Encore un jeu de simulation de ferme dites-vous ? À moins que celui-ci ne cherche véritablement à sortir de la motte de terre grâce à une démarcation singulière et totalement originale. Et si vous réalisiez des combos tandis que vous récoltez vos plants de maïs et de carottes ? En voilà une drôle et bonne idée ! Nous avons adoré !
Touchez pas à maman !
Développé et édité par LemonChili, Super Farming Boy s’ouvre sur un univers très coloré, enfantin, probablement capable de déclencher quelques crises d’épilepsie pour les plus fragiles tant l’opulence de flashy est présent. Malgré cet accueil en fanfare, les graphismes sont propres et nets avec la délicate impression de se plonger dans un dessin animé rétro (un petit air de Super Nanas !).
Au commencement, tout va bien. Nous prenons le contrôle d’un personnage aux allures humanoïdes, mais tout de même capable de voler. L’ambiance y est détendue, nous récoltons quelques légumes et comprenons rapidement qu’il va être question de réactions en chaine et de combos. La mise en route du titre est un peu hasardeuse bien que quelques consignes nous soient données sur les commandes. Chaque plantation est comme connectée à un autre petit carré de terre : la récolte de l’une déclenche aussitôt la récolte de l’autre (à condition que les deux soient mûres, bien entendu). Selon la variété de la plante, le combo peut se faire avec le voisin de droite ou de gauche, en diagonale ou encore deux cases plus loin, etc. Le joueur dispose d’une certaine visibilité sur les schémas disponibles afin de ne pas se faire des nœuds à la tête avec toutes les combinaisons disponibles (mais promis, vous en aurez un peu, tout de même !).
Tous les combos rapportent des points de « Fevertime ». Une fois cette jauge pleine, la furie se déchaine : toutes les cultures aux alentours poussent instantanément. Très pratique et tellement jouissif. Malheureusement, cette période folle ne dure qu’un temps et demande plusieurs minutes avant de pouvoir être à nouveau activée.
Les combos peuvent aussi être utilisés pour briser pierres et rochers, ronces et troncs, et même quelques gros décors ornés de pierres précieuses (nous avions l’impression d’être Abu dans Aladdin, avide de la plus grosse pierre de la caverne !). Quelques bestioles particulièrement serviables se baladent dans la ferme (d’autres sont un peu plus casse-bonbons) : l’une arrose les plantes, l’autre cisaille les mauvaises herbes. Le meilleur des mondes ! Quand tout à coup, un certain Korpo apparait : aucun doute, c’est lui le grand méchant du jeu ! Son objectif ? Être à la tête des plus belles opportunités commerciales, et il est prêt à tout pour y parvenir, y compris kidnapper notre pauvre maman qui tente de prendre notre défense alors que nous protégeons nos pouvoirs et nos récoltes. Peine perdue. Korpo s’empare de tout ce qu’il peut et se retire, maman sous le bras. Il va falloir tout reconstruire et récupérer notre chère génitrice !
Repartir de 0
Il faut l’admettre. Ce grand retour en arrière est un peu frustrant. Nous ne sommes plus capables de grand chose. Pourtant, il va falloir se retrousser les manches et travailler dur afin de retrouver maman.
La démarche est assez simple et structurée par journées, puis par saisons. Chaque jour est découpé en plusieurs phases : la journée, la soirée et la nuit où les dangereux fantômes rodent (pensée pour Bubble Bobble !). Une saison compte 15 jours et dispose de ses propres spécificités, à commencer par les cultures (mais pas seulement).
La vie agricole repose sensiblement sur les mêmes mécaniques qu’au commencement de l’aventure. Les tâches sont simplement un peu plus longues puisqu’à ce stade, vous n’avez pas beaucoup d’aide ni même de force ! Néanmoins, une seule touche permet de réaliser toutes les tâches les plus classiques. Pour le reste des actions, tout est visible sur l’écran. Vous ne serez donc jamais perdu. Et si tel était le cas, un récapitulatif des commandes est disponible dans le menu général.
L’objectif de chaque journée est de récolter un maximum de plantations et de ressources. Ces dernières sont ensuite en partie vendues à Korpo. Chaque soir, tandis que vous êtes dans votre lit à vous remémorer la journée écoulée, vous avez la possibilité d’acheter des pouvoirs et améliorations, ou quelques bestioles pour vous aider dans les tâches les plus fastidieuses. Bien entendu, il va falloir collecter beaucoup, beaucoup d’argent… Le titre s’avère être avant tout un jeu de patience. L’argent s’amasse progressivement et peut-être parviendrez-vous à retrouver votre maman.
Un quotidien rythmé
Bien entendu, vous pourrez sortir un peu de vos terres pour passer le bonjour à vos voisins. Ceux-ci peuvent s’avérer bien utiles puisqu’ils pourront notamment vous fournir de nouvelles graines ou des en-cas pour récupérer de l’endurance. Et oui, dans Super Farming Boy, vous ne pourrez pas travailler sans relâche ! Néanmoins, sachez qu’une piscine permet de retrouver assez vite de l’endurance. Vous allez donc prendre de nombreux bains et grignoter pas mal d’en-cas. Plus tard dans la partie, l’endurance sera moins contraignante puisque vous serez parvenus à en acheter bien davantage.
La ville est en pleine expansion. Des architectes sont présents dès le début de l’aventure. Moyennant de nombreuses ressources et pas mal d’argent, ils vous proposent la construction de bâtiments… Voilà qui va renforcer la durée de vie du titre, qui dispose de bien plus de ressources qu’il ne le suggère à première vue. Nous avons été agréablement surpris par les améliorations disponibles, les achats et les différents protagonistes du jeu. Certes, il va falloir jouer plusieurs heures, mais vous ne verrez probablement pas le temps passer.
Les jours défilent à la ferme, et les saisons se succèdent. Malheureusement, Korpo ne fait aucun cadeau et ne manque pas la moindre occasion pour vous taxer, même quand vos plantations fanent au changement de saison. Néanmoins, nous avons apprécié les petites nouveautés de chacune d’elle. Et il ne s’agit pas seulement de changer les tomates pour des navets.
Des combos dans tous les sens
Contrairement à la très grande majorité des jeux de ferme, Super Farming Boy joue sur la succession de combos pour se démarquer. Et sachez qu’il le fait plutôt bien. L’accessibilité du titre le rend addictif, certes un peu redondant, mais sans rentrer dans le train-train de l’arrosoir et de la récolte de carottes. La mise en place d’un terrain fertile avec des cultures qui se récoltent dans un ballet de combos n’est pas toujours si simple mais le résultat est particulièrement satisfaisant ! Les cultures s’affichent dans tous les sens à l’écran, dans un concert festif de bruitages et de couleurs. Rapidement, les petits fantômes qui nous faisaient si peur au début sont contournés et nous cumulons toujours plus de combos et de plaisir.
Le Fevertime devient un rendez-vous quotidien incontournable. Vous chercherez par tous les moyens à les cumuler malgré les contraintes temporelles. La profusion de ressources précieuses est addictive et nous avons pris plaisir à relancer chaque journée dans l’attente de nous remplir les poches de façon presque ostentatoire !
Super Farming Boy est disponible sur l’eShop de la Nintendo switch pour 10 euros environ.
Conclusion
Nous n'en attendions pas franchement grand chose... et pourtant ! Quel plaisir de découvrir un jeu de ferme qui n'en est pas vraiment un, qui parvient à casser les règles avec de bonnes idées, addictives et jouissives. Super Farming Boy repose sur la mise en place d'une succession de combos, à base de carottes et de maïs, dans un univers enfantin, à la limite du cartoon. Doté d'une jouabilité très simple (un seul bouton suffit pour faire presque toutes les actions) et plus de bonus que de punitions au programme, nul doute que le jeu trouvera son public. Ne vous reste plus qu'à oser la nouveauté...
LES PLUS
- Un univers gorgé de couleurs, plein de pep's !
- Une bonne prise en main générale
- Pas bien compliqué : il suffit d'être méthodique... et patient !
- Bonne ambiance sonore, notamment lors des combos !
- Un contenu correct pour son petit prix
- Addictif !
LES MOINS
- Plus de Fevertime aurait rendu le titre encore plus fou !
- Quelques petites erreurs de manipulation mais sans grandes conséquences











