Thunder Paw (Nintendo Switch) – Le test

Nous sommes un cabot anthropomorphe, qui en plus d’avoir une vie de clebs, a vu ses pauvres parents poilus se faire enlever. Nom d’un labrador, prenons vite les pétoires et allons, sans plus tarder, atomiser le vil ennemi tapi dans sa tanière !

Comme eux seuls savent si bien le faire, Ratalaika Games nous ont concoctés un cocktail gentiment rétro, mêlant pixel art, musique 8-bit et run and gun d’antan. À cela près qu’il y a toujours dans leurs productions une petite idée qui assure la nouveauté, une contrainte qui va permettre au jeu de ne ressembler qu’à lui. Ici, c’est ce recul – énorme – à chaque tir (ou lorsqu’on est touché par un ennemi), qui va nous obliger à surveiller sans cesse nos arrières, notamment ce vide qui est le plus souvent mortel.

Thunder Paw fait mine de nous proposer une action archi classique à partir de plates-formes et de mobs, mais c’est bien la gestion de l’espace, permanente, qui va rendre la joute intéressante. L’armement est d’ailleurs fondé sur ça. Le tir classique a par exemple une toute petite portée et s’avère même très frustrant lors des premières parties. Les boulettes rebondissantes (que nous glanerons plus tard) nous permettent de tirer sur les ennemis en contrebas, mais peuvent aussi, à notre grand dam, les lober. Et il y a ce tir spécial qui demandera un peu d’entraînement pour être maîtrisé, car il est sans effet avant d’exploser à une distance précise.

Batailler avec le manche tout en aspergeant de tirs l’ennemi rend donc les combats indécis, surtout si nous sommes juchés sur de toutes petites plates-formes mobiles. Pour nous faciliter la tâche, chaque arme peut gagner en puissance ou en portée à mesure que nous récupérons les cristaux bleus que lâchent les ennemis ; une barre correspondant à l’arme choisie se remplit alors à vue d’œil.

Les mobs se déclineront sous la forme de cochons patibulaires, de nounours casqués et d’affreux matous ressemblant à Nick Fury… Nous devons en tuer un nombre précis pour pouvoir sortir du niveau et après les débuts simplissimes, le jeu va nous obliger à explorer un minimum les niveaux pour les dénicher. Le joueur, patient ou aguerri, n’en fera qu’une bouchée tant ces affreux jojos sont prévisibles, peu variés et affublés toujours des mêmes paterns. Même si nous perdons la vie, il n’y a pas de réapparitions des ennemis, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi (ça évite de s’énerver si on meurt souvent) et comme les points de contrôle sont nombreux, nous progressons vite.

Les quelques pièges type pics de glace ou boules de lave qui nous tombent dessus sont bienvenus pour animer la partie et l’écran, mais ils sont rares, tout comme les idées de jouabilités pour amener une pointe de variété. Il y en a au moins une de notable et de sympathique, dans le monde empli de neige, le temps de quelques niveaux.

Les boss (qui ont tous une bonne mine) sont un peu plus coriaces, mais une fois que nous aurons compris le truc, à répéter jusqu’à ce que mort s’ensuive, ils ne sont pas bien méchants. Il suffit simplement d’être patient et méthodique.

Avec ses décors sans lard, sans paupiette et un brin terne, Thunder Paw n’impressionnera personne et ne marquera vraisemblablement pas les esprits. Il y a plus coloré et plus inspiré ailleurs. Il a au moins le mérite d’être mignon, à l’image de l’animation de notre cabot, le rendant immédiatement attachant, ou de cette musique sautillante qu’on croirait sortie de la Game Boy de notre enfance.

Comptez 3 à 4 heures pour parcourir le jeu, soit 20 niveaux et 5 boss. Dommage qu’il n’y ait pas plus de collectibles pour rejouer les niveaux et avoir du nonosse à ronger. Le jeu est court et il n’y a vraiment que le dernier monde qui va montrer ses canines côté difficulté. Ses rats armés de mitraillettes et sa collection de trous mortels vont à coup sûr vous faire grincer des dents.

Conclusion
Thunder Paw est un run and gun sans prétention, à petit prix et à durée de vie mini. Il manque franchement de moelle pour sustenter les joueurs que nous sommes et marquer les mémoires, mais pour peu qu'on accepte sa contrainte (le recul de notre cabot à chaque tir), il reste un passe-temps bien agréable sur Switch, en mode 8-bit.
Points positifs
  • Un jeu qui a du chien
  • Une musique sautillante
  • La gestion de l'espace durant les combats
  • Des boss sympathiques
Points négatifs
  • Pixel art un peu terne
  • Ce fameux recul peut rebuter
  • Quelques passages gavants
  • Peu de variété
  • Durée de vie mini
6.3
Correct
Graphismes - 6
Bande-son - 7
Gameplay - 6.5
Durée de vie - 6
Intérêt - 6
Wizzy le Nerd
Ecrit par
Retrogamer de la première heure et amateur de jeux indés fantastiques...

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