Genetic Disaster (Nintendo Switch) – Le test

Nous voilà donc face à un énième twin stick shooter et roguelike. Une fois n’est pas coutume, Genetic Disaster de son p’tit nom sort cependant du lot grâce à son aspect cartoon, notamment. Cela suffira-t-il à en faire un bon jeu ?

Un brin d’histoire

En préambule, un avertissement : ne cherchez pas de scénario car vous n’en trouverez aucun. Souvent légèrement en retrait dans les twin stick shooter, celui-ci brille ici par son absence, carrément. Aussi nous contenterons-nous de la vague destinée d’un quatuor de bestioles qui après avoir muté, n’aspirent qu’à s’enfuir du manoir dans lequel elles ont été conçues.

C’est effectivement très sommaire. Mais le gameplay, bien présent, se charge de combler les lacunes de l’histoire qu’on aurait souhaitée plus touffue. Mélange des genres du twin stick shooter et du roguelike oblige, chaque run diffère de la précédente par ses armes et ses niveaux, de quoi changer la donne d’un titre quelque peu répétitif.

Ladite donne consiste en effet à parcourir une salle, en éliminer les ennemis puis passer à la suivante, rebelote, et ainsi de suite jusqu’au boss. Heureusement – ou malheureusement, question de point de vue -, Genetic Disaster se montre excessivement coriace.

La mort n’est que répétition

Car ce dernier, extrêmement punitif, ne pardonnera pas grand chose. Plutôt étrange pour un jeu qui n’est pas difficile en soi : on avance, on tire tout en évitant les projectiles adverses, rien qui ne saurait déstabiliser l’amateur de twin stick shooter. Pourtant les morts s’enchaînent. En cause, des salles relativement petites où les ennemis finissent par s’entasser. L’absence d’esquive aussi, toutefois compensée par le système de capacités.

Chacun de nos quatre personnages bénéficiant d’une compétence particulière, tout type de joueur devrait y trouver son compte : téléportation, bouclier, onde de choc et mode « berseker », de quoi préserver un semblant de rejouabilité. Bien sûr, qui dit roguelike, dit mort permanente. Si l’ « impensable » – douce ironie – se produit, nous sommes directement redirigés vers le menu principal du jeu.

Nous pouvons évidemment dépenser nos points de compétence afin d’engendrer, chez nos rescapés du labo, de nouvelles mutations censées faciliter nos prochaines runs… à condition de disposer de la quantité requise de cristaux verts. Or ces derniers, distribués au hasard des combats en tant que butin, manquent parfois à l’appel, selon les runs. Quel monde cruel que celui du roguelike, bien que l’aléatoire en fasse tout le sel.

Encore faut-il, avant d’utiliser ces fameux cristaux, réussir à les déposer à la banque en cours de partie. Encore faut-il atteindre la banque en un seul morceau. Donc triompher de nos assaillants, âpres au combat, et pour y parvenir, peut-être acquérir de menues améliorations en échange de quelques deniers. Bref, un classique du genre.

Autre point, les nombreuses armes se renouvellent à chaque partie. Leur multitude n’empêchant guère les similitudes, nous en aurons néanmoins vite fait le tour.

A plusieurs, c’est mieux

Le véritable intérêt du titre se niche en réalité dans son multijoueur coopératif, qui permet jusqu’à 4 potes de se retrouver pour passer un agréable moment. Les ennemis s’adaptent au nombre de joueurs, tout comme les boss. Petite particularité, lorsqu’un participant trépasse, il n’est pas impossible qu’invincible, il subsiste sous une forme spectrale, toujours en mesure d’attaquer, jusqu’à ce que ces compagnons le ressuscite sitôt la salle vidée de ses hordes belliqueuses.

Sympathique, Genetic Disaster s’illustre en outre par sa patte graphique, son plus gros atout. Un look cartoon rafraîchissant, malgré la redondance des salles. Sympathique également, la bande-son… malgré la redondance des thèmes musicaux, également. Comptez enfin 5 à 6 heures pour le boucler, une durée de vie honnête s’agissant d’un roguelike à 14€99, d’ailleurs très régulièrement en promo.

Conclusion
Par sa patte graphique le démarquant de la concurrence et son système de mutations, Genetic Disaster ne manquait pas de potentiel. Malheureusement ce twin stick shooter mâtiné de roguelike souffre de bien vilains défauts, tels qu'un certain manque de variété dans l'action, chez les ennemis, et des salles trop étroites, pas plus qu'elles ne débordent d'intérêt. Un brin d'histoire aurait certainement fait plaisir, aussi. Le titre se rattrape néanmoins de justesse par la grâce de son mode multi.
Points positifs
  • Les graphismes cartoonesques
  • Les mutations
  • 4 personnages avec des capacités spécifiques
  • Jouable jusqu'à 4
Points négatifs
  • Pas de scénario
  • Un manque de diversité
  • Des salles trop petites
  • La musique répétitive
  • Des armes trop peu variées
5.8
Moyen
Graphismes - 7
Gameplay - 6
Jouabilité - 6
Bande-son - 5
Durée de vie - 6
Fun - 5
Ecrit par
Joueur depuis 30 ans, passionné de comics et autres joyeusetés de la sphère geek. C'est avec plaisir que je partage cette passion dévorante qui aura commencer avec un simple plombier moustachu tout fait de pixels.

1 commentaire

  1. Tu penses qu’il peut se présenter en alternative aux joueurs qui sont attirés par le game play d’Isaac mais n’en aiment pas la DA?

    Pour le mode multi, chaque joueur a un perso différent ou ils peuvent choisir le même ?

    Répondre

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