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Kena: Bridge of Spirits (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
26 mars 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 13 mins
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Kena: Bridge of Spirits
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Il y a des jeux qui vous happent dès les premières secondes, et Kena: Bridge of Spirits fait indéniablement partie de ceux-là. On se souvient encore de l’instant où l’on a posé les yeux sur ce premier plan, cette forêt luxuriante baignée d’une lumière dorée, et où l’on s’est dit que quelque chose de spécial nous attendait. Aujourd’hui, c’est sur Nintendo Switch 2 que l’on retrouve cette pépite développée par Ember Lab, et la question qui brûle les lèvres est simple : le titre parvient-il à conserver toute sa magie sur la nouvelle machine de Nintendo ? On a passé de nombreuses heures à parcourir ce monde enchanté, à guider des esprits égarés et à affronter des créatures coriaces pour vous livrer un test aussi complet que possible. Accrochez-vous, on vous emmène en voyage.

Ember Lab, des courts-métrages à la création de jeux

Kena Bridge of Spirits (5)

Avant d’entrer dans le vif du sujet, prenons un instant pour parler de ceux qui sont à l’origine de cette aventure. Ember Lab n’est pas un studio de développement comme les autres. Avant de se lancer dans la création de jeux vidéo, cette petite équipe basée aux États-Unis s’est fait un nom dans le monde de l’animation. Les plus anciens se souviennent peut-être de leur court-métrage Terrible Fate, sorti en 2016, un hommage époustouflant à The Legend of Zelda: Majora’s Mask qui avait fait le tour du web. C’est ce sens de la narration visuelle et cette maîtrise de l’animation qui transparaissent dans Kena: Bridge of Spirits, leur tout premier jeu vidéo. On sent à chaque instant que l’on a affaire à des artistes avant tout, et cela change radicalement la donne.

Le récit nous place dans la peau de Kena, une jeune guide spirituelle. Son rôle est aussi noble que délicat : elle doit accompagner les âmes errantes, bloquées entre le monde des vivants et l’au-delà, afin qu’elles puissent enfin trouver la paix et passer de l’autre côté. Notre périple nous mène vers un village abandonné, un lieu chargé de secrets et rongé par une corruption maléfique. Kena cherche à atteindre un sanctuaire sacré perché dans la montagne, mais pour y parvenir, il lui faudra purifier cette terre et aider les esprits qui y sont prisonniers.

L’histoire est structurée en trois actes, et si l’on pourrait reprocher à la trame principale d’être un peu classique dans sa construction – une jeune héroïne doit sauver le monde en restaurant l’équilibre –, ce sont bien les histoires individuelles des esprits que l’on rencontre qui font la différence. Chaque âme que l’on aide à guérir possède son propre récit, souvent empreint d’émotion et de nostalgie. On ne vous cache pas que certaines séquences nous ont serré le cœur, notamment à travers des cinématiques magnifiquement animées qui donnent l’impression de contempler un film Pixar. Le seul bémol réside peut-être dans le personnage de Kena elle-même : bien qu’elle soit attachante, douce et déterminée, on en apprend finalement assez peu sur sa propre histoire. Elle reste un peu une héroïne mystérieuse, un réceptacle pour les douleurs des autres, ce qui n’enlève rien à sa sympathie mais laisse un léger goût de « j’aurais aimé en savoir plus ».

Un subtil équilibre entre combat et réflexion

Passons maintenant à ce qui fait le cœur de l’expérience : la jouabilité. Kena: Bridge of Spirits se présente comme un jeu d’action-aventure à la troisième personne. On contrôle Kena dans des environnements semi-ouverts, alternant entre phases d’exploration, de résolution d’énigmes et de combats.

L’arsenal de notre guide spirituel n’est pas très étendu, mais il est suffisamment bien pensé pour offrir une variété appréciable. On commence avec un simple bâton, qui sert à la fois pour les attaques légères et lourdes au corps-à-corps. Très vite, on obtient la possibilité de transformer ce bâton en un arc magique, permettant d’engager des ennemis à distance ou d’activer des mécanismes. Plus tard dans l’aventure, on débloque également des bombes spirituelles, utiles autant pour le combat que pour la résolution de puzzles. Les énigmes sont intelligentes sans être trop complexes, et elles exploitent parfaitement les capacités de Kena ainsi que celles des Rot, ces petites créatures adorables qui nous accompagnent. Il faudra déplacer des structures, activer des cristaux dans un ordre précis, utiliser son bâton comme un grappin pour atteindre des zones inaccessibles… Bref, le level design est soigné et la progression est fluide.

Cependant, c’est dans le système de combat que l’on ressent quelques limites. Ne vous méprenez pas, il est réactif et peut même s’avérer diablement exigeant à certains moments. Mais on aurait aimé un peu plus d’évolution au fil des heures. Les combos sont assez basiques, et si de nouvelles compétences se débloquent dans l’arbre d’amélioration, elles apportent rarement une vraie révolution dans la façon de combattre. On reste globalement sur les mêmes fondations : attaquer, esquiver, parer (quand on y parvient, car le timing est particulièrement strict), et utiliser les Rot. Heureusement, la diversité des ennemis, qui deviennent de plus en plus coriaces et imposent des stratégies différentes, permet de maintenir un certain niveau d’intérêt.

Les Rot, ces compagnons aussi adorables qu’indispensables

Kena Bridge of Spirits (6)

Parlons justement des Rot. Impossible d’évoquer ce jeu sans leur dédier un paragraphe entier. Ces petites créatures noires aux grands yeux ronds sont bien plus qu’un simple élément cosmétique. Disséminés dans le monde, on doit les retrouver et les libérer pour les ajouter à notre groupe. Leur rôle est double.

D’abord, ils sont essentiels à l’exploration et à la résolution des puzzles. On peut leur ordonner de déplacer des obstacles, d’actionner des leviers, ou encore de former une colonne pour grimper plus haut. Ensuite, en combat, ils sont de précieux alliés. Une fois une jauge de courage remplie, on peut les utiliser pour immobiliser un ennemi, créer une attaque de zone dévastatrice, ou même nous soigner. Leur présence apporte une véritable couche stratégique au jeu.

Et puis, avouons-le, ils sont tout simplement irrésistibles. On a passé un temps fou à leur chercher des petites coiffes, collectionnables disséminés dans le monde et que l’on peut acheter dans une boutique spéciale. Les voir trottiner derrière Kena, porter un petit chapeau de samouraï ou une toque de chef, c’est une source constante de sourire qui contraste agréablement avec la tonalité parfois sombre du récit.

Une adaptation réussie sur Switch 2

Comment Kena: Bridge of Spirits se comporte-t-il sur Switch 2 ? La réponse est simple : impeccable. La prise en main est parfaitement adaptée aux spécificités de la console. Que l’on joue en mode portable avec les Joy-Con ou sur la télévision avec la manette Pro, les contrôles sont précis et réactifs. On sent que le studio a peaufiné cette version pour exploiter au mieux les capacités de la nouvelle machine. Les gâchettes adaptatives, si elles sont moins poussées que sur d’autres supports, restent bien présentes et apportent une agréable sensation de retour lors des tirs à l’arc.

L’un des arguments de vente principaux de Kena, c’est son esthétique. Ember Lab a mis toute son expertise d’animateur au service de ce projet, et le résultat est tout simplement magnifique. On a rarement vu un jeu aussi proche de l’animation des grands studios hollywoodiens. Les personnages sont expressifs, les animations sont d’une fluidité exemplaire, et les environnements regorgent de détails.

Sur Switch 2, nous avons eu la bonne surprise de constater que le jeu tourne de manière très fluide. Les textures sont nettes, les couleurs éclatantes, et on n’a rencontré que très peu de chutes de framerate, même dans les séquences les plus chargées. Le passage d’une zone corrompue, grise et terne, à une zone purifiée, baignée de couleurs vives et de lumière, est un régal pour les yeux. On s’est arrêté plus d’une fois pour activer le mode photo et capturer un paysage, un rayon de soleil filtrant à travers les feuillages, ou une cinématique particulièrement réussie. C’est tout simplement l’un des plus beaux jeux disponibles sur la console.

Si les yeux sont comblés, les oreilles ne sont pas en reste. La bande-son de Kena: Bridge of Spirits est une œuvre en soi. Composée par Jason Gallaty, connu pour son travail sur Oxenfree, elle s’enrichit de la collaboration avec Gamelan Çudamani, un ensemble balinais renommé. Le résultat est une fusion unique entre musique orchestrale et instruments traditionnels indonésiens, principalement des percussions. Les thèmes des boss sont particulièrement mémorables, accentuant la tension et l’épique des affrontements, tandis que les musiques d’exploration instaurent une atmosphère à la fois mystérieuse et apaisante. L’immersion est totale.

Quelques ombres au tableau

Kena Bridge of Spirits (10)

Comptez entre six et neuf heures pour terminer l’aventure principale, en fonction de votre niveau de difficulté et de votre appétence pour l’exploration. C’est une durée de vie relativement courte, mais qui a l’avantage de ne jamais s’essouffler. Le jeu va à l’essentiel, sans longueurs inutiles. Pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience, de nombreux collectibles (les Rot, leurs chapeaux, des cristaux, des lettres spirituelles) invitent à fouiller chaque recoin. Un mode New Game+ est également de la partie, permettant de recommencer l’aventure en conservant toutes ses compétences et améliorations. Enfin, pour les plus téméraires, le déblocage du mode de difficulté « Maître » après une première fin de partie offre un véritable challenge. On vous prévient, le saut de difficulté est conséquent, et le combat final peut devenir un véritable chemin de croix qui demande patience et stratégie. Mais la satisfaction ressentie à l’issue de l’épreuve est à la hauteur.

Pour être complet, il faut aussi évoquer les quelques défauts qui ternissent un peu l’expérience. Outre la répétitivité des combats et la difficulté à maîtriser la parade, on peut regretter une certaine linéarité dans la progression. Les environnements, bien que sublimes, sont parfois un peu trop balisés, et on a rarement le sentiment d’une véritable liberté d’exploration. De plus, certains collectibles peuvent s’avérer fastidieux à rassembler, surtout lorsqu’on doit tous les refaire en New Game+ pour obtenir les améliorations ultimes. Enfin, la caméra peut parfois jouer des tours dans les combats les plus intenses, même si cela reste anecdotique.

Conclusion

7.8 /10

Kena: Bridge of Spirits sur Nintendo Switch 2 est une excellente surprise. On vient chercher un conte visuel époustouflant, on repart avec une aventure touchante, soutenue par une ambiance sonore envoûtante et un gameplay qui, malgré quelques répétitions, parvient à nous tenir en haleine grâce à ses combats exigeants et ses énigmes bien ficelées. La version Switch 2 tient toutes ses promesses : fluide, belle et parfaitement jouable, elle permet de profiter de cette pépite où que l’on soit. C’est un premier jeu incroyablement maîtrisé pour Ember Lab, qui prouve qu’un studio d’animation peut se muer en développeur de talent. Si vous aimez les jeux d’aventure à la croisée d’un film Pixar et d’un Zelda light, n’hésitez plus. Alors certes, le jeu ne réinvente pas la roue et peut se montrer impitoyable par moments, mais c’est justement cette dualité entre une douceur apparente et une difficulté sous-jacente qui le rend si mémorable. On en ressort avec le cœur serré par les histoires que l’on a accompagnées, et une seule envie : replonger dans ce monde pour y découvrir tous ses secrets.

LES PLUS

  • Une direction artistique époustouflante
  • Une version Switch 2 fluide et parfaitement optimisée
  • Les Rot, adorables et utiles
  • Une bande-son envoûtante et originale
  • Des énigmes intelligentes

LES MOINS

  • Un système de combat qui manque d’évolution
  • La parade trop exigeante
  • Une linéarité un peu trop présente
  • Le personnage de Kena finalement assez peu développé

Détail de la note

  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Gameplay 0
  • Histoire 0
  • Durée de vie 0
  • Maniabilité 0

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Kena: Bridge of Spirits
Date de sortie : 26/03/2026

Note finale

7.8
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Gameplay 0
  • Histoire 0
  • Durée de vie 0
  • Maniabilité 0

LES PLUS

  • Une direction artistique époustouflante
  • Une version Switch 2 fluide et parfaitement optimisée
  • Les Rot, adorables et utiles
  • Une bande-son envoûtante et originale
  • Des énigmes intelligentes

LES MOINS

  • Un système de combat qui manque d’évolution
  • La parade trop exigeante
  • Une linéarité un peu trop présente
  • Le personnage de Kena finalement assez peu développé

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