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Duskfade (Nintendo Switch 2) – Le test

Hadratoze par Hadratoze
17 août 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 17 mins
0
Duskfade
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Duskfade est un jeu d’action-plateforme 3D au style clockpunk qui sort le 13 août 2026, développé par Weird Beluga et édité par Fireshine Games. Proposé au prix de 29,99 € sur l’eShop, le titre se présente sous les airs d’un conte coloré rappelant les classiques de l’époque PS2, à travers un récit initiatique centré sur le temps, la mémoire et la reconstruction.

Le développement est assuré par Weird Beluga Studio, une structure espagnole basée à Madrid et fondée en 2019 par cinq camarades d’université. Le studio s’est d’abord fait connaître avec son premier projet Clid the Snail (2021).

De son côté, l’édition est prise en charge par Fireshine Games, un éditeur britannique basé à Londres et fondé en 2014 (anciennement connu sous le nom de Sold Out). La structure s’est imposée dans le paysage indépendant en accompagnant des succès populaires comme Core Keeper ou Shadows of Doubt.

Le monde de l’horloge : quand le temps déraille

Duskfade

Dans cette histoire, vous contrôlez Zirian, un jeune homme vivant dans sa ville natale, Haute-Aiguille. Son grand-père était l’un des plus grands inventeurs de la cité, et c’est désormais sa sœur qui a repris le flambeau en devenant la nouvelle inventrice de la famille.

Cependant, un souci apparaît : cette dernière s’est enfermée dans son atelier depuis plusieurs semaines sans donner de réelles nouvelles. Inquiet mais attentionné, Zirian tente régulièrement de la faire sortir en lui apportant de quoi se nourrir. Comme à son habitude, alors qu’il vient lui apporter quelque chose à se mettre sous la dent, il entend de drôles de bruits s’échapper de la pièce. Il se rapproche doucement de la porte quand, soudain, une violente explosion se produit.

Après avoir repris conscience, Zirian réalise qu’il a été projeté dans une dimension étrange qui n’a que peu de sens, où le temps lui-même semble avoir été altéré de bien des manières. Pour se défendre, il s’empare de la Minutero, une épée ressemblant à une aiguille d’horloge ayant appartenu à son grand-père.

C’est alors qu’il aperçoit un oiseau mécanique dans lequel il reconnaît immédiatement la touche créative de sa sœur. Il se lance à sa poursuite et finit par rejoindre la créature, qui souffre d’une mémoire défaillante. Zirian découvre alors le nouvel état de la ville : la Tour de l’horloger a totalement changé de forme et se retrouve bloquée par une défense magique reliée par d’étranges fils de lumière bleue pointant vers différents lieux ainsi que la nuit éternelle vu qu’il n’y a plus de soleil.

Accompagné de cet oiseau mécanique — qu’il nomme désormais Coucou —, Zirian entreprend un voyage à travers ces zones pour régler les altérations provoquées par l’explosion et espérer délivrer sa sœur.

Sur le papier, le scénario repose sur une prémisse directe : un événement brutal a provoqué l’apparition de diverses formes étranges, et il faut les affronter pour résoudre le problème.

L’univers gagne en profondeur si vous prenez le temps de discuter avec les Nébules (PNJ et habitants de la ville). Certains ne tiendront que des propos banals, tandis que d’autres révéleront des détails essentiels sur l’histoire du monde. Les dialogues intègrent également quelques clins d’œil et références à des mèmes connus.

Au-delà des échanges avec les PNJ, les environnements racontent eux-mêmes les événements. Les décors montrent les séquelles de la catastrophe, souvent marquée par les flammes et la destruction. Le jeu crée un contraste saisissant en faisant passer le joueur de zones totalement préservées à des lieux profondément ravagés, marquant le conflit entre ce que le monde était auparavant et ce qu’il est devenu.

Tout l’univers repose sur les objets que vous récupérez, la Clé de l’horloger étant l’un des éléments importants de l’histoire. Les monstres rencontrés sont des anomalies provoquées par l’explosion, le thème principal du jeu étant de faire face à la perte d’un proche et comment l’accepter. Il y a plein de thèmes à explorer, et ce n’est que la surface de ce que le jeu raconte, d’autant plus qu’il y a beaucoup de ces moments qui seront dans des cinématiques touchantes.

Des inspirations variées pour un gameplay efficace

Les commandes de Duskfade sont très accessibles. Si vous avez déjà joué à un Kingdom Hearts ou un Ratchet et Clank, vous devriez rapidement retrouver vos repères, même s’il existe pas mal de différences. La prise en main est très progressive : le jeu commence avec peu de mécanismes à retenir, puis gagne en complexité. Vous disposez d’une palette de mouvements classique mais efficace : enchaînements de coups au sol comme dans les airs, roulade d’esquive, saut en longueur, double saut et dash aérien, sans oublier un système de verrouillage des adversaires à la manière d’un Zelda.

Les affrontements se révèlent particulièrement dynamiques et stimulants. Même contre des ennemis classiques, apprendre leurs attaques plutôt que de foncer tête baissée vous évitera bien des déboires. L’esquive joue un rôle essentiel : exécutée au bon moment, elle déclenche un effet de ralenti qui vous laisse le champ libre pour contre-attaquer. Le bestiaire est d’ailleurs réellement varié, avec environ deux nouveaux types d’ennemis par monde (et parfois plus). Enfin, malgré l’accumulation de capacités au fil de l’aventure, le défi reste constant et les combats ne deviennent jamais anecdotiques, évidemment vous pouvez les fuir dans la majorité des cas.

Pour temporiser cette difficulté, vous disposez d’une potion indispensable pour pardonner quelques erreurs ou éviter les pièges environnementaux. Facile à recharger en chemin, il est rare de se retrouver à sec, mais ça arrive de temps en temps ; sans elle, la difficulté grimpe immédiatement d’un cran vu qu’il est facile de prendre des coups.

La progression repose sur l’amélioration continue de votre personnage. Auprès du Voyageur — le PNJ marchand —, vous pouvez acheter de nouvelles compétences grâce aux éclats d’étoiles récoltés et rouages d’amélioration en explorant. Ces éclats d’étoiles, se trouvant un peu partout, servent à améliorer vos gadgets, vos compétences déjà acquises et celles de l’oiseau Coucou. En revanche, les augmentations de votre barre de mana et de votre santé maximale ne s’achètent pas : elles s’obtiennent uniquement en explorant le monde ou en battant certains boss. Les compétences s’obtiennent à des moments clés et se révèlent très utiles en combat, pour peu qu’on pense à les utiliser. Elles consomment du mana, qui se recharge tout simplement en frappant les ennemis.

Chaque monde est rythmé par deux affrontements : un boss à mi-parcours et un boss final. Les boss intermédiaires, bien qu’on puisse les imaginer secondaires, proposent déjà un défi très correct qui saura vous surprendre. Ils s’articulent tous autour d’un thème précis, que nous vous laissons le plaisir de découvrir en temps et en heure.

Les boss de fin de monde s’avèrent plus originaux, même si l’ensemble des boss partage la même structure. À chaque quart de vie perdu (tous les 25 %), le boss devient invincible et vous devez réussir une épreuve de plateforme pour briser sa protection. Ces phases d’agilité requièrent généralement d’employer la toute dernière capacité acquise.

Pendant ces séquences de plateforme, des potions de soin traînent parfois dans l’arène, mais aller les chercher comporte un vrai risque : l’épreuve est chronométrée, et perdre du temps vous fera perdre progressivement de la vie. Dans l’ensemble, ces combats restent stimulants et suffisamment variés pour être appréciés, tout en punissant immédiatement le manque de concentration.

Une belle ligne droite aux embranchements récompensants

Duskfade

Du côté de la structure des niveaux, le parcours reste majoritairement linéaire, mais s’agrémente de quelques embranchements permettant de dénicher des éclats d’étoiles et des objets bonus. Les phases de plateforme tirent pleinement parti du double saut et du dash, suffisamment bien intégrés au level design pour éviter la monotonie. D’autant que le gameplay se renouvelle constamment : chaque monde débloque une ou deux nouvelles capacités apportant de nouveaux types de déplacements, ce qui évite toute sensation de répétitivité tout au long de l’aventure.

Ces chemins secondaires ne sont d’ailleurs pas toujours évidents à parcourir, même une fois le gadget adéquat en votre possession — ils offrent ainsi un petit défi d’exploration appréciable. Après, tout n’est pas exceptionnel : parfois, il suffit d’utiliser le gadget requis et le coffre (ou l’objet bonus) se trouve deux pas plus loin.

Si vous préférez contourner ces détours ou simplement vérifier le chemin principal, des cloches sont réparties régulièrement dans les niveaux. En frappant l’une d’elles, un vaisseau lumineux apparaît pour vous indiquer la direction générale à suivre : une option très pratique si vous vous sentez perdu ou si vous avez oublié votre destination entre-temps.

Des téléporteurs répartis dans les niveaux vous permettent de retourner à tout moment à Haute-Aiguille, le HUB principal, afin d’investir vos éclats d’étoiles et rouages d’amélioration dans de nouvelles compétences.

Cette ville centrale évolue au rythme de votre aventure et les PNJ ont régulièrement de nouveaux dialogues à offrir. Même si la zone ne propose ni mini-jeux ni activités annexes à proprement parler, l’attention portée à l’évolution de l’univers reste agréable. En dehors des achats auprès des vendeurs ou des pauses entre deux missions, le HUB ne propose pas de quêtes secondaires traditionnelles : la recherche des nombreux collectibles dispersés dans les mondes fait office de seul contenu annexe.

Seul petit bémol dans la construction des niveaux : la présence précoce de mécaniques inutilisables dans l’immédiat, comme les rails. N’étant praticables que plus tard dans l’aventure, croiser ces éléments en plein milieu du parcours s’avère perturbant : vous tenterez naturellement de monter dessus pour finalement tomber, avant de réaliser que cette capacité n’est pas encore débloquée.

Une direction artistique réussie malgré un brouillard envahissant

Visuellement, le jeu est très réussi. On y retrouve une touche nostalgique évoquant l’époque PS2, mais le rendu est suffisamment modernisé pour qu’il s’agisse d’un choix esthétique plutôt que d’une contrainte technique. Les panoramas sont particulièrement jolis et bénéficient la plupart du temps d’une excellente distance d’affichage. Seul petit bémol : une espèce de brouillard présent un peu partout. Si sa présence est parfois justifiée par la destruction des environnements, vous regretterez d’autres fois qu’il vienne gâcher certaines vues. Heureusement, la lisibilité reste très correcte la majeure partie du temps et permet de profiter pleinement de magnifiques jeux d’ombres et de lumières. La direction artistique fait toujours mouche, portée par de bonnes idées visuelles parfaitement adaptées aux thèmes du titre.

Du côté des animations en jeu — qu’il s’agisse des PNJ, du bestiaire ou de Zirian —, le travail accompli est de grande qualité. Seules les cinématiques accusent parfois un petit manque de naturel, notamment lors des mouvements de bras des personnages. Cela reste toutefois un détail mineur au vu de tout ce que propose le jeu, d’autant que ces séquences restent globalement très belles et réussies dans leur majorité.

Côté fluidité, le taux d’images par seconde tient la route l’essentiel du temps. Seuls quelques lieux affichant énormément d’éléments à la fois peuvent provoquer de petits ralentissements, mais cela reste très rare sur l’ensemble du jeu.

Une bande-son au carrefour des émotions

Duskfade

Côté audio, la partition s’aligne sur l’atmosphère à la fois féerique et mélancolique du titre. Les compositions accompagnent l’exploration et s’adaptent à l’action, basculant vers des sonorités plus soutenues dès que les combats s’engagent.

L’ambiance sonore joue habilement sur les contrastes, alternant entre mélodies douces lors des phases d’exploration et thèmes plus sombres lorsque la corruption et les anomalies temporelles prennent le dessus. Cette bande-son efficace vient appuyer la narration et renforcer l’immersion dans les différents lieux traversés par Zirian. Les compositions s’adaptent parfaitement aux situations traversées tout comme aux ressentis des personnages mis en avant, soulignant avec justesse chaque moment fort de l’aventure.

Les bruitages réagissent avec une remarquable précision à la moindre de vos actions, offrant un retour sonore particulièrement soigné. Durant les affrontements, chaque coup porté et chaque esquive se traduisent par des effets percutants et gratifiants, renforçant la nervosité du gameplay. À l’inverse, lors des temps forts de calme et des échanges avec les PNJ, la palette sonore sait se faire plus douce et apaisante, rendant la navigation dans cet univers constante et agréable.

La bande-son s’avère particulièrement équilibrée. Si sa proposition reste assez classique, elle est exécutée avec brio et fonctionne à merveille.

Généreux en contenu, mais un peu trop vite expédié

Duskfade

Comptez entre 8 et 10 heures pour terminer l’histoire principale en ligne droite. Pour viser le 100 %, la durée de vie grimpe plutôt vers 12 à 15 heures. Le jeu s’articule autour de quatre zones principales reliées à la Tour de l’horloge. Bien que la structure reste majoritairement linéaire, chaque secteur contient de nombreux secrets et embranchements optionnels.

Chaque niveau propose un ensemble précis d’objets à dénicher : flacons multicolores, boîtes à musique, vieux jetons, chatons perdus, rouages d’amélioration ou autres collectibles. Il suffit d’interagir avec les téléporteurs pour consulter à tout moment un récapitulatif clair de ce qu’il vous manque dans chaque zone. Le jeu propose un descriptif détaillé de toutes vos actions, capacités, gadgets et objets obtenus, garantissant que vous ne soyez jamais perdu. De façon générale, le titre se montre particulièrement pédagogique : il explique avec une grande clarté l’ensemble de ses fonctionnalités, qu’il s’agisse des mécaniques de gameplay ou des éléments de son univers.

L’exploration permet également de découvrir des « échos » — des enregistrements de conversations entre différents personnages, qu’ils soient inédits ou déjà croisés au cours de l’aventure. Ces fragments audio enrichissent le lore en éclairant tout un pan oublié de cet univers. Dès qu’un écho est découvert, il rejoint automatiquement vos menus pour que vous puissiez le réécouter à tout moment.

Pour les complétistes, le retour en arrière (backtracking) est inévitable. Plusieurs passages restent bloqués lors de votre premier passage, faute de la capacité adéquate pour détruire un obstacle ou traverser une zone. Il est donc recommandé de terminer d’abord les quatre mondes principaux afin d’obtenir tout le panel de compétences requises avant de revenir sur vos pas.

En avançant dans l’histoire, vous débloquerez progressivement de nouveaux PNJ en leur rapportant les objets spécifiques dont ils ont besoin. Ces interactions débloquent diverses fonctionnalités annexes, à commencer par la possibilité de personnaliser l’apparence de votre arme.

Si la majorité de ces collectibles sont purement cosmétiques — parfaits si vous voulez soigner votre style —, les joueurs moins soucieux de leur look pourront se concentrer uniquement sur les rouages d’amélioration, qui restent les plus simples à dénicher.

Conclusion

7 /10

Duskfade est un très bon titre, réalisé avec soin. La majeure partie du temps, on se laisse complètement immerger par ses décors, sa narration et son système de combat. Le jeu ne se répète pas et offre une expérience fraîche du début à la fin.Quelques légers défauts viennent parfois sortir le joueur de l'aventure, mais cela reste rare et sera très probablement corrigé via de futures mises à jour pour certains d'entre eux. Le véritable point noir réside plutôt dans sa durée de vie, un peu courte pour un titre affiché à 29,99 €.Heureusement, tout dépendra de votre façon de jouer et de votre envie de foncer en ligne droite ou de viser le 100 %. C'est malgré tout un peu dommage pour les férus du genre, qui auraient sans doute aimé prolonger le plaisir un peu plus longtemps dans ce nouvel univers.

LES PLUS

  • Prise en main immédiate et agréable
  • Les fonctionnalités n'ont jamais été aussi claires, sans aucune zone d'ombre
  • Mondes bien construits qui récompensent la curiosité
  • Habillage sonore soigné de bout en bout
  • Le jeu est beau, c'est vraiment réussi dans son ensemble
  • Cinématiques agréables à suivre...
  • Affrontements de boss équilibrés et stimulants...
  • Complétion à 100 % claire, motivante et sans frustration

LES MOINS

  • Chutes de fluidité légères dans une ou deux zones (gênantes mais tolérables)
  • ... mais structure des phases de boss un peu répétitive
  • ... malgré quelques animations un peu rigides
  • Un poil cher au vu de la durée de vie (29,99 € les 8 à 10 h)

Détail de la note

  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Durée de vie 0
  • Bande-son 0
  • Direction Artistique 0
  • Graphismes 0

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7
Duskfade
Date de sortie : 13/08/2026
eShop

Note finale

7
  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Durée de vie 0
  • Bande-son 0
  • Direction Artistique 0
  • Graphismes 0

LES PLUS

  • Prise en main immédiate et agréable
  • Les fonctionnalités n'ont jamais été aussi claires, sans aucune zone d'ombre
  • Mondes bien construits qui récompensent la curiosité
  • Habillage sonore soigné de bout en bout
  • Le jeu est beau, c'est vraiment réussi dans son ensemble
  • Cinématiques agréables à suivre...
  • Affrontements de boss équilibrés et stimulants...
  • Complétion à 100 % claire, motivante et sans frustration

LES MOINS

  • Chutes de fluidité légères dans une ou deux zones (gênantes mais tolérables)
  • ... mais structure des phases de boss un peu répétitive
  • ... malgré quelques animations un peu rigides
  • Un poil cher au vu de la durée de vie (29,99 € les 8 à 10 h)

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