Quatre jeux viennent d’être classifiés pour Nintendo Switch 2 sans annonce officielle préalable de leurs développeurs et éditeurs respectifs : Hell is Us, Blood West, Clive Barker’s Hellraiser: Revival et UN:Me. Ces classifications, émanant de l’ESRB et du Taiwan Digital Game Rating Committee, laissent présager des annonces imminentes.
Hell is Us, développé par Rogue Factor et édité par Nacon, est un jeu d’action-aventure à la troisième personne proposant un monde semi-ouvert. Le joueur incarne Rémi, un casque bleu de l’ONU qui déserte pour partir à la recherche de ses parents disparus dans un pays isolé ravagé par une guerre civile. S’ajoutant au conflit, une mystérieuse calamité a engendré des créatures surnaturelles qu’aucune arme moderne ne peut abattre. Rémi dispose d’un drone et d’une épée d’un autre âge pour traverser des terres infestées de chimères terrifiantes et tenter d’élucider le mystère de leur apparition. Le jeu se distingue par l’absence de carte, de boussole et de marqueurs de quêtes : le joueur doit suivre ses instincts et trouver son propre chemin. L’arsenal comprend épées, lances et haches, forgés spécialement pour combattre ces créatures surnaturelles.
Clive Barker’s Hellraiser: Revival a reçu une classification M (Mature 17+) de l’ESRB pour violence intense, gore, nudité, langage fort, contenu sexuel explicite et consommation de drogues. Il s’agit d’un jeu d’horreur en vue à la première personne dans lequel le joueur incarne un homme cherchant à sauver sa petite amie et leur enfant à naître de forces surnaturelles. Depuis cette perspective, il traverse le monde réel et une dimension démoniaque, interagit avec des personnages, résout des puzzles et combat des ennemis — cultistes et créatures démoniaques — à l’aide de couteaux, machettes, battes de baseball, pistolets et magie incluant télékinésie et invocation. L’ESRB décrit des séquences de torture, de la violence graphique en cinématiques — dont une femme écorchée par des chaînes et un personnage dont les intestins sont exposés — du contenu sexuel, un niveau se déroulant dans un club érotique, ainsi que des scènes de consommation de pilules, d’injection de drogues et d’héroïne. Le jeu est prévu pour sortir cette année sur plusieurs plateformes.
Blood West est un FPS furtif immersif mêlant légendes du Far West et horreur lovecraftienne. Le joueur incarne un Pistolero Mort-Vivant condamné à errer dans les Terres Arides jusqu’à trouver le moyen de purger sa malédiction. Le jeu se décompose en trois zones — les Canyons, le Marais et les Montagnes — constituant des mondes ouverts à explorer librement, pour une durée moyenne de plus de 20 heures pour compléter les trois scénarios, et plus de 35 heures pour en voir l’intégralité du contenu. Développé par les créateurs du boomer shooter POSTAL: Brain Damaged, Blood West revendique l’influence de la série Thief — dont Stephen Russell, la voix du maître-voleur Garrett, incarne ici le protagoniste — des jeux S.T.A.L.K.E.R. et de Hunt: Showdown. Le gameplay récompense l’approche prudente : repérage, filature et attaques dans l’ombre, avec la possibilité d’affronter les ennemis frontalement si la situation le permet. L’arsenal comprend revolvers, fusils, shotguns et carabines, certaines armes étant infusées de magie ou carrément possédées, complétées par des armes de mêlée et des armes à distance pour les approches silencieuses. Un système de progression par compétences de type RPG permet de personnaliser son style de jeu — chasseur furtif, pistolero ou berserker — en combinant l’arbre de compétences avec des artefacts découverts au fil des scénarios. Des PNJ entièrement doublés peuplent les Terres Arides et peuvent confier des missions, devenir des alliés ou se montrer hostiles selon les choix du joueur. Le jeu ne propose pas d’aide à la navigation : l’exploration est libre, des cartes pouvant être achetées auprès de vendeurs, et des cachettes secrètes parsèment les trois vastes zones.
Aucune date de sortie n’a été communiquée pour ces quatre titres sur Nintendo Switch 2.





