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Virtua Fighter 5 R.E.V.O. World Stage (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
4 avril 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 9 mins
0
Virtua Fighter 5 R.E.V.O. entre dans l’arène sur Nintendo Switch 2
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Vingt ans. C’est le temps qui s’est écoulé depuis la sortie originale de Virtua Fighter 5 dans les salles d’arcade japonaises. Vingt ans durant lesquels ce jeu a connu des révisions, des remasters, des portages, et pourtant, il continue de fasciner. Aujourd’hui, la légende du jeu de combat 3D débarque enfin sur une console Nintendo, avec cette version R.E.V.O. World Stage qui entend bien prouver que la virtuosité n’a pas de date de péremption. Alors, ce grand retour sur Switch 2 est-il à la hauteur de l’attente ? On a passé de longues heures à en découdre, et on vous dit tout.

Virtua Fighter 5 R.E.V.O. World Stage - Édition 30e Anniversaire ( Switch 2 )

Le retour d’une légende

VIRTUA FIGHTER 5 REVO World Stage (7)

Derrière ce jeu, on retrouve d’abord Sega, bien sûr, mais c’est surtout Ryu ga Gotoku Studio (RGG Studios) qui a pris les rênes de ce projet de remise au goût du jour. Ceux qui connaissent les studios japonais savent qu’ils sont les artisans de la série Yakuza / Like a Dragon, et c’est leur célèbre Dragon Engine qui sert de base technique à cette version. Un choix qui n’a rien d’anodin : le moteur graphique, conçu à l’origine pour les environnements urbains ultra-détaillés de Kamurocho, apporte une fluidité et une qualité d’éclairage inédites à ce jeu de combat vieillissant. On sent une volonté claire de la part des développeurs : faire de cette édition Switch 2 le véritable aboutissement d’un titre qui a traversé les époques sans jamais prendre une ride.

Si vous cherchez un scénario cinématographique digne d’un blockbuster, passez votre chemin. Virtua Fighter n’a jamais été un adepte du storytelling lourd. L’organisation maléfique J6 organise un tournoi martial mondial sous de sombres auspices, collectant des données pour perfectionner son programme Dural. C’est à peu près tout ce qu’on peut dire de l’intrigue. Et honnêtement, on s’en moque. L’objectif ici est limpide : incarner l’un des 19 combattants emblématiques — d’Akira Yuki, le maître du Hakkyoku-ken, à la redoutable Sarah Bryant, en passant par le luchador El Blaze ou l’ivrogne génial Shun Di — et prouver sa supériorité sur le ring. Pas de métrage, pas de dialogues interminables, juste des poings, des pieds et une obsession pour la technique pure.

La profondeur dans la simplicité

C’est sur le terrain du gameplay que Virtua Fighter 5 R.E.V.O. World Stage révèle toute sa puissance. Le système de contrôles est d’une accessibilité déconcertante en apparence : on dispose de trois boutons. Un pour le coup de poing, un pour le coup de pied, et un pour la garde. C’est tout. Le fameux triangle stratégique est immédiatement compréhensible : les attaques battent les projections, les projections brisent les gardes, et les gardes bloquent les attaques.

Mais attention, ne croyez pas que le jeu se résume à un simple pierre-feuille-ciseaux. La véritable magie opère lorsqu’on commence à associer ces trois boutons à des directions sur la croix directionnelle. On découvre alors une liste de mouvements vertigineuse pour chaque personnage. Des esquives latérales aux contres en passant par les enchaînements nécessitant un timing chirurgical, Virtua Fighter 5 reste l’un des jeux les plus « grounded » du marché. Pas de supers flashy, pas de jauges à remplir, pas de combos aériens improbables. Ici, chaque interaction est une partie d’échecs où il faut lire son adversaire, anticiper ses coups et exploiter la moindre ouverture.

Sur Switch 2, la question de la maniabilité se pose avec acuité. En mode portable, force est de constater que les Joy-Con 2 souffrent du même défaut que leurs prédécesseurs : la croix directionnelle divisée en quatre boutons indépendants est un calvaire pour les diagonales précises. On a régulièrement manqué une esquive ou lancé une attaque non désirée à cause de cela. En revanche, avec la manette Pro 2 de Nintendo, l’expérience est radicalement différente : la précision est au rendez-vous, et le jeu devient un pur régal. On ne peut que recommander aux puristes de se procurer un stick arcade compatible ou au moins une manette avec une vraie croix directionnelle.

Entre cuir et cuivres

VIRTUA FIGHTER 5 REVO World Stage (9)

Côté audio, on est en terrain connu, mais on ne s’en lasse pas. Takenobu Mitsuyoshi, la voix historique de la série, est de retour. Le nouveau thème d’ouverture, « Burning Soul », est un rock énergique qui donne immédiatement envie d’en découdre. Les bruitages ont ce « crunch » caractéristique qui rend chaque impact satisfaisant. On sent que le son a été retravaillé pour le Dragon Engine, avec une spatialisation qui fonctionne particulièrement bien en mode casque. Mention spéciale à la musique du menu de sélection des personnages, un morceau électrisant qui plante parfaitement l’ambiance.

On aborde le sujet qui fâche potentiellement : les graphismes. Oui, il y a eu une petite cure de jouvence pour l’occasion, mais il ne faut pas se leurrer, la Switch 2 n’est pas une PS5. Le jeu tourne à une fluidité exemplaire, avec un 60 images par seconde verrouillé, que l’on soit en mode docké ou en portable. C’est le point crucial, et sur cet aspect, les développeurs ont fait un travail remarquable. En revanche, la résolution prend un coup. En mode portable, le jeu apparaît un peu flou, avec un effet de lissage qui gomme certains détails. Sur un grand écran, on remarque quelques crénelages et un manque de piqué par rapport aux versions PC ou PS5. Les décors, bien que globalement réussis, souffrent parfois d’une impression de « carton-pâte » et manquent un peu de profondeur. Mais une fois en pleine action, avec le rythme effréné des combats, ces défauts visuels deviennent rapidement secondaires.

L’ombre et la lumière

C’est sur le contenu que le jeu dévoile ses ambitions… et ses limites.

Le mode World Stage est la grande nouveauté de cette édition. Pensé pour les joueurs solitaires, il nous fait voyager à travers différentes « bornes d’arcade » où l’on affronte des adversaires contrôlés par l’IA, mais dont les styles sont censés imiter ceux de vrais joueurs de la scène compétitive. On progresse, on gravit les échelons, on débloque des items de personnalisation. C’est un mode sympathique qui offre une courbe de difficulté progressive et une bonne centaine de combats à livrer. Mais on regrette qu’il ne soit pas aussi riche que l’ancien mode « Quest » des versions PS3/360. Le côté « grind » est très présent, et l’absence de véritables interactions avec un monde vivant se fait sentir.

Le mode Arcade, lui, est ultra-classique : sept combats de rang, un boss final (Dural, l’antagoniste en métal liquide), et c’est fini. Aucune cinématique de fin, aucun développement. C’est minimaliste.

Le multijoueur est clairement le cœur du réacteur. Le jeu dispose d’un netcode à rollback, la norme actuelle pour les jeux de combat, et il fonctionne à merveille. On a pu tester des matchs en cross-play avec des joueurs PC et PS5, et malgré quelques rares soucis de latence ponctuels (probablement liés à la période de pré-lancement), l’expérience est globalement d’une fluidité impressionnante. On trouve un mode classé, des salles privées, et un mode tournoi organisé chaque week-end. Un petit bémol toutefois : l’absence d’un mode « casual » dédié, qui oblige à passer par les salles privées pour s’entraîner sans pression de classement.

La personnalisation est un autre point fort (ou faible selon le point de vue). La base de jeu propose déjà pas mal d’items à débloquer via le mode World Stage, mais une grande partie des tenues les plus désirables, notamment les costumes polygonaux rétro ou les tenues issues de Yakuza, sont verrouillées derrière des DLC payants. Pire encore, Dural, le boss du jeu, est également proposée en DLC, et elle n’est même pas utilisable dans les modes solo Arcade ou World Stage. Une décision assez surprenante qui risque de faire grincer des dents.

Conclusion

7.6 /10

Virtua Fighter 5 R.E.V.O. World Stage sur Nintendo Switch 2 est un paradoxe fascinant. C'est un jeu vieux de vingt ans qui, dans ses tripes, fait toujours figure de référence en matière de gameplay de combat. La maniabilité est millimétrée, le système est d'une profondeur abyssale, et la version Switch 2 parvient à offrir les 60 fps indispensables à l'expérience. Mais c'est aussi un portage qui montre ses faiblesses. Le mode solo, bien que rehaussé par le World Stage, reste en deçà de ce que proposent les concurrents modernes comme Street Fighter 6. La question de la croix directionnelle des Joy-Con est un vrai frein pour les déplacements en mode portable. Et la politique de DLC un peu trop gourmande (notamment pour un personnage comme Dural) ternit l'image d'un package par ailleurs très accessible à moins de 20 euros. Alors, faut-il craquer ? Si vous êtes un amateur de jeux de combat, que vous avez une manette Pro 2 ou un stick arcade sous la main, et que vous cherchez une expérience technique exigeante et incroyablement gratifiante, ce VF5 est une évidence. C'est le meilleur jeu de combat 3D "pur et dur" disponible sur la console. Si vous n'êtes qu'un joueur occasionnel attiré par le côté "nouveauté Nintendo", attendez-vous à une courbe d'apprentissage raide et à un contenu solo qui pourrait vous laisser sur votre faim. Mais une chose est sûre : après des années d'attente, voir Virtua Fighter poser ses valises sur une console Nintendo, et dans d'aussi bonnes conditions, reste un petit moment d'histoire.

LES PLUS

  • Système de combat toujours aussi profond et satisfaisant
  • 60 fps verrouillé en toutes circonstances
  • Netcode à rollback et cross-play pour un online robuste
  • Prix d'appel très attractif
  • Le mode World Stage offre un bon contenu solo

LES MOINS

  • La croix directionnelle des Joy-Con 2 n'est pas adaptée aux inputs précis
  • Politique DLC discutable
  • Contenu solo un peu creux comparé à la concurrence moderne
  • Légères concessions graphiques sur la résolution

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Maniabilité 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0

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7.6
Virtua Fighter 5 R.E.V.O. World Stage
Date de sortie : 26/03/2026
Amazon eShop

Note finale

7.6
  • Gameplay 0
  • Maniabilité 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0

LES PLUS

  • Système de combat toujours aussi profond et satisfaisant
  • 60 fps verrouillé en toutes circonstances
  • Netcode à rollback et cross-play pour un online robuste
  • Prix d'appel très attractif
  • Le mode World Stage offre un bon contenu solo

LES MOINS

  • La croix directionnelle des Joy-Con 2 n'est pas adaptée aux inputs précis
  • Politique DLC discutable
  • Contenu solo un peu creux comparé à la concurrence moderne
  • Légères concessions graphiques sur la résolution

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