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#DRIVE Rally (Nintendo Switch) – Le test

Ash par Ash
25 juillet 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 12 mins
0
#DRIVE Rally
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Après le premier #DRIVE, un auto-runner pour mobile, le studio indépendant Pixel Perfect opère un virage à 180 degrés, pour partir à la conquête des consoles en empruntant les chemins de traverse en mode rallye. Avec #DRIVE Rally, l’équipe a l’ambition de proposer un véritable jeu de course de rallye d’inspiration arcade. Inspiré par les monuments des années 1990 tels que Sega Rally, V-Rally ou Colin McRae Rally, ce nouvel opus entend s’affranchir du sérieux parfois austère des simulations modernes au profit du plaisir immédiat des bornes d’arcade. Édité sur Nintendo Switch par PM Studios, le titre promet des spéciales nerveuses, des dérapages spectaculaires et une ambiance colorée. La franchise aura-t-elle pris le bon virage ?

Une ambiance arcade et des copilotes pénibles

#DRIVE RallySoyons directs, comme indiqué dans l’introduction, #DRIVE Rally tient plus du jeu sur borne d’arcade que d’une simulation de course. Il sera donc nécessaire de modérer toute attente du côté de la narration, ou même de votre “carrière” de pilote, car il n’y a rien de ce côté-là, et nous ne noterons donc pas ce point.

Bien qu’il s’agisse d’un jeu de course purement axé sur le chrono et l’enchaînement de courses, #DRIVE Rally s’efforce d’intégrer une composante humaine à travers ses copilotes et ses différentes écuries.

Chaque environnement et chaque écurie sont incarnés par un coéquipier à la personnalité survoltée et caricaturale. Vous serez par exemple guidé par un copilote texan au ton bougon dans les déserts, ou par un navigateur au phrasé imposant rappelant directement Arnold Schwarzenegger, multipliant les rugissements et le surjeu.

Ce choix d’écriture apporte une chaleur et un grain de folie indéniables, éloignant le titre de la rigueur robotique des copilotes de rallyes classiques. Cependant, cette abondance de stéréotypes et le manque de variété dans les répliques pourront rapidement agacer ou lasser lors des sessions prolongées.

Vous avez plusieurs options concernant ces copilotes et leurs interventions, soit émotionnel, standard ou désactivé. Et très sincèrement, leurs interventions sont tellement agaçantes à long terme, sur plusieurs heures de jeu, que nous sommes finalement arrivés au point de les désactiver complètement.

Le titre est en français complet, et possède des doublages en anglais. Attention à la taille de certains textes, notamment dans le mode championnat, qui sera probablement votre première approche et le point d’ancrage du titre. Ce mode se présente sous la forme d’un livre où, après avoir choisi votre copilote et donc son environnement associé parmi 6 différents (désert, neige, ville, …), vous allez enchaîner des parcours de plus en plus longs pour gagner des parties de véhicules et de l’argent.

Un mode libre pour tester vos véhicules en toute simplicité, un mode course rapide pour vous entraîner, et un mode “multijoueur” – avec de très gros guillemets – puisque vous ne jouez pas directement avec vos amis en local ou en ligne, non non non, vous faites chacun votre tour le même parcours. Pas top du tout !

Sensations de glisse immédiates et permissivité assumée

Au volant, #DRIVE Rally fait le choix d’un modèle de conduite se situant du côté de l’arcade pure avec une physique très légère et permissive. La prise en main est quasi immédiate, on comprend vite comment placer la voiture, lever le pied à l’approche d’une courbe et réaccélérer en sortie de virage pour déclencher une glisse contrôlée.

La sensation d’élan et de vitesse est particulièrement bien restituée, offrant une satisfaction instantanée lorsque l’on enchaîne parfaitement une succession d’épingles. Le titre est très tolérant dans ses trajectoires, mordre sur le bas-côté ou couper à travers la végétation ne vous pénalise que très peu.

Dans certains cas, il est même plus avantageux de couper droit à travers un virage en encaissant une minime pénalité de temps plutôt que d’appliquer une trajectoire académique. Il n’y a aucune gestion des dégâts, c’est donc l’impasse totale sur la gestion de la casse mécanique ou visuelle.

Aucune collision, même la plus violente, ne viendra altérer les performances de votre véhicule. Votre voiture franchira systématiquement la ligne d’arrivée dans un état étincelant, sans même une éclaboussure de boue. Seul votre chrono sera le reflet de vos dérapages manqués ou de vos passages dans le décor.

Hormis quelques clôtures ou barrières de sécurité ou réverbères mal placés, capables de faire partir le véhicule en tonneau, la piste est débarrassée des obstacles complexes, pas de grosses pierres, d’ornières piégeuses ou de dénivelés dangereux.

Trois classes de véhicules sont proposées : CL, RS et XR, s’inspirant fortement de catégories historiques réelles comme le Groupe N des années 80, le Groupe A de la FIA, ou encore les mythiques supercars du Groupe B (telles que les équivalents de la Coccinelle, R5, Mini, Peugeot 205 Turbo 16 ou de l’Audi Quattro…). Les voitures disposent d’une modélisation fictive mais largement reconnaissable et appréciable, avec un style coloré cel-shading.

Le gameplay souffre néanmoins de quelques faiblesses notables. La différence de comportement entre les véhicules au sein d’une même catégorie est quasi inexistante. De plus, le manque de clarté des repères visuels pour les virages à l’écran oblige à se fier uniquement aux notes vocales de nos chers et pénibles copilotes.

Aussi, la gestion des collisions n’est pas très convaincante. Vous voyez régulièrement votre véhicule virevolter à l’écran après un impact, et retomber sur ses roues tel un chat qui retomberait sur ses pattes, pour continuer votre périple comme si de rien n’était. C’est arcade, c’est ok, mais tout de même… un petit effort pour favoriser l’immersion ne serait pas de trop. Toutefois, le gameplay reste la partie la plus agréable de ce #DRIVE Rally, les soucis ne sont pas là…

Un style low-poly en sortie de route et généreusement répétitif

#DRIVE RallyVisuellement, #DRIVE Rally opte pour une direction artistique en low-poly colorée et un traitement en cel-shading. Ce choix esthétique comporte de nombreux avantages, et donne au titre un cachet rétro chaleureux qui s’adapte très bien dans le temps.

Cela permet également de gagner en lisibilité, essentiel dans un jeu de course, la simplicité des textures plates et la clarté des contrastes offrant une excellente lisibilité de la piste, notamment en mode portable.

Les décors de base sont variés, qu’il s’agisse des paysages désertiques et ensoleillés de Dry Crumbs, des forêts denses de Holzberg ou des étendues enneigées de Revontuli, le titre offre une belle variété de panoramas. Les effets de lumière et les nuages de poussière sont simples mais apportent une petite touche de vie suffisante.

Mais alors où se trouve le hic ? Eh bien #DRIVE Rally cumule les soucis techniques qui détériorent l’expérience visuelle. Les ombrages sont immondes, très étirés, avec de l’aliasing à foison. Que ce soit en course, tout comme dans le mode championnat, avec les clés de voiture qui montrent l’étendue des dégâts côté ombrage !

Les décors sont répliqués ad nauseam, les plantes, les bâtiments, etc., sont dupliqués à foison, et donnent forcément une impression de répétitivité lassante. Les murs des maisons clignotent, et on voit le découpage polygonal par endroits. Et le clipping dans le décor est omniprésent, heureusement il s’agit des éléments de décor éloignés, et ils n’ont donc que peu d’impact sur votre parcours et votre conduite.

Mais quand bien même, il s’agit d’un jeu avec peu d’éléments à l’écran, avec un style low-poly et peu de textures à gérer, il n’y a aucun élément “actif” dans le décor (pas de public, ni d’animaux ou de train ou autre). Il n’y a aucune gestion de dégât de véhicule non plus à gérer. Les développeurs auraient donc pu peaufiner au minimum les ombres, le clipping du peu de décor présent, et les problèmes de shimmering (scintillements) de textures.

Heureusement, le titre s’en sort bien en matière de fluidité en course, bien que l’on regrette quelques choix d’ergonomie comme l’impossibilité de tourner la caméra autour du véhicule au stick droit, l’absence de vue arrière ou encore des séquences de déblocage de véhicules imposées qu’on ne peut pas passer rapidement. Les temps de chargement pour entrer en course sont très corrects par contre ; en revanche, en mode championnat, le déblocage des parcours est lent, le chargement met du temps avant de faire apparaître votre prochaine course, c’est très étrange d’avoir un jeu fluide et des menus qui rament.

En matière de contenu, #DRIVE Rally se montre généreux en surface, mais manque de profondeur dans sa progression. Le mode championnats vous propose d’enchaîner une suite de courses prédéfinies. Si la possibilité de mener plusieurs carrières en parallèle offre une sensation de liberté, la structure devient vite répétitive.

Il n’y a pas de véritables adversaires en piste et la difficulté permissive (des temps cibles très généreux) fait qu’on ne peut pratiquement jamais « perdre ». Même en augmentant la difficulté. De plus, les 6 environnements disponibles contiennent plus d’une trentaine de courses chacun, mais toujours dans le même environnement, avec donc les mêmes décors en boucle et parfois les mêmes bribes de circuits. Heureusement #DRIVE Rally propose un menu de personnalisation, qui reste exclusivement cosmétique (éléments de carrosserie, ailerons, décalcomanies), limité donc, mais toutefois très appréciable. Cela vous permet de dépenser vos quelques deniers glanés lors de vos courses.

Nous en venons au dernier point et pas des moindres, l’univers sonore du titre. Et c’est… catastrophique ! Les bruitages font plus ou moins l’affaire, si vous êtes fan de mixeur ou d’aspirateur, mais sinon les véhicules sont rarement crédibles. Cependant, ce n’est pas le pire, les musiques du jeu sont nombreuses mais nous n’avons trouvé aucune chanson adaptée à un jeu de rallye. Systématiquement, nous avons l’impression que les compositions tapent à côté. Pourtant les styles sont variés, de la techno-house jusqu’à du presque rock, les choix sont nombreux mais toujours mauvais.

#DRIVE Rally est disponible depuis le 18 juin 2026 sur l’eShop au prix de 19,50 euros, en français.

Conclusion

5.5 /10

En délaissant le concept d'auto-runner de ses débuts, Pixel Perfect fait entrer #DRIVE Rally dans la catégorie des jeux de courses de rallye. Le jeu ne manque pas de qualités, il est immédiat, amusant, visuellement attrayant et parfaitement adapté à des sessions courtes sur la Nintendo Switch. La sensation de vitesse et le plaisir de faire glisser sa voiture sur des pistes colorées sont bel et bien là, tout comme des choix de véhicules intéressants et bien modélisés. Cependant, le titre manque cruellement d'ambition et de finition dans sa structure globale. Une progression plate, des contrôles parfois trop basiques qui récompensent presque les erreurs, des copilotes trop bavards, des soucis techniques visuels, une répétitivité lassante et l'absence de multijoueur direct l'empêchent de rivaliser avec les cadors de la catégorie. #DRIVE Rally reste un petit jeu de course sympathique et rafraîchissant pour les amateurs d'arcade, mais il s'oublie malheureusement assez vite.

LES PLUS

  • Prise en main immédiate et conduite arcade gratifiante
  • Sensation de vitesse et de glisse très réussie
  • Direction artistique low-poly lisible
  • Le cel-shading fait toujours son petit effet
  • Excellent pour de courtes sessions
  • La personnalisation de véhicule...

LES MOINS

  • Progression en carrière répétitive et sans aucun défi
  • Physique un peu permissive
  • Aucune gestion des dégâts, juste une option activable/désactivable aurait été bien
  • Copilotes marrants 5 minutes et vraiment pénibles à la longue
  • Pas de vrai multijoueur en ligne ou local
  • ... Mais la personnalisation reste limitée
  • Manque d'originalité face à la concurrence
  • Des manqués techniques : les collisions, l'aliasing, les ombres, les scintillements, le clipping...
  • Répétitif, très répétitif, c'est vraiment répétitif, on vous a dit que c'était répétitif ?!
  • Les véhicules réagissent de la même manière dans chaque catégorie
  • Les bruitages et les musiques sont atroces

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Direction Artistique 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Rejouabilité 0
  • Contenu / Prix 0

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5.5
#DRIVE Rally
Date de sortie : 18/06/2026
Amazon eShop

Note finale

5.5
  • Gameplay 0
  • Direction Artistique 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Rejouabilité 0
  • Contenu / Prix 0

LES PLUS

  • Prise en main immédiate et conduite arcade gratifiante
  • Sensation de vitesse et de glisse très réussie
  • Direction artistique low-poly lisible
  • Le cel-shading fait toujours son petit effet
  • Excellent pour de courtes sessions
  • La personnalisation de véhicule...

LES MOINS

  • Progression en carrière répétitive et sans aucun défi
  • Physique un peu permissive
  • Aucune gestion des dégâts, juste une option activable/désactivable aurait été bien
  • Copilotes marrants 5 minutes et vraiment pénibles à la longue
  • Pas de vrai multijoueur en ligne ou local
  • ... Mais la personnalisation reste limitée
  • Manque d'originalité face à la concurrence
  • Des manqués techniques : les collisions, l'aliasing, les ombres, les scintillements, le clipping...
  • Répétitif, très répétitif, c'est vraiment répétitif, on vous a dit que c'était répétitif ?!
  • Les véhicules réagissent de la même manière dans chaque catégorie
  • Les bruitages et les musiques sont atroces

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