Faeria (Nintendo Switch) – Le test

Faeria est un jeu qui est en gestation depuis 2005, sur Kickstarter en 2013 avec 94.008$ il est sorti en early access sur Steam en 2016 puis en 2017 il sort définitivement. S’en suit alors un aller-retour un peu étonnant, le jeu est premièrement disponible en achat classique, lors de son early access il passe alors en Free To Play, puis en 2018 soit 1 an après sa sortie, il rebascule en achat classique. C’est donc sous ce format que nous l’avons enfin sur Switch !  Préparez-vous à entrer dans un monde rempli de monstres et de stratégie c’est parti !

Un monde pas si féerique

Faeria par son nom nous indique que l’on va débarquer dans un monde bucolique rempli de papillons et de jolies fleurs eh bien rebroussez chemin, car nous allons alors livrer férocement bataille avec notre adversaire !

L’ambiance se rapproche plus d’un Hearthstone ou autre univers qui lorgne vers la Fantasy. Hearthstone sera forcément plusieurs fois cité dans ce test, étant maintenant la référence en jeu de cartes sur plateformes numériques (même s’il n’est pas le seul sur le créneau) nous allons alors faire des rapprochements vers ce dernier pour vous aider à la compréhension.

Un gameplay intéressant

Dans Faeria vous allez vous battre à 1 v 1 la plupart du temps (dans certains modes vous pourrez vous retrouver à 2 contre 1 adversaire).

Pour se battre, il faut dans un premier temps constituer son deck, si lors de votre découverte du jeu avec le mode « Adventure » vous débloquerez des « starters decks » de chaque couleur, par la suite vous le changerez vous-même pour rajouter bien plus de cartes et correspondre à votre style de jeu. Tout comme Hearthstone un deck va comporter 30 cartes, à vous d’y mettre ce qui vous intéresse (avec un maximum de 3 exemplaires de la même carte), faites attention aux coûts des cartes, car sinon vous n’allez pas pouvoir jouer avant longtemps. Vous débloquerez de nouvelles cartes au fur et à mesure que vous jouerez, parfois en récompense de missions, parfois en ouvrant des coffres, coffres récupérables via des défis quotidiens ou des objectifs de missions.

Une fois votre deck constitué, c’est parti pour la bataille !

Classiquement vous aurez votre adversaire au nord, vous au sud, et sur chacun des côtés ouest et est vous aurez 2 puits. Le terrain sera alors composé de 31 cases libres qu’il faudra s’approprier pour y invoquer nos créatures. C’est là où le gameplay devient plus stratégique qu’un simple combo de cartes à la Hearthstone, il faut bien placer ses cases ! Il faut bien les placer pour atteindre l’adversaire, car vous ne pouvez invoquer une unité que sur une de vos cases, mais aussi bloquer l’adversaire pour qu’il n’invoque pas trop près de votre héros.

Vous avez la possibilité de placer des terrains à chaque tour, en fait c’est une action qui est alors disponible à chaque tour. Soit, vous piochez une carte supplémentaire, soit vous gagnez 1 Faeria, soit vous posez 1 terrain spécial (montagne, lac, désert, forêt …) ou bien deux terrains classiques !

Pour invoquer une unité, vous aurez besoin de Faeria, vous en récupérez à chaque tour, mais aussi si une unité est proche d’un puits situé à l’est/ouest, automatiquement si le puits n’a pas déjà été vidé vous aurez 1 Faeria en plus, la Faeria se conserve d’un tour à l’autre. Mais il faut aussi avoir les terrains correspondants, par exemple une unité rouge devra absolument être invoquée sur un terrain de montagne il faut donc en avoir placé au moins 1, d’ailleurs la plupart des unités de couleur requièrent aussi que vous possédiez 2 ou parfois plus de terrains de montagne, sans ça vous ne pourrez pas l’invoquer. Il faut donc habilement basculer entre la pose d’un terrain spécial et de deux terrains classiques, mais ne vous inquiétez pas vous pourrez placer un terrain spécial par-dessus un de vos terrains classiques. Mais pas sur ceux de l’adversaire !

Une fois votre unité invoquée elle va alors avoir plein d’attributs, d’effets et de pouvoirs, tout comme Magic ou Hearthstone, des unités vont pouvoir se déplacer dans la mer (zone sans terrains ou lacs), d’autres pourront voler, certaines avanceront de plusieurs cases (par défaut c’est 1 déplacement par tour et par unité), d’autres pourront faire une action dès leur arrivée sur le terrain (pas mal d’invocations), d’autres seront protégées une fois, déclencheront un pouvoir ou bien même feront office de défense, car seront obligatoirement ciblés en priorité et protégeront donc d’autres unités autour.

Vous l’aurez donc déjà compris il faut bien construire son deck, bien choisir ses terrains, récupérer les puits de Faeria rapidement, poser de grosses unités, jouer avec les combos et les liens entre différentes cartes, c’est un jeu très complet et très profond. Sûrement l’un des plus agréables du genre.

Des modes en tout genre

Si au départ vous n’aurez que le mode « Adventure » qui servira de didacticiel, plusieurs modes rejoindront la partie en gagnant des niveaux. Battle est aussi présent dès le début (le jeu étant cross-platform vous pourrez jouer avec vos amis sur PC et Xbox One), Pandora sera un mode de type draft et finalement Puzzles.

Adventure contient 4 modes de jeux, solo et coop. Mission, un mode assez classique pour apprendre à bien maîtriser le jeu consistera en 3 missions packs disponibles à la fois, qui contiennent plusieurs quêtes et puzzles, la réussite de chacun vous débloquera de l’expérience, de l’argent, mais aussi la possibilité de compléter des objectifs afin de gagner encore de l’argent ou des coffres de cartes. Overseas sera un mode coop, avec l’IA ou un ami, vous allez alors faire face à 2 contre 1 adversaire, avec parfois des règles et des placements de puits différents de d’habitude (parfois il n’y aura pas de puits, mais des prisons une fois détruites vous aurez alors une créature disponible). Le mode World Bosses vous fera vous battre contre des ennemis difficiles (et mettra à rude épreuve votre création de deck). Et finalement le monde Dragon’s Lair lui consistera à vous battre contre 3 dragons qui changent tous les jours (et se reset la nuit), deux sont faisables en solo, mais 1 est disponible qu’en coop avec un ami.

Battle est un mode classique, vous pourrez affronter soit l’IA soit des joueurs du monde entier pour des parties classiques ou classées.

Pandora est un mode draft « payant », pour rentrer dans ce mode il faut s’acquitter d’une entrée soit en argent du jeu, soit en utilisant 2 coffres de cartes. Ce mode est classique pour les aficionados du genre, il consiste à tirer 30 fois 5 cartes et d’en choisir une seule à chaque fois afin de constituer votre deck, à vous de bien réfléchir et à faire attention au coût des cartes, ensuite selon le mode choisi (contre l’IA ou contre des joueurs), vous allez alors faire des matchs les uns à la suite des autres et obtenir des récompenses en fonction de vos victoires.

Puzzles va regrouper les différents puzzles fait en mode Missions, mais aussi des nouveaux, ces puzzles sont agréables ils consisteront à réussir à battre l’adversaire en 1 tour avec ce qui est présent sur le terrain et dans votre main. Le but est alors de trouver les bons combos, le bon placement et le bon ordre d’enchaînements pour vaincre l’adversaire.

Mais tout n’est pas féerique

Si les modes de jeux sont complets, et qu’ils vous occuperont pendant très longtemps (l’eShop annonce une centaine d’heures et franchement, je pense qu’ils sont loin d’exagérer), il faut compter sur un reliquat de Free To Play.

On ressent que le jeu était anciennement Free To Play par ses mécaniques, on ne peut pas acheter de l’argent avec des euros, donc forcément tout ce qui est acheté est obtenu via vos efforts, mais là où c’est intéressant de débloquer ses contenus avec le temps et l’acharnement ici nous avons une boutique qui nous permet d’acheter des avatars, dos de cartes et autres skins d’orbes et de puits via cet argent. C’est assez frustrant de voir que l’on gagne justement cet argent par tranche de 200 environs et de voir des packs à 96.000 on se dit que c’est disponible, mais inatteignable.

De plus le jeu comporte déjà plusieurs extensions sur PC, il aurait été moins frustrant de sortir une version un peu plus chère, mais complète que d’avoir encore une fois l’impression d’un jeu en kit, alors que je le répète le contenu est déjà très gros dès le départ. À l’heure de l’écriture de ce test 4 DLC sont présents, ce qui augmente de 37la facture, dommage.

Les musiques et les bruitages sont agréables et de qualité, comme l’ensemble des graphismes et des illustrations. Un effort a été apporté sur le fait qu’en mode portable nous pouvons jouer au tactile.

Cependant la maniabilité à la manette est assez catastrophique, parfois des choses sont juste sélectionnées, mais on ne sait pas vraiment ce qui va se passer par la suite, car le curseur n’apparaît pas. De plus en mode portable les écritures sont parfois plus que minuscules, comme la simple visibilité d’ailleurs du terrain, c’est tout à fait jouable, mais les rappels et indications des techniques (comme haste, charge, etc.) sont limite illisibles.

Mais tout ceci s’estompe (sauf la maniabilité) lors du jeu en mode docké.

En revanche, élément plus que gênant, surtout pour une console portable, il est impossible de jouer à Faeria sans connexion internet ! Oubliez donc votre petite partie de cartes au bord de la piscine ou à la plage (en même temps qui emmène sa console près de l’eau ?!). Le jeu est totalement en anglais (alors que disponible en français sur PC).

Conclusion
Faeria est un super mix entre jeu de cartes et jeu de plateau, le contenu inclus est dantesque et le gameplay est solide. De plus le cross-platform est présent. Cependant, si vous avez l’intention d’y jouer seulement en portable c’est alors réservé à ceux qui connaissent par cœur les mécaniques du jeu. D’ailleurs si vous êtes déjà adepte du jeu vous replongerez dedans avec plaisir. Attention quand même une connexion est obligatoire, chose très fâcheuse sur Switch et en 2020, ainsi que tout en anglais (il y a beaucoup de mécaniques à comprendre). Disponible à petit prix il reste un must have pour tous les fans de jeux de cartes.
Points positifs
  • Gameplay robuste et éprouvée
  • Pas de couleur plus forte qu’une autre, le jeu est très équilibré
  • Une fois 3 cartes obtenues, impossible d’en avoir une 4ème
  • Contenu énorme et agréable en solo
  • Cross-platform
  • Jouable en tactile
Points négatifs
  • Connexion internet obligatoire
  • Texte trop petit en mode portable
  • Maniabilité à la manette pas au point du tout
  • L’impression d’avoir un jeu en kit
  • Vestige de Free To Play assez désagréable
  • Tout en anglais (mais en FR sur PC)
7.2
Bon
Gameplay - 10
Durée de vie - 10
Bande-son - 5
Jouabilité - 4
Graphismes - 7
Ecrit par
Fan de comics et de jeux vidéos, j'aime partager mon avis et débattre autours de mes deux passions.

1 commentaire

  1. De quels packs à 96000 parlez vous ?
    Sur le Shop je vois tout à 7000, 2400 pour des sets de héros.
    On peut du coup aisément prendre ceux qui nous font envie. On commence le jeu avec pas mal de « shards » (je sais plus combien mais ça avoisine les 40000).

    Répondre

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