G.I. Joe: Operation Blackout (Nintendo Switch) – Le test

Annoncé fin août pour une sortie en ce mois d’octobre, la sortie de G.I. Joe Opération Blackout avait tout d’une bonne surprise, surtout pour certain(e)s d’entre nous qui ont connu le dessin animé et les nombreux jouets qui l’accompagnaient… !

Yo Joe !

Les G.I. Joe, c’est avant tout une gamme de jouets produite par Hasbro ayant pour thème les différentes branches de l’armée américaine. Les premières figurines remontent à 1964, mais c’est véritablement à partir de 1987 que la série prend son essor en France. Notamment grâce au dessin animé du même nom qui était destiné à vendre les dites figurines et les véhicules trop super de la mort qui tue ! (Une joie a monté pour les parents de l’époque avec pleins d’autocollants à coller). En parallèle des jouets et du dessin animé, il y a également eu une série de Comics, publié par Marvel Comics ! (Entre 1982 et 1994), avant d’être repris par différents éditeurs, le dernier en date étant IDW Publishing (depuis 2009) pour les U.S. (Le titre a d’ailleurs même été adapté en français depuis l’an dernier chez Wetta/Vestron). La série a même connu les joies d’une adaptation plutôt réussie (surtout le premier volet) au cinéma et devrait bientôt refaire un tour sur le grand écran avec un film sur les « origines » du plus Badass (et cheaté) des ninjas, Snake Eyes. Bref les aventures des JOEs et leur combat contre l’organisation terroriste COBRA ne datent pas d’hier !

Tous des copains et des héros

En cela, le scénario du jeu qui nous intéresse aujourd’hui ne surprendra pas les adeptes de la série… En effet, Cobra Commander (le chef de Cobra) a mis en œuvre un plan machiavélique, visant à s’emparer des communications mondiales et à se débarrasser par la même occasion des G.I. Joe ! C’est le début de l’opération Blackout ! Sans surprise pour les habitués, le scénario suit scrupuleusement les codes du dessin animé et propose une histoire gentillette permettant de ratisser large dans l’univers de la série en faisant même intervenir le clan ninja « arashikage » (dont Snake Eyes était l’un des disciples, tout comme son pendant maléfique tout de blanc vêtu et à la solde de Cobra, Storm Shadow). Il y a des retournements de veste, des alliances, bref rien de nouveau et pas spécialement de prise de risque de ce point de vue-là. On va donc pouvoir parler du jeu en lui-même.

Mes amis Joes

Le jeu se présente donc sous la forme d’un TPS (Third Person Shooter), vous permettant de diriger alternativement différents personnages, 12 en tout (soit Cobra, soit de G.I. Joe en fonction de l’avancée dans l’histoire). Les missions se déroulent à 2, le second perso étant contrôlé par l’IA. Le jeu reprend quelques mécanismes connus, comme par exemple le QTE pour recharger une arme plus rapidement (coucou Gears Of War). Votre personnage dispose d’un bon panel de possibilités (Sprinter, se baisser, viser avec plus de précisions, lancer des grenades, attaquer au corps-à-corps et enfin une attaque spéciale). Il peut également transporter 2 armes en même temps, une principale (arme de prédilection du personnage) et une secondaire que vous pouvez échanger avec une autre que vous trouverez dans les niveaux. Et là vous vous dites que c’est plutôt pas mal, non ? Ben en fait…. Non !!

Le Venin du Cobra

Sur les 12 personnages proposés (6 Joe et 6 Cobra), on s’apercevra bien vite que chaque faction à son jumeau dans celle adverse. En gros, Snake Eyes et Storm Shadow se comportent de la même manière et disposent grosso-modo des mêmes capacités et de plus ou moins la même arme de prédilection, ce qui change, c’est le coup spécial à l’intérêt peu clair lors des différentes parties… En effet, on a même parfois du mal à saisir l’apport de celles-ci, car rien n’est expliqué clairement durant le jeu. Pire, certaines semblent même inutiles. (En fait pour connaître leur utilité, nous avons compris plus tard que c’était expliqué dans les bonus… mais nous y reviendrons !) Au Niveau du Gameplay, il faudra donc avancer, tirer tant bien que mal (car la visée n’est pas toujours au top), sur des ennemis complètement abrutis à tendance suicidaire (bon, c’est vrai que les B.A.T.S. sont des robots, mais bon) qui se contentent de foncer bêtement vers vous en tirant à tout-va. Ne comptez pas sur l’IA de votre partenaire pour vous filer un coup de main, elle est généralement plutôt occupée à vous regarder en train de vous faire dégommer (quand elle ne se place pas devant vous pour vous empêcher de passer dans les recoins trop étroits). N’espérez pas non plus un système de couverture, pour résister aux assauts adverses, il y a bien quelques zones derrière lesquelles se baisser, mais les ennemis foncent tellement vite sur vous que l’absence d’un réel système de couverture se fera immédiatement sentir. Il faut donc slalomer et parfois se planquer derrière une caisse le temps de recharger son bouclier. Et c’est comme ça durant tout le jeu, on avance, on dégomme les robots, on actionne un interrupteur, on arrive dans une autre zone, on actionne un interrupteur, on doit faire face à plusieurs vagues d’ennemis pendant un temps donné et ainsi de suite…. C’est sympa au début, mais au bout d’un moment ça devient un peu rébarbatif… C’est vraiment dommage, surtout que la variété des personnages présents dans la série se prêtait à des gameplays différents (des phases un peu plus infiltration avec Snake Eyes et Storm Shadow et plus bourrines avec Roadblock par exemple…). Vous vous souvenez qu’on évoquait aussi les véhicules trop super de la mort qui tue ? Et bien il n’en reste que des phases mollassonnes et pas très intéressantes où vous pilotez un tank…N’espérez pas faire décoller un des nombreux avions que vous croiserez dans le jeu !

Va toujours au combat !

Du coup, c’est un peu dommage, surtout que l’ensemble est relativement joli, malgré un flou sur certaines textures, et aussi, une seconde de flou avant que les textures propres apparaissent sur les persos durant les phases de cinématique pendant le jeu. Les zones à explorer sont plutôt vivantes et le jeu ne subit pas de ralentissements, sauf à quelques rares exceptions. L’histoire est, quant à elle, racontée via des petites phases dessinées comme dans le comics (en un peu moins travaillé quand même) qui sont un peu animée. Dommage de ne pas avoir poussé l’idée jusqu’au bout en faisant parler les persos avec des bulles. On note que l’ensemble est entièrement sous-titré en français et il faut avouer que les doublages en VO des persos sont plutôt convaincants (notamment Cobra Commander). Par contre, niveau musique, rien d’épique, elle a même plutôt tendance à se faire oublier. Le sound design lui est par moment assez désastreux. Le bruit, lorsque les personnages se déplacent sur des surfaces métalliques, n’est juste pas crédible, quant aux bruitages des armes, c’est aléatoire… ça la fout un peu mal niveau ambiance sonore pour un jeu « d’action ».

G.I. Joe vous détruira sans peur

Au final reste donc la licence et les bonus dont nous parlions plus haut. Tout d’abord, sachez que niveau durée de vie, il faut compter 5 à 6 heures pour finir le jeu. Vous y reviendrez si vous avez vraiment envie de débloquer les bonus qui sont pour la peine plutôt intéressants et nombreux. Vous pourrez ainsi obtenir des skins différents pour les différents personnages (dommage qu’on puisse en avoir un aperçu durant l’écran de sélection) mais aussi pour les armes. C’est assez sympa, dans le sens où les skins, en plus, s’inspirent des différentes versions des héros et vilains (comics, Dessin animé, particularité du perso). Vous pouvez également partir en quête des différentes covers de comics de la série que vous aurez tout loisir d’observer à la loupe. Chose plutôt pas mal, pour les amateurs, le numéro, l’année de parution et le nom des auteurs (scénariste, dessinateur) ayant œuvré sur le numéro sont également présents. Un plus toujours appréciable, même si encore une fois cela plaira davantage aux amateurs. On retrouve également des fiches descriptives des personnages, à l’image de celles que l’on trouvait derrière les emballages des jouets et aussi les fameuses informations sur le coup spécial de chacun ! On notera également la présence d’un mode 2 joueurs local en coop et d’un mode multi local jusqu’à 4 joueurs avec les classiques « match à mort », « capture the flag », etc… (note : faute d’avoir trouvé des recrues volontaires, nous n’avons pas testé ces modes).

Conclusion
S’il ne bénéficiait pas de la licence G.I. Joe, le jeu serait à classer dans les TPS oubliables et non-recommandables. En l’état, les bonus relatifs à la licence (éventuellement l’histoire) pourraient faire de l’œil aux fans les plus « complétistes ». Mais au final le jeu est décevant, on aurait apprécié un peu plus de diversité et un gameplay plus travaillé et surtout une IA (alliée comme ennemi) un peu plus évoluée ainsi que des phases de jeu moins répétitives. Ce n’est malheureusement pas avec ce titre que les JOE vont briller sur console, alors autant se consoler avec la version comics !
Points positifs
  • L’univers de la série
  • Les bonus à débloquer, surtout pour les amateurs
  • Incarner Snake Eyes ! (et les autres JOE)
  • Graphiquement pas trop mal…
Points négatifs
  • …malgré un petit effet flou
  • Répétitivité des missions
  • IA quasi inexistante
  • Absence d’un vrai mode « couverture » lors des phases de shoot
  • Phases en véhicule pas terribles
5.7
Moyen
Graphismes - 7
Diversité du gameplay (missions) - 3
Contenu bonus - 7
Durée de vie - 6
Maniabilité - 5.5
Ecrit par
Traducteur du langage Rasta de l'espace. Illustrateur à ses heures perdues. => https://instagram.com/djuborregan Testeur. Recherche un portail dimensionnel plus grand.

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