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SPRAWL zero (Nintendo Switch 2) – Le test

reader par reader
29 août 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 16 mins
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SPRAWL zero
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Halo, Half-Life 2… Ça vous parle ? Ça en fait des titres en H ! Et si on rajoute Matrix et un environnement cyperpunk ? Allez, il est temps d’enfiler des gants gravitationnels et de faire un bond dans le futur…

Bienvenue dans The Spire

SPRAWL zero

Comme c’est souvent le cas avec les épisodes 0, l’épisode 1 est déjà sorti… En effet, avant SPRAWL zero, il y a eu le jeu SPRAWL ; cependant, celui-ci, sorti en août 2023 sur PC, puis en novembre 2024 sur PSXBOX, n’était pas disponible sur la console hybride de Nintendo. Ce second opus, sous forme de préquelle, s’avère finalement une bonne porte d’entrée pour les nouveaux joueurs sur Switch 2. En effet, même si les deux histoires partagent le même univers, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir joué à l’un pour comprendre l’autre. Mais pour vous expliquer rapidement le contexte, SPRAWL se déroulait dans un futur apocalyptique avec une ambiance un peu cyberpunk, mais post-guerre nucléaire. Le premier jeu nous mettait dans la peau d’une femme super-soldat « cybernétisée », faisant partie du programme secret des « Reapers », initié par la Junte. La jeune femme, appelée Sept ou Seven, représentait la version ultime des Reapers. De fait, elle était en concurrence avec Six qui la détestait cordialement et que l’on retrouve dans SPRAWL zero. Mais cette fois, on se retrouve dans la peau (et les circuits cybernétiques) de Cinq / Five. Un tueur implacable complètement sous la coupe de la Junte et qui ne fait pas dans le détail. Une véritable machine à tuer dans cet univers dystopique, le Sprawl.

La Junte (qui, vous l’aurez compris, est un gouvernement militaire corporatiste hyper-autoritaire) contrôle d’une main de fer la mégalopole dystopique du Sprawl. Cependant, son contrôle absolu est contesté. Dans SPRAWL zero, le contrôle de la Junte est directement menacé par Imago-Dei, un groupe religieux fanatique mené par un leader totalement timbré nommé Silas. Cette secte considère l’humanité comme obsolète et veut purifier la ville (quitte à la faire complètement disparaître). Pour ne pas perdre sa mainmise, la Junte déploie son soldat le plus fidèle : Five (Cinq). Vous voilà donc du « côté des méchants » pour faire le ménage en éradiquant les rebelles fanatiques d’Imago-Dei en n’oubliant pas, au passage, d’exécuter Silas.

SPRAWL zero est la deuxième réalisation de MAETH, un jeune studio indépendant fondé par Carlos Lizarraga et Hannah Crawford à qui l’on doit déjà… SPRAWL premier du nom.

La mémoire est le fantôme

SPRAWL zero est un FPS, inspiré par les titres sortis dans les années 2000. On pense notamment à des titres comme Halo ou encore Half-Life 2. Nous sommes donc face à un titre un peu bourrin, mais qui demande quand même un poil de réflexion et de patience par moments. Ce n’est pas un « simple » fast-FPS comme pourrait l’être un Doom, même si on se retrouve parfois dans des situations où les ennemis sont nombreux… Mais revenons d’abord aux mécaniques de base du jeu. La vue est à la première personne et nous pouvons donc déplacer notre personnage dans toutes les directions (avant, arrière, gauche, droite, pas sur les côtés), il est également possible de sauter et de courir. Mais ce n’est pas tout, notre personnage est équipé d’implants cybernétiques ainsi que de gants et de boucliers gravitationnels. Ces derniers lui permettent de bénéficier de trois grosses capacités spéciales. La première, c’est le « bullet time » ; moyennant la consommation d’une barre d’adrénaline, notre personnage peut ralentir le temps (ou se déplacer plus rapidement par rapport aux ennemis), cela lui permet de cibler plus facilement les adversaires mais ajoute également la possibilité de faire des tirs ciblés qui ne manquent jamais leur cible. Les balles peuvent même dévier un peu à l’image de ce que l’on peut voir dans le film Wanted, pour atteindre directement les points faibles des ennemis. La seconde capacité est le bouclier qui permet de générer un champ gravitationnel juste devant notre personnage, ce qui a pour effet d’arrêter les balles — un peu comme Néo dans Matrix — pour ensuite les renvoyer directement dans la face des ennemis. Enfin, la dernière capacité est la ruée ; en couplant la course avec l’utilisation de l’adrénaline, notre personnage se transforme en un véritable tank qui réduit littéralement en morceaux les personnes ainsi que certains murs qui se dresseraient face à lui.

Bien évidemment, les pouvoirs de Five ne sont pas les seuls moyens d’anéantir ses ennemis, il peut également utiliser des armes à feu. La particularité étant qu’il ne pourra pas en porter plus d’une à la fois. Ainsi, on utilisera ses armes pour tuer ses adversaires et on utilisera le gant gravitationnel pour récupérer l’arme que celui-ci laissera tomber au sol en passant de vie à trépas. Rassurez-vous, il y a pas mal d’ennemis et les armes sont relativement différentes. Chaque arme dispose d’un niveau de puissance allant de 1 (les plus faibles) à 5 (les plus redoutables). On peut donc choisir laquelle prendre en se basant sur ce chiffre, visible sur les armes à terre ou en fonction du halo de couleur qui l’entoure (les rouges sont celles de niveau 5 par exemple). L’autre information importante est la quantité de munitions restantes pour chacune d’elles. Pas d’inquiétude, quand un ennemi laisse tomber une arme, elle est forcément chargée au maximum (même s’il l’a utilisée avant). Mais cela amènera parfois à faire des choix… Devons-nous garder le fusil à pompe Deimos qui fait des dégâts redoutables, mais ne dispose par défaut que d’une quantité limitée de balles ? Ou alors devons-nous lui préférer cette mitraillette Tsar avec un chargeur plus important mais à un niveau de puissance inférieur ? On ne sait jamais ce que l’on pourrait croiser au détour du prochain couloir… Mais au final, on se retrouve souvent face à un bon paquet d’ennemis à dégommer et de fait à une nouvelle sélection d’armes pour progresser. On dénombre pas loin d’une quarantaine d’armes différentes (certaines étant des variantes d’autres à un niveau plus élevé), allant du pistolet de base au pistolet semi-automatique, en passant par le fusil à pompe, le fusil à pompe à cartouches incendiaires, les mitrailleuses, les masses d’armes ou encore notre petite préférée… le katana !

Les combats sont d’ailleurs assez dynamiques et l’IA adverse n’est pas dépourvue de cerveau. En effet, les ennemis ne se contenteront pas de se ruer sur vous pour vous défoncer (mis à part quelques ennemis balaises spécifiques), la majorité d’entre eux va tenter de se mettre à couvert, ou de vous prendre à revers pendant que leurs copains vous canardent de face. Le tout reste relativement accessible et on s’éclate à éclater les autres en récupérant une nouvelle arme après leur avoir jeté l’arme vide à la figure une fois celle-ci déchargée.

L’hésitation est la mort

SPRAWL zero

Il faudra tout de même être vigilant et si vraiment le jeu vous paraît trop compliqué, vous avez la possibilité de changer la difficulté à tout moment. Le mode Martyr porte bien son nom et s’avère particulièrement redoutable, le mode formidable est l’équivalent du mode normal, avec une bonne courbe de difficulté quand même et enfin le mode inarrêtable (équivalent du mode facile), vous donnera la sensation d’être tout-puissant… enfin pas tout le temps quand même ! Il sera celui pour celles et ceux qui souhaitent se défouler et avoir l’impression d’être Néo dans la Matrice.

Mais inarrêtable ne veut pas dire invincible et il faudra donc être à l’affût pour trouver des caisses contenant des points de vie (faciles à trouver, elles sont entourées d’un halo vert), par contre elles ne sont disponibles qu’en quantité limitée dans les niveaux. L’autre façon de regagner de la vie est de tuer les ennemis en utilisant les pouvoirs liés à la gravitation… En trépassant, les adversaires lâchent quelques mini-doses d’énergie vitale qui peuvent s’avérer plutôt utiles. Au niveau des mécaniques toujours, on pourra profiter du gant gravitationnel pour porter des caisses que l’on peut jeter sur des ennemis, ou encore pour intercepter des grenades que l’on pourra directement renvoyer à leur expéditeur (très fun !). Dans le même ordre d’idées, le jeu proposera certaines phases où il faudra alimenter des interrupteurs en transportant (sans courir) des fusibles… mais parfois en étant poursuivi par des ennemis. D’autres fois, il faudra un peu réfléchir pour actionner des interrupteurs dans le bon ordre… mais de manière générale, ça ne sera jamais rien de fou. Et si vous êtes bloqué, il suffira de se rappeler qu’il est parfois possible de retourner en arrière pour récupérer un fusible à un autre endroit…

Le jeu est découpé en 12 niveaux qui vous permettront de mettre ces différentes capacités à profit… mieux encore — et sans trop spoiler — à mi-parcours, l’histoire profitera d’un twist assez sympa qui reviendra dynamiser le jeu… Le chasseur deviendra la proie (l’espace d’un niveau) et certains autres passages laisseront un peu de côté l’aspect « bourrinage » pour proposer autre chose, ce qui évitera le sentiment de répétition que l’on peut parfois ressentir avec ce type de jeu.

Maeth ! Maeth !

Vous l’aurez compris, ce SPRAWL zero est finalement un peu plus complet qu’il le laissait à penser. Même si les graphismes (volontairement ?) rétro sont dans l’esprit voulu (un FPS des années 2000), l’ensemble reste plutôt propre, même si certains modèles de personnages et d’ennemis sont un peu fadasses et que certaines textures ne sont pas forcément hyper-détaillées… Mais ça colle avec l’effet recherché ! À côté de cela, certains passages sont plutôt jolis avec de beaux effets de lumière ou encore de la pluie qui tombe… Même si les couleurs sont ternes (virant vers l’ocre ou le grisâtre), elles sont finalement en adéquation avec l’univers post-guerre nucléaire dans un environnement cyberpunk, mais les néons en moins. Autre point positif dans ces décors, c’est qu’ils sont en partie destructibles. Parfois ce seront des murs ou des morceaux de sol à faire exploser pour se frayer un chemin, d’autres ce sera une barrière derrière laquelle se cachent les membres de la faction adverse, que l’on pourra en partie détruire pour les atteindre. Dans le même ordre d’idées, on pourra récupérer des morceaux de béton d’un pylône avec le gant gravitationnel pour les jeter sur les adversaires ou encore carrément utiliser nos capacités pour faire effondrer un pont à proximité (et faire tomber ceux qui se trouvaient dessus par la même occasion) ou encore faire exploser des bonbonnes de gaz histoire d’en finir avec celles et ceux qui auraient eu la mauvaise idée de se planquer à côté. Ces « petites » possibilités supplémentaires rajoutent encore au côté « spectaculaire » et « surpuissant » de notre avatar, tout en nous permettant d’aborder nos raids avec un petit soupçon de stratégie pour éradiquer nos opposants avec classe tout en économisant des munitions.

Le jeu propose d’ailleurs une certaine diversité au niveau des environnements parcourus et propose une véritable « descente aux enfers », dans presque tous les sens du terme (encore une fois, on va tâcher d’éviter les spoils). Mais disons que de façon assez métaphorique, notre héros tombe de tout en haut, pour se retrouver au plus bas…

Toujours dans ces hauts et ces bas, impossible de ne pas évoquer la bande-son du titre qui s’amuse et « bouge » en fonction du rythme dans le jeu… Le nombre d’ennemis augmente, le rythme de la musique électro accélère (parfois un peu trop)… puis reprend une rythmique un peu moins soutenue quand la situation s’apaise. Dans le même ordre d’idées, elle abandonne parfois le côté électro pour une orchestration plus « symphonique », qui permet aussi de reposer les oreilles tout en profitant de l’instant.

SPRAWL zero a parfaitement su retranscrire l’essence des jeux dont il s’inspire, tout en insufflant son propre rythme, son univers… Et il faut admettre que celui-ci a quelque chose de plutôt entraînant qui vous occupera facilement pendant sept bonnes heures avant d’en voir le bout et de débloquer le mode new game + qui vous permettra enfin d’utiliser les reliques collectées durant votre premier « run ». Vous débloquerez l’accès à un « Reliquaire », dans lequel vous pourrez échanger les reliques contre… des malus dans le jeu ! (le fait que les armes puissent s’enrayer, augmenter la résistance ou les dégâts des ennemis, etc…). Un choix de prime abord surprenant, mais qui permettra aux plus courageuses et courageux de débloquer de véritables bonus (katana illimité, mode grosse tête, invincibilité, etc.) en terminant certains niveaux avec des malus spécifiques activés. Un choix original, qui devrait séduire les plus suicidaires d’entre nous… Mais qui donnera peut-être envie à certaines ou certains de se dépasser !

SPRAWL zero est disponible au prix de 24,99 euros sur l’eShop.

Conclusion

6.8 /10

Au final, ce SPRAWL zero est une bonne surprise. Même si ce n’est pas le FPS de l’année, il n’en reste pas moins un excellent défouloir et saura proposer un challenge assez relevé pour les amateurs. Il reste toutefois accessible à tous et arrive à retranscrire les particularités de gameplay des titres dont il s’inspire (Halo, Half-Life 2, Killzone), tout en proposant un univers et une histoire qui saura conserver l’attention du joueur. Un titre où bande-son rime avec action et où l’hommage n’est pas un simple mirage… On vous recommande donc ce titre, si vous avez apprécié les jeux dont il tire son inspiration !

LES PLUS

  • Le sentiment de puissance
  • Les possibilités offertes par le gant gravitationnel
  • Le petit twist de l’histoire à mi-parcours qui relance le jeu
  • La bande-son qui se renouvelle
  • Parfaitement fluide et maniable
  • Le new game + qui rajoute des défis intéressants
  • La possibilité de choisir l'objectif de départ

LES MOINS

  • Les temps de chargement (40/45 secondes)
  • L’histoire générale qui reste tout de même assez convenue
  • La bande-son électro au début, un peu trop répétitive
  • Des décors parfois un peu vides
  • Le design des ennemis un peu limité
  • Les patterns obligatoires pour vaincre certains « boss »

Détail de la note

  • Graphismes 0
  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0

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6.8
SPRAWL zero
Date de sortie : 08/09/2026
eShop

Note finale

6.8
  • Graphismes 0
  • Histoire 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0

LES PLUS

  • Le sentiment de puissance
  • Les possibilités offertes par le gant gravitationnel
  • Le petit twist de l’histoire à mi-parcours qui relance le jeu
  • La bande-son qui se renouvelle
  • Parfaitement fluide et maniable
  • Le new game + qui rajoute des défis intéressants
  • La possibilité de choisir l'objectif de départ

LES MOINS

  • Les temps de chargement (40/45 secondes)
  • L’histoire générale qui reste tout de même assez convenue
  • La bande-son électro au début, un peu trop répétitive
  • Des décors parfois un peu vides
  • Le design des ennemis un peu limité
  • Les patterns obligatoires pour vaincre certains « boss »

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