’autres tests sur d’autres sites afin de se faire une idée globale.
    Mais on ne peut pas reprocher au testeur ici d’avoir apprécié le jeu malgré le manque de traduction.

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  6. Bref ce test est biaisé par une personne non objective, vivement le test sur des sites un peu plus objectif et indépendant

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    • le métacritic va de 100 à 60, mais attention c’est en anglais,, il est où l’avis objectif du coup ?
      chaque testeur a son propre avis comme chaque joueur aura le sien et heureusement que nous ne sommes pas tous d’accord
      tu as quand même un long article qui t’explique les forces et faiblesses du titre, si tu considères que certaines sont rédhibitoire, comme l’anglais et bien passe ton chemin, c’est tout

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      • Il est en moyenne a 6.5 sur 10 ce jeu
        Shin megami tensei en moyenne 7/10
        Ça me parait bien plus objectif

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        • c’est pas beau de mentir, le métascore de blue reflection second light est à 78 sur Switch et ps4 et à 80 sur Pc
          https://www.metacritic.com/game/switch/blue-reflection-second-light

          oui celui de Shin Magami Tensei V lui est supérieur, mais même un jeu au fort métascore peu décevoir certain joueur, personnellement, je ne supporte pas The Witcher III malgré un métascore de 92

          tu es passé d’un problème avec l’anglais (avec de tels arguments, Disco Elysium aurait été, à sa sortie, bon dans tous les pays sauf en France) à un problème avec la qualité du jeu (tu y as joué pour savoir qu’il est moyen ?) puis à une remarque sexiste, celle-ci est complétement déplacée et explique sans doute beaucoup de chose sur ta mauvaise foi

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      • Pourquoi je passerais mon chemin ? Si on est pas d’accord du coup on passe son chemin ? Bah non désolé le jeu est moyen et je subodore que comme le testeur est une testeuse et que typiquement c’est un jeu pour meuf l’objectivité est passé à la trappe

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        • Bonjour Monsieur, je vois vos divers commentaires donc je vais tâcher d’y répondre, étant la personne en charge de ce test. Si vous aviez pris la peine de lire ce dernier en entier au lieu de vous contenter de la rubrique « Points Positifs/Négatifs », vous auriez vu que j’ai justement argumenté sur le manque de traduction Française. Partie « L’amitié, La Vraie », paragraphes 3, 4, et 5.
          Vu que vous changez d’arguments comme de chemises, admettez au moins la vérité. Le problème, ce n’est ni le jeu, ni sa localisation, mais qu’ici le testeur en question soit en fait une testeuse, n’est-ce pas ? Si le jeu ne vous plait pas, n’y jouez pas. Si le test ne vous plait pas, ne le lisez pas. Pas besoin de polluer les articles avec vos remarques déplacées et désobligeantes. J’aurais bien rédigé ce commentaire en anglais juste pour rire, mais bon ça vous aurait fait réfléchir ce qui semble déjà trop vous en demander, alors… à bon entendeur. 🙂

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          • Ah mais j’ai compris vous êtes une kikoo je regarderais plus vos test quand c’est vous qui l’écrirais, madame je parle anglais, il est sur coté et reflète vos « goûts » tout est dit

          • C’est ton droit, ne pas lire ce que les autres pensent quand il ne sont pas de ton avis, c’est de l’obscurantisme.

          • Excellente réponse !!!

        • Nan mais tes sérieux toi ?! Tu as quoi contre les testeuses au juste ? Que tu n’aimes pas sont test pas de souci mais surveille ton language vis-à-vis des gens, ton cliché tu peux te le reprendre est partir d’ici merci bon vent.

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    • Bonjour, on est indépendant et objectifs. Merci de ne pas remettre en cause notre ligne éditorial car tu as ta petit frustration de pas comprendre que quelqu’un a un autre avis que toi.

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      • Reconnaissez juste que votre test c’est de la ? Il y a aucune frustration au contraire je vais sur votre site 2 à 3x par jours, vous passer pour des kikoo avec mettre un 9 à un jeu à peine passable qui mange partout ailleurs du 6/10

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        • leçon de maths :
          pour avoir un métascore de 78, il faut, globalement, autant de notes au dessus de 78 que de note en dessous

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        • Marrant, je vois que des notes au dessus de 8 moi ^^

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  7. Mon avis n’est pas exposé sur le site, l’objectivité dans tout ça ? Romandil fesait des tests sur Jeuxvideo.com ça ne l’a pas empêcher de dire un paquet de connerie bref, j’aime vraiment votre site mais 9 c’est abusé

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    • Après le test ce n’est pas uniquement la note !
      Encore une fois, il faut lire l’ensemble de son avis, elle fait d’ailleurs justement mention de l’absence de VF et du niveau d’Anglais nécessaire pour bien appréhender le jeu.
      Après chacun a le droit d’avoir un avis différent (et heureusement)…!
      Pour ma part je trouve que dire « comme le testeur est une testeuse et que typiquement c’est un jeu pour meuf l’objectivité est passé à la trappe » est franchement déplacé 🙂

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    • Romandil est surement la meilleure testeuse de jv depuis le lancement de jvc, et son départ est synonyme avec la fin de tests correct sur le site. Comme quoi.

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      • Romandil est surement la meilleure testeuse de jv depuis le lancement de jvc

        Tout est dit cette blague

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        • Je sais que pour des gens qui ne jure que pas des graphismes, c’est compliquer à comprendre, mais ose me dire qui aujourd’hui, fait du boulot de journaliste chez jvc ?

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  8. Non mais les gens, si le test de Nintendotown ne vous plaît pas vous savez que à tout moment vous pouvez partir ? C’est pas le tout de parler des autres sites est de leur notes mais ici tu es pas sur JVC est respecter un minimum les testeurs/testeuses c’est gratuit que tu n’aimes pas sont avis ou que tu trouves le jeux trop girly c’est ton problème, mais les allusions sexistes tu peux passer ton chemin. Merci

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    • Pardonne moi, il ne me semble pas t’avoir adressé la parole, si ?

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      • Tu te crois ou, tout le monde à le droit de te répondre, c’est un site public.

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      • De la même manière, il ne me semble pas t’avoir demandé ton avis sur mon test. Bonne soirée, Monsieur.

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      • Tu parles sur un site public, moi je te parle cela te pose un problème peut-être ? Tu critiques le test soi-disant pas objectif alors que tu sais rien de sont travail sur le jeux! Tu t’amuses a le comparer à d’autres sites très bien mais encore une fois je te le redis tes allusions sexistes tu te les gardes pour toi. Le respect c’est pas juste un mot merci.

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  9. J’avais fait le premier Blue Reflection, je l’avais trouvé à la fois graphiquement fade, et l’histoire était d’un niais… Sans parler du gameplay très/trop limité.
    Du coup, je suis curieux de voir que cette suite arrive à récupérer un 9/10, sachant qu’on a en sortie presque simultanée le nouveau SMT.
    Je le testerai du coup quand le prix sera baissé, car si les améliorations sont flagrantes, cela peut être intéressant (mais les graphismes… Bwah j’ai toujours du mal xD)

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  10. Bonjour.
    Je suis un garçon et je suis très content de la note attribuée par une fille à ce test. Merci pour ce gros travail et merci à Gust de nous sortir des jeux sensibles et originaux. Je suis nul en anglais mais je sortirai mon dico pour progresser !

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