Alex Kidd in Miracle World DX (Nintendo Switch) – Le test

Né en 1986 au Japon puis exporté en Europe l’année suivante, Alex Kidd nous revient sur Nintendo Switch dans une version “DX”. La nostalgie opère-t-elle encore aujourd’hui ?

Flashback

Pour mieux comprendre le phénomène Alex Kidd, revenons plus de trente ans en arrière. A l’époque, Sony et Microsoft n’étaient pas engagés dans une guerre des consoles pour savoir lequel des deux possède la plus grosse. Mais Nintendo, lui, était déjà présent. Sa vedette Mario Bros crève les écrans depuis 1983 et son arrivée sur la première console de la firme nippone. Pour concurrencer l’entreprise du plombier moustachu, on trouvait Sega avec sa Master System sortie en 1985. Afin de faire sa place à côté du mastodonte Mario, Sega décide de marcher sur les plates-bandes de Nintendo en réalisant un jeu de plateforme avec des mécaniques différentes de celles de son concurrent. C’est ainsi qu’est né Alex Kidd, un petit gamin doté d’un point redoutable pour anéantir ses ennemis. Malheureusement pour Alex, il fut vite remplacé dans le cœur de Sega par une nouvelle mascotte  : Sonic.

Alex le Caïd

Vous ne connaissez pas notre cher Alex ? C’est un jeune garçon qui s’entraîne tous les jours pour devenir un maître des arts martiaux. Un jour, alors qu’il a fini sa journée d’entraînement, il découvre sur le chemin du retour à la maison que la population a été transformée en pierre par le tyran Janken le Grand. Une fois rentré, vous apprenez également que vous êtes le digne héritier du royaume de Radaxian. Cela fait donc une raison de plus pour déloger Janken le Grand du trône et zigouiller au passage tous ses commandants avec votre poing  !

Un relooking impressionnant

Ce qui nous frappe au premier abord quand on lance une nouvelle partie pour la première fois, c’est le travail immense qui a été réalisé concernant les graphismes. Si certains jeux sur la Nintendo Switch peuvent être qualifiés de « remaster fainéant », ce n’est absolument pas le cas ici. On pourrait même plutôt parler de Remake à ce niveau-là. On redécouvre un monde haut en couleur plein de vie. Alors que le jeu de base se contente généralement d’un fond d’une couleur unie, dans la version modernisée on peut apercevoir des maisons, une forêt ou autre rendant le niveau cohérent. La différence est encore plus flagrante lorsque l’on repasse sur les graphismes originaux en pressant simplement Zr. D’ailleurs, nous nous sommes surpris à alterner de l’un à l’autre régulièrement afin de comparer et de voir l’énorme évolution graphique qu’a subie le jeu. C’est un vrai plaisir pour les yeux.

Mais ce n’est pas fini ! Les bruitages et la musique ont également subit un lifting ! Le contraste est lui aussi saisissant lorsque l’on compare les deux versions. D’une musique électronique rétro, on passe à une vraie musique, tout en gardant la mélodie d’origine ! C’est vraiment très agréable et on se dit que le travail réalisé est vraiment de bonne facture.

Attention à la frustration

Concernant le gameplay, en revanche, cela n’a pas beaucoup bougé. Voire pire, c’est un peu moins bien. En tant que jeu de plateforme, la précision est primordiale. Et Alex Kidd n’est pas exempt de tout reproche sur ce point. En effet, on se retrouve souvent à perdre une vie bêtement. Soit parce que le saut n’est pas précis, soit parce que l’on pensait être hors de portée d’un ennemi. Car dans Alex Kidd, c’est « One Shot, one kill ». Dès qu’un ennemi vous touche, vous serez mort et vous devrez repartir de votre dernier checkpoint s’il vous reste au moins une vie. Sinon, il faudra recommencer le niveau du début, avec votre bourse vide. Il faudra donc la remplir à nouveau en cassant des caisses dorées afin de pouvoir acheter des objets qui vous faciliteront la tâche … ou pas.

Mais si vous croyez parvenir à passer au-dessus de ça, il reste encore les caisses avec un point d’interrogation. Ces caisses permettent de récupérer des objets aléatoires, mais elles peuvent aussi cacher un petit sorcier qui vous traquera jusqu’à la fin du niveau afin de vous tuer. Autant vous dire que si vous le voyez, vous mourrez dans les quelques secondes qui suivront.

Vous êtes toujours là ? Le « Pierre Feuille Ciseaux » (ou « Shifumi ») du jeu original a été conservé. Cela arrive lorsque vous arrivez en fin de niveau et qu’un boss vous attend. Il vous faudra donc choisir entre la Pierre, la Feuille et les Ciseaux. La Pierre bat les Ciseaux, qui battent la Feuille qui elle-même bat la Pierre. Si vous avez galérez à arriver jusqu’à la fin du niveau, il est très frustrant de mourir à cause de cette mécanique du jeu.

Vous en voulez encore ? Eh bien pour couronner le tout, le jeu est très difficile et parfois … plutôt facile. Les niveaux n’ont pas tous la même difficulté. Certains se traversent quasiment d’une traite alors que d’autres seront long et pénibles si vous désirez en voir le bout. Mais lorsque vous êtes sur un niveau difficile, il faudra parfois vous retenir de ne pas jeter votre manette ou votre console.

Enfin, si vous arrivez à venir à bout de toutes ces embûches et que vous voyez la fin de l’aventure, vous serez frustrés par la faible durée de vie du jeu et les faibles récompenses. Comptez quelques heures tout au plus pour finir le jeu.

Quelques ajouts bienvenus … mais insuffisants

Cette nouvelle version d’Alex Kidd comporte également quelques ajouts. Tout d’abord, si vous n’en pouvez plus d’être frustré, le mode « Vies infinies » fait son apparition. Cela évite la frustration, mais réduit fortement la durée de vie du jeu. Ensuite, en guise de récompense d’avoir sauvé le royaume de Radaxian, le mode « Classique » et le mode « Boss rush » seront débloqués. Le mode  « Classique » reprend trait pour trait le jeu original, en enlevant les petites modifications apportées par la nouvelle version. Le mode « Boss rush » lui, comme son nom l’indique, vous permettra d’enchaîner les combats avec les boss.

Conclusion
Le travail réalisé dans la modernisation du jeu original Alex Kidd est absolument remarquable. Que ce soit au niveau des graphismes ou de la bande son, nous sommes agréablement surpris au lancement d’une partie. Mais le jeu datant de 1986 conserve un gameplay qu’il aurait peut-être fallu un peu dépoussiérer, malgré quelques ajouts intéressants. Si vous êtes nostalgiques et que vous souhaitez de nouveau incarner Alex Kidd, cette version DX pourra vous contenter. Pour les autres, il sera peut-être difficile de trouver votre bonheur dans ce titre.
Points positifs
  • Un remake graphique magnifique
  • Une bande son retravaillée
  • Le mode « Vies infinies »
  • Le mode Boss Rush et le mode Classique …
  • Accès au jeu original en appuyant sur une touche
Points négatifs
  • Une courte durée de vie
  • Un manque de précision qui rend le jeu frustrant
  • Un gameplay vieillissant
  • Une difficulté parfois navrante
  • … qui n’apportent pas grand-chose
6
Correct
Bande-son - 7
Gameplay - 5
Graphismes - 8
Durée de vie - 4
Ecrit par
Lorsque j'étais petit, on se faisait des sessions Zelda ou Secret of Mana en famille. "Papa fais-ci, papa fais ça !". Pour moi c'est ça le jeu vidéo !

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