samedi 27 juin 2026
Nintendo-Town.fr
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des Sorties
    • Anciennes sorties
  • Jeux
No Result
View All Result
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des Sorties
    • Anciennes sorties
  • Jeux
No Result
View All Result
Nintendo-Town.fr

Fortuna Magus (Nintendo Switch) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
16 mai 2026
dans Tests Nintendo Switch
Temps de lecture: 8 mins
0
Fortuna Magus
Partager sur Facebook

Le catalogue de KEMCO s’est construit sur une promesse discrète mais constante : raviver la flamme des RPG japonais d’antan, ceux en 16 bits qui sentent bon la cartouche poussiéreuse et les nuits de grind. Fortuna Magus, d’abord paru sur mobile en 2014, fait aujourd’hui peau neuve dans une version remastérisée disponible depuis le 5 mars 2026 sur Switch et autres supports. Avec lui, on embarque pour un voyage qui ne cherche jamais à réinventer la formule, mais qui pourrait bien charmer les cœurs nostalgiques… pour peu qu’on accepte ses limites.

Un conte de magie et d’exclusion

Fortuna Magus

Derrière le nom de KEMCO, on trouve en réalité une multitude de petits studios. Fortuna Magus est l’œuvre de World Wide Software, une équipe que l’on ne peut pas accuser de prendre des risques inconsidérés. Leurs productions précédentes se caractérisent par un classicisme poussé à l’extrême, et Fortuna Magus n’y fait pas exception. On est ici face à un J-RPG taillé à la serpe, qui reprend sans complexe des mécaniques vues cent fois – et parfois des assets graphiques déjà croisés ailleurs.

Le jeu nous plonge dans un monde où les magiciens, les magi, sont traqués et persécutés, car leurs pouvoirs sont réputés pour les mener à la folie. Amane et Tia, frère et sœur adoptifs, mènent une existence paisible jusqu’au jour où leur père disparaît. Dix ans plus tard, leur rencontre avec Rett, un magus en fuite, va tout précipiter : accusés de complicité, les voici contraints d’abandonner leur village et de partir sur les routes. Ce qui commence comme une cavale se transforme en une quête de vérité familiale avec son lot de trahisons, de drames et de zones grises.

L’écriture ne révolutionnera pas le genre mais elle a le mérite d’entretenir le suspense. On s’attache aux personnages et la possibilité d’obtenir une fin alternative – non pas via un simple choix de dialogue mais par ses actions en cours d’aventure – offre une petite raison de relancer l’histoire.

Un gameplay ancré dans la tradition

Le système de combat de Fortuna Magus repose sur du tour par tour pur, avec attaques, magie, défense et objets. La jauge de TP, qui se remplit en encaissant ou en infligeant des dégâts, sert de fil conducteur stratégique : une fois pleine, un personnage peut déclencher une attaque spéciale dévastatrice, et ce indépendamment de l’ordre des tours. Mieux, lorsque plusieurs jauges sont remplies, on débloque des Tandem Attacks, ces attaques combinées qui mettent un peu de spectacle dans les affrontements.

Là où le titre tente de se singulariser, c’est avec le système des Révélations. Ici, pas d’apprentissage automatique de sorts en montant de niveau : les nouvelles techniques s’acquièrent de manière aléatoire, en plein combat, quand des conditions cachées sont remplies. Cela peut survenir après un enchaînement particulier, un certain niveau élémentaire ou un coup critique. L’idée est séduisante sur le papier, car elle incite à expérimenter plutôt qu’à spammer la même attaque. En pratique, l’absence totale de transparence sur les conditions à remplir rend le processus frustrant. On peut passer des heures sans débloquer quoi que ce soit, ou découvrir une compétence ultime par hasard au détour d’un combat de slime. La sensation de surprise est réelle, mais le manque de maîtrise agace.

La personnalisation des héros passe par les Magestones, des pierres qui augmentent les affinités élémentaires (feu, terre, vent, eau) et conditionnent l’apparition de certaines Révélations. On peut ainsi orienter librement chaque personnage vers une voie magique ou hybride. Le système de titres (ou alias), obtenus en discutant avec des PNJ, octroie des bonus de statistiques et complète ce volet customisation. L’équipement, lui, reste basique : on achète l’arme et l’armure du moment à la boutique de la ville suivante. Rien de bien exaltant.

Exploration et structure, en revanche, sont réduites à leur plus simple expression. L’overworld n’existe pas : on se déplace sur une carte en pointillés reliant les lieux. Les donjons, très linéaires et entrecoupés de rares coffres, affichent en prime une mini-carte qui gâche le peu de secrets qui auraient pu exister. Les combats aléatoires rythment la progression à une cadence parfois lassante.

Une maniabilité héritée du mobile

Fortuna Magus (2)

Sur Switch, le jeu se pilote entièrement au stick et aux boutons, l’interface tactile de l’époque mobile ayant été adaptée tant bien que mal. Les menus restent chargés, un peu bavards, et l’on sent que l’ergonomie initiale n’a été que superficiellement dépoussiérée. La prise en main est néanmoins immédiate pour quiconque a déjà touché à un RPG japonais. Aucun bug technique à signaler, la fluidité est au rendez-vous même si l’on perçoit un léger manque de souplesse dans les défilements.

La bande-son joue la carte du médiéval orchestral, avec des thèmes qui font le job sans jamais marquer les esprits. La répétition des quelques morceaux d’un lieu à l’autre finit par se faire sentir. Les bruitages sont minimalistes, et seules les voix japonaises durant les combats viennent rappeler que le jeu ne date pas d’il y a trente ans. Le reste de l’aventure se vit exclusivement en texte, ce qui est peut-être un mal pour un bien au regard des doublages hasardeux que KEMCO a pu proposer par le passé.

Le style pixel art 16 bits remplit son office nostalgique : les héros sont expressifs, les décors varient de la forêt au village enneigé. Mais le recyclage d’assets saute aux yeux – on reconnaît des éléments de jeux précédents, y compris issus de la galaxie RPG Maker. Les animations sont comptées, surtout du côté des monstres qui paraissent terriblement statiques. L’ensemble reste charmant pour qui aime cette esthétique, mais la technique n’impressionne aucunement.

Comptez une dizaine d’heures pour boucler l’histoire principale, guère plus d’une quinzaine en s’attardant sur les quêtes annexes et en cherchant à tout débloquer. C’est court pour un RPG, même au format « portable ». La quête alternative et la possibilité de tester différentes répartitions de Magestones peuvent offrir un second souffle, mais il faut être vraiment mordu pour relancer l’aventure immédiatement après le générique de fin.

Conclusion

4 /10

Fortuna Magus est un J-RPG qui ne s’écarte jamais des sentiers battus, et c’est à la fois sa force et sa faiblesse. Il propose un système de combat solide, enrichi par des Révélations qui surprennent et des attaques tandem spectaculaires. L’écriture, sans être mémorable, sait maintenir l’attention, et la customisation par Magestones offre une souplesse bienvenue.En face, la linéarité extrême des environnements, la pauvreté des secrets, la répétitivité de la bande-son et une durée de vie frustrante plombent l’expérience. On tient là un titre parfaitement « moyen », qui remplit son office sans jamais briller. À réserver aux amateurs inconditionnels de RPG rétro qui écument le catalogue KEMCO, ou à ceux qui cherchent un petit passe-temps sans prétention. Les autres trouveront sans peine des aventures plus mémorables, y compris chez le même éditeur.

LES PLUS

  • Système de combat classique bien rodé
  • Personnalisation flexible
  • Univers et écriture qui entretiennent le suspense
  • Esthétique pixel art 16 bits dans la droite ligne des J-RPG de l’époque SNES

LES MOINS

  • Durée de vie très courte
  • Donjons linéaires, absence d’overworld, exploration réduite au minimum
  • Apprentissage des compétences aléatoire et opaque
  • Recyclage d’assets et animations squelettiques
  • Bande-son répétitive
  • Interface chargée
  • Rencontres aléatoires constantes qui alourdissent le rythme

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Accessibilité 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0
  • Contrôles 0
  • Direction Artistique 0
4
Fortuna Magus
Date de sortie : 05/03/2026
eShop

Note finale

4
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Bande-son 0
  • Accessibilité 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0
  • Contrôles 0
  • Direction Artistique 0

LES PLUS

  • Système de combat classique bien rodé
  • Personnalisation flexible
  • Univers et écriture qui entretiennent le suspense
  • Esthétique pixel art 16 bits dans la droite ligne des J-RPG de l’époque SNES

LES MOINS

  • Durée de vie très courte
  • Donjons linéaires, absence d’overworld, exploration réduite au minimum
  • Apprentissage des compétences aléatoire et opaque
  • Recyclage d’assets et animations squelettiques
  • Bande-son répétitive
  • Interface chargée
  • Rencontres aléatoires constantes qui alourdissent le rythme

Derniers tests

Super Farming Boy annoncé sur Nintendo Switch

Super Farming Boy (Nintendo Switch) – Le test

Star Fox

Star Fox (Nintendo Switch 2) – Le test

The Drifter (Nintendo Switch 2) – Le test

The Drifter (Nintendo Switch 2) – Le test

Dragon’ Dogma 2, Devil May Cry 5 Devil Hunter Edition et Onimusha Way of the Sword sur Nintendo Switch 2

Devil May Cry 5 Devil Hunter Edition (Nintendo Switch 2) – Le test

Realm of Ink (Nintendo Switch) – Le test

Realm of Ink (Nintendo Switch) – Le test

Venez sur notre Discord


Soutenez Nintendo-Town sur Tipeee
Nintendo-Town.fr

© 2023 Nintendo-Town

Naviguer sur le site

  • L’équipe
  • Contact
  • Politique de confidentialité

Nous suivre

No Result
View All Result
  • Accueil
  • News
  • Tests
  • Calendrier des sorties
  • Anciennes sorties
  • Jeux

© 2023 Nintendo-Town