Secret Files 3 (Nintendo Switch) – Le test

Acceptez-vous de prendre pour époux…

 Ce troisième opus de la série « Secret Files » est un Point and Click moderne sorti sur PC en 2012 et voit à présent son adaptation sur Nintendo Switch. Il est la conclusion d’une trilogie commencée en 2006 avec Secret Files : Tunguska puis Puritas Cordis en 2009. Après avoir enquêté sur la disparition de son père puis déjoué les sombres plans de sociétés secrètes, Nina Kalentov va sauver le monde rien que ça !

Nina est au cœur de cet épisode qui voit son futur mari Max Gruber kidnappé par un commando tout droit sorti de Rainbow Six. La jolie rousse enquête sur les travaux de sa moitié afin de trouver les causes de sa soudaine disparition prénuptiale. Son périple mystérieux va la conduire à travers le globe et le temps, notre héroïne croisera divers personnages qui l’aideront à élucider moult puzzles et mécanismes jusqu’ à un final détonant.

Dominer le monde !

 Énergie antique, radioactivité, peuple ancien mais aussi allers-retours dans le futur et exploration des mondes oniriques voici les composants qui constituent le sel de l’aventure tout droit sorti d’un livre de Dan Brown. Votre quotidien tournera autour du chiffre Pi, du théorème d’Archimède, de Léonard De Vinci et bien sûr n’oublions pas les gardiens de la Terre qui ne seront jamais très loin.

Je clique je clique je clique

 Comme tout Point and Click qui se respecte, vous allez devoir combiner des objets entre eux (avec parfois des associations saugrenues) afin de progresser dans des énigmes très variées qui vous seront proposées. Et justement certaines énigmes seront parfois tirées par les cheveux : heureusement un livre d’aide vous est proposé afin de vous tirer d’affaire en vous rappelant vos objectifs et astuces pour y parvenir. C’est alors que vous progresserez bon gré mal gré jusqu’au dénouement final qui vous prendra une huitaine d’heures.

Pas de premiere jeunesse

Côté technique c’est surtout là que le bas blesse, certes issu de 2012, le titre est d’une lourdeur physique manette en main, une routine de gameplay malheureusement s’installe très vite. On se surprend alors à utiliser quasi-systématiquement l’aide du jeu car la répétition des mécaniques frôle la monotonie. Par exemple la multitude de points de réactivité autour de vous dans chaque scène (avec souvent aucun effet) devient vite lassante. De plus si vous n’êtes pas parfaitement placé vous pourrez passer à coté de l’interaction qui vous fera avancer. Donc l’aventure devient techniquement et mécaniquement soporifique même si le scénario tente, parfois avec réussite de nous surprendre avec une diversité d’environnements et des situations rocambolesques (scène du combat de voitures téléguidées).

À noter qu’en tactile, l’interface devient plus rapide et agréable à manipuler.

Autre désagrément technique, l’arrêt brutal entre chaque chargement qui est accompagné de grésillements pas très sympathiques qui révèlent des défaillances techniques et qui vous sortent du jeu.

Graphiquement, ne s’agissant pas d’un remake ni d’un remaster, le titre date de 2012 et se traduit visuellement par une esthétique assez désuète. Cependant ceci n’est pas vraiment dérangeant tant l’aventure est riche et variée en environnements et vous allez vous surprendre à vous transformer en globe-trotteur (Turquie, Florence, Berlin, L’île Santorin, San Francisco…) et même à piloter un sous-marin !

La musique arabo-andalouse et moyen-âgeuse reste très présente et sera accompagnée d’un éventail d’effets sonores qui viendront ponctuer votre aventure (parfois avec une balance mal gérée).

Le jeu est intégralement et uniquement traduit en Anglais/Allemand. Pas de langue Française, cela peut porter préjudice aux non-initiés de la langue de Shakespeare et de Schopenhauer. Surtout que l’aide, utile pour vous faire progresser, souffre de traduction anglaise souvent approximative et donc ne vous aidera selon le cas qu’à moitié !

L’humour parsèmera quand même votre aventure avec un générique de fin qui peut faire sourire.

Conclusion
Le scénario de Secret Files 3 est quand même assez convenu dans la première moitié du jeu et lent à démarrer puis devient plus haletant jusqu’à nous offrir une belle histoire digne d’un best-seller complotiste de Dan Brown saupoudré de science-fiction. Cependant malgré la variété de décors et de situations variées, le titre d’Animation Arts et Creative GmbH souffre de carences techniques. C’est un point and click qui parait daté sur ce troisième opus par la répétitivité des boucles de gameplay qui peuvent lasser. Sans patch de prévu pour la traduction française, le joueur devra maîtriser l’anglais ou l’allemand. Pour les amoureux de la saga cet épisode viendra clôturer les aventures de Nina et Max et apporter une conclusion à leur idylle vidéoludique.
Points positifs
  • Voyages, voyages
  • Environnements riches et variés
  • Après un début poussif, le scénario devient plus intéressant
  • Plusieurs personnages à diriger
  • Aide proposée
  • Générique de fin
Points négatifs
  • Soucis techniques (ralentissements, physique aux fraises)
  • Trop grande répétition des mécaniques de gameplay
  • Souvent soporifique
  • Rythme haché
  • Mauvaise balance son
  • Aide proposée avec un anglais pas toujours clair
  • Pas de traduction Française
5.2
Moyen
Scénario / Personnages - 6
Jouabilité - 5
Graphismes - 6
Durée de vie - 4
Bande-son - 5
Romano
Ecrit par
Testeur dans la Team Nintendo Town, à la recherche de l'émerveillement....

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