La série de jeux Yakuza a une formule particulière : une histoire sombre et sérieuse combinée à des histoires secondaires loufoques et parfois très… JAPON ! Mais c’est ce paradoxe qui donne sa force à sa licence et qui fait vibrer les fans depuis 2005 avec sa première itération sur PlayStation 2. La série comporte une vingtaine de titres, en comptant les spin-offs et les remakes. Depuis le 24 octobre 2024, les joueurs de Nintendo Switch ont eu le premier contact avec cette licence grâce Yakuza Kiwami, le remake du premier jeu, suivi par Yakuza 0 Director’s Cut lors de la sortie de la Nintendo Switch 2 ainsi que Yakuza Kiwami 2, le remake du second opus le 13 novembre 2025 sur Nintendo Switch 2. Le studio de développement Ryū ga Gotoku ainsi que l’éditeur SEGA ont décidé de sortir le remake du 3ème jeu, Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties le 12 février 2026 sur Nintendo Switch 2, Xbox Series X/S, PC ainsi que sur PlayStation 4 et PlayStation 5. Nous allons voir ensemble ce que vaut ce remake et s’il vaut le coup de le prendre.
Yakuza Kiwami 3
Tirer un trait sur le passé et vivre une vie paisible
L’histoire commence plusieurs mois après la fin du second opus. Notre protagoniste, Kiryu Kazuma a décidé de se retirer à nouveau de la vie de Yakuza pour gérer un orphelinat. Avec sa fille adoptive, Haruka Sawamura, ils partent de la violence du quartier de Kamurocho pour s’installer à Okinawa et vivre en paix. Cependant le terrain occupé par leur orphelinat, le Morning Gloury, sera au cœur de nombreuses convoitises et Kiryu devra à nouveau utiliser son cœur, mais surtout ses poings, pour protéger tout ceux à qui il tient et découvrir le fin mot de cette histoire mêlant plusieurs familles de Yakuza ainsi que des hommes politiques.
Mais comme expliqué plus haut, l’histoire dans les Yakuza ne brille pas que dans l’histoire principale, elle se démarque aussi par les intrigues secondaires souvent très loufoques. Vous pourrez ainsi aider un homme à livrer des soba, esquiver des entraînements de sumos et de lutteurs pour livrer des glaces à des enfants, faire en sorte que des personnes moches ne se suicident pour une raison futile, se faire draguer par des fans de K-pop, taper un mec en slip sur une plage, souscrire à une offre ADSL… Il y en a une bonne trentaine avec chacune son ambiance.
Le dragon de Dojima est armé !
Le jeu est comme ses prédécesseurs, un monde ouvert dans un quartier où vous pourrez vous battre, vous restaurer, participer à diverses activités, aider la population locale à travers différentes histoires secondaires, trouver des objets cachés… Bref, la base des mondes ouverts.
Pour vous défendre, vous disposerez de coups faibles et de coups forts que vous pouvez enchaîner pour réaliser des combos. Vous avez aussi accès à une choppe vous menant sur plusieurs actions : mettre plusieurs coups faibles, un coup plus fort ou encore envoyer valser l’ennemi attrapé. Vous pourrez aussi parer les coups adverses ou les esquiver. Une position de posture est également disponible pour vous mettre face à un adversaire et le verrouiller pour toujours avoir la caméra dessus. À force de frapper des adversaires, vous remplirez 2 jauges : la jauge de ferveur et l’élan du dragon. Lorsqu’une jauge de ferveur est pleine, vous aurez la possibilité de lancer une attaque de ferveur en appuyant sur le coup fort sous certaines conditions. Ces conditions sont très variées et peuvent être simples à activer (adversaire au sol, contre un mur…) ou spécifiques à une zone (proche du vide pour balancer un adversaire dedans…). Cette attaque fait des dégâts dévastateurs sur les ennemis. Quant à l’élan du dragon, celui-ci vous permet d’être temporairement plus puissant, de ne pas prendre de recul sur certaines attaques et modifie vos combos pour les rendre plus puissants. Lorsque cette jauge est presque vide, vous pourrez déclencher la meilleure attaque du jeu : la sentence du dragon, une attaque inesquivable, qui ne peut pas être bloquée et qui diminue la vie de l’adversaire de manière drastique. Mais ce n’est pas tout, Kiryu aura accès à 2 styles de combat : le style dragon de Dojima et le syle Ryukyu. Le style dragon de Dojima vous permet de vous battre avec vos poings et vos pieds et de récupérer divers objets au sol pour vous en servir d’arme de fortune se brisant au bout de quelques coups. Il y en a une pléthore allant de la salière au pistolet, en passant par les vélos, les cônes de chantier ou encore le pistolet paralysant. Chacune de ces armes dispose d’une attaque de ferveur si vous avez une jauge pleine. La nouveauté de cet opus est le style Ryuku, un style où Kiryu ne se bat qu’avec des armes. Vous aurez accès à des tonfas, des poings américains, des saïs, des faucilles, une rame de bateau, une lance courte avec un bouclier, des nunchakus ou une boule au bout d’une chaîne. L’utilisation de ces armes est illimitée et chaque bouton, qu’il soit pressé ou maintenu offre accès à une arme différente et celle-ci peut changer pendant certains combos. Pour passer d’un style à un autre, il suffit d’une simple pression sur un bouton et ça se fait très rapidement, vous permettant d’adapter votre stratégie en fonction des adversaires face à vous. Encore une fois, le système de combat est plaisant et simple à prendre en main, et c’est toujours un plaisir de découvrir les diverses actions de ferveur.
Vous aurez accès à un système d’amélioration vous permettant d’augmenter votre vie ou votre attaque en échange d’argent ainsi que de débloquer des améliorations pour les 2 styles en dépensant des points de dragon que vous obtiendrez en terminant des succès.
Vous aurez accès à 2 quartiers dans Yakuza Kiwami 3 : le légendaire quartier de Kamurocho à Tokyo, visité dans énormément d’opus de la licence, ainsi que Ryukyu Downtown à Okinawa. Ce nouveau quartier est malheureusement un peu petit et on fait rapidement le tour. Dans chaque quartier vous aurez accès à divers restaurants pour restaurer votre vie et votre jauge de ferveur, des magasins pour acheter de quoi vous soigner en combat, des tenues, des musiques, des éléments de personnalisation pour votre téléphone portable, des objets pour certains mini-jeux… Chaque fois que vous dépensez de l’argent dans un quartier, les commerçants vous offriront des tickets de tombola. Ceux-ci seront à donner à un personnage particulier pour tenter de gagner plein de prix différents plus ou moins utiles à votre personnage. Vous aurez accès à un rallye photo où il faudra prendre des photos de points d’intérêts pour gagner diverses récompenses. Pour vous déplacer, vous débloquerez aussi un Segway vous permettant de vous déplacer plus vite qu’en courant.
Vous aurez aussi accès à divers bâtiments vous permettant d’avoir accès à des mini-jeux. Que ça soit des jeux de cartes, des jeux de bars, des jeux d’arcade de la grande époque de SEGA dans les années 90-2000, du sport ou des jeux de réflexion, chacun a ses mécaniques plus ou moins poussées avec diverses règles. Certains de ces mini-jeux vous permettront de gagner des points pour avoir accès à une boutique spéciale afin de gagner pas mal de collectibles ou d’objets pour faciliter votre progression. De manière globale, tous les mini-jeux sont plutôt bien ficelés et sans vous en rendre compte, vous passerez plusieurs heures sur certains d’entre eux avec plaisir.
Vous pourrez vous battre contre les faucheurs, des anciens membres du clan Tojo ayant fait défection pour diverses raisons. Les battre vous permettra de gagner très rapidement beaucoup d’argent même si l’argent n’est pas vraiment un problème dans ce jeu.
Vous pourrez aussi transformer votre Kiryu en poupée Barbie en changeant sa tenue, sa coupe de cheveux, sa barbe, mettre du maquillage, des lunettes, des boucles d’oreilles… Bref vous aurez accès à pas mal de cosmétiques pour vous amuser.
Comme dans tous les jeux de la série, vous aurez accès à un système de succès où vous devrez réaliser des actions spécifiques (manger dans des restaurants, se battre, participer à des mini-jeux, parler à des gens…). Lorsque vous en débloquerez un, celui-ci vous offrira les fameux points du dragon pour améliorer votre personnage.
Lalala !
Assez rapidement dans Yakuza Kiwami 3, vous débloquerez le système Lalala ! En échangeant votre vieux téléphone contre un tout nouveau, vous obtiendrez une fonctionnalité vous permettant de localiser des utilisateurs de ce système pour devenir ami avec eux et voir ce qu’ils apprécient, un mini-réseau social en quelque sorte. Plus vous aurez d’amis, plus vous gagnerez des récompenses auprès de Lala Aizawa, la créatrice de ce système. Ce système vous permettra aussi d’ouvrir des coffres un peu partout en ville pour récolter des objets.
Votre téléphone est intéressant aussi pour améliorer certaines caractéristiques de votre personnage à travers des fonds d’écran ou des petits pendentifs que vous trouverez dans des magasins, en récompense de certains mini-jeux, de complétion d’intrigues secondaires… Vous aurez aussi la possibilité de personnaliser votre sonnerie de téléphone ainsi que l’apparence extérieure en changeant la couleur de la coque, en ajoutant des autocollants ou si vous vous sentez l’âme d’un artiste, en dessinant le motif de vos rêves.
Votre téléphone vous permettra aussi de commander un taxi pour vous déplacer rapidement, avoir accès à un album photo, vous permettre de gérer votre playlist musicale dans le jeu, accéder au réseau social Lalala Loveland, voir où sont les différents faucheurs dans les quartiers, obtenir des indices pour le rallye photo… Plusieurs fonctionnalités sympathiques pour vous aider à progresser ou vous faire un petit plaisir.
J’suis une bande de gonz à moi tout seul
Une grosse intrigue secondaire de ce jeu est le Bad Boy Dragon. Vous deviendrez le chef d’une bande de gonz à Okinawa. Ce sont des bōsōzoku avec un certain idéal de justice se retrouvant en guerre avec le gang des terreurs nocturnes, un gang ultra violent venant de Tokyo qui souhaite asseoir sa suprématie à travers tout le Japon. Vous devrez recruter plusieurs filles, même si quelques mecs vont se greffer dans le groupe, pour faire grossir votre gang et pouvoir les battre. Pour ça, il faudra protéger certaines filles contre les terreurs nocturnes, vous pourrez en recruter d’autres en terminant certaines intrigues secondaires ou les obtenir dans certaines boutiques. Lorsque vous en aurez recruté assez, vous disposerez d’un QG pour rassembler votre gang et vous battre contre le gang de Tokyo. Chaque personnage dispose d’un rang, allant de bronze (le plus faible) à brillant (le plus fort).
Vous aurez la possibilité de personnaliser les motos et les uniformes de votre gang. Vous devrez faire des choix pour organiser vos divers escadrons pour mettre vos meilleurs combattants, choisir les armes spéciales pour vous aider à vaincre les escadrons adverses et améliorer les capacités de votre gang.
Vous aurez accès à 3 types de batailles : les combats de gang, de simples échauffourées à un escadron contre un autre, l’extermination totale qui est une grosse mêlée générale ou vous pourrez avoir parfois des objectifs secondaires à remplir pour améliorer les statistiques de votre gang le temps de la bataille, et pour finir la guerre de territoire. Celle-ci prend la forme de zone à libérer en tabassant les divers généraux du gang adverse pour accéder au chef, à la manière d’un Dynasty Warriors. Pour vous déplacer rapidement d’une zone à l’autre, vous pourrez vous déplacer en moto ainsi qu’utiliser des armes spéciales pour vous aider à libérer rapidement certaines zones. Ce type de bataille est vraiment fun sur le papier mais dans la pratique, ça manque de bonhomme à tatanner et la carte est toujours la même, ce qui rend les affrontements assez prévisibles et rapides à terminer. On aurait aimé avoir un peu plus de diversité pour renouveler l’expérience.
Pour débloquer certaines batailles, il faudra monter le niveau de votre gang en recrutant des filles, en améliorant votre QG ou en montant le niveau de celles-ci. Le niveau maximum va de 20 à 60 en fonction de la rareté des filles, mais vous pourrez augmenter le niveau maximum en échange d’un certain objet.
Bienvenue au Morning Glory
Une autre grosse quête secondaire de Yakuza Kiwami 3 est la gestion du Morning Glory, l’orphelinat de Kiryu et Haruka. Vous aurez 2 objectifs à accomplir : devenir le meilleur papounet du monde et rendre prospère le magasin de l’orphelinat.
Pour devenir le meilleur papounet du monde, il faudra effectuer divers tâches pour les enfants : jouer avec eux, les aider à faire leurs devoirs, leur faire à manger ou coudre des objets du quotidien. Chacune de ces actions fera l’objet d’un mini-jeu comme un Cooking Mama pour la cuisine, un genre d’Outrun pour la couture, un Othello, et un concours de chasse aux insectes. À force de vous occuper de chacun des enfants, vous augmenterez votre intimité avec eux pour débloquer des petites histoires afin de mieux les connaître.
Quant au magasin de l’orphelinat, vous pourrez commercer avec les divers habitants du voisinage. Vous pourrez leur vendre les objets que vous avez confectionnés lors de la couture, vendre les divers aliments que vous produisez (légumes, œufs, lait…), les poissons que vous pêcherez, les déchets sur la plage ou dans les poubelles des quartiers et les insectes que vous capturerez dans le mini-jeu de la chasse aux insectes ainsi que dans les quartiers lorsque vous débloquerez le filet à insecte. Plus votre magasin sera prospère, plus vous pourrez utiliser les fonds de l’orphelinat pour acheter de quoi améliorer vos cultures et vos différentes sources de revenus. Haruka vous offrira de temps en temps de l’argent pour vous récompenser de vos progrès que vous pourrez utiliser dans les diverses boutiques du jeu.
Les activités du Morning Glory vous permettent de faire une pause dans l’intrigue principale et vous permettent d’explorer une autre face de Kiryu, plus douce et plus posée, offrant sa sagesse aux différents enfants.
Dark Ties
La start-up nation
Attention, avant de faire cette partie du jeu, nous vous recommandons de terminer Yakuza Kiwami 3 afin d’éviter d’être divulgâché sur la fin de celui-ci.
Les événements du scénario se passent peu de temps avant l’histoire de Yakuza Kiwami 3. Nous sommes aux commandes de Yoshitaka Mine, un jeune entrepreneur se faisant évincer de son poste de grand chef dans la start-up qu’il a créée. Pour tenter de faire passer la pilule, il part se bourrer la gueule dans un bar de Kamurocho. Lorsqu’il sort de celui-ci, il se retrouve face à une fusillade entre le clan Tojo et un clan rival. Mais dans les combattants du clan Tojo, il n’y a pas n’importe qui, il y a le grand Daigo Dojima, le 6ème président du clan. Malgré leur sous-nombre, le clan Tojo arrive à survivre à la fusillade et Daigo est sauvé par le sacrifice de ses hommes. Celui-ci se recueille quelques instants pour pleurer la mort de ses hommes, ce qui intrigue fortement Mine, lui qui a toujours vécu dans la solitude et n’a pu compter que sur lui-même. Il prend alors la décision d’entrer dans le clan Tojo pour y gravir les échelons et pouvoir rencontrer Daigo afin de comprendre qui il est réellement. Pour cela, il va se rapprocher de Kanda, un sous-fifre de la famille Nichikiyma tout juste sorti de prison et qui n’a que 2 choses en tête : la thune et le sexe. De cette alliance étrange va commencer la montée dans le clan de ces 2 personnages.
Nous apprécions d’en savoir un peu plus sur Mine et d’exploiter un peu plus le personnage qui paraît un peu superficiel dans Yakuza Kiwami 3.
Un style froid et calculateur
Le gameplay de Mine est assez similaire à celui de Kiryu, sauf qu’il n’a accès qu’à un seul style et ne possède pas l’élan du dragon. Dans sa manière de se battre, Mine tape de manière moins bourrine que Kiryu, mais ce manque de force est compensé par une plus grande agilité et une plus grande vitesse ainsi que quelques combos aériens, un style qui se rapproche plus du style rush de Yakuza 0. Pour compenser l’élan du dragon, Mine a accès à une autre capacité : l’éveil sombre. Sous votre barre de vie, vous aurez 3 cœurs enchaînés, lorsqu’un ou plusieurs sont pleins, vous pourrez passer en éveil sombre, modifiant vos combos pendant un certain temps, le rendant plus puissant. Plus vous resterez longtemps appuyé sur le bouton d’activation, plus vous dépenserez de cœurs, rendant l’éveil plus long et plus puissant.
Vous n’aurez accès qu’au quartier de Kamurocho. Vous aurez accès à un téléphone portable pour lire vos mails ou trouver certains objectifs, mais pas de personnalisation de celui-ci ou des tenues de Mine.
Pour améliorer les statistiques et les compétences de votre personnage, vous aurez besoin d’argent, d’énormément d’argent mais pas de panique, vous en obtiendrez plein au cours de l’aventure et à travers les 2 grosses quêtes secondaires du jeu.
On regrettera cependant que cette partie soit plutôt courte et passe très rapidement sur les événements avec de nombreuses ellipses temporelles, seulement 3 chapitres. Il y aussi un contenu assez chiche comparé à l’histoire principale, que ça soit le nombre d’intrigues secondaires ou certaines activités absentes (les casiers, le système Lalala !, la personnalisation).
SKandale à étouffer
Pour grimper dans la hiérarchie du clan, il faudra changer l’image de Kanda, le faire passer de gros beauf à modèle de vertu absolu. Pour cela, vous aurez accès au mode SKandale à étouffer grâce à l’informaticien de la famille Nichikiyama. Il faudra effectuer des bonnes actions, un équivalent des intrigues secondaires, aider les démunis en apportant divers objets à certaines personnes de la ville ou en retrouvant des animaux à travers la ville. Vous aurez aussi accès aux défis SKandale à étouffer, un équivalent de succès du mode principal.
Compléter ces différentes actions vous permettra d’engranger des points de karma et de l’argent (sauf pour les défis, vous ne récolterez que des points de karma). Ces points de karma vous octroieront des primes en monnaie sonnante et trébuchante assez élevées. Avec l’accession à certains rang, Kanda vous emmènera au Soapland (un lieu ou des femmes vous « savonnent » le corps qui sert plus souvent à cacher la prostitution au Japon) pour parler de manière un peu plus intime avec vous et développer la relation entre Kanda et Mine, ce qui donne lieu à des scènes parfois cocasses, mais sincères entre le gros pervers Kanda et le froid calculateur Mine.
Arène de l’enfer
L’autre grosse partie de Dark Ties est l’arène de l’enfer. Ce mode est composé de 2 phases : la baston infernale, un 1v1 gare du Nord entre Mine et un combattant très similaire aux activités du colisée bien connu de la licence ainsi que l’enfer à survivre.
Ce mode vous met dans une carte légèrement labyrinthique ou vous devrez sonner différentes cloches pour ouvrir la porte finale et vous battre contre un boss. Sur votre route, vous croiserez de nombreux ennemis pour vous barrer la route. Il ne faut pas hésiter à leur latter la tronche car ça vous rapportera plus d’argent. Mais il faut faire attention, le temps est limité donc il faudra parfois en laisser passer certains pour terminer les différentes épreuves. Lorsque vous vaincrez un groupe d’ennemis, vous pourrez obtenir des objets pour soigner votre vie ou votre énergie, des évangiles, des nouveaux mercenaires ou des nouveaux coups spéciaux sous forme d’armes.
Pour vous aider, vous pourrez recruter des mercenaires en échange d’argent avant le début d’une épreuve. Plus vous grimperez dans les épreuves, plus vous pourrez recruter de nouveaux mercenaires plus puissants, mais plus chers. Vous aurez aussi accès à des coups spéciaux pour vous aider à démolir les adversaires qui consommeront plus ou moins d’énergie selon la puissance de l’arme utilisée. Les différents évangiles vous permettront d’améliorer les statistiques de Mine durant les épreuves. Vous pourrez aussi acheter tout ça dans un magasin dédié à l’arène de l’enfer.
Commun aux 2 parties
Le monde fabuleux de SEGA
Yakuza Kiwami 3 offre pas mal de références aux univers de SEGA à travers les éléments de décors ou les fonctionnalités. On peut retrouver des posters de vieux jeux SEGA un peu partout ou des jeux à venir. Vous trouverez aussi un peu partout des singles. Ceux-ci proviennent de diverses chansons de la série Yakuza ainsi que de grands classiques SEGA comme les Virtua Fighter, ou des très récents comme l’excellent Sonic Racing: CrossWorlds. À travers votre portable, vous pourrez vous créer une playlist avec vos musiques préférées. Celle-ci pourra être écoutée à tout moment lorsque vous vous baladez en ville. Même si la qualité de beaucoup de jeux SEGA est en dents de scie, force est de reconnaître que niveau musique, ils ont toujours été au minimum très bon, frôlant parfois la perfection.
Une autre fonctionnalité qui permet de rendre hommage à l’univers de SEGA se fait à travers la Game Gear. Vous pourrez jouer à 12 classiques de cette console comme Sonic Drift ou Puyo Puyo. Un grand plus est qu’il ne s’agit pas d’une bête émulation, mais les développeurs se sont embêtés à reproduire les jeux pour qu’ils soient le plus fidèle à la console. Vous aurez accès à des options pour agrandir ou diminuer la taille de l’écran, modifier le filtre d’écran ou modifier les touches pour adapter votre manière de jouer. Ça permet à toute une nouvelle génération de découvrir ces jeux ou pour les plus anciens de se remémorer des souvenirs de jeunesse.
La technique du dragon
Graphiquement, Yakuza Kiwami 3 est vraiment agréable à l’œil, peu de clipping et une bonne vision de loin. La direction artistique est encore une fois bien fichue. On ressent vraiment l’impression d’être dans le quartier des vices dans Kamurocho avec ses Soaplands, ses love hotels, ses façades de clubs d’hôtesses… Bref tout ce qui fait un quartier chaud est représenté. Tokyo oblige, il y a énormément de panneaux lumineux, on voit les gens faire leur vie et on peut parfois surprendre une conversation au téléphone d’un PNJ, même si elle ne va pas être transcendantale, regarder des jeunes traîner en bande, voir des filles se faire draguer de manière plus ou moins reloue… Bref ça sent la vie dans le quartier. Quant à Okinawa, on est un peu plus dans un côté vacances, on a envie de se balader pour découvrir les différents stands vendant des glaces, des chemises hawaïennes… Et grâce au rallye photo, on peut en apprendre un peu plus sur ces différents quartiers. Quant à l’orphelinat, on ressent le calme de la campagne avec une magnifique plage, ça donne un côté hors du temps à la limite de la carte postale. Il y a cependant quelques défauts sur les jeux de lumières.
Au niveau du sound design, on ressent la force des coups grâce aux différents bruits d’impacts, et des petits bruits supplémentaires lorsqu’on réussit une action particulière. Les sirènes de police et d’ambulance en arrière-plan à Kamurocho permettent de mieux s’immerger dans la ville et les musiques au shamisen au marché d’Okinawa renforcent ce côté dépaysant. Quant aux différentes musiques, elles sont souvent bien adaptées à la situation en cours. Chaque protagoniste a son thème de combat et correspond bien à l’état d’esprit du personnage. Le fait de pouvoir faire sa playlist et se balader avec ses musiques préférées ajoute un petit plus. Pour les voix, on a le choix entre l’anglais ou le japonais, même si nous vous recommandons le japonais pour une encore plus grand immersion.
Techniquement, on a du solide, très peu de ralentissements constatés pendant tout le jeu, même lorsque beaucoup d’objets sont présents à l’écran. On voit que le moteur du jeu, le Dragon Engine est maîtrisé et perfectionné au fur et à mesure des épisodes.
Pour finir l’aventure de Yakuza Kiwami 3, comptez environ 25h, et une bonne quarantaine si vous souhaitez la terminer à 100%. Quant à la partie Dark Ties, comptez environ 8 heures et une quinzaine si vous souhaitez la terminer à 100%. Nous sommes dans les moyennes pour cette licence même si nous sommes loin de la durée de vie de Yakuza 0 Director’s Cut.
À noter que ce remake de Yakuza Kiwami 3 est intégralement traduit en français.
Conclusion
Ce remake de Yakuza 3 est vraiment réussi, il permet de découvrir ce jeu dans les meilleures conditions possibles. L'ambiance des 2 quartiers, la musique, les combats et les mini-jeux sont réussis. On apprécie les grosses quêtes secondaires des 2 jeux malgré un petit manque de diversité sur certains. La série a réussi son entrée sur les consoles Nintendo et prouve la continuité avec ce 3ème remake. On regrettera aussi que la partie Dark Ties soit plutôt courte. Ça augure du très bon pour que la suite arrive un jour.
LES PLUS
- Une direction artistique réussie
- Une ambiance sonore immersive
- Un système de combat bien ficelé, peu importe le personnage
- Les nombreuses références à l'univers SEGA
- Techniquement très solide
- Intégralement traduit en français pour la première fois
- La personnalisation de Kiryu et de son téléphone
LES MOINS
- Le manque de diversité sur les cartes des batailles du mode Bad Boy Dragon
- La partie Dark Ties un peu courte





