Life is Strange: True Colors (Nintendo Switch) – Le test

Disponible depuis le 9 septembre sur console, avec 3 petits mois de décalage, le jeu est disponible sur Switch. Ce retard est-il justifié ? Deck Nine Games ont-ils bien bossé ? Eh bien, nous allons voir ça ensemble. Alors préparez votre paquet de mouchoirs, c’est parti pour Life is Strange : True Colors.

Welcome to Haven Springs

Vous incarnez dans Life is Strange : True Colors, Alex Chen, une jeune femme d’origine américano-asiatique, qui a vécu en famille d’accueil à la suite de la mort de sa mère et à cause d’un père violent. Mais elle n’est pas seule, Gabe Chen, son frère, habite à Haven Springs, une petite ville du Colorado qui mise tout sur les fleurs et sa mine. Alex a maintenant la majorité, Gabe a réussi à la retrouver, elle vient alors vivre chez lui dans cette petite ville.

Alex a eu beaucoup de soucis, plus jeunes, des problèmes de violences notamment, mais aussi de fugue, elle a même été suivie par un psychiatre. Nous avons des informations sur son passé un peu caché dans le jeu, il faut être curieux et lire les vieux SMS dans son téléphone. Mais tout ceci s’explique par une raison, Alex a un pouvoir. Elle est capable de voir et ressentir les sentiments, voire même d’entendre/vivre les pensées liées à ce sentiment. Le problème, c’est que quand la colère est trop forte par exemple, elle en est submergée et devient aussi en colère, donc si la personne se lance, par exemple, dans une bagarre elle va aussi participer à cette bagarre, car elle est totalement à la merci de la colère.

Attention ce qui va suivre est un spoil, mais c’est aussi le début de l’histoire ce qui lance réellement le jeu, faites attention même à Wikipedia si vous ne voulez pas savoir cette information.

Gabe, votre frère meurt très peu de temps après votre arrivée, Alex, qui retrouve enfin un membre de sa famille se retrouve de nouveau seule, mais la mort de Gabe n’est pas normal, elle va alors tâcher de comprendre pourquoi c’est arrivé, tout en surmontant le deuil de son frère, découvrir cette ville qui n’est pas aussi belle qu’elle semble l’être, en tout cas elle cache un sacré secret.

Sans grande surprise

Si vous êtes adeptes de la licence Life is Strange, vous ne serez pas grandement surpris, le fonctionnement et le gameplay sont globalement toujours les mêmes. On passe de cinématique à d’autres cinématiques, le tout avec de petits passages où l’on se déplace librement. Des objets sont disponibles pour des interactions, ce qui va déclencher une ligne de dialogue, ou bien alors carrément une branche de scénario. Il faut donc à la fois aimer fouiller, mais aussi lire.

Encore une fois, vous ne serez pas dépaysée, ce n’est pas très grave, Life is Strange a la formule gagnante dans son genre, l’histoire se déroule très bien sans jamais n’avoir réellement de temps mort, les événements s’enchaînent de manière fluide et cohérente. Cependant, comme à chaque fois, on a des choix qui ne diffèrent pas tant que ça le jeu, cela va forcément changer des dialogues et certaines situations, mais ce ne sera jamais « vous avez oublié de fermer le gaz, l’appartement a pris feu », ça va plus se jouer sur des choses comme « vous n’avez pas prévenu un tel, il va alors vous dire quelque chose qui vous rappelle que vous n’êtes pas très gentil ».

À la fin de chaque chapitre, qui sont au nombre de 5, vous aurez un résumé des choix que vous avez effectués pendant votre parcours, vous pourrez alors recommencer un chapitre pour essayer l’autre choix. Ils vont aussi potentiellement vous spoiler en vous indiquant quels dialogues ou actions vous avez oublié de faire. Lors du test, nous sommes totalement passés à côté d’aider une personne dans la ville, ça n’a pas vraiment eu d’impact, mais le fait de nous l’indiquer clairement va alors fortement nous guider pour la prochaine session. C’est dommage tant le jeu a une rejouabilité un peu faible, en dehors de tester les autres dialogues possibles, il y a aussi les 24 objets à récupérer au cours de votre partie, mais c’est assez artificiel comme contenu.

Cependant, attendez-vous à avoir vos moments de chialade, le jeu sait toujours aussi bien nous prendre par les sentiments et jouer sur la corde sensible, cependant, vous aurez aussi des moments de joie ce n’est pas que triste ne vous inquiétez pas. Ce n’est, en tout cas, pas un jeu, fait pour vous rendre triste, vous vivez la vie et les émotions d’Alex, mais aussi ceux des autres à cause/grâce de son pouvoir. Le tout est globalement bien dosé, mais si vous êtes un peu sensible, vous risquez d’être touché plus d’une fois.

Un bien beau portage !

On a eu peur quand on a appris le décalage de sortie entre console et Switch, ce n’est pas souvent signe d’une bonne chose pour nous, mais nous avons été mauvaise langue. Afin d’étayer nos propos voici la liste que nous a fourni Square Enix en termes d’amélioration :

  • Reconstruit le moteur d’éclairage et y a intégré un processus LightBaking sur mesure et une nouvelle approche des sphères de reflet, des nuanceurs et ombres dynamiques pour les objets dynamiques.
    • Crée un nouveau modèle d’éclairage spécialement conçu pour le rendement des lumières sur les visages sur Switch.
  • Complètement repensé le traitement et le rendu des scènes par la carte graphique afin d’optimiser la fréquence d’images.
  • Optimiser et retravailler chaque modèle de personnage et objets de l’environnement du jeu afin de préserver la fidélité tout en optimisant le nombre de polygones. Voici quelques exemples de ces optimisations sur Switch :
    • La somme des polygones de la grand-rue de Haven Springs a été réduite de 13 millions à 9 millions.
    • La somme des polygones de l’usine de transformation de la mine a été réduite de 21 millions à 10 millions.
  • Retravailler tout le feuillage du jeu.
  • Retravailler les auras émotionnelles afin qu’elles soient plus performantes et plus lisibles.
  • Retravailler l’anticrénelage à l’aide d’une solution TAA optimisée de sorte à être aussi rapide et performante que la FXAA.
  • Retravailler les fonctionnalités de post-traitement à l’aide de solutions conçues pour la Switch, y compris pour l’atmosphère, les puits de lumière, le flou, la profondeur de champ et l’utilisation de SSAO pour les ombres.
  • Intégrer la technique FidelityFX Super Resolution (FSR) d’AMD afin d’augmenter la performance à 1080p lorsque la console est utilisée sur sa station d’accueil.
  • Améliorer et ajuster l’interface et la taille des textes afin de les optimiser pour le mode portable.

Ce n’est pas souvent qu’on vous liste ce qu’on reçoit en informations avec le jeu, mais cette fois-ci, nous devions le faire. Beaucoup de choses ont été travaillées et force est de constater que c’est de qualité et que tout a bien été optimisé. Ils n’ont pas chômé et les 2 mois de décalages sont vraiment mérités.

Alors le jeu n’est pas parfait, nous avons malheureusement des ralentissements, des textures parfois un peu baveuses, de temps en temps, elles mettent un poil de temps à se charger. Honnêtement, c’est globalement très jouable, ces petits désagréments prennent peu d’importance tant le reste est qualitatif, on est vite emporté par l’histoire et nous oublions tout ça.

Il faut en revanche mettre en avant le travail musical et sonore du jeu. Le jeu est intégralement doublé en français, et chaque séquence touche à chaque fois, il est impossible et il ne faut pas, faire le jeu sans le son. Nous avons musicalement des thèmes superbes, mais Alex notre héroïne est fan de musique et notamment de vinyle, elle passe d’ailleurs un bon moment dans le magasin de disque de Steph. Il y a donc de bonnes musiques, comme du Kings of Leon a écouté au jukebox. L’ambiance sonore que ce soit en extérieur ou même tous les petits bruitages font toujours mouche.

Conclusion
Le petit retard qu’a subi Life is Strange : True Colors pour arriver sur Switch n’a pas été vain, le studio a fait un portage aux petits oignons et un gros travail a été effectué. Il reste de petits soucis, mais les habitués de Deck Nine / Dontnod ne seront pas en terrain inconnu. L’histoire, pleine d’émotions, vous emportera pour une dizaine d’heures environ (2h par chapitres), portée par le pouvoir d’Alex, le doublage français de qualité, la musique qui nous berce. Attention de prendre Life is Strange pour ce qu’il est, un Visuel Novel interactif, ce n’est pas un jeu d’action ou d’aventure.
Points positifs
  • Un travail graphique de qualité …
  • L’histoire qui nous emporte avec elle …
  • Le doublage français de qualité et intégrale.
  • La justesse de la musique et les bruitages.
  • Alex et son pouvoir.
Points négatifs
  • … Mais qui souffre encore de quelques ralentissements et textures baveuses.
  • … Mais qui ne décolle jamais vraiment, c’est plus une tranche de vie.
8
Génial
Gameplay - 8
Bande-son - 10
Graphismes - 7
Durée de vie - 7
Ecrit par
Fan de comics et de jeux vidéos, j'aime partager mon avis et débattre autours de mes deux passions.

2 commentaires

  1. Je pense attendre la version boîte pour le faire.

    Répondre
  2. Merci pour le test. Pareil, j’attendrai la version boîte.

    Répondre

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