Si « houba houba » est un cri qui vous semble familier, sachez que vous n’êtes pas dans la vallée des Bannis… mais bien partis pour un retour en Palombie ! Allez hop, hop on y va !
La Salsa en Palombie
Après un premier épisode, Marsupilami – Le Secret du Sarcophage, qui s’est avéré plutôt réussi malgré quelques lacunes, les Marsupilamis reviennent pour un nouvel opus ! À l’édition on retrouve Microids, habitué des titres à licence et pour le développement c’est à nouveau Ocellus Studio qui rempile. Outre le premier volet de Marsupilami, ils ont également travaillé sur le titre Les Schtroumpfs – L’Épopée des Rêves que nous avions également plutôt apprécié !
Concernant l’histoire du petit animal jaune tacheté imaginé par Franquin, nous vous renvoyons directement au test du premier volet qui saura répondre à vos questions… Pour le reste et le titre qui nous intéresse ici, il faut savoir que le titre n’est pas directement inspiré de la BD Marsupilami, mais du dernier dessin animé en images de synthèse en date, tout simplement titré : « Les Marsupilamis » (qui a d’ailleurs connu récemment une adaptation en bande dessinée – la boucle est ainsi bouclée). Mais revenons à nos moutons… enfin à nos Marsupilamis ! Cette nouvelle série nous permet de suivre 3 jeunes Marsus, Punch (le rebelle au pelage noir et bleu), Twister (le foufou au pelage jaune et noir) et Hope (la petite curieuse qui ne manque pas de malice, au pelage orange et noir). Ces derniers vivent des aventures avec les enfants humains qui les ont découverts… Cependant, l’histoire de ce nouvel opus reprendra uniquement les 3 personnages principaux (les Marsupilamis) et ne fera jamais référence aux deux jumeaux (Jade et Mica). Il faut d’ailleurs avouer que comme celle du premier opus, il n’y a pas de quoi faire un nœud dans une queue de marsupilami… mais lisez plutôt : « Une étrange mélodie a envahi la Palombie. Tous les animaux se sont soudainement mis à danser et à semer le chaos sur leur passage ! La créature à l’origine de ce rythme endiablé n’est autre que la Reine des momies, revenue du monde des morts avec ses sbires pour donner un concert maudit au crescendo dévastateur. » C’est donc aux Marsupilamis de sauver la Palombie en renvoyant une nouvelle fois la reine des momies au royaume des morts…
Houba houba !
Vous l’aurez compris, l’histoire de ce second épisode ne brille pas par son originalité et reste plutôt à l’image de celle du premier volet… Toutefois ce n’est pas le cas pour le reste. Mais reprenons… Marsupilami 2 – Salsa Palombia est un jeu de plateforme en 2,5 D où les personnages peuvent se déplacer vers la gauche ou la droite, ils peuvent également faire des sauts, faire une attaque écrase-queue vers le bas et aussi filer un bon gros coup de queue en mode masse (l’attaque fétiche du marsupilami). Forts de leur côté simiesque, les marsupilamis sont également capables d’escalader les murs (sur une hauteur limitée) et peuvent également rebondir d’un mur à l’autre (sous réserve qu’ils soient suffisamment proches) afin d’atteindre des hauteurs. Marsupilami oblige, ils peuvent également se servir de leur queue comme d’une roue histoire d’aller encore plus vite (presque aussi vite qu’un certain hérisson bleu d’ailleurs). Fort heureusement, les contrôles sont relativement intuitifs et les marsupilamis répondent aux commandes bien comme il faut. Bon jusqu’ici vous allez nous dire : « Ben c’est comme dans le premier ! »… et vous avez raison ! Cependant Ocellus/Microids ont tenu compte des retours faits suite au premier volet et désormais chaque marsupilami dispose d’une capacité qui lui est propre, permettant ainsi d’aborder les niveaux de façon différente (même s’il y a certaines subtilités, dont nous reparlerons plus bas). Pour en revenir aux capacités donc, chacun a son petit truc, ainsi Twister peut se servir de sa queue comme d’un hélicoptère et planer ainsi sur une courte distance ou profiter des courants chauds pour voler un peu plus longtemps (une capa qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain Miles « Tails » Prower). Punch quant à lui peut se transformer en boule rebondissante complètement insensible aux piques et enfin Hope peut profiter d’un double saut bienvenu, qui plus est capable de rebondir sur les ennemis enflammés. Il faudra donc utiliser les capacités des marsupilamis à bon escient pour progresser et voir le bout du niveau.
On arrive maintenant à la petite subtilité… Chaque niveau propose obligatoirement un duo de marsus imposé. Ce n’est pas rédhibitoire évidemment, mais ça indique que pour progresser dans tel ou tel niveau il faudra forcément utiliser les capacités des deux marsupilamis imposés. On peut regretter qu’il ne soit pas possible de switcher entre les trois, mais on l’accepte, surtout qu’il est maintenant possible de faire des doubles sauts et autres techniques spécifiques. L’autre petit truc en plus (qui faisait également partie des attentes), c’est la possibilité de pouvoir jouer à 2 en simultané. Il faut avouer que cela faisait cruellement défaut au premier épisode, surtout pour un jeu qui se veut « familial ». On peut maintenant faire des équipes parent/enfant pour progresser dans les niveaux. Le système est relativement bien fait pour ne pas être trop frustrant quand l’un des joueurs prend trop d’avance, celui à la traîne est automatiquement transformé en œuf et rattaché au « meneur ». Dans le même ordre d’idée, il est également possible de se rattacher directement à un joueur (généralement le plus à l’aise) et de l’assister en filant des coups de queue alors que l’on flotte dans un œuf à côté de lui.
Cette dynamique à deux est relativement bien pensée, même si elle impose de choisir chacun un marsupilami en début de niveau ; il n’est en effet plus possible de permuter pendant, sauf à échanger de manette pour passer un passage un peu trop difficile pour l’un ou pour l’autre.
Salsa Domingo !
On avance et on réalise, avec plaisir, que les différentes améliorations attendues ont été apportées… Mais elles ne se limitaient pas au mode multi et aux capacités des marsupilamis, il était également question de la durée de vie du titre et de sa difficulté !
Il est donc temps d’expliquer le déroulement du jeu… Le jeu propose en tout 4 mondes, 3 par défaut et 1 dernier qui se débloque une fois le nombre suffisant de notes de musique récupérées dans chacun des niveaux… Ben oui c’est la salsa alors fini les plumes, c’est la musique qui prime ! Chaque niveau cache donc un certain nombre de notes (13 en tout pour chacun). 8 sont cachées (et parfois plutôt bien) dans les environnements parcourus, 2 s’obtiennent en réussissant le dojo (dont il faudra trouver l’entrée cachée dans les niveaux). Les 3 dernières quant à elles, peuvent s’obtenir en traversant les niveaux en mode « Salsa ». Alors, rassurez-vous, il ne sera pas question de danser, mais plutôt de réussir à faire des « combos » de fruits à ramasser. Comprenez que plus vous collectez des fruits (dispersés partout dans les niveaux) sans vous faire toucher et sans vous arrêter, vous augmenterez votre « flow » ou plus communément votre compteur de combo. Plus celui-ci est élevé, plus vous avez de chance de faire exploser le compteur à la fin du niveau, pour gagner les précieuses notes manquantes.
Écrit comme ça, on pourrait se dire que c’est plutôt facile… eh bien détrompez-vous ! Vous vous souvenez qu’il ne faut pas se faire toucher, eh bien vous réaliserez au fil de votre progression (et alors que la difficulté des niveaux augmente également crescendo) qu’il est loin d’être évident de garder un bon « flow » ; à moins de connaître les niveaux sur le bout de sa queue ! Et à l’image de celle du marsupilami, l’apprentissage peut être assez long (et parfois punitif). En cela, le nouveau volet est un peu plus délicat à terminer à 100% que le précédent. Même pour les plus jeunes, ce n’est pas forcément évident et il ne faudra pas hésiter à passer en mode « facile », pour bénéficier d’une invincibilité contre les attaques ennemies (mais pas contre les chutes). Il est possible de changer la difficulté à loisir durant notre partie et il faut avouer que cela est parfois salvateur, surtout quand il est question d’affronter les boss. Fini les courses-poursuites, désormais il faudra affronter des boss avec des patterns bien spécifiques et franchement, c’est loin d’être une partie de plaisir ! Autant le premier est redoutable (mais faisable), autant le second est loin d’être aussi aisé. La courbe de difficulté contre les boss augmente assez vite en normal – où vous avez le droit d’être touché 3 fois avant de recommencer le combat du début – (on ne parle même pas du mode difficile où les touches sont limitées à deux). Le mode facile s’avère utile, sans forcément simplifier la tâche à outrance (ce qui est un bon point) et pour le coup, le mode deux joueurs s’avère appréciable pour les plus jeunes qui peuvent alors être aidés d’un adulte (même si c’est en mode facile, il ne faut pas avoir honte !).
Avec ses quatre mondes à parcourir (la jungle, un environnement urbain, un passage dans la montagne et la glace avec un clin d’œil au DLC du premier volet et pour finir un monde dans une ambiance fête foraine, avec grand huit et compagnie), le jeu offre une durée de vie relativement solide. Comptez 7 bonnes heures de jeu pour voir le bout de l’histoire, sachant qu’alors il est fort probable que vous n’aurez débloqué que 50% du jeu. Pour les 50% restants, il faudra refaire les niveaux, en débloquer des niveaux moyennant quelques fruits et maîtriser le flow du mode salsa ! Les joueurs les plus aguerris et en quête de compétition y trouveront leur compte et les moins habitués auront quand même la satisfaction de terminer le jeu, moyennant une durée de vie acceptable pour le genre.
Visite en Palombie
Il est maintenant temps d’évoquer le côté un peu plus technique du jeu et il faut avouer que l’ensemble est globalement réussi. Tout d’abord visuellement, on retrouve la patte d’Ocellus Studio qui faisait déjà du beau travail sur le précédent volet. Chaque monde a une identité qui lui est propre et l’ensemble est vraiment agréable à l’œil, aussi bien en mode portable qu’en docké. Les niveaux sont variés et proposent des challenges relativement différents. Que ce soit les radars dans la ville palombienne et les esquives de véhicules façon Frogger, quand il n’est pas question de fuir à toute berzingue pour échapper à un véhicule de la fourrière qui nous talonne. Le jeu reste fluide, même si nous avons constaté certains ralentissements qui semblaient avoir été mis là pour donner un peu de style au jeu. La plupart des parcours étant assez rapides et rappelant un peu les phases de plateforme avec Sonic et Tails. Que ce soit la capacité de voler de Twister ou la possibilité de rebondir partout avec Punch en explosant des caisses dans un tableau rappelant directement un casse-briques à l’ancienne. On a également droit à des phases de « slide » sur des surfaces glissantes ou encore des passages de plateforme où le moindre saut raté obligera à repartir du dernier checkpoint (fort heureusement ils sont assez nombreux et plutôt bien placés).
Même si certains passages ne sont pas évidents (pour les plus jeunes notamment), ils auront toujours la possibilité de terminer les niveaux en faisant l’impasse sur certaines choses. On pense par exemple aux dojos, cachés dans le décor, qui vous obligeront à réaliser des actions spécifiques (exploser tous les pots en terre), mais sans vous faire toucher ! Et croyez-nous, quand vous verrez les environnements, vous comprendrez que c’est loin d’être évident. Même s’il est assez punitif en cas d’erreur, le jeu offre la possibilité de s’y reprendre à l’infini pour réussir à terminer un dojo. Dans le même ordre d’idée il sera possible de débloquer des « courses », qui vous demanderont toujours – dans un temps limité – de réussir une action spécifique dans un tableau qui a la particularité d’être vu en ombres chinoises (normal c’est un dojo). Pour finir, il est même possible de s’affronter en duel (toujours en ombres chinoises) et toujours en respectant une consigne spécifique, qui concerne souvent le fait d’éviter quelque chose dans un tableau délimité.
Visuellement, le titre est donc à la hauteur, on ne peut donc que regretter la pauvreté des séquences cinématiques, la faute à une histoire franchement pas folichonne.
Fort heureusement, le jeu se rattrape sur le reste, comme vous avez dû le comprendre en arrivant jusque-là… Mais ce n’est pas terminé pour autant, il est important de glisser un petit mot sur l’ambiance sonore du titre (hey, il est question de salsa quand même !). Eh bien de ce côté-là, le titre est plutôt bien servi. Les musiques sont très clairement dans un esprit salsa et apportent une belle dynamique au titre et aux environnements parcourus. Cet aspect musical se retrouve d’ailleurs dans les affrontements contre les boss, qui ont chacun un genre musical de prédilection et donc une partition différente qui se joue lors des affrontements. Le jeu ne démérite donc pas son sous-titre de Salsa, car celle-ci est bien présente tout au long de nos pérégrinations.
Encore une fois, ce Marsupilami qui pouvait faire figure « d’outsider » s’avère être une vraie bonne surprise. Les remarques ont été entendues et le jeu n’en ressort que grandi. Reste maintenant plus qu’à travailler un peu l’histoire… Et avec un personnage comme le Marsupilami, il y a clairement moyen de faire quelque chose d’un peu plus travaillé ! En attendant, cela ne doit pas vous empêcher de profiter des autres qualités offertes par le titre.
Marsupilami 2 – Salsa Palombia est disponible pour 29,99 euros sur l’eShop !
Conclusion
Ce Marsupilami 2 – Salsa Palombia corrige les plus gros défauts que l’on pouvait reprocher au premier et en cela, c’est déjà une réussite ! Le mode multijoueur, attendu et demandé, s’avère vraiment appréciable, graphiquement l’univers est toujours aussi bien réussi et l’ambiance musicale colle parfaitement avec l’univers de la salsa. Même s’il faut toujours refaire les niveaux plusieurs fois pour récupérer toutes les notes de musiques et finir le jeu à 100%, le mode classique voit sa durée de vie largement augmentée… Ce Marsupilami 2 s’avère un bon petit mix entre Donkey Kong et… Sonic ! Au final, il ne lui manque plus qu’une histoire solide pour tutoyer véritablement la perfection… Mais en l’état, nous vous recommandons ce titre si vous aimez les jeux de plateformes et qui ne sont pas forcément que pour les enfants !
LES PLUS
- Direction artistique toujours aussi réussie
- Enfin les marsus ont des capacités différentes
- La bande-son qui bouge bien comme il faut
- Le mode multi
- La durée de vie, revue à la hausse
- Les Marsupilamis !
LES MOINS
- L’histoire qui s’apparente plus à un prétexte
- Les affrontements contre les boss un peu compliqués
- L’obligation de refaire plusieurs fois les niveaux pour le 100%











