Il y a des accessoires qui brillent littéralement, et d’autres qui brillent par leurs qualités. Avec la nouvelle manette filaire Afterglow de Turtle Beach, difficile de passer à côté de son identité visuelle.
Dès qu’on reçoit la boîte, difficile de ne pas remarquer le carton aux couleurs de Turtle Beach, arborant fièrement le logo officiel Nintendo. L’emballage met immédiatement en avant ce qui fait le sel de cette manette : son design translucide qui laisse entrevoir les circuits internes. Sur les côtés, on nous vante les sticks à effet Hall, le bouton C dédié au GameChat, et bien sûr cet éclairage RGB prismatique qui promet d’illuminer nos sessions nocturnes. À l’intérieur, on découvre la manette, un câble de charge USB d’1 mètres et un livret de démarrage rapide. Rien de superflu, l’essentiel est là.
Un look qui en jette, une prise en main qui rassure
Dès qu’on la sort de son emballage, on est frappé par ce plastique transparent qui révèle la carte mère et les composants internes. C’est une esthétique qui rappelle les accessoires « gadget » des années 2000, mais revisitée avec un certain raffinement. La version que nous avons testée arbore ce look « prismatique » : quand la manette est éteinte, elle semble presque discrète, mais une fois allumée, c’est un autre monde.
On retrouve une ergonomie très proche de celle de la Pro Controller officielle, avec une prise en main immédiatement familière. Les poignées sont texturées, offrant un grip antidérapant qui inspire confiance même lors des sessions les plus intenses. Le poids est bien équilibré, ni trop léger pour donner une impression de fragilité, ni trop lourd pour fatiguer les poignets. Sur le dessus, on a droit à une configuration classique : croix directionnelle, sticks, boutons A/B/X/Y dans leur disposition Nintendo habituelle.
C’est dans les détails qu’on remarque les particularités. On trouve un bouton C placé bien en évidence près du bouton home, censé donner un accès rapide aux fonctions GameChat. À l’arrière, deux boutons d’action rapide programmables viennent s’ajouter, positionnés de manière à être accessibles du bout du majeur sans jamais gêner la prise en main naturelle.
L’éclairage comme signature
Le point central de cette Afterglow, c’est évidemment son éclairage RGB. Et on doit reconnaître que Turtle Beach a soigné le sujet. Le design translucide permet à la lumière de se diffuser à travers toute la coque, créant un effet vraiment unique. On a le choix entre quatre modes d’éclairage prédéfinis directement accessibles depuis un bouton dédié, avec possibilité d’ajuster la luminosité et les couleurs. L’effet « prismatique » est particulièrement réussi : les LEDs semblent danser à travers les circuits internes, transformant la manette en véritable objet décoratif une fois posée sur la table basse. C’est gadget ? Assurément. Mais on ne va pas se mentir, ça a son petit effet.
Sous le capot, on découvre des sticks à effet Hall, une technologie qui utilise des capteurs magnétiques plutôt que des pièces mécaniques en contact. L’avantage théorique ? Une précision accrue et surtout, adieu la fameuse dérive des sticks qui a tant fait parler d’elle sur les Joy-Con. On apprécie aussi la présence d’une prise jack 3,5 mm en façade, permettant de brancher son casque directement sur la manette. Les commandes audio sont accessibles directement via la croix directionnelle, de quoi régler le volume sans jamais quitter son jeu des yeux.
Le bouton C, quant à lui, est clairement pensé pour les fonctionnalités sociales de la Switch 2. D’un simple appui, on accède aux menus GameChat, facilitant la communication en ligne. Une addition bienvenue pour les joueurs qui multiplient les parties en équipe.
En jeu : Une question de sensations
C’est sur le terrain que cette Afterglow devait nous convaincre. On l’a soumise à un programme intensif : Mario Kart World pour tester la réactivité, Metroid Prime 4 pour évaluer la précision des sticks, et quelques sessions sur Tetris 99 pour s’assurer de la fiabilité de la croix directionnelle.
Commençons par le bon. Les sticks à effet Hall tiennent leurs promesses : la réponse est fluide, linéaire, et on ressent une véritable précision dans les mouvements. Dans Mario Kart World, les trajectoires en drifting sont parfaitement contrôlables, sans aucun effet d’accroche intempestif. La réactivité est au rendez-vous, et le fait d’être en filaire élimine toute latence potentielle — un avantage non négligeable pour les joueurs exigeants.
Les deux boutons arrière programmables sont un vrai plus. On les a configurés pour le drift et l’utilisation des objets dans Mario Kart, et cette possibilité d’avoir deux actions supplémentaires sans quitter les sticks change véritablement la donne. La programmation se fait simplement en maintenant enfoncé le bouton dédié sur la façade avant de sélectionner la touche à assigner. Simple, efficace.
Cependant, tout n’est pas parfait. La croix directionnelle, si elle semble correcte au toucher, nous a joué quelques tours pendant nos parties de Tetris 99. On a constaté quelques légers décalages dans les directions diagonales, avec parfois un mouvement qui ne correspondait pas exactement à l’intention. Rien de rédhibitoire pour des jeux d’action ou d’aventure, mais les puristes du puzzle game pourront trouver à redire.
Autre point d’attention : l’absence de retour haptique. La manette ne dispose pas de la fonction vibration. Pour certains, ce sera un détail anodin. Pour d’autres, habitués aux retours immersifs des jeux Nintendo, le silence de cette manette pourra déconcerter. C’est un choix d’architecture qui permet sans doute de maintenir un prix compétitif, mais il faut en être conscient avant l’achat.
Pour qui brille cette Afterglow ?
Au terme de ce test, on doit reconnaître que la manette filaire Afterglow de Turtle Beach remplit une mission précise. Avec son design translucide et son éclairage RGB personnalisable, elle attire l’œil et transforme l’accessoire en élément de décoration à part entière. Les sticks à effet Hall apportent une précision et une durabilité rassurantes, tandis que les boutons arrière programmables offrent un vrai confort de jeu pour les titres exigeants.
Mais elle n’est pas exempte de défauts. L’absence de vibration peut décevoir ceux qui recherchent une immersion totale, et la croix directionnelle manque un peu de rigueur pour les jeux les plus exigeants en précision directionnelle. Le choix du filaire, s’il garantit une réactivité maximale, la cantonne au jeu sur téléviseur.
Alors, pour qui ? Pour le joueur qui cherche une manette fiable et réactive pour ses sessions sur grand écran, qui ne veut pas débourser le prix d’une Pro Controller officielle, et qui apprécie un look original. Pour ceux qui jouent principalement en ligne et qui veulent un accès rapide au GameChat via le bouton C dédié. En revanche, si vous êtes sensible à l’immersion par les vibrations, si vous jouez principalement en mode nomade, ou si la croix directionnelle est votre outil de prédilection, mieux vaudra regarder ailleurs.
Conclusion
Au final, cette Afterglow filaire réussit son pari : elle apporte sa patte esthétique unique, des technologies modernes (sticks Hall effect), et une expérience de jeu fluide, le tout pour un tarif qui reste bien plus accessible que la manette officielle. Elle ne remplacera pas la Pro Controller pour les puristes, mais elle constitue une excellente seconde manette, aussi agréable à regarder qu’à utiliser pendant les longues soirées gaming entre amis. Et ça, on ne peut pas lui enlever.
LES PLUS
- Le design translucide et l’éclairage RGB réussi
- Les sticks à effet Hall précis et durables
- Les deux boutons arrière programmables très utiles
- Le bouton C pour le GameChat bien intégré
- Un rapport qualité/prix attractif
LES MOINS
- L’absence totale de vibration
- La croix directionnelle perfectible
- Pas de fonction sans fil pour réveiller la console





